Le bateau de recherche scientifique sur le bar rayé sur le Saguenay a fait réagir des pêcheurs sur le Saguenay, qui s’inquiétaient de voir un bateau remonter des filets. L’acquisition de connaissances est essentielle pour la gestion de la faune.

Il faut des connaissances pour gérer

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / «L’acquisition de connaissances et la collecte de données sont essentielles pour assurer une gestion responsable des activités de pêche.» C’est Marcel Simard, du chapitre régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, qui me tenait ces propos, cette semaine, lors de la rencontre de presse dévoilant la programmation de la Fête de la chasse qui se tiendra à Saguenay au mois d’août.

Marcel Simard est un vieux pionnier de la chasse et de la pêche dans la région et il a livré plusieurs combats au cours de sa carrière de bénévole. «Prend par exemple la Corporation LACtivité pêche (CLAP) au lac Saint-Jean, c’est grâce à une structuration du territoire et la contribution des pêcheurs que nous avons pu financer des recherches sur la ouananiche et l’éperlan pour ensuite prendre des mesures de gestion comme l’aménagement des frayères, l’ouverture de la pêche en rivière, l’augmentation des quotas et une ouverture hâtive», rappelle celui qui travaille présentement pour l’instauration d’une aire faunique communautaire pour la rivière Saguenay.

«Les dossiers du bar rayé, de l’abondance des sébastes, de la situation de l’éperlan et des populations des truites de mer dans le Saguenay ont besoin d’être investigués pour éclairer les prises de décisions pour la gestion des espèces. S’il n’y a pas d’acquisition de connaissance et de collectes de données pour ces espèces, les biologistes vont gérer par précaution et ce sont les pêcheurs qui risquent d’être pénalisés», fait valoir le bénévole impliqué depuis des années au sein de divers comités régionaux et provinciaux pour la gestion de la faune.

Des spécialistes du bureau régional du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP) sont présentement sur le Saguenay pour capturer et étudier 300 spécimens de bars rayés pour savoir ce qu’ils mangent, d’où ils viennent et où ils vont. Sans ces connaissances, aucune décision pour l’ouverture probable d’une pêche sportive ne peut être prise.

C’est pour cette raison que Marcel Simard continue les démarches pour instaurer une aire faunique communautaire sur la rivière Saguenay et pour établir une Fête de la chasse comme la Fête de la pêche. «Ça fait six ans qu’on organise une Fête de la chasse dans la région. À Montréal, les associations de chasse et pêche et le ministère sont plus réticents à se lancer dans l’aventure en raison du rapport que la population en général a envers les armes à feu et les animaux», explique le vétéran qui veut se servir de la Fête de la chasse pour favoriser la relève.

L’activité se déroulera du 3 au 5 août à l’aréna Marina-Larouche à Chicoutimi secteur nord, une première pour le Saguenay.

Pêche sur le réservoir Péribonka
Par ailleurs, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs nous informe que le réservoir Péribonka est ouvert à la pêche depuis 1er juillet jusqu’au 9 septembre 2018. On précise cependant que les touladis capturés devront sans délai être remis à l’eau en prenant soin de les blesser le moins possible. Le MFFP rappelle que depuis 2011, le réservoir Péribonka était fermé à la pêche sportive afin d’y favoriser l’implantation de la truite grise.

«Bien que la population de touladis soit toujours considérée comme précaire, nous avons procédé à l’ouverture du réservoir à la pêche sportive pour permettre la capture d’autres espèces. Les périodes de pêche sont restreintes pour limiter les captures accidentelles, notamment lorsque le touladi se trouve dans les zones peu profondes (printemps et automne), moment où il est plus susceptible d’être pêché», nous informer le ministère.

Mario Dallaire

Retour des Saumons dans la rivière à Mars

La rivière à Mars de La Baie a retrouvé des conditions de vie normales après ces derniers jours de canicule. «Nous avons cessé d’émettre des droits d’accès, car l’eau de la rivière était trop chaude et les saumons n’auraient pas survécu à un combat, après une remise à l’eau. Nous respectons les recommandations de Pêches et Océans Canada qui oblige à la vigilance lors de canicule. L’eau de la rivière a atteint 26 degrés Celsius (78,8 degrés Fahrenheit) cette semaine. La pluie et le rafraîchissement des derniers jours ont été très bénéfiques pour les saumons. Ce matin (vendredi), il y avait zéro saumon dans la passe migratoire et à 9h, il y en avait six. Ça risque d’être très actif dans les prochains jours dans l’observatoire à saumon», fait savoir le responsable de la protection de la faune sur la rivière, Mario Dallaire (photo), qui livre des combats aux saumons depuis 37 ans à La Baie. 

C’est à titre de bénévole qu’il a commencé à œuvrer en 1981, et ce, jusqu’en 2005, alors que Contact Nature Rivière-à-Mars est allé le chercher comme guide et responsable de la protection de la faune pour devenir une référence en matière de pêche à la mouche. Pour ce passionné, la rivière à Mars se veut la meilleure rivière-école sur le territoire et elle se trouve chez nous au coeur de ville. Si vous avez envie d’éveiller votre passion pour ce sport, informez-vous sur la formation «Initiation à la pêche» dispensée sur place par Chantal Dompierre.