Le rituel de l’ouverture de la pêche à l’omble de fontaine est de mettre son bateau à l’eau pour la première fois à la suite d’une longue hibernation de nos équipements. Pêcher alors qu’il y a encore des bancs de neige le long de la rivière fait partie des images de la première sortie de pêche.

Encore une saison tardive

CHRONIQUE / La saison de pêche sportive à l’omble de fontaine (truite mouchetée), qui a débuté vendredi, dans la zone 28, qui regroupe l’ensemble des territoires de la région, s’inscrit sur la liste des saisons tardives qui ont marqué les dernières années pour la journée d’ouverture.

Avec les rivières qui débordent presque partout au Québec, le sujet des changements climatiques revient quotidiennement dans l’actualité, mais il n’y a pas de tendance marquée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le dégel des lacs varie d’une année à l’autre sur une période d’un mois selon les rigueurs de l’hiver et les journées chaudes du printemps.

Le printemps tardif cause surtout des problèmes pour les pourvoyeurs, les réserves fauniques et les parcs nationaux qui ont des réservations en début de saison. La plupart de ces territoires ont d’ailleurs des dates d’ouverture plus tardives pour laisser le temps aux lacs de se libérer de leurs glaces et surtout pour laisser le temps aux chemins forestiers de se libérer de l’eau de fonte et de laisser le temps à la chaussée de se compacter pour éviter d’endommager les chemins avec les véhicules.

La tradition de l’ouverture

L’ouverture de la saison de pêche à l’omble de fontaine est beaucoup plus une tradition pour les vrais mordus que le véritable début de saison. Il y a quelque chose d’agréable de mettre son embarcation à l’eau dans la rivière Chicoutimi, par exemple, pour la première fois depuis la fin de l’hiver ou de percer un trou sur la glace d’un lac gelé pour taquiner les premières truites de la saison, mais rien ne vaut les belles journées printanières sur un petit lac de tête.

La vraie saison de pêche au Saguenay-Lac-Saint-Jean débute réellement à la fin du mois de mai alors que les zecs ont ouvert leur territoire et que les routes sont accessibles. Il n’est pas rare, à la mi-juin, que l’on pêche la truite et qu’on retrouve encore des plaques de neige à flanc de montagne. C’est la beauté de notre région nordique, la température de l’eau reste froide jusqu’à la Saint-Jean-Baptiste.

On voit déjà sur les réseaux sociaux un bon nombre de pêcheurs qui ont déjà sorti leur canne à pêche du cabanon et qui sont en train d’astiquer leurs cuillères ondulantes ou de choisir la première mouche ou le premier poisson-appât qu’ils lanceront à l’eau.

Ne faites pas l’erreur de conserver le même monofilament que l’an dernier. Les nombreux lancers effectués et les heures de pêche à la traîne combinée à l’effet des rayons du soleil l’affaiblissent. Ce serait dommage de perdre une belle truite trophée de début de saison à cause de cette négligence.

N’oubliez pas qu’il faut redoubler de prudence en début de saison en raison de l’eau très froide et des dangers d’hypothermie. Évidemment, la veste de sauvetage doit faire partie de votre tenue vestimentaire. Je peux comprendre qu’en été, avec la chaleur, la tentation est forte de s’en servir comme siège dans la chaloupe, mais ce n’est pas une raison. Il faut toujours la porter sur vous.

Deux semaines après l’ouverture de la pêche à l’omble de fontaine, ce sera l’ouverture de la pêche à la ouananiche sur le lac Saint-Jean, le vendredi 10 mai. Suivront ensuite l’ouverture dans les zecs, les parcs nationaux et les réserves fauniques à des dates variant du 10 au 31 mai. Il faut consulter le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour connaître les détails concernant les espèces et les limites de prises dans chacun des territoires. Les saisons de pêche varient pour les espèces telles que le brochet, le doré, la grise et le saumon. Bonne saison à tous !