Roger Blackburn
Mélanie Davis, de l’entreprise Pêche aventures Saguenay, est heureuse de finalement voir la saison de pêche blanche se mettre en marche.
Mélanie Davis, de l’entreprise Pêche aventures Saguenay, est heureuse de finalement voir la saison de pêche blanche se mettre en marche.

Des locateurs de cabanes soulagés

CHRONIQUE / Les locateurs de cabanes à pêche sur les glaces de la baie des Ha ! Ha ! avaient hâte d’embarquer leurs cabanes pour répondre à la demande de la clientèle.

« Ça fait deux fins de semaine qu’on manque. Les clients qui avaient réservé des cabanes étaient déçus, il fallait annuler leur réservation. On pouvait se débrouiller avec des tentes pour les accommoder, mais ce n’est pas le confort d’une cabane », explique Mélanie Davis, de l’entreprise Pêche aventures Saguenay, que j’ai rencontrée sur les glaces du fjord, vendredi matin, sous un super soleil qui illuminait le site.

Cette entreprise exploite huit cabanes pour la pêche au poisson de fond dans le village de Grande-Baie et il reste encore des disponibilités aujourd’hui et demain, pour ceux que ça intéresse avec la météo clémente qui nous est annoncée.

La pêche est bonne

Même son de cloche pour Luc Lavoie, de l’entreprise Pêche blanche du fjord, qui offre 32 cabanes à pêche sur les glaces, 16 pour le poisson de fond et 16 pour l’éperlan.

« C’était le temps. Si je ne suis pas capable d’opérer une fin de semaine dans le mois de janvier, mes affaires ne sont pas rentables. Je l’ai calculé l’an dernier et si je ne peux pas commencer mes locations en janvier, je n’embarque pas mes cabanes », explique le locateur de cabanes, un des pionniers dans le domaine.

« Il faut que je paye pour chaque emplacement de mes cabanes, que je paye pour le transport, sans compter l’achat d’équipements et les employés. Ça me coûte pas moins de 11 000 $ pour installer les cabanes. La saison est très courte et ça ne me laisse pas une grosse marge de manoeuvre », fait valoir Luc Lavoie.

Il reste encore des places disponibles samedi et dimanche pour l’éperlan et le poisson de fond. Pour ceux qui ne connaissent pas l’activité et qui voudraient l’essayer, il y a la possibilité de retenir les services d’un guide.

L’entreprise Pêche blanche du fjord offre 32 cabanes à pêche sur les glaces, 16 pour le poisson de fond et 16 pour l’éperlan.

« La pêche est bonne, mes employés ont jeté quelques lignes à l’eau sur l’heure du midi lors de l’embarquement des cabanes jeudi et ils ont pris trois à quatre sébastes en moins de deux heures », raconte le locateur, lors d’une conversation téléphonique.

Des cabanes disponibles

Pour le directeur général de Contact Nature, qui gère les activités des villages de pêche, Marc-André Galbrand, l’embarquement des cabanes se déroule rondement. « Les locateurs de cabanes seront tous en opération en fin de semaine et les amateurs de pêche pourront profiter de leurs services », indique-t-il.

Contact Nature offre également le service de location de cabanes à pêche dans le secteur de l’Anse-à-Benjamin où sept cabanes ont été installées. L’organisme loue également des tentes et des équipements de pêche qui sont disponibles à leurs bureaux de La Baie.

« Un nouveau partenaire vient de s’installer aussi à l’Anse-à-Benjamin. Il s’agit de l’entreprise Fjord Lac qui offre deux cabanes à pêche en location en plus d’offrir des services de pêche au large en tente à l’extérieur des villages de pêche », fait savoir Marc-André Galbrand.

Record pour la chasse à l’orignal dans la région

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs vient de publier les statistiques de chasse à l’orignal pour la dernière saison et il s’agit d’un record pour la zone 28 qui regroupe l’ensemble des territoires de chasse de la région, avec une récolte de 4774 orignaux en 2019.

« Il s’agit de la plus forte récolte observée jusqu’à maintenant pour la zone 28 avec une augmentation de 12,3 % comparativement à 2017 (année permissive avec le droit de récolter mâle, veau et femelle) où 4251 orignaux étaient récoltés », indique le ministère.

Pour ce qui est du nombre de permis vendus, le nombre de 28 108 montrait une légère hausse de 1,5 % par rapport à 2017 (27 621) pour la zone 28. « Le succès de chasse de 2019 est le plus haut atteint par les chasseurs de la région », précise le ministère .

Au Québec, le nombre d’orignaux récoltés est de plus de 26 200 bêtes en 2019 alors que ce chiffre atteignait 27 672 en 2017. Il s’est vendu 3689 permis de chasse à l’orignal de moins en 2019 (170 960) comparativement à l’automne 1917 (174 649).