La fosse de la cinquième chute sur la rivière Mistassini offre un coup d’oeil extraordinaire.

Déjà le temps de rêver à la ouananiche en rivière

CHRONIQUE / Pendant que les amateurs de pêche aux poissons de fond attendent impatiemment que les glaces épaississent pour installer leur cabane à pêche sur le Saguenay, les pêcheurs à la mouche commencent déjà à rêver de leurs expéditions sur les rivières du lac Saint-Jean.

Il vous reste en effet encore quelques semaines pour vous inscrire au tirage au sort présaison pour la pêche à la ouananiche en rivière dans les tributaires du lac Saint-Jean. La Corporation LACtivité pêche (CLAP) recevra les inscriptions, en ligne ou par la poste, jusqu’au lundi 17 février dans le but d’attribuer les 1134 perches disponibles sur les quatre rivières à ouananiche du lac.

On va se l’avouer et faire un peu de chauvinisme, la pêche à la ouananiche, à la mouche, dans les rivières du lac est un produit exceptionnel digne des plus belles excursions de pêche au saumon du Québec.

« C’est un produit de grande qualité et la demande s’accroît d’année en année », fait savoir Marc Archer, directeur général de la CLAP. « L’an dernier, nous avons vendu toutes nos perches sur les fosses, seule la basse Ashuapmushuan affichait des disponibilités. Au total, 366 personnes ont participé au tirage au sort et le taux de satisfaction des pêcheurs est très élevé », assure-t-il.

« Pour chaque excursion de pêche, les pêcheurs sont accompagnés par des employés de la corporation qui peuvent les aider dans le choix des mouches, le type de lancer à effectuer et les endroits propices à la pêche sur les fosses », explique Marc Archer, rappelant que sur la haute Ashuapmushuan les pêcheurs sont accompagnés durant toute la journée.

Les secteurs de la haute Ashuapmushuan (photo) et de la Métabetchouane sont les plus spectaculaires et les plus recherchés pour la pêche à la ouananiche en rivière.

« On ne peut pas laisser les pêcheurs s’aventurer seul sur la rivière avec une embarcation », précise-t-il.

Endroits spectaculaires

Les secteurs de la haute Ashuapmushuan et de la Métabetchouane sont les plus spectaculaires et les plus recherchés, mais aussi les plus coûteux des forfaits qui se détaillent respectivement au coût de 170 $ et 115 $ par perche. Notons qu’il y a seulement 38 forfaits de disponibles sur la haute Ashuapmushuan, alors qu’on en compte 183 sur la Métabetchouane.

Les forfaits sur les rivières Mistassini (60 $), aux Saumons (55 $) et basse Ashuapmushuan (55 $) sont moins onéreux et affichent des succès de pêche un peu plus faible que la haute Ashuapmushan dont le rendement, en 2019, était de 83 % de réussite pour les pêcheurs.

Le tirage au sort se fera le 21 février et chaque pêcheur peut enregistrer un maximum de dix inscriptions au coût de 7 $ pour le tirage au sort. Il faut souligner l’effort de la CLAP pour la relève en permettant à chaque pêcheur adulte d’être accompagné d’un enfant de moins de 18 ans sans frais, sur les rivières Mistassini, basse Ashuapmushuan et aux Saumons. Le jeune pourra pêcher sur la perche et sur les limites de capture et de prise du pêcheur gratuitement, une belle occasion pour initier son enfant. Chaque pêcheur favorisé par le tirage au sort aura le droit à deux perches pour ses deux journées de pêche pour qu’il puisse partager sa journée avec un parent ou un ami.

Accessible à tous

Chaque portion de rivière est ouverte à des dates différentes en fonction des dates de montaison des ouananiches. La pêche à la mouche peut se pratiquer à gué, en canoé multiusage (freighter) ou en chaloupe à rames selon les endroits. Seule la fosse du Remous des Simard sur la rivière Métabetchouane s’adresse à des moucheurs expérimentés capables de maîtriser les lancers roulés. Les pêcheurs chanceux pourront indiquer leur préférence pour les dates et leur rivière préférée lors des réservations téléphoniques qui se feront les 9, 10, 11 et 12 mars, de 18 h à 22 h.

Photo de l'équipe de tournage Hooké sur la fosse de la rivière Métabetchouane.

La pêche à la ouananiche a été très bonne l’été dernier en lac et ce fut un beau succès en rivière malgré les bas niveaux et le réchauffement de l’eau. « Il y a eu 973 géniteurs qui ont remonté la rivière Mistassini alors que les pêcheurs à la mouche en ont récolté 120 pour un total d’environ 850 ouananiches qui ont monté frayer dans la rivière », explique Marc Archer. Rappelons qu’en 2017 une remontée record de 1642 géniteurs a été enregistrée pour revenir à une montaison de 577 en 2018. Il sera intéressant de voir comment va se comporter le lac Saint-Jean en 2020, car les ouananiches de deux ans de rivière nées en 2017 vont arriver dans le lac en grande quantité pour bouffer tout ce qu’il y a d’éperlans. Ce sera aussi intéressant de voir quels seront les impacts des frayères à éperlan comparativement au dernier cycle d’abondance enregistré en 2007-2008.