Selon le Bilan de l'expoitation du saumon au Québec en 2016, publié par le ministère de la Forêt, de la Faune et de Parcs, permet de constater que Le succès de pêche et la fréquentation des rivières sont parmi les plus élevés depuis les 20 dernières années.

Bilan encourageant pour le saumon

Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs a rendu public en début de semaine le bilan de la première année de mise en oeuvre du Plan de gestion du saumon atlantique 2016-2026. Le succès de pêche et la fréquentation des rivières sont parmi les plus élevés depuis les 20 dernières années selon les auteurs du rapport. De plus, estime le ministère, la nouvelle réglementation a contribué à diminuer la rétention des grands reproducteurs de 35 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Le document nous apprend qu'on trouve des populations de saumon dans 109 rivières et cinq tributaires du Québec. « Comme certains de ces cours d'eau contiennent trop peu de saumons pour qu'on puisse y permettre la pêche et que d'autres sont petits et peu accessibles, cette activité ne s'exerce, dans les faits, que dans environ la moitié de ces rivières et tributaires, qui se répartissent dans 11 zones salmonicoles », précisent les auteurs.
Réglementation
La nouvelle réglementation associée au Plan de gestion du saumon atlantique 2016-2026 qu'on peut lire dans le document, inclut notamment :
• La fermeture complète de la pêche ou la restriction de la récolte des saumons sur les rivières dont la population est en situation critique.
• La remise à l'eau obligatoire des grands saumons en début de saison sur toutes les rivières où la pêche au saumon est autorisée, à l'exception des rivières de la région du Nord-du-Québec. En 2016, une mesure d'exception a été appliquée pour les rivières Moisie, Saint-Jean (Côte-Nord) Natashquan et Causapscal.
• La rétention des grands saumons à partir du 1er août dans les rivières dont les montaisons ont été supérieures à la cible de gestion au cours des cinq dernières années. Cette modalité s'applique uniquement si les indicateurs d'abondance de l'année en cours permettent de prévoir l'atteinte de la cible de gestion avant la fin de l'automne. En 2016, les rivières York, Saint-Jean (Côte-Nord) et Patapédia ont fait exception, la possibilité de rétention ayant été évaluée en vue d'une ouverture potentielle au 1er juillet suivant les mêmes conditions.
• La remise à l'eau obligatoire de tous les grands saumons pêchés en dehors des rivières à saumon (par exemple, dans le fleuve Saint-Laurent).
• La réduction de la limite de prise et de possession quotidienne à un maximum de deux saumons par jour (limite d'un ou deux saumons, selon la rivière).
• L'application d'un nombre maximal quotidien de trois remises à l'eau, à l'exception des rivières de la région du Nord-du-Québec et des rivières à l'est de la rivière Natashquan où il n'y a aucune limite.
Bilan de 2016
Le Plan de gestion indique également qu'au Québec, en 2016, 29 455 saumons adultes ont été dénombrés dans les 35 rivières à saumon pour lesquelles des décomptes ont été effectués. Les captures totales par la pêche sportive se chiffrent à 22 078 saumons, dont 15 091 saumons remis à l'eau (68 %) et 6987 saumons récoltés. Parmi les saumons pris et gardés, 5164 étaient des madeleineaux (74 %) et 1823 étaient des rédibermarins (26 %). Le succès de pêche moyen, ajusté afin d'inclure les remises à l'eau, s'est établi à 0,34 saumon par jour-pêche.
La fréquentation des rivières à saumon s'est chiffrée à 65 873 jours-pêche. « Il s'agit d'une légère hausse par rapport à la moyenne quinquennale (3 %), mais constitue la fréquentation la plus importante depuis 1994 si l'on exclut l'année 2011 (67 580 jours-pêche) qui s'était démarquée à plusieurs égards », font valoir les auteurs du Plan d'action.
« Au Saguenay, les montaisons sont sensiblement les mêmes que celles observées en moyenne au cours des dernières années, tandis que pour les statistiques de pêche, seulement deux des quatre rivières ont été compilées, ce qui donne une sous-estimation des captures », relèvent les auteurs du bilan 2016.
Il reste à espérer que les gouvernements continuent à investir dans la recherche pour documenter davantage le comportement de ces majestueux poisons en mer pour comprendre comment on pourrait hausser le nombre des remontées.
Encan Fondation de la faune
Le 11e encan en ligne de la Fondation de la faune du Québec a permis à l'organisme d'amasser 126 000 $ grâce à la vente de 236 lots, ce qui représente le plus important résultat financier depuis les débuts de l'activité en 2007.
Les profits de cette activité de financement seront utilisés pour mettre en valeur le programme Pêche en herbe visant à initier de jeunes pêcheurs aux activités halieutiques. Depuis 1998, la Fondation a contribué à initier plus de 265 000 jeunes à la pêche.
Les participants à l'encan ont eu la chance de miser sur plus de 44 forfaits en pourvoirie, 21 forfaits de pêche au saumon, 26 forfaits de tous genres dans une zec, 11 activités privilégiées avec des personnalités, ainsi que sur de nombreux produits utiles à tous les types d'activités de plein air, en plus d'un véhicule côte à côte d'une valeur de près de 22 000 $.