Maxime Vaugeois, copropriétaire et sous-chef exécutif de Fit Gastronomie, a cuisiné l’orignal offert gracieusement au menu du party des bénévoles de l’Association chasse et pêche de Chicoutimi.

Bénévoles au service de la faune

CHRONIQUE / L’Association chasse et pêche de Chicoutimi (ACPC) tenait son souper annuel, samedi dernier, pour remercier les bénévoles et les différents partenaires qui soutiennent l’organisation tout au long de l’année. On ne le dit pas assez souvent, mais l’industrie de la chasse et de la pêche, comme l’industrie de la motoneige, est supportée en grande partie par des bénévoles. C’est le cas pour les zecs et toutes les associations de chasse et pêche du Québec qui mettent en valeur la faune.

Cours de chasse

L’ACPC existe depuis 67 ans et fait vivre la chasse et la pêche dans son milieu depuis 1950. L’organisme compte environ 1000 membres, mais les moniteurs de maniement d’armes à feu de l’association ont formé des milliers de chasseurs dans la région en donnant les cours PESCOF (Programme d’éducation en sécurité et en conservation de la faune) de la Fédération québécoise de la faune, CCSMAF (Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu) et ICAF (Cours d’initiation à la chasse avec arme à feu). Tous les chasseurs de la région ont dû suivre ce cours pour l’obtention du certificat du chasseur, le document qui est nécessaire pour faire l’achat de permis de chasse et pour faire une demande d’acquisition et possession d’armes à feu.

Champ de tir

L’association est propriétaire d’un champ de tir (certifié par la Sûreté du Québec) à la carabine dans le chemin des Ruisseaux à Saint-Honoré où des officiers de tir procèdent à l’ajustement des armes en plus d’enseigner des techniques de tir. Chaque automne, des centaines de chasseurs s’y donnent rendez-vous, non seulement pour faire ajuster leur lunette de visée, mais aussi et surtout pour parler de chasse avec les amateurs.

Tournoi de pêche

L’ACPC a fait l’acquisition, il y a une vingtaine d’années, de l’édifice de la marina de la zone portuaire de Chicoutimi, un endroit de prédilection pour une association de chasse et pêche, sur les rives de la rivière Saguenay, une porte d’entrée sur le fjord.

C’est d’ailleurs après l’acquisition de ce lieu de rassemblement que l’ACPC a lancé son tournoi de pêche annuel sur le Saguenay. L’activité célèbrera son 20e anniversaire en 2108 et les billets pour le souper de clôture sous le chapiteau s’envolent déjà rapidement. « On privilégie la remise à l’eau des prises et le volet jeunesse », m’a indiqué Yvon Tremblay lors du souper des bénévoles.

L’équipe de chasse et pêche Chicoutimi organise aussi depuis une trentaine d’années les célèbres soirées de films de pêche qui sont présentées à l’aréna de l’UQAC.

Relève

Chaque été, les bénévoles participent aux activités de la Fête de la pêche en formant de jeunes pêcheurs de la relève dans le cadre du programme Pêcheurs en herbe de la Fondation de la faune du Québec. Ils initient les enfants à la pêche et leur remettent des prix de participations et des équipements de pêche fournis par des partenaires.

C’est aussi Claude Gaudreault et sa bande de bénévoles qui s’occupent du lac de pêche du Salon Expo nature de Chicoutimi, où les enfants peuvent pêcher gratuitement la truite, en plus de l’avoir fait pendant de nombreuses années au Salon du grand air de Montréal au Stade olympique. « Notre action est basée sur la famille. Les directeurs bénévoles impliquent leur épouse et leurs enfants dans nos activités, ça tisse des liens serrés et de forts sentiments d’amitié », a fait valoir le président Claude Gaudreault.

Chroniqueur chasse et pêche

L’ACPC a aussi organisé au cours des années de nombreuses soirées d’information sur la chasse et la pêche pour sensibiliser leurs membres aux différents dossiers d’actualité dans le domaine. Le président de l’organisme encore aujourd’hui, Claude Gaudreault, m’a offert à l’époque mon premier travail en journalisme après mes études collégiales dans le cadre d’un projet étudiant en tant que rédacteur pour un bulletin de liaison qui s’est transformé par la suite en un magazine de chasse et pêche régional qui portait le nom de Baraka, un mot arabe qui donne la chance, un élément très utile à la chasse et à la pêche.

Après cet été d’embauche étudiant, les directeurs de l’association m’ont invité à me présenter lors des élections à titre de directeur du conseil d’administration. Évidemment on m’a confié les communications comme responsabilité. Les directeurs du CA m’ont fait participer à différentes activités comme les congrès régionaux et provinciaux de la Fédération québécoise de la faune (aujourd’hui la Fédération des chasseurs et pêcheurs). J’ai suivi des cours de formation à Duchesnay pour devenir moniteur de maniement d’armes à feu. J’ai oeuvré au champ de tir pendant quelques années en plus de participer à la rédaction de communiqués de presse et à la rédaction d’un mémoire sur la commercialisation de la truite mouchetée dans le cadre de consultation publique.

C’est mon implication dans l’ACPC qui m’a fourni l’occasion de devenir chroniqueur chasse et pêche au Progrès-Dimanche, une chronique que je rédige hebdomadairement depuis plus de 30 ans. Dans les années 80, l’association a acheté le salon Expo Nature de Chicoutimi pour ensuite m’en confier la direction et la gestion avant de vendre l’événement au groupe Polygone du magazine Sentier Chasse Pêche.

L’avenir est à la relève

Samedi dernier, c’est l’entreprise Fit Gastronomie qui a préparé le souper des bénévoles avec de la viande d’orignal fournie gracieusement par Marie-Christine Gaudreault, fille du président de l’ACPC. Ce sont les mêmes bénévoles qui tiennent les rênes de l’organisme depuis 30 ans, il faut souligner leur travail. Leurs enfants ne sont pas loin derrière pour prendre la relève.