Michel Bouchard, directeur général, et Richard Poitras, président de l'Association des sauvaginiers, multiplient les efforts pour rendre accessible la chasse aux oiseaux migrateurs dans la région.

60 champs pour les sauvaginiers

CHRONIQUE / Les chasseurs d'oiseaux migrateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean bénéficient de 60 champs d'agriculteurs pour chasser les bernaches et les oies blanches cet automne. C'est deux fois plus que l'an dernier et cette disponibilité est rendue possible grâce aux démarches constantes de l'Association des sauvaginiers de la région qui multiplie les interventions pour rendre la chasse aux oiseaux migrateurs plus accessible.
« Nous avons une excellente collaboration de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de la région qui reconnaît de plus en plus les services que les sauvaginiers peuvent leur rendre en chassant dans leurs champs les oiseaux qui causent des dommages considérables aux productions agricoles », fait valoir le directeur général de l'Association des sauvaginiers, Michel Bouchard.
« C'est une excellente nouvelle pour les chasseurs qui se plaignaient de ne plus avoir de places disponibles pour pratiquer leur activité. Depuis quelques années, la majorité des champs étaient réservés par des chasseurs très actifs qui avaient des ententes avec les agriculteurs. Nous avons réussi à convaincre une soixantaine d'agriculteurs de l'importance de rendre les champs disponibles à plus de monde », évoque le chasseur de sauvagine.
Les dirigeants de l'organisme ont installé des affiches aux abords des champs pour les identifier. Il suffit d'être membre de l'Association des sauvaginiers pour avoir accès aux champs. Les chasseurs intéressés doivent communiquer au numéro de téléphone indiqué sur l'affiche, pour avoir la permission d'aller chasser le lendemain matin.
« Les agriculteurs ont compris l'importance de permettre à plus de monde possible de pouvoir chasser dans les champs. C'est une occasion exceptionnelle pour nous d'initier la relève et de rallumer la flamme d'anciens chasseurs qui avaient remisé leur fusil », indique celui qui milite depuis plus de 20 ans pour la défense des chasseurs d'oiseaux migrateurs.
Devenir membre
Chaque année, le directeur général des Sauvaginiers répète l'importance de devenir membre de l'organisme pour faire entendre la voix des chasseurs dans le milieu, « Plus nous sommes de membres, plus notre organisme a de l'influence, plus nos membres ont de chances de défendre leur revendication », martèle Michel Bouchard.
« Nous comptons maintenant 500 membres dans notre association, mais il faut travailler fort pour renouveler les abonnements, chaque année. La région compte maintenant 1800 chasseurs d'oiseaux migrateurs, un chiffre qui est en hausse et on espère que ça va continuer à se développer en rendant des champs accessibles », espère celui qui a aussi développé des habiletés culinaires en matière de gibier à plumes.
Oiseaux abondants
« Nous sommes présentement au plus fort de la migration et des dizaines de milliers d'oiseaux migrateurs survolent notre région. La saison de chasse 2017 devrait ressembler à celle de l'an passé même si les succès de nidification dans le nord ont connu une légère baisse », estime Michel Bouchard.
L'Association des sauvaginiers propose cet automne un nouveau site de chasse au canard avec le grand marais de Shipshaw. Le calendrier de chasse 2017 propose sept journées de chasse en après-midi alors que deux caches ont été aménagées. « Nous sommes capables d'accueillir 16 chasseurs dans nos deux marais en incluant le petit marais de Saint-Gédéon », indique le président qui invite les personnes intéressées à consulter le site Internet de l'Association www.sauvaginiers.org.
Très chaud pour l'orignal
La première semaine de chasse à l'orignal a été caractérisée par une chaleur extrême. Les disciples de Nemrod ont dû prendre des mesures immédiates pour conserver leur venaison au frais. Le Centre de Coupe de viande Bruno Tremblay à Saint-Honoré affiche complet avec 82 bêtes accrochées dans sa chambre froide après seulement quatre jours de chasse. « Il faut que la viande vieillisse au moins une dizaine de jours avant de la découper et l'emballer.
Lundi, nous allons commencer à débiter les quartiers de viande à raison de huit bêtes par jour, ce qui veut dire que nous sommes complets pour la fin de semaine, mais que nous pourrons recevoir de nouvelles bêtes à compter de lundi », informe le propriétaire Bruno Tremblay. Même son de cloche à la Salle de débitage Tremblay et Gobeil de Chicoutimi qui compte déjà pas moins de 160 bêtes dans leurs chambres froides. Nous avons loué deux camions réfrigérés de 32 pieds pour garder les quartiers d'orignaux au frais. Nous allons commencer à débiter les bêtes à compter de dimanche et nous allons faire entre 20 et 25 orignaux par jour. Nous pourrons ainsi accueillir d'autres orignaux à compter de lundi », indique le propriétaire Marc-André Gobeil. Avec les températures chaudes que nous connaissons, les chasseurs n'ont pas le choix de garder leur venaison au froid, une viande bio qui est de plus en plus appréciée par les amateurs de bonne cuisine.
Permis de pêche sur le Saguenay ?
Le ministère Pêches et Océans Canada (MPO) souhaite consulter les pêcheurs de la région le jeudi 5 octobre de 19 h à 20 h au Vieux théâtre de La Baie pour savoir si vous êtes pour ou contre l'imposition d'un permis de pêche sur le Saguenay pour les années à venir. MPO veut recueillir vos commentaires et vos réponses sur la proposition visant à créer un permis de pêche récréative en mer. « Votre contribution permettra de cerner les lacunes, et de fournir des commentaires et une expertise locale », indique le ministère dans son invitation. Voilà une occasion de vous faire entendre ailleurs que sur les réseaux sociaux.