Chasse et pêche

Un tournoi de pêche pour financer une fosse à saumons accessible

Le public pourra pêcher pour une bonne cause le samedi 4 août prochain. Contact Nature Rivière-à-Mars tiendra la troisième édition de son tournoi de pêche à la mouche 100 % remise à l’eau dont les profits serviront cette année à financer l’aménagement d’une fosse à saumons accessible aux personnes à mobilité réduite.

« L’accessibilité à la pêche pour tous est une priorité pour nous. Avec le vieillissement de la population, nous avons eu l’idée d’aménager sur le bord de la Rivière-à-Mars une fosse accessible aux personnes à mobilité réduite. Nous tenons à ce que tous puissent profiter de la rivière », explique Pierre Tremblay, vice-président régional de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique et administrateur de Contact Nature Rivière-à-Mars. 

Suzanne Beaudet et Louise Laparé de l’émission Elles pêchent assureront la présidence d’honneur de l’événement. Les organisateurs du tournoi affirment que les deux pêcheuses ont été séduites par l’idée d’aménager une fosse accessible pour les personnes à mobilité réduite et sont très fières de pouvoir contribuer à cette belle cause. 

Les pêcheurs peuvent s’inscrire au tournoi dès aujourd’hui, en téléphonant au 418 697-5458.

Chasse et pêche

Ouananiche: l’histoire d’un emblème animalier

CHRONIQUE / La saison de pêche à la ouananiche s’est amorcé le vendredi 11 mai dans les eaux du lac Saint-Jean. Je profite de cette fin de semaine d‘ouverture pour rappeler que ça fait 30 ans cette année (le 21 avril 1988) que la ouananiche a été reconnue par l’Assemblée nationale du Québec comme l’emblème animalier du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il est fort probable que les Montagnais (Pekuakamiulnuatsh) de Mashteuiatsh la pêchaient déjà, il y a 5000 ans dans ce qui était le Pekuakami, avant la construction des barrages. Mais c’est au milieu des années 1880 que l’homme d’affaires américain, Horace Jansen Beemer, a fait de la pêche à la ouananiche un produit touristique haut de gamme au lac Saint-Jean.

Chasse et pêche

Mise à jour des connaissances du bar rayé

CHRONIQUE / Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) vient de publier une mise à jour des connaissances sur la répartition du bar rayé, des informations à jour dont certaines n’ont pas encore été publiées par les chercheurs et les biologistes.

Il faut une délimitation claire des territoires occupés par les deux populations de bar rayé (fleuve, introduit en 2002, interdit à la pêche; sud du golfe, Miramichi, permise à la pêche) présentes au Québec pour appliquer des mesures de gestion appropriées.

Il existe présentement deux façons d’identifier la provenance des bars rayés qui se pointent dans le Saguenay en période estivale. Il y a les données de suivi par télémétrie et des données d’assignation populationnelle par analyse de la chimie des otolithes (petits os de l’oreille interne des poissons) qui sont réalisées par l’équipe du Dr Pascal Sirois de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

C’est d’ailleurs grâce aux travaux sur les otolithes à l’UQAC que le MFFP a pris la décision d’élargir la zone de pêche au bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent, du côté nord de la Gaspésie, et d’une partie de la rive sud du Bas-Saint-Laurent, jusqu’à une ligne imaginaire traversant le fleuve à la hauteur de Forestville et Mont-Joli.

En majorité de la Miramichi

La mise à jour des données indique qu’en 2017, une étude visant à identifier la population d’origine des individus fréquentant la zone d’incertitude dans le fleuve a été menée en utilisant la composition chimique des otolithes (Sirois et coll. 2018, données non publiées). Au cours de cette étude, 360 spécimens ont été capturés.

Les résultats indiquent qu’en 2017, seulement 1,6 % des bars rayés échantillonnés provenaient de la population du fleuve Saint-Laurent, alors que 98,4 % provenaient de la population du sud du golfe du Saint-Laurent (Sirois et collaborateurs, 2018, données non publiées).

Les études de l’équipe de Pascal Sirois de l’UQAC démontrent également que les otolithes des 29 bars rayés étudiés en 2017 dans la région du Saguenay ont été assignés à la population du sud du golfe. 

«Comme l’indiquent les données de télémétrie et de chimie des otolithes, la population du sud du golfe a été particulièrement présente dans l’estuaire maritime et dans la région nord du golfe du Saint-Laurent en 2017. Ceci s’expliquerait en partie par une augmentation importante de l’abondance de cette population (le ministère Pêches et Océans Canada estime à un million de bars rayés la population de la Miramichi), mais probablement aussi par des changements importants des conditions océanographiques (Galbraith et coll., en prép.) qui influencent à leur tour la répartition des proies (Kleisner et coll. 2017; Selden et coll. 2018)», indique la mise à jour du ministère.

Saguenay: analyse de 300 spécimens 

«L’an dernier, nous avons analysé les otolithes de 29 bars rayés dans le Saguenay étant donné les restrictions à l’égard de la protection de l’espèce. Ce fut quand même une surprise de constater que les spécimens provenaient de la population du sud du golfe. Cet été nous allons analyser 300 spécimens dans le Saguenay pour évaluer avec plus de précision la provenance de la population, des informations qui permettront au MFFP de prendre des décisions quant à l’exploitation de ces populations», informe le chercheur.

La collecte de données cet été sera déterminante pour une éventuelle ouverture de la pêche dans la rivière Saguenay. «Les données télémétriques et les analyses de la chimie des otolithes vont nous permettre de déterminer quelle proportion des bars du Saguenay provient du fleuve et du sud du golfe», fait valoir Pascal Sirois qui espère pouvoir répondre à ces questions l’an prochain vers la même date.

S’il est démontré que la très grande majorité des bars du Saguenay proviennent du sud du golfe, ça fait naître l’espoir de l’ouverture d’une saison de pêche au bar dans le fjord à court terme.

Chasse et pêche

Ouverture de la pêche: sur la glace, sous le soleil

CHRONIQUE / La pire des journées de pêche sera toujours plus agréable que la plus belle journée de travail, dit l’adage. C’est probablement ce que s’est dit François Girard, de La Baie, qui avait pris congé pour profiter de la journée d’ouverture de la pêche à l’omble de fontaine, vendredi, sur la rivière Chicoutimi, au pied du barrage du Portage-des-Roches à Laterrière. Il connaît bien la rivière et assure y capturer une vingtaine de ouananiches par été.

Traditionnellement, la saison de pêche débute le dernier vendredi d’avril dans la zone 28, qui regroupe l’ensemble des territoires de pêche du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il y avait moins de pêcheurs que par les années passées sur la rivière Chicoutimi, où j’ai compté six embarcations seulement qui naviguaient sur l’eau au pied du barrage. Avec les six pêcheurs à gué que j’ai rencontré, ça fait moins de 20 pêcheurs qui ont célébré l’ouverture vendredi matin.

Pourtant, le soleil était au rendez-vous avec un beau 12 degrés Celsius. La pêche n’était pas excellente, selon les pêcheurs à qui j’ai parlé. « Je suis arrivé à 5 h 30 ce matin et je n’ai rien pris. Les deux autres pêcheurs au pied des chutes n’ont rien fait non plus et je n’ai pas vu grand-chose bouger à bord des embarcations », a résumé Tommy Hudon, 19 ans. Originaire de Sainte-Jeanne-d’Arc au Lac-Saint-Jean, notre jeune pêcheur habitué au doré sur le lac Saint-Jean en était à sa première visite sur la rivière Chicoutimi. Il demeure depuis peu à Chicoutimi pour ses études et il a choisi cet endroit non loin de son lieu de résidence pour la journée d’ouverture.

À Falardeau

Les pêcheurs sur glace dans le secteur de Falardeau ont eu plus de chance. Le printemps tardif a facilité l’accès aux plans d’eau périurbain avec leur épais couvert de glace. Les adeptes ont pu facilement accéder à pied au centre des lacs pour y percer des trous et laisser dormir leur ligne tout au fond.

La qualité de pêche est toujours bonne en début de saison sur ces plans d’eau pour l’omble de fontaine. Les pêcheurs ont capturé de belles truites mouchetées de plus de 30 cm (12 pouces). « La pêche a été bonne tôt ce matin, depuis 10 h, c’est tombé plus tranquille » ont commenté les frères Lucien et Claude Desbiens, deux Baieriverains qui se sont installés en compagnie d’une douzaine d’autres pêcheurs, sur les glaces d’un petit lac, le long de la route principale. « Ça fait au moins 15 ans qu’on vient faire l’ouverture de la saison de pêche ici quand les glaces nous permettent l’accès », font savoir les deux frères qui taquinent la truite de mer tout l’été dans le Saguenay, plus précisément dans le secteur du rang Saint-Martin.

Le couvert de neige commençait à défoncer sous les chauds rayons du soleil en fin d’avant-midi. J’ai rencontré Manon et Alain Claveau de Saint-Léonard dans le secteur de Shipshaw à leur sortie du lac. Le retour était difficile alors qu’à chaque pas, les pieds s’enfonçaient dans la neige jusqu’aux genoux.

Ils ont quand même pris le temps de poser pour une photo dans le sentier de neige qui sépare la route principale de la rive du lac. « La glace commence à fondre sur les bords, mais on peut encore embarquer facilement sur les glaces », a commenté la pêcheuse qui avait l’intention de cuisiner les truites pour le souper.

Du lac à la table

L’ouverture de la saison de pêche permet en effet aux amateurs, à qui la chance a souri, de manger leur premier repas de truites fraîches de la saison. Avoir la chance de cuisiner un omble de fontaine qui passe directement du lac à l’assiette en l’espace de quelques heures est un privilège que peu de gens peuvent revendiquer.

Avoir la possibilité, à moins d’une heure de sa maison, de pêcher l’omble fait partie de la qualité de vie pour les amateurs qui vivent au paradis de la pêche. Les amateurs de pêche à la ouananiche au lac Saint-Jean devront attendre au vendredi 11 mai pour taquiner la ouananiche, l’emblème animalier régional, alors que la pêche au doré débutera le 25 mai. Pour les territoires comme les zecs et les réserves fauniques, il faut consulter les sites Internet pour connaître les détails de chaque territoire.

On estime à environ 70 000 le nombre de pêcheurs dans la région qui compte deux réserves fauniques, dix zecs de chasse et pêche, quatre rivières à saumon, un fjord, plus de 20 pourvoiries à droits exclusifs, quatre parcs nationaux et fédéraux, une aire faunique communautaire et plus de 150 terrains de piégeage enregistrés à bail exclusif. Selon des chiffres fournis par la CRÉ en 2011, environ 75 000 km2 seraient disponibles pour la pratique libre des activités de prélèvement faunique alors que seulement 28 000 km2 seraient réellement accessibles.

Au niveau des retombées économiques des activités fauniques, on dit que la pêche accapare plus de 66 % des revenus générés par ce type d’activité dans la région. 

Chasse et pêche

Pêche du bar rayé dans le fleuve

CHRONIQUE / La pêche sportive au bar rayé dans le Saguenay ne sera pas permise en 2018, mais le dossier progresse et on pourra le pêcher à partir de Forestville, ça s’approche de nous. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a fait part vendredi de son intention de valoriser la pêche sportive au bar rayé dans une plus grande partie de la zone 21 pour les saisons 2018 et 2019 en raison de l’explosion de la population de la rivière Miramichi. Le MFFP procède présentement à des consultations afin que de nouvelles modalités de pêche soient adoptées.

Ainsi, pour la prochaine saison, la pêche sportive du bar rayé dans la zone de pêche 21 serait étendue tout le tour de la péninsule gaspésienne de la Baie-des-Chaleurs jusqu’à une ligne reliant Forestville à Mont-Joli. En 2017, la pêche était autorisée seulement entre l’aval du pont de Campbellton, y compris la baie des Chaleurs et les eaux du golfe du Saint-Laurent, et l’extrémité ouest de Cap-Gaspé.

La limite passera de deux à trois bars

La limite quotidienne de prise et de possession passerait de 2 à 3 bars rayés pour l’ensemble de la saison. «Il est également prévu de permettre la pêche sportive au bar rayé avec une limite quotidienne de prise et de possession de 3 bars rayés dans le plan d’eau d’exception de la zone 1 qui correspond au barachois de la rivière Malbaie, lequel est situé au sud de la Gaspésie. Depuis 2013, la pêche sportive y est permise avec remise à l’eau», indique le ministère.

Au cours de l’été 2017, plusieurs observations de bars rayés ont été rapportées dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, notamment sur la rive nord de la Gaspésie et sur la Côte-Nord. Récemment, des études menées par le ministère ont permis d’établir que les bars rayés qui ont fréquenté ces secteurs proviennent presque exclusivement de la population du sud du golfe du Saint-Laurent. L’été dernier, Pêches et Océans Canada a estimé à plus de 994 000 le nombre de géniteurs dans la rivière Miramichi (trois fois plus que les estimations de 2016, alors que les spécialistes avançaient le chiffre de 318 000 géniteurs).

Deux populations différentes

Il est toujours important de préciser que les bars rayés du Québec appartiennent à deux populations distinctes, soit celle du sud du golfe du Saint-Laurent (fraie de la rivière Miramichi), dont la population augmente de façon importante depuis quelques années, et celle du fleuve Saint-Laurent, réintroduite en 2002 et actuellement protégée par la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada (fraie dans l’embouchure de la rivière du Sud, à Montmagny, baie de Beauport et la rivière Ouelle). Il est interdit de capturer les individus de cette population qui migre jusque dans la rivière Saguenay.

«Bien que la population de bars rayés réintroduite dans le fleuve Saint-Laurent soit en croissance, il n’est toujours pas possible de permettre son exploitation. Le ministère doit d’abord s’assurer du rétablissement de cette population, afin que les efforts investis depuis des décennies se traduisent éventuellement par une réelle opportunité de pêche durable dans ces secteurs du Saint-Laurent. C’est pourquoi la pêche au bar rayé demeurera interdite à l’ouest de la partie de la zone 21 qui fait présentement l’objet d’une consultation (y compris la rivière Saguenay)», indique le ministère dans un communiqué.

Chasse et pêche

Contestation de la hausse des baux

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / Après deux années d’augmentation, les détenteurs de baux de villégiature en forêt commencent à trouver la facture salée selon la tarification exigée par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Certains ne pourront pas se rendre jusqu’en 2020 alors que le coût de location moyen d’un bail passera de 429$, à 1144$ en 2020.

«En 2015 nous avons avisé le ministre Laurent Lessard qu’avec ces hausses de tarif les amateurs n’auraient plus les moyens de conserver leur camp de chasse et pêche. Sa réponse à l’époque a été: ‘‘ils auront juste à vendre leur chalet’’. Le gouvernement continu à appliquer la nouvelle grille tarifaire, mais nous allons organiser un mouvement de contestation», indique Jacques Laliberté, de Chicoutimi, trésorier du Regroupement des locataires des terres publiques (RLTP) du Québec.

Un loisir pour les biens nantis

«Au début du mois de mai, nous allons constituer une table de concertation avec nos partenaires de la faune pour freiner ces augmentations. Il y a 42 000 baux de villégiature au Québec et de plus en plus de villégiateurs songent à vendre leurs installations. La forêt va redevenir un loisir pour les mieux nantis comme dans les années 60 et 70», fait valoir Jacques Laliberté.

«Les gens ont choisi la villégiature en forêt pour son accessibilité. Pour eux c’était une façon économique d’avoir accès à un bord de l’eau sans payer les prix très élevés de ces terrains en milieu périurbain», dit-il.

Les amants de la nature pouvaient se bâtir en forêt, sur le bord d’un lac pour moins de 20 000 $ alors que ce privilège à proximité des villes coûtait plus de 200 000 $. Les gens ont choisi d’aller en forêt parce que les coûts étaient abordables et qu’on pouvait bâtir sa petite cabane au Canada pas trop cher à force de bras.

«De nombreux propriétaires de chalet de chasse et pêche sont maintenant à la retraite et vont vendre leur installation, car ils ne sont plus capables d’assumer les coûts. Certains ne peuvent même pas vendre à leurs enfants, car l’activité est rendue trop coûteuse», fait valoir celui qui milite depuis près de 15 ans au sein du RLTP.

Mauvaise évaluation

Dans l’élaboration de la grille tarifaire, il se présente des cas où des villégiateurs possèdent des terrains qui sont mal évalués. Il y a des villégiateurs qui paient trop cher pour leur bail de villégiature et il reproche aux MRC de ne pas détailler la grille tarifaire sur la facturation du bail.

Un lecteur a porté à mon attention la manière de calculer le prix d’un loyer sur les terres publiques. Selon ses observations, de nombreux baux de villégiatures sont mal évalués. Certains ont des camps de chasse devant un étang qui est considéré comme un lac, ce qui n’est pas le cas.

«Dans ma facture de la MRC, très peu de détails sont indiqués, seulement le numéro de bail et le montant à payer. J’ai réussi à avoir mes renseignements afin de comprendre ma facture», explique-t-il. «Dans leur registre géomatique, ma cote est riveraine (65), pôle d’attraction Alma, entre 60 et 90 km, superficie du terrain 3700 mètres carrés. Pour l’année 2018, la valeur de référence est $ 14 400.

«Le calcule très simple: 65 divisé par 100, multiplié par 14 400, multiplié par la racine carrée de 3700 sur 4000, ensuite multiplié par 5%. C’est à dire : 65/100 X 14 400 X 0.9617692 X 0.05 = 450.10$  donc mon loyer pour cette année est de 450 $ comme indiqué sur ma facture», explique le villégiateur.

«J’ai regardé avec d’autres locataires, plusieurs ont la côte riveraine sans être sur le bord ou près d’un lac plusieurs sont sur le bord d’un étang et paie pour un lac (voir définition d’un lac canotable et d’une rivière). Donc, ils paient trop cher. D’autres sur mon lac n’ont pas le même pôle d’attraction que moi et d’autre sur mon lac non pas la même distance du pôle d’attraction que moi. Il y a beaucoup de disparité dans les critères servant au calcul du montant du bail», continue-t-il.

Mise à jour

« Je suis d’avis qu’une bonne mise à jour des renseignements des baux de villégiatures devrait être faite et que tous les renseignements sont inscrits sur la facture que nous recevons de la MRC. Tous les renseignements que je vous ai transmis sont accessibles sur internet sauf pour les renseignements d’un bail les distances du chalet par rapport au lac se mesure très bien sûr GOOGLE.

«J’ai fait l’exercice avec 2 autres chalets et leur bail va être révisé à la baisse de près de la moitié parce qu’ils sont sur un étang et un ruisseau (et non-rivière) non canotable. (Voir définition d’un lac ou d’une rivière), sur l’ensemble des baux que 

Chasse et pêche

Un quota de trois ouananiches

CHRONIQUE / Les amateurs de pêche à la ouananiche au lac Saint-Jean et au lac à Jim ont appris cette semaine que la saison de pêche ouvrirait le vendredi 11 mai, une ouverture hâtive comme l’an dernier. Une nouveauté s’ajoute cependant, la limite de prise quotidienne passera de deux à trois ouananiches par pêcheur dans l’Aire faunique communautaire (AFC) du lac Saint-Jean.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et la Corporation LACtivité Pêche Lac-Saint-Jean (CLAP) ont pris cette décision en raison de l’abondance de ouananiches dans le Piékougami en se fiant au nombre important de reproducteurs qui ont remonté les rivières l’automne dernier.

« À la passe migratoire de la rivière Mistassini, nous avons compté 1642 géniteurs. Il s’agit de la deuxième plus importante montaison depuis 1975 et nous ne sommes pas loin du record de 1997, alors que 1721 géniteurs avaient remonté la rivière soutenue par un important programme d’ensemencement. Ça représente trois fois plus de géniteurs que la cible idéale fixée par le comité scientifique. L’augmentation du nombre de prises est une des mesures pour ramener le nombre de géniteurs le plus près de la cible », fait valoir Marc Archer, directeur général de la Corporation LACtivité pêche qui gère la pêche sportive dans l’AFC.

Rappelons qu’en 1997, on avait estimé à cette époque que plus de 9000 géniteurs avaient migré dans les rivières tributaires du lac, ce qui avait provoqué la fermeture de la pêche en 2003, car il n’y avait plus assez d’éperlan pour nourrir toutes les nouvelles ouananiches engendrées par ces milliers de géniteurs.

« Pour l’instant, j’aime mieux gérer les bonnes nouvelles. Nous sommes encore dans un cycle d’abondance et nous savons que 11 des 25 frayères aménagées ont produit des éperlans l’an dernier. Il y a encore beaucoup de questions sans réponse concernant la production d’éperlans et on ne contrôle pas tout avec la nature. Les fortes crues printanières et des printemps froids peuvent avoir un impact sur la production d’éperlan, ce sont des données qui restent à étudier », explique Marc Archer qui suit le dossier de la ouananiche depuis près de 40 ans.

6200 captures en 2017

« Les pêcheurs sportifs ont capturé plus de 6200 ouananiches en journée au lac Saint-Jean en 2017, à raison de 0,07 capture/heure en moyenne et en vertu d’un effort de 15 400 jours/pêcheurs. Huit pour cent des captures furent remises à l’eau volontairement et près de 5800 ouananiches ont été récoltées, d’un poids moyen de 1,6 kg (3,5 livres). La récolte comptait plus de 3400 prises de grande taille (plus ou moins 40 cm de longueur) pour 55 % des captures. Et les pêcheurs à la mouche en rivière ont connu une saison record, en récoltant plus de 500 ouananiches », indique-t-on dans le rapport annuel de la CLAP.

« Pour des raisons qu’on ignore, le succès de pêche ne reflète pas l’abondance de la ressource et le nombre de géniteurs qui ont remonté les rivières démontre que la ouananiche était abondante. On constate que la pêche au bord est moins fructueuse et que les pêcheurs qui connaissaient un meilleur succès étaient plus au large », fait savoir le directeur général de la CLAP.

saison de pêche

« La période de pêche au doré jaune et aux autres espèces reste inchangée et débutera le vendredi 25 mai. La date de fin de la pêche estivale pour toutes les espèces demeure le 9 septembre. Le devancement de l’ouverture de la pêche à la ouananiche ne s’applique pas à la rivière Grande-Décharge, à Alma, en aval du barrage d’Isle Maligne, ni à la rivière Saguenay », indique le ministère.

L’assemblée générale de la CLAP aura lieu le jeudi 26 avril à compter de 19 h à l’Hôtel Château Roberval.

Chasse et pêche

Des irritants à bannir

Le registre des armes à feu est un dossier dont on parle dans cette chronique depuis au moins 25 ans avec la création du registre canadien des armes à feu en 1995. La création d’un registre québécois a continué de marteler l’actualité avec les points de vue différents selon qu’on soit pour ou contre.

Le débat est usé à la corde, même si les opinions divergent, les propriétaires d’arme à feu savent très bien que ce n’est pas un registre des armes qui va empêcher des gestes de violence dans la société. Les chasseurs vont se conformer à cette norme administrative, comme il l’ont fait pour le registre fédéral en considérant cette mesure comme une simple contrainte administrative. Les chasseurs vont enregistrer leurs armes comme ils immatriculent leur automobile, leur bateau, leur motoneige, leur VTT, leur remorque ou leur roulotte.

Les chasseurs ont compris depuis longtemps que l’important est de remiser sécuritairement leurs armes, sous clé, pour empêcher qu’elles tombent entre les mains de quelqu’un d’autre. Les campagnes de prévention du suicide nous rappellent annuellement qu’un suicide sur trois commis avec une arme à feu est commis avec une arme qui n’appartient pas à la victime. C’est l’entreposage sécuritaire qui est important dans ces situations. Une arme enregistrée n’est pas plus sécuritaire si elle est mal entreposée.

Il y a cependant des limites à ne pas dépasser dans les contraintes bureaucratiques et je joins ma voix à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) qui milite pour diminuer les contraintes liées au registre des armes longues.

Le lieu

L’organisme souhaite qu’on retire l’obligation de signaler la modification du lieu où est gardée une arme à feu si elle se retrouve hors du lieu initial pendant 15 jours ou plus. Il s’agit là d’une contrainte administrative complètement ridicule et inutile. La Fédération juge que «l’obligation de signaler le déplacement d’une arme à feu pour une durée de 15 jours ou plus est simplement irréaliste puisque la période est beaucoup trop courte pour faire place à de quelconques imprévus. En outre, les propriétaires d’armes pourraient simplement oublier de faire le signalement».

Les amateurs peuvent décider de rester en forêt plus de 15 jours s’ils n’ont pas encore abattu un orignal, sans l’avoir prévu à l’avance. Il s’agit là d’une mesure sortie d’un chapeau comme on sort un lapin. J’aimerais bien connaître le fonctionnaire qui a poussé cette idée dans la gorge des législateurs pour entendre son argumentation.

Numéro de série

La FédéCP demande également qu’on permette aux propriétaires d’armes de fournir aux agents de la paix le numéro de série de l’arme plutôt que le numéro d’immatriculation d’arme à feu (NIAF). Pour l’organisme «le NIAF est un numéro supplémentaire attribué à l’arme bien qu’elle possède déjà un numéro de série, inscrit de façon permanente, et qui est demandé par le Service d’immatriculation des armes à feu du Québec (SIAF) lors du processus d’immatriculation. Ce numéro additionnel ne représente donc qu’une contrainte superflue pour le propriétaire de l’arme qui devra soit conserver sur lui, soit mémoriser un numéro qui ne sert qu’à la base de données du SIAF. Il serait beaucoup plus simple de pouvoir fournir le numéro de série à un agent de la paix», indique la FédéCP.

Le regroupement des chasseurs et des pêcheurs considère qu’il est «franchement inutile de demander la longueur du canon d’une arme pour l’enregistrement puisque de nombreuses armes peuvent posséder plus d’un canon de longueur et de calibre différents. «Utiliser cette caractéristique à des fins d’identification ne peut que causer de la confusion», indique avec justesse la FédéCP.

Un peu plus et le législateur va nous demander avec quels bois ou autre matériau est fabriquée la crosse de l’arme et la marque de son télescope. Il faudrait arrêter d’en beurrer épais pour rien, on va enregistrer nos armes, ça va coûter des millions de dollars au Québécois, ça n’empêchera pas les actes de violence, mais vous n’êtes pas obligés de nous emmerder par-dessus tout ça.

Pour ce que ça vaut, la FédéCP invite les propriétaires d’armes à feu à contacter leur député et à leur faire part des trois propositions présentées pour simplifier le registre. 

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Gratuité pour les jeunes dans les zecs

La Fédération québécoise des gestionnaires de zecs (FQGZ) permettra aux jeunes adeptes de moins de 18 ans de pêcher et de chasser gratuitement le petit gibier sur le territoire des 63 zones d’exploitation contrôlées (zecs) dès la saison 2018.

« Tous les gestionnaires de zecs ont accepté de mettre en vigueur cette mesure pour favoriser la relève. Il nous reste deux organismes à convaincre et qui sont encore en processus de réflexion », a confirmé Benjamin Lavallée, conseiller aux communications de la FQGZ, lors d’une entrevue téléphonique avec Le Progrès, vendredi.

« Cette mesure s’inscrit dans la politique familiale mise de l’avant en 2017 pour favoriser l’accessibilité des familles aux activités de chasse au petit gibier et de pêche sportive. C’est une façon aussi de lancer le 40e anniversaire de fondation des zecs.

« Nous anticipons un déclin des utilisateurs de nos territoires à partir de 2019 en lien avec le vieillissement de la population. Grâce à cette mesure, nous espérons que les jeunes vivront l’expérience de la chasse et de la pêche sur les zecs », explique Benjamin Lavallée.

Pas pour la grosse chasse

Pour 2018, les gestionnaires ciblent les activités de pêche et de chasse au petit gibier, mais n’incluent pas la chasse au gros gibier. « La petite chasse fait partie d’une démarche d’initiation à la chasse avant de pratiquer la chasse au gros gibier, mais ce n’est pas exclu que la chasse au gros gibier soit aussi offerte gratuitement aux jeunes de moins de 18 ans », indique le responsable des communications.

Pour avoir accès aux territoires des zecs gratuitement, les jeunes devront être accompagnés d’un adulte détenteur de ses droits d’accès sur le territoire. L’adulte pourra même être accompagné de plus d’un jeune lors de ses activités de chasse et de pêche.

« Il peut y avoir certaines différences d’application de la gratuité selon les territoires. Certaines zecs pourraient notamment inclurent le quota de pêche des jeunes dans celui de l’adulte qui les accompagnent. Les gens doivent donc vérifier auprès des gestionnaires de leur secteur pour connaître les détails », fait savoir Benjamin Lavallée.

Les gestionnaires de zecs ont au moins 20 ans de retard pour l’application de cette mesure. Certaines zecs plus avant-gardistes avaient déjà des règles plus souples pour accommoder les familles, mais le processus a été trop long à mettre en place dans toute la province. Ça risque d’être long avant d’intéresser les jeunes, alors qu’on a manqué le rendez-vous avec deux ou trois générations.

À mon avis, les zecs ne vont pas assez loin pour inciter la relève à s’intéresser aux loisirs cynégétiques et halieutiques. Les jeunes devraient avoir le droit de fréquenter le territoire gratuitement, même sans être accompagnés d’un adulte, et cette gratuité devrait même être accordée aux étudiants de moins de 25 ans. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais j’ai l’impression qu’on pourrait en faire plus pour la relève.

La région en avance

Pour le vice-président régional des gestionnaires de zecs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Henri Simard, cette mesure provinciale aura peu d’effet dans la région. « Ça fait 15 ans que je suis gestionnaire de la zec, et nous avions déjà des forfaits familiaux. Les dix zecs du Saguenay–Lac-Saint-Jean offrent déjà des gratuités pour les moins de 18 ans », fait savoir celui qui est également président de la Zec L’Anse-Saint-Jean.

« Le défi des zecs pour attirer les jeunes est de diversifier les offres d’activités sur nos territoires. Des études auprès de la clientèle, réalisées par la Sépaq, démontrent que sur une semaine d’activités en nature, les jeunes consacrent à peine quatre heures à la pêche. Pour les attirer sur nos territoires, nous devons offrir des sentiers de randonnée pédestre ou des activités de canot-camping », fait savoir le gestionnaire.

Proposition du PQ

La semaine dernière, la vice-chef du Parti québécois et porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Véronique Hivon, le porte-parole en matière de forêts, de faune et de parcs, Sylvain Roy, et le porte-parole en matière de développement des régions de l’opposition officielle, Sylvain Gaudreault, ont dévoilé une série de propositions pour permettre aux Québécois de se réapproprier le secteur faunique et pour encourager la relève.

Un Parti québécois au pouvoir rendrait gratuit le permis d’initiation à la chasse pour tous, ainsi que le permis de pêche pour les moins de 18 ans, en plus de diminuer de 20 % le prix du permis de pêche. C’est une belle promesse, mais ça ne va pas assez loin, là aussi. On devrait inclure les étudiants de moins de 25 ans.

Chasse pour non-résidants

Par ailleurs, l’annonce récente du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, voulant que les chasseurs non résidants du Québec doivent utiliser les services d’une pourvoirie à droits exclusifs, d’une réserve faunique ou d’une zone d’exploitation contrôlée (zec) pour venir chasser l’orignal sur nos territoires divise les différents organismes de la faune.

Les pourvoyeurs, les zecs et la Sépaq se réjouissent de cette nouvelle alors que la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) dénonce cet encadrement qui n’est, selon l’organisme, « que de la poudre aux yeux et une manœuvre pour favoriser quelques entreprises. Au bout du compte, cette décision aura comme effet de priver des Québécois de chasser avec des amis étrangers et de gruger un peu plus dans l’économie globale du secteur».

Cette obligation ne s’appliquera pas cependant aux non résidants qui chassent l’orignal au Québec en compagnie d’un membre de sa famille immédiate qui est résidant du Québec, au personnel consulaire et diplomatique, ou encore aux personnes à l’emploi de la GRC ou des Forces armées canadiennes.

C’est dommage pour ceux qui ont des amis à l’étranger et qui pouvaient les inviter à chasser sur le territoire libre en leur compagnie, un fait que la FédéCP a d’ailleurs soulevé dans un communiqué dénonçant cette nouvelle règle. « La résultante de cette décision sera que des non-résidants qui venaient chasser l’orignal avec des amis sur les terres publiques du Québec cesseront tout simplement de venir chasser chez nous. Cela ne changera rien, globalement, à la disponibilité du territoire pour les Québécois, mais privera des citoyens du plaisir qu’ils avaient de partager de bons moments avec des amis non résidants. Cela diminuera également l’apport économique d’argent frais provenant de l’étranger. »

Chasse et pêche

Un dernier mandat pour Gilles Brassard

CHRONIQUE / Le président régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs (FDCP), Gilles Brassard, terminera un dernier mandat au sein de l’organisme après 40 ans d’implication bénévole. Il en fera l’annonce samedi, lors du congrès annuel du rassemblement de chasseurs et pêcheurs, qui se déroule aujourd’hui au Motel Cascades d’Alma.

«Le monde de la chasse et de la pêche a considérablement évolué en 40 ans. Nous avons vécu la fin des clubs privés et l’évolution des mentalités. On se souviendra des parades de panaches sur les capots des véhicules à Dolbeau, on ne pourrait plus faire ça aujourd’hui. On m’a raconté que les chasseurs du Club Carcajou à Alma prenaient des paris à l’ouverture de la chasse et que les chasseurs qui revenaient bredouilles devaient se promener en pyjama dans les rues d’Alma avec leur carabine autour de la taille», se rappelle celui qui s’est impliqué dans tous les dossiers de la faune régionale.

«Nous avons participé au plan de gestion de l’orignal qui est un succès aujourd’hui, comme en témoignent les résultats de chasse chaque année. Nous avons participé à l’élaboration de la première aire faunique communautaire avec la Corporation LACtivité pêche au lac Saint-Jean, nous avons été présents dans les débats sur les registres d’armes à feu, nous avons favorisé les activités pour la relève et pris en charge la formation des chasseurs avec les cours pour l’obtention du certificat du chasseur», résume le président lors d’une entrevue téléphonique en prévision du congrès annuel.

Emblème animalier

Gilles Brassard et son complice de la première heure, Marcel Simard, ont milité au sein de la fédération provinciale pour faire avancer les dossiers fauniques en plus de mobiliser les forces régionales durant ces 40 dernières années. J’ai personnellement siégé avec Gilles Brassard au comité pour faire de la ouananiche l’emblème animalier régional. En avril, on célébrera d’ailleurs le 30e anniversaire de la reconnaissance de ce saumon d’eau douce comme emblème. Je vais revenir sur le sujet dans quelques semaines.

Le congrès de samedi comporte d’ailleurs de nombreux sujets de discussion pour les représentants des 20 associations de chasseurs et pêcheurs de la région qui participent à l’événement. La Coalition de la gestion du bar rayé qui regroupe 11 organismes, la création d’une aire faunique communautaire sur la rivière Saguenay, la fermeture de la chasse au caribou migrateur et la mise en ligne d’une version du cours d’initiation à la chasse avec arc et arbalète (ICAA) à partir de 2021, suivi en 2023 par le cours ICAF (initiation à la chasse avec arme à feu), feront entre autres partie des discussions. 

«La fermeture de la chasse sportive au caribou migrateur le 1er février démontre un éminent manque de leadership dans la mise en valeur de cette ressource. Selon nous, d’importantes influences politiques ont orienté cette décision; le gouvernement réserve-t-il le Nord aux autochtones ?» s’interroge l’organisme dans le document de présentation.