Chasse et pêche

Les poissons du Saguenay en retard

CHRONIQUE / Les poissons du Saguenay accusent un retard dans leur migration. Les pêcheurs n’ont pas encore vu de bars rayés, alors qu’ils entrent dans le fjord à la mi-juin d’habitude, et il en va de même pour le saumon, qui ne risque pas de fracasser des records de montée migratoire cet été.

Les rivières à saumon avaient hâte que la canicule prenne un peu de répit. La fraîcheur a permis aux poissons de se pointer le nez dans les rivières, mais pas en aussi grand nombre que les gestionnaires espéraient. On parle encore de retard dans les migrations, et non pas d’absence de saumons dans les rivières.

Chasse et pêche

Il faut des connaissances pour gérer

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / «L’acquisition de connaissances et la collecte de données sont essentielles pour assurer une gestion responsable des activités de pêche.» C’est Marcel Simard, du chapitre régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, qui me tenait ces propos, cette semaine, lors de la rencontre de presse dévoilant la programmation de la Fête de la chasse qui se tiendra à Saguenay au mois d’août.

Marcel Simard est un vieux pionnier de la chasse et de la pêche dans la région et il a livré plusieurs combats au cours de sa carrière de bénévole. «Prend par exemple la Corporation LACtivité pêche (CLAP) au lac Saint-Jean, c’est grâce à une structuration du territoire et la contribution des pêcheurs que nous avons pu financer des recherches sur la ouananiche et l’éperlan pour ensuite prendre des mesures de gestion comme l’aménagement des frayères, l’ouverture de la pêche en rivière, l’augmentation des quotas et une ouverture hâtive», rappelle celui qui travaille présentement pour l’instauration d’une aire faunique communautaire pour la rivière Saguenay.

Sports

Jamais sans ma « flotte »!

CHRONIQUE / En canot, en kayak ou à bord d’une chaloupe, je porte toujours ma veste de flottaison individuelle (VFI). Dans mon bateau de pêche, sur le lac Saint-Jean, en début de saison et quand le lac est agité, je la porte toujours aussi. Mais, des fois, l’été, quand le lac est comme un miroir et que le mercure marque 30 degrés Celcius, j’ai le réflexe de m’asseoir dessus en l’accrochant après mon pantalon avec un mousqueton.

Heureusement, il y a ma blonde et des amis sur le rivage qui vont me crier : « Mets ta flotte ! » Ce que je fais.

CHASSE ET PÊCHE

Un quai pour la pêche à gué

CHRONIQUE / Il arrive régulièrement que les gens m’interpellent en me demandant où ils pourraient aller pêcher la truite, facilement, à gué, sur le bord d’un lac pas très loin. Je suis toujours un peu embêté, car sans embarcation, ce n’est pas évident.

La zec Martin-Valin offre une solution très intéressante pour les pêcheurs. L’organisme a inauguré, mercredi dernier, un site de pêche à gué avec un sentier accessible pour les personnes à mobilité réduite, les familles et les pêcheurs sportifs en général sur les rives du lac Guimond.

Chasse et pêche

Bel avenir pour les saumons du fjord

CHRONIQUE CHASSE ET PÊCHE / Des jours meilleurs s’annoncent pour les populations de saumons atlantiques des quatre rivières du fjord et pour l’ensemble de l’Amérique du Nord. Les pêcheurs commerciaux du Groenland et des îles Féroé ont accepté une interdiction de pêche du saumon pour les 12 prochaines années, ce qui devrait permettre une augmentation de la population des saumons dans nos rivières.

«C’est une excellente nouvelle. Les pêcheurs commerciaux capturaient pas moins de 50 000 tonnes de saumons par année, ce qui représente environ 5000 à 6000 poissons qui seront épargnés et qui vont retourner dans les 26 rivières du Québec. Ça pourrait représenter de 25 à 50 saumons de plus pour les rivières du fjord dès 2019», fait valoir le président régional de la Fédération québécoise du saumon atlantique, Pierre Tremblay.

Chasse et pêche

«J’en ai une!»

Les jeunes l’ont appris à la dure vendredi après-midi sur les rives de la rivière Ha ! Ha ! à La Baie pour leur initiation à la pêche sportive dans le cadre de la Fête de la pêche, une activité qui se déroule à la grandeur du Québec les 8, 9 et 10 juin.

Ils étaient environ 80 élèves provenant de trois écoles primaires de La Baie et entassés sur le bord de la rivière à effectuer leur lancer dans des conditions pas faciles. Collés l’un sur l’autre, prenant garde de ne pas accrocher l’oreille de leur voisin ou l’arbre derrière, ils lançaient leur leurre dans le courant de la rivière jonchée de roches. Les leurres s’accrochaient souvent au fond, et les lignes s’entremêlaient.

Chasse et pêche

Un tournoi de pêche pour financer une fosse à saumons accessible

Le public pourra pêcher pour une bonne cause le samedi 4 août prochain. Contact Nature Rivière-à-Mars tiendra la troisième édition de son tournoi de pêche à la mouche 100 % remise à l’eau dont les profits serviront cette année à financer l’aménagement d’une fosse à saumons accessible aux personnes à mobilité réduite.

« L’accessibilité à la pêche pour tous est une priorité pour nous. Avec le vieillissement de la population, nous avons eu l’idée d’aménager sur le bord de la Rivière-à-Mars une fosse accessible aux personnes à mobilité réduite. Nous tenons à ce que tous puissent profiter de la rivière », explique Pierre Tremblay, vice-président régional de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique et administrateur de Contact Nature Rivière-à-Mars. 

Suzanne Beaudet et Louise Laparé de l’émission Elles pêchent assureront la présidence d’honneur de l’événement. Les organisateurs du tournoi affirment que les deux pêcheuses ont été séduites par l’idée d’aménager une fosse accessible pour les personnes à mobilité réduite et sont très fières de pouvoir contribuer à cette belle cause. 

Les pêcheurs peuvent s’inscrire au tournoi dès aujourd’hui, en téléphonant au 418 697-5458.

Chasse et pêche

Ouananiche: l’histoire d’un emblème animalier

CHRONIQUE / La saison de pêche à la ouananiche s’est amorcé le vendredi 11 mai dans les eaux du lac Saint-Jean. Je profite de cette fin de semaine d‘ouverture pour rappeler que ça fait 30 ans cette année (le 21 avril 1988) que la ouananiche a été reconnue par l’Assemblée nationale du Québec comme l’emblème animalier du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il est fort probable que les Montagnais (Pekuakamiulnuatsh) de Mashteuiatsh la pêchaient déjà, il y a 5000 ans dans ce qui était le Pekuakami, avant la construction des barrages. Mais c’est au milieu des années 1880 que l’homme d’affaires américain, Horace Jansen Beemer, a fait de la pêche à la ouananiche un produit touristique haut de gamme au lac Saint-Jean.

Chasse et pêche

Mise à jour des connaissances du bar rayé

CHRONIQUE / Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) vient de publier une mise à jour des connaissances sur la répartition du bar rayé, des informations à jour dont certaines n’ont pas encore été publiées par les chercheurs et les biologistes.

Il faut une délimitation claire des territoires occupés par les deux populations de bar rayé (fleuve, introduit en 2002, interdit à la pêche; sud du golfe, Miramichi, permise à la pêche) présentes au Québec pour appliquer des mesures de gestion appropriées.

Il existe présentement deux façons d’identifier la provenance des bars rayés qui se pointent dans le Saguenay en période estivale. Il y a les données de suivi par télémétrie et des données d’assignation populationnelle par analyse de la chimie des otolithes (petits os de l’oreille interne des poissons) qui sont réalisées par l’équipe du Dr Pascal Sirois de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

C’est d’ailleurs grâce aux travaux sur les otolithes à l’UQAC que le MFFP a pris la décision d’élargir la zone de pêche au bar rayé dans le fleuve Saint-Laurent, du côté nord de la Gaspésie, et d’une partie de la rive sud du Bas-Saint-Laurent, jusqu’à une ligne imaginaire traversant le fleuve à la hauteur de Forestville et Mont-Joli.

En majorité de la Miramichi

La mise à jour des données indique qu’en 2017, une étude visant à identifier la population d’origine des individus fréquentant la zone d’incertitude dans le fleuve a été menée en utilisant la composition chimique des otolithes (Sirois et coll. 2018, données non publiées). Au cours de cette étude, 360 spécimens ont été capturés.

Les résultats indiquent qu’en 2017, seulement 1,6 % des bars rayés échantillonnés provenaient de la population du fleuve Saint-Laurent, alors que 98,4 % provenaient de la population du sud du golfe du Saint-Laurent (Sirois et collaborateurs, 2018, données non publiées).

Les études de l’équipe de Pascal Sirois de l’UQAC démontrent également que les otolithes des 29 bars rayés étudiés en 2017 dans la région du Saguenay ont été assignés à la population du sud du golfe. 

«Comme l’indiquent les données de télémétrie et de chimie des otolithes, la population du sud du golfe a été particulièrement présente dans l’estuaire maritime et dans la région nord du golfe du Saint-Laurent en 2017. Ceci s’expliquerait en partie par une augmentation importante de l’abondance de cette population (le ministère Pêches et Océans Canada estime à un million de bars rayés la population de la Miramichi), mais probablement aussi par des changements importants des conditions océanographiques (Galbraith et coll., en prép.) qui influencent à leur tour la répartition des proies (Kleisner et coll. 2017; Selden et coll. 2018)», indique la mise à jour du ministère.

Saguenay: analyse de 300 spécimens 

«L’an dernier, nous avons analysé les otolithes de 29 bars rayés dans le Saguenay étant donné les restrictions à l’égard de la protection de l’espèce. Ce fut quand même une surprise de constater que les spécimens provenaient de la population du sud du golfe. Cet été nous allons analyser 300 spécimens dans le Saguenay pour évaluer avec plus de précision la provenance de la population, des informations qui permettront au MFFP de prendre des décisions quant à l’exploitation de ces populations», informe le chercheur.

La collecte de données cet été sera déterminante pour une éventuelle ouverture de la pêche dans la rivière Saguenay. «Les données télémétriques et les analyses de la chimie des otolithes vont nous permettre de déterminer quelle proportion des bars du Saguenay provient du fleuve et du sud du golfe», fait valoir Pascal Sirois qui espère pouvoir répondre à ces questions l’an prochain vers la même date.

S’il est démontré que la très grande majorité des bars du Saguenay proviennent du sud du golfe, ça fait naître l’espoir de l’ouverture d’une saison de pêche au bar dans le fjord à court terme.

Chasse et pêche

Ouverture de la pêche: sur la glace, sous le soleil

CHRONIQUE / La pire des journées de pêche sera toujours plus agréable que la plus belle journée de travail, dit l’adage. C’est probablement ce que s’est dit François Girard, de La Baie, qui avait pris congé pour profiter de la journée d’ouverture de la pêche à l’omble de fontaine, vendredi, sur la rivière Chicoutimi, au pied du barrage du Portage-des-Roches à Laterrière. Il connaît bien la rivière et assure y capturer une vingtaine de ouananiches par été.

Traditionnellement, la saison de pêche débute le dernier vendredi d’avril dans la zone 28, qui regroupe l’ensemble des territoires de pêche du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il y avait moins de pêcheurs que par les années passées sur la rivière Chicoutimi, où j’ai compté six embarcations seulement qui naviguaient sur l’eau au pied du barrage. Avec les six pêcheurs à gué que j’ai rencontré, ça fait moins de 20 pêcheurs qui ont célébré l’ouverture vendredi matin.

Pourtant, le soleil était au rendez-vous avec un beau 12 degrés Celsius. La pêche n’était pas excellente, selon les pêcheurs à qui j’ai parlé. « Je suis arrivé à 5 h 30 ce matin et je n’ai rien pris. Les deux autres pêcheurs au pied des chutes n’ont rien fait non plus et je n’ai pas vu grand-chose bouger à bord des embarcations », a résumé Tommy Hudon, 19 ans. Originaire de Sainte-Jeanne-d’Arc au Lac-Saint-Jean, notre jeune pêcheur habitué au doré sur le lac Saint-Jean en était à sa première visite sur la rivière Chicoutimi. Il demeure depuis peu à Chicoutimi pour ses études et il a choisi cet endroit non loin de son lieu de résidence pour la journée d’ouverture.

À Falardeau

Les pêcheurs sur glace dans le secteur de Falardeau ont eu plus de chance. Le printemps tardif a facilité l’accès aux plans d’eau périurbain avec leur épais couvert de glace. Les adeptes ont pu facilement accéder à pied au centre des lacs pour y percer des trous et laisser dormir leur ligne tout au fond.

La qualité de pêche est toujours bonne en début de saison sur ces plans d’eau pour l’omble de fontaine. Les pêcheurs ont capturé de belles truites mouchetées de plus de 30 cm (12 pouces). « La pêche a été bonne tôt ce matin, depuis 10 h, c’est tombé plus tranquille » ont commenté les frères Lucien et Claude Desbiens, deux Baieriverains qui se sont installés en compagnie d’une douzaine d’autres pêcheurs, sur les glaces d’un petit lac, le long de la route principale. « Ça fait au moins 15 ans qu’on vient faire l’ouverture de la saison de pêche ici quand les glaces nous permettent l’accès », font savoir les deux frères qui taquinent la truite de mer tout l’été dans le Saguenay, plus précisément dans le secteur du rang Saint-Martin.

Le couvert de neige commençait à défoncer sous les chauds rayons du soleil en fin d’avant-midi. J’ai rencontré Manon et Alain Claveau de Saint-Léonard dans le secteur de Shipshaw à leur sortie du lac. Le retour était difficile alors qu’à chaque pas, les pieds s’enfonçaient dans la neige jusqu’aux genoux.

Ils ont quand même pris le temps de poser pour une photo dans le sentier de neige qui sépare la route principale de la rive du lac. « La glace commence à fondre sur les bords, mais on peut encore embarquer facilement sur les glaces », a commenté la pêcheuse qui avait l’intention de cuisiner les truites pour le souper.

Du lac à la table

L’ouverture de la saison de pêche permet en effet aux amateurs, à qui la chance a souri, de manger leur premier repas de truites fraîches de la saison. Avoir la chance de cuisiner un omble de fontaine qui passe directement du lac à l’assiette en l’espace de quelques heures est un privilège que peu de gens peuvent revendiquer.

Avoir la possibilité, à moins d’une heure de sa maison, de pêcher l’omble fait partie de la qualité de vie pour les amateurs qui vivent au paradis de la pêche. Les amateurs de pêche à la ouananiche au lac Saint-Jean devront attendre au vendredi 11 mai pour taquiner la ouananiche, l’emblème animalier régional, alors que la pêche au doré débutera le 25 mai. Pour les territoires comme les zecs et les réserves fauniques, il faut consulter les sites Internet pour connaître les détails de chaque territoire.

On estime à environ 70 000 le nombre de pêcheurs dans la région qui compte deux réserves fauniques, dix zecs de chasse et pêche, quatre rivières à saumon, un fjord, plus de 20 pourvoiries à droits exclusifs, quatre parcs nationaux et fédéraux, une aire faunique communautaire et plus de 150 terrains de piégeage enregistrés à bail exclusif. Selon des chiffres fournis par la CRÉ en 2011, environ 75 000 km2 seraient disponibles pour la pratique libre des activités de prélèvement faunique alors que seulement 28 000 km2 seraient réellement accessibles.

Au niveau des retombées économiques des activités fauniques, on dit que la pêche accapare plus de 66 % des revenus générés par ce type d’activité dans la région.