Chasse et pêche

Des conditions de glace différentes au lac Kénogami

CHRONIQUE / Les propriétaires de cabanes à pêche du lac Kénogami devront composer avec les mêmes exigences que les villages de pêche blanche de la baie des Ha ! Ha ! en ce qui concerne l’épaisseur de la glace et la dimension des cabanes pour la prochaine saison de pêche sous la glace. Les bénévoles responsables de cette activité se montrent cependant inquiets et se demandent comment ils pourront contrôler l’embarquement modulé lors de la journée d’ouverture de la saison de pêche hivernale.

« On se sent abandonné par la Ville. Notre organisme compte seulement cinq bénévoles pour 150 cabanes à pêche et on se demande comment on va pouvoir coordonner l’embarquement avec la charte de grandeur imposée par la Ville », se questionne Jessica Verret, président de l’Association de pêche blanche du lac Kénogami.

La bénévole du lac Kénogami a l’impression que la Ville met tous ses efforts à La Baie et néglige son secteur. « Il y eut une rencontre d’information pour La Baie et en aucun cas on n’a fait mention du lac Kénogami. J’ai demandé à la Ville la possibilité d’embarquer tout le monde en même temps à 15 pouces de glace au lieu de procéder à un embarquement progressif à partir de 12 pouces. Nous n’avons pas les mêmes ressources humaines qu’à La Baie. Nous ne sommes que cinq bénévoles. La saison n’est pas encore commencée que nous sommes déjà à bout de souffle », déplore Jessica Verret.

« Avec les nouveaux règlements sur l’épaisseur de la glace, on ne pourra même pas installer la cabane d’accueil de l’Association sur le site parce qu’elle mesure 8 X 16 (il faudra 15 pouces de glace pour cette cabane). Ce ne sont pas les employés d’un organisme qui gèrent l’embarquement chez nous », met en évidence la bénévole qui réclame un peu plus d’équité entre les deux villages de pêche sur glace.

Selon les données de l’organisme bénévole, environ 40 % des cabanes pourront embarquer avec 12 pouces de glaces. Il faut s’attendre à un peu d’impatience de la part des autres propriétaires de cabanes, les 60 % qui devront attendre leur épaisseur de glace. « Nous sommes prêts à respecter les règles de sécurité imposées par la Ville, mais les amateurs peuvent embarquer de partout sur le lac Kénogami, je ne sais pas comment on va gérer l’ouverture de la saison », indique la responsable qui ne veut pas passer des semaines à subir l’insatisfaction des propriétaires de cabane à pêche. « Je crains que ça devienne ingérable pour nos bénévoles », fait valoir Jessica Verret.

Les gestionnaires du lac Kénogami aimeraient avoir plus d’aide de la Ville pour le glaçage des ponts de glace, l’installation de toilettes ou pour glacer la patinoire, par exemple. « La Ville supporte notre activité en nous fournissant un site d’entreposage pour les cabanes, en réalisant des plans d’urbanisme pour l’aménagement des cabanes, mais on aimerait qu’on considère les réalités de notre site de pêche qui n’a pas de marée, pas de chenail et pas d’eau salée », indique la bénévole.

Actualités

Pêche blanche: la prévente populaire malgré les inquiétudes

Malgré les nouvelles réglementations qui risquent d’en affecter plus d’un, la prévente des emplacements du site de pêche blanche a connu un certain succès, samedi. Environ 200 emplacements ont été réservés sur le site de Grande-Baie.

Une cinquantaine de personnes attendaient l’ouverture des portes à 4h, tôt samedi matin. Pire encore, une douzaine d’adeptes font la file depuis mercredi pour réserver leur emplacement pour les sites de l’Anse-à-Benjamin et l’Anse-à-Philippe! Ils pourront le faire dès dimanche matin, 8h.

Pour en revenir à la journée de samedi, le directeur général de Contact Nature Rivière-à-Mars, Marc-André Galbrand, reconnaissait que les inquiétudes ont poussé certaines personnes à attendre avant de réserver leur emplacement.

Rappelons qu’en raison de nouvelles réglementations, les propriétaires des cabanes plus imposantes devront attendre que les glaces soient plus épaisses avant de procéder à l’embarquement. Si les plus petites cabanes pourront accéder aux sites sur une glace de 12 pouces d’épaisseur, les plus grosses devront attendre que le couvert glacé atteigne 13, 15 ou même 18 pouces dans certains cas.

De plus, le nombre de stationnements a été réduit cette année, ce qui complique la tâche des pêcheurs qui se partagent une cabane.

«On voyait qu’il y avait beaucoup de questionnements et de préoccupations quant à savoir comment va s’appliquer la nouvelle réglementation, a exprimé Marc-André Galbrand au bout du fil. Les gens ont encore espoir qu’il va y avoir des accommodements ou encore des possibilités de modifications et d’assouplissement des règlements.»

M. Galbrand a indiqué que l’an dernier, les 15 pouces d’épaisseur avaient été atteints au milieu du mois de février. Le nouveau règlement pour les cabanes plus lourdes vient donc, inévitablement, réduire la durée de la saison pour leurs propriétaires.


Chasse et pêche

Des amendes plus salées pour pénaliser les braconniers

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, a l’intention de mettre plus de mordant dans la loi sur la conservation de la faune en augmentant la plupart des amendes pour les infractions majeures à l’égard de la faune pour pénaliser davantage les braconniers.

« On sait que la très grande majorité des chasseurs, pêcheurs ou trappeurs pratiquent leurs activités en respectant la faune, ses habitats et les règlements. Ce ne sont pas eux qu’on vise avec le nouveau projet de loi, mais les braconniers qui sont de plus en plus structurés, organisés et qui utilisent de nouvelles technologies pour commettre leurs méfaits envers la faune », a indiqué le ministre vendredi lors d’une entrevue téléphonique.

Le ministre a en effet présenté un projet de loi vendredi à l’Assemblée nationale pour augmenter la capacité du gouvernement à intervenir contre le braconnage, à agir plus efficacement pour protéger la faune et ses habitats et moderniser les façons de faire pour faciliter le travail des agents de la faune.

« On veut mettre plus d’équité et de justice dans le système », a déclaré le député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue. En plus de hausser les amandes lorsque la culpabilité est reconnue, le projet de loi veut faire passer de deux à trois ans le délai de prescription applicable à une poursuite et permettre qu’une peine d’emprisonnement soit imposée dès la première déclaration de culpabilité dans le cas des infractions les plus graves.

Les modifications à la loi visent également à interdire les appareils de vision nocturne ou d’imagerie thermique pour la chasse au gros gibier et l’utilisation d’aéronef pour le repérage de gibier. De nouveaux pouvoirs seront accordés aux agents de protection de la faune en leur permettant de demander à un juge l’autorisation d’enquêter sur des terres privées en réalisant des enregistrements sonores ou visuels, ou en utilisant un dispositif de repérage par système de localisation GPS.

Loi pour les braconniers

Le projet de loi doit être adopté, après consultation, avant les prochaines élections et nous verrons dans l’application des règlements si la hausse des amendes ne concerne que les infractions graves. Il serait en effet mal vu par les chasseurs que le coût des amendes monte en flèche pour des infractions techniques sans conséquence pour la faune et ses habitats. Par exemple, le chasseur ou le pêcheur qui ne porte pas sur lui son permis de chasse ou de pêche, celui dont le sac à dos couvre une partie de son dossard ou celui dont l’étui pour le transport d’arme à feu, en dehors des périodes de chasse, n‘est pas fermé complètement.

Les chasseurs sont d’accord quand le ministre met des efforts pour traquer les braconniers, mais se montrent impatients quand il ajoute d’autres irritants, à la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

« On ne sait pas s’il y a une recrudescence de braconnage, mais on sait que les réseaux de braconniers sont mieux organisés. On constate qu’il y a plusieurs dossiers de revente de viande sauvage », indique le ministre. C’est un fait que la viande de gibier, considérée comme de la viande bio, est de plus en plus en demande sur le marché des braconniers et que ces derniers trouvent preneurs plus facilement.

« Il y aura une grille d’amendes d’établie en collaboration avec le ministère de la Justice et dans la réglementation il y aura des amendes aussi pour les acheteurs », a fait valoir le ministre Blanchette.

Le ministre a aussi confirmé en entrevue que son objectif est d’augmenter le nombre d’agents de protection de la faune. « On vient d’investir 25 millions $ dans la protection de la faune et l’argent n’a pas été complètement dépensé, il reste donc une marge de manoeuvre pour l’an prochain. Présentement on forme deux cohortes d’agents de protection de la faune.» La première partie de leur formation se fait au Collège d’Alma et l’aspect plus pratique de leur formation se déroule au Centre de formation et de perfectionnement de la protection de la faune à Duchesnay.

Chasse et pêche

Un village de pêche à repenser

CHRONIQUE / Les propriétaires de cabanes à pêche sur les glaces de la baie des Ha ! Ha ! digèrent doucement les nouvelles règles d’embarquement et de gestion des deux villages de pêche blanche que les fonctionnaires de la Ville de Saguenay ont rendues publiques mardi devant une foule de 300 propriétaires de cabane.

Pour favoriser les pêcheurs et permettre un embarquement plus hâtif en fonction du poids des cabanes, la Ville a pesé 130 cabanes l’hiver dernier pour établir une charte estimant un poids moyen en fonction de la dimension des cabanes. Ainsi, les propriétaires de cabanes plus petites pourront embarquer plus hâtivement sur les glaces dès que l’épaisseur aura atteint 12 pouces (30 cm).

C’est un bel effort de la Ville, mais la dimension des cabanes n‘est pas la bonne façon de procéder. L’enjeu, c’est le poids. Il faut donc rapidement que la Ville accrédite une entreprise spécialisée pour peser les cabanes des pêcheurs afin de leur remettre un certificat d’enregistrement confirmant le poids exact de leur cabane pour déterminer les conditions d’embarquement.

La démarche est injuste, car une cabane de 10 X 10 (100 pi2 ou 9,3 m2) peut être plus lourde qu’une cabane de 10 X 12 (120 pi2 ou 11,1 m2) selon le modèle et les matériaux utilisés lors de la construction. La cabane plus grande, mais moins lourde devra attendre 14 pouces de glace pour embarquer alors que la plus petite cabane plus lourde pourra embarquer avec 12 pouces de glace. La charte de poids de la Ville ne fonctionne pas et crée trop d’injustice, il suffit de lire les réactions sur les réseaux sociaux pour deviner la grogne des amateurs.

Saguenay s’est d’ailleurs engagée à trouver une entreprise ou une façon de procéder pour que les propriétaires de cabane puissent obtenir un certificat de poids de leur cabane pour avoir une donnée réelle. L’utilisation d’un chariot élévateur pourrait être une solution simple cet hiver pour peser toutes les cabanes qui seront installées sur les glaces. Une fois que la cabane est à sa place, le conducteur du chariot élévateur pourrait soulever la cabane de quelques pouces et enregistrer le poids pour l’indiquer officiellement sur un certificat.

Cette démarche permettrait ensuite aux propriétaires de cabane d’effectuer des changements pour alléger leur cabane si elle dépasse le poids recommandé de 4807 livres (2182 kg) qui permet d’entrer au village avec une glace de 12 pouces (30 cm).

Sécurité d’abord

Les nouvelles règles mises en place par la Ville n’ont pas pour but d’embêter les propriétaires de cabane, mais de diminuer le poids du village à 12 pouces de glaces. Si on avait des hivers de plus en plus froids et que chaque mois de janvier on avait 18 à 20 pouces de glace, ça ne serait pas un problème, mais depuis 20 ans, selon les données de la Ville, on perd une demi-journée de pêche par année. Le climat va se réchauffer de plus en plus et il sera de plus en plus fréquent de composer avec un couvert de glace à épaisseur variable.

Toujours pour réduire le poids sur le couvert de glace, la Ville a pris la décision de limiter aussi le nombre de véhicules dans les deux villages de pêche. Chaque propriétaire de cabane aura droit à une vignette saisonnière pour sa voiture dans les secteurs de Grande-Baie et de l’Anse-à-Benjamin. « Il sera possible d’obtenir une deuxième vignette, mais pour le poisson de fond seulement. La vignette saisonnière ne donnera accès qu’au village où le propriétaire aura loué son emplacement. Également, ces vignettes ne seront disponibles que pour les gens qui installeront une cabane », indique la Ville dans un communiqué.

Nombre de voitures limité

La mesure la plus restrictive en ce qui concerne les automobiles, c’est le nombre limité de vignettes journalières émises pour les véhicules. Le secteur Grande-Baie émettra 112 vignettes quotidiennes et l’Anse-à-Benjamin en émettra 92 pour accéder à différents stationnements répartis dans les villages. Ça risque de coincer les fins de semaine alors que les propriétaires de cabanes reçoivent la visite des amis et de la parenté et qu’il y a de nombreux touristes. Ça n’a pas de sens, la pêche blanche sur le fjord a fait l’objet de reportage dans le National Geographic et de nombreux médias dans le monde et là on va refouler le monde sur les glaces. Il va falloir penser autrement pour développer ce volet touristique.

La Ville va devoir aussi accommoder les pourvoyeurs. Pêche blanche du fjord possède 32 cabanes pour offrir en location, il me semble que cette entreprise devrait avoir l’opportunité d’embarquer ses cabanes en premier pour les regrouper dans un même secteur. Le propriétaire Luc Lavoie est en pourparlers, car les nouvelles règles d’embarquement vont compliquer les choses pour lui. « Il faut absolument que j’embarque en janvier, sinon ça va compromettre la rentabilité de mon entreprise », a-t-il dit lors d’une conversation téléphonique.

Le conseiller municipal nouvellement élu à La Baie, Martin Harvey, responsable politique du dossier pêche blanche, se montre cependant rassurant. « On va tout faire pour faciliter l’embarquement des cabanes et accorder le plus de monde possible. On regarde pour l’arrosage des glaces, on regarde aussi comment on pourrait peser les cabanes pour éviter les injustices pour ceux qui ont des cabanes moins lourdes et on regarde aussi si on pourrait agrandir les stationnements pour accueillir plus d’automobiles tout en respectant les normes de sécurité », a fait valoir le conseiller municipal qui comprend très bien l’insatisfaction des amateurs de pêche blanche. « Je viens d’arriver dans le dossier et on va voir si on peut faire autrement », dit-il.

Chasse et pêche

Une industrie sous-exploitée

CHRONIQUE / Le porte-parole de l’opposition officielle responsable des Forêts, la Faune et les Parcs à l’Assemblée nationale, Sylvain Roy, député du Parti québécois dans Bonaventure en Gaspésie, était de passage dans la région cette semaine dans le cadre d’une tournée provinciale pour prendre le pouls de la population et des amateurs de chasse et pêche en matière de gestion de la faune, en vue des prochaines élections provinciales.

Quand je l’ai rencontré dans les bureaux du Progrès jeudi, il avait déjà fait le tour de sept régions du Québec.

«Ce que je constate, sur le terrain, c’est que les activités de chasse et de pêche ne sont pas considérées comme des activités économiques par le gouvernement. Les secteurs de la faune sont laissés de côté comparativement aux activités forestières et minières par exemple», a lancé le député qui est lui-même un chasseur et un pêcheur.

Pour Sylvain Roy, l’augmentation des baux de villégiatures en forêt est démesurée. «Dans mon coin, ça va coûter 3000 $ par année pour avoir un camp de pêche, pas d’eau, pas d’électricité, c’est trop coûteux, les gens vont délaisser ces activités», présume le politicien.

Le député de Bonaventure trace un portrait assez sombre de l’industrie de la chasse et de la pêche au Québec. «Les zecs sont abandonnées par le ministère en terme de développement et leurs réseaux routiers sont en mauvais états. L’augmentation du prix des permis de chasse et pêche n’a pas été réinvestie dans le domaine de la faune, on aurait dû réinvestir au moins cinq millions $ et cela c’est sans compter que les agents de protection de la faune sont confinés dans leur bureau à faire des tâches administratives. Ils ont la consigne de ne pas dépenser d’argent et d’utiliser le moins possible les équipements», dénonce Sylvain Roy.

Chasse au caribou dans les pourvoiries

Le député de Bonaventure a fait une sortie en conférence de presse le mois dernier en compagnie de la fédération des pourvoiries du Québec et de Jean Tremblay, propriétaire d’Air Saguenay dans le dossier de la chasse au Caribou dans le nord du Québec. «Nous avons lancé un cri d’alarme au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, comme quoi la survie de ces entreprises était en danger, mais rien n’a été fait depuis ce temps», déplore le député d’opposition.

Il  fait le tour de plusieurs dossiers, dont la présence du bar rayé dans le Saguenay. «Nous avons permis la pêche du bar rayé en Gaspésie, les pêcheurs peuvent en conserver deux. Des pressions devraient être faites pour financer les recherches afin de permettre de pêcher le bar rayé le plus rapidement possible dans le Saguenay si la ressource le permet», dit-il.

Sylvain Roy se dit également favorable à la mise en place d‘une aire faunique communautaire pour gérer les activités de pêche sur le Saguenay. «Ce qu’on entend sur le terrain c’est que les organismes de la faune disent ne pas avoir d’écoute auprès du ministère pour les dossiers qui les concernent».

Le député péquiste n’est pas d’accord avec l’interdiction de l’utilisation des poissons-appâts. «Il aurait fallu certifier des entreprises avec des normes de traçabilité, au lieu d’interdire l’utilisation. La gestion par précaution témoigne du manque de connaissance de la part des gestionnaires», dit-il.

Sylvain Roy considère également que le ministère vit à l’âge de pierre sur le plan de l’informatisation. «En 2017, nous ne sommes pas capables d’acheter des permis de pêche en ligne. Les données statistiques sur l’achat des permis et des certificats du chasseur ne sont pas à jour», déplore-t-il.

Le porte-parole en matière de faune dit avoir 17 propositions à mettre sur la table pour redonner à l’industrie de la chasse et de la pêche ses lettres de noblesse, dont un Centre de recherche en économie faunique pour maximiser les retombées économiques de ce secteur d’activité.

Sylvain Roy avoue, au coeur de sa tournée provinciale, que les dossiers de chasse et pêche ont beaucoup plus d’écoute et d’impact dans les régions du Québec qu’à Montréal et il le constate régulièrement en parcourant les médias régionaux et les réseaux sociaux.

Chasse et pêche

Bénévoles au service de la faune

CHRONIQUE / L’Association chasse et pêche de Chicoutimi (ACPC) tenait son souper annuel, samedi dernier, pour remercier les bénévoles et les différents partenaires qui soutiennent l’organisation tout au long de l’année. On ne le dit pas assez souvent, mais l’industrie de la chasse et de la pêche, comme l’industrie de la motoneige, est supportée en grande partie par des bénévoles. C’est le cas pour les zecs et toutes les associations de chasse et pêche du Québec qui mettent en valeur la faune.

Cours de chasse

L’ACPC existe depuis 67 ans et fait vivre la chasse et la pêche dans son milieu depuis 1950. L’organisme compte environ 1000 membres, mais les moniteurs de maniement d’armes à feu de l’association ont formé des milliers de chasseurs dans la région en donnant les cours PESCOF (Programme d’éducation en sécurité et en conservation de la faune) de la Fédération québécoise de la faune, CCSMAF (Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu) et ICAF (Cours d’initiation à la chasse avec arme à feu). Tous les chasseurs de la région ont dû suivre ce cours pour l’obtention du certificat du chasseur, le document qui est nécessaire pour faire l’achat de permis de chasse et pour faire une demande d’acquisition et possession d’armes à feu.

Champ de tir

L’association est propriétaire d’un champ de tir (certifié par la Sûreté du Québec) à la carabine dans le chemin des Ruisseaux à Saint-Honoré où des officiers de tir procèdent à l’ajustement des armes en plus d’enseigner des techniques de tir. Chaque automne, des centaines de chasseurs s’y donnent rendez-vous, non seulement pour faire ajuster leur lunette de visée, mais aussi et surtout pour parler de chasse avec les amateurs.

Tournoi de pêche

L’ACPC a fait l’acquisition, il y a une vingtaine d’années, de l’édifice de la marina de la zone portuaire de Chicoutimi, un endroit de prédilection pour une association de chasse et pêche, sur les rives de la rivière Saguenay, une porte d’entrée sur le fjord.

C’est d’ailleurs après l’acquisition de ce lieu de rassemblement que l’ACPC a lancé son tournoi de pêche annuel sur le Saguenay. L’activité célèbrera son 20e anniversaire en 2108 et les billets pour le souper de clôture sous le chapiteau s’envolent déjà rapidement. « On privilégie la remise à l’eau des prises et le volet jeunesse », m’a indiqué Yvon Tremblay lors du souper des bénévoles.

L’équipe de chasse et pêche Chicoutimi organise aussi depuis une trentaine d’années les célèbres soirées de films de pêche qui sont présentées à l’aréna de l’UQAC.

Relève

Chaque été, les bénévoles participent aux activités de la Fête de la pêche en formant de jeunes pêcheurs de la relève dans le cadre du programme Pêcheurs en herbe de la Fondation de la faune du Québec. Ils initient les enfants à la pêche et leur remettent des prix de participations et des équipements de pêche fournis par des partenaires.

C’est aussi Claude Gaudreault et sa bande de bénévoles qui s’occupent du lac de pêche du Salon Expo nature de Chicoutimi, où les enfants peuvent pêcher gratuitement la truite, en plus de l’avoir fait pendant de nombreuses années au Salon du grand air de Montréal au Stade olympique. « Notre action est basée sur la famille. Les directeurs bénévoles impliquent leur épouse et leurs enfants dans nos activités, ça tisse des liens serrés et de forts sentiments d’amitié », a fait valoir le président Claude Gaudreault.

Chroniqueur chasse et pêche

L’ACPC a aussi organisé au cours des années de nombreuses soirées d’information sur la chasse et la pêche pour sensibiliser leurs membres aux différents dossiers d’actualité dans le domaine. Le président de l’organisme encore aujourd’hui, Claude Gaudreault, m’a offert à l’époque mon premier travail en journalisme après mes études collégiales dans le cadre d’un projet étudiant en tant que rédacteur pour un bulletin de liaison qui s’est transformé par la suite en un magazine de chasse et pêche régional qui portait le nom de Baraka, un mot arabe qui donne la chance, un élément très utile à la chasse et à la pêche.

Après cet été d’embauche étudiant, les directeurs de l’association m’ont invité à me présenter lors des élections à titre de directeur du conseil d’administration. Évidemment on m’a confié les communications comme responsabilité. Les directeurs du CA m’ont fait participer à différentes activités comme les congrès régionaux et provinciaux de la Fédération québécoise de la faune (aujourd’hui la Fédération des chasseurs et pêcheurs). J’ai suivi des cours de formation à Duchesnay pour devenir moniteur de maniement d’armes à feu. J’ai oeuvré au champ de tir pendant quelques années en plus de participer à la rédaction de communiqués de presse et à la rédaction d’un mémoire sur la commercialisation de la truite mouchetée dans le cadre de consultation publique.

C’est mon implication dans l’ACPC qui m’a fourni l’occasion de devenir chroniqueur chasse et pêche au Progrès-Dimanche, une chronique que je rédige hebdomadairement depuis plus de 30 ans. Dans les années 80, l’association a acheté le salon Expo Nature de Chicoutimi pour ensuite m’en confier la direction et la gestion avant de vendre l’événement au groupe Polygone du magazine Sentier Chasse Pêche.

L’avenir est à la relève

Samedi dernier, c’est l’entreprise Fit Gastronomie qui a préparé le souper des bénévoles avec de la viande d’orignal fournie gracieusement par Marie-Christine Gaudreault, fille du président de l’ACPC. Ce sont les mêmes bénévoles qui tiennent les rênes de l’organisme depuis 30 ans, il faut souligner leur travail. Leurs enfants ne sont pas loin derrière pour prendre la relève. 

Chasse et pêche

Camping réglé sur la zec Martin-Valin

CHRONIQUE / Le dossier du camping est maintenant réglé sur la zec Martin-Valin. L’organisme avait demandé une année supplémentaire au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, l’an dernier pour régulariser la situation des roulottes dans le cadre du plan d’action régional sur le camping.

«On peut considérer que 80 pour cent des 230 cas d’installations de camping non conformes sont régularisés. Dans le but d’accommoder notre clientèle, nous avons aménagé sept sites de camping conformes avec les installations septiques pour un total de 111 terrains répartis aux quatre coins de notre territoire», rapporte le président de la zec, Raynald Lapointe.

«Certains campeurs ont sorti leur installation de la zec alors que d’autres ont profité du terrain d’entreposage hivernal de roulottes que nous avons aménagé entre les kilomètres 42 et 43 du chemin de la rivière Taggi au nord du lac Betsiamites. L’emplacement est gratuit et les campeurs pourront déplacer leur roulotte sur le territoire en période estivale», fait savoir Raynald Lapointe.

La politique d’encadrement du camping dans les zecs aura eu pour conséquence pour la zec Martin-Valin de perdre une trentaine d’utilisateurs du territoire, ce qui se traduira par des pertes financières d’environ 30 000 $.

«La demande est forte pour le camping, nous avons l’intention d’aménager un autre site de 17 terrains l’an prochain», annonce le président précisant que le camping rustique et de court séjour est toujours possible sur leur territoire.

Villégiature déguisée

Rappelons que l’encadrement du camping sur les zecs avait pour but de faire respecter le caractère temporaire du camping alors que de nombreux propriétaires de roulotte avaient transformé leur installation en chalet de villégiature permanent.

Le plan d’action du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été mis en oeuvre à l’été 2016 dans l’ensemble des zecs de la région. Les usagers doivent donc retirer leur équipement 48 heures après la chasse au gros gibier ou, au plus tard, le 30 novembre, à l’exception des campings aménagés où l’occupation annuelle est permise.

Chasse et pêche

Déclin d’une espèce, mort d’une industrie

CHRONIQUE / « Afin de favoriser la pérennité du caribou migrateur, le MFFP a annoncé, le 21 décembre 2016, la fermeture de la chasse sportive de ce gibier au Québec à compter du 1er février 2018, et ce, pour une durée indéterminée », écrit le ministère sur son site internet.

« En 2012, la chasse sportive a été fermée pour le troupeau de la rivière George en raison de son déclin important. Au Québec, le troupeau de la rivière aux Feuilles soutenait donc à lui seul la chasse sportive et la récolte par les Autochtones. Selon un inventaire réalisé à l’été 2016, le troupeau de la rivière aux Feuilles poursuit sa décroissance et ne compterait plus que 199 000 individus », a expliqué le ministère.

« Par ailleurs, les nations crie, inuite et naskapie assureront le suivi de leur récolte, conformément aux engagements pris en ce sens. Leur contribution est essentielle à la collecte de l’ensemble des données qui permettront d’assurer une saine gestion des troupeaux de caribous migrateurs au cours des prochaines années. »

Pas de caribous pour les pourvoyeurs

Les pourvoyeurs se préoccupent autant de la ressource que le ministère de la Faune et leurs revendications sont légitimes. On peut en effet se demander pourquoi on attribue 6500 caribous pour des activités traditionnelles aux autochtones et qu’on ne donne rien aux pourvoyeurs.

Le gouvernement aurait pu facilement octroyer 6000 caribous aux autochtones et en laisser 500 aux pourvoyeurs et ainsi assurer la pérennité de la douzaine de pourvoiries du Grand Nord. L’Association des pourvoyeurs en réclame seulement 300 pour poursuivre leurs activités commerciales, comment ça se fait que le ministère ne soit pas capable de leur donner ces permis ?

Dans le milieu, sans être des adeptes de la théorie du complot, on sent que le gouvernement souhaite la fermeture des pourvoiries de chasse et pêche pour ensuite les transférer aux Autochtones pour faciliter les négociations avec eux en ce qui a trait aux ressources minières. Personne ne veut aller sur ce terrain, mais ce sont des discussions qui se font en coulisse. La chasse et la pêche sont aussi des activités traditionnelles pour les pourvoyeurs du nord du Québec.

Depuis 2007, l’industrie de la chasse dans le Grand Nord périclite à la même vitesse que les troupeaux, et il faut convenir que cette industrie est en péril.

De plus d’un million de têtes à moins de 210 000 en 15 ans

Selon les chiffres du ministère, on trouve deux troupeaux de caribous migrateurs (ne pas confondre avec le caribou forestier qui vit plus au sud) dans le Nord-du-Québec, soit le troupeau de la rivière George et le troupeau de la rivière aux Feuilles. En raison d’un déclin démographique important, la chasse sportive des caribous du troupeau de la rivière George est interdite au Québec depuis 2012.

Selon le plus récent inventaire du ministère, effectué en 2016, le troupeau de la rivière George comportait environ 8900 caribous, soit une baisse alarmante de 98 % de sa population depuis 2001, lorsque le troupeau était estimé à 385 000 individus (au début des années 90, le troupeau de la rivière Georges comptait plus de 800 000 têtes). Le plus récent inventaire du troupeau de la rivière aux Feuilles a été réalisé en 2016 et estimait la taille de ce troupeau à 199 000 caribous, soit une diminution d’environ 67 % depuis 2001, lorsque le troupeau était estimé à environ 600 000 individus (le troupeau est passé de 430 000 têtes en 2011 à 200 000 en 2016, une diminution de plus de 50 % en cinq ans).

Chasse et pêche

Stratégies de chasse aux sites d’appâts

CHRONIQUE / Ce n’est plus un secret : la faible densité du cheptel de cerfs en Outaouais n’est pas propice au succès de la chasse, si l’on se fie aux résultats de récolte des dernières années. À l’heure actuelle, la quantité de mâles à l’intérieur du cheptel est de loin inférieure à celle des femelles. Cette pénurie de mâles réduit considérablement nos chances de succès. Voici donc quelques conseils pour ceux et celles qui chassent à proximité d’un site avec appâts.

Cerfs méfiants et imprévisibles

Pendant la période du rut, qui se déroule habituellement entre le 7 et le 14 novembre au Québec, les cerfs mâles s’avèrent discrets dans leurs déplacements de jour, ainsi que méfiants des sites d’appâts. Durant le rut, ils préfèrent se régaler à la noirceur, soit avant ou après les heures légales de chasse. Un des facteurs reliés à ce comportement est le nombre grandissant de chasseurs en forêt à cette période de l’année, ainsi que le passage des archers et d’un nombre grandissant d’utilisateurs de l’arbalète à la fin septembre. En raison de la distance de tir limitée de ces engins de chasse, ces derniers optent surtout pour une chasse à proximité d’un site d’appât, ce qui explique la méfiance des cerfs dès le début de la chasse avec arme à feu.

Mais malgré leur méfiance, les cerfs demeurent imprévisibles et peuvent se pointer à un site d’appâts des heures inhabituelles, soit entre 10 h et 14 h, période où de nombreux chasseurs ont habituellement quitté pour le dîner ou un repos avant la chasse de fin de journée. Il est donc primordial que le chasseur se familiarise avec les habitudes des cerfs de son territoire s’il désire récolter une bête. La forêt demeure l’habitat naturel des cerfs et ils détectent rapidement les déplacements routiniers du chasseur. Si vous chassez au même endroit au-delà de deux jours consécutifs, il est fort probable que les cerfs du secteur soient familiers avec votre routine quotidienne. Ils agiront de sorte à vous éviter autant que possible. Il serait donc sage de varier vos heures de chasse et d’alterner sporadiquement entre deux sites de miradors, afin de parvenir à déjouer le gibier. Par contre, il existe toujours la possibilité qu’un mâle errant à la recherche de femelles croise votre site d’affût !

Les urines synthétiques

En Nouvelle-Écosse et en Ontario, il est défendu d’utiliser des urines naturelles de cervidés pour la chasse sportive. L’interdiction vise à éviter de propager la maladie débilitante chronique (MDC) des cervidés. Il s’agit d’une maladie évolutive et dégénérative du système nerveux qui est fatale pour les animaux qui en sont atteints. Heureusement, il existe des urines artificielles synthétiques qui s’avèrent aussi efficaces et avantageuses pour le chasseur sportif. Ces dernières reproduisent fidèlement la senteur des diverses urines naturelles, leur durée de vie utile est illimitée et elles conservent leur efficacité même en période de pluie ou de neige. En comparaison, les urines naturelles réfrigérées ou avec des agents de préservation doivent être rafraîchies lors des intempéries et leur utilisation est habituellement limitée à une saison de chasse.

Il existe également des blocs senteurs en feutre sur lesquels nous pouvons vaporiser l’odeur d’urine choisie. Ces derniers sont munis d’une ouverture qui permet d’y glisser une attache tout-usage que l’on fixe au cordon de chacune des bottes de chasse. Par contre, il est important que le bloc senteur soit situé sur la partie extérieure des bottes et le plus près du sol possible. Cette stratégie permet à la fois de camoufler notre odeur lors de nos déplacements en forêt et de laisser une trace olfactive pour attirer le gibier convoité. 

Je souhaite que ces quelques informations s’avèrent utiles durant votre prochaine expédition de chasse. Sachez demeurer vigilants et bon succès à tous !

Chasse et pêche

Venaison de chasseurs généreux

CHRONIQUE / Les chasseurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont de plus en plus généreux avec leur venaison. L’an dernier, les bouchers certifiés de la région, grâce aux dons des chasseurs, ont remis plus de 275 livres de viande d’orignaux et de chevreuils à des organismes comme Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le programme de dons de gibier a été initié en 2013 par des chasseurs de la région du Bas-Saint-Laurent. Les chasseurs de cette région ont d’ailleurs donné 716 livres de viande de chasse l’an dernier, ce qui est presque trois fois plus que les chasseurs de la région.

« Nous pourrions en donner beaucoup plus si les chasseurs étaient informés davantage de ce programme. Dans nos centres de débitage, nous sommes débordés de travail et nous n’avons pas le temps d’expliquer aux gens en quoi consiste ce programme », dénonce Marc-André Gobeil, de la Salle de débitage Tremblay et Gobeil de Chicoutimi.

« On va faire 400 bêtes cet automne, à deux livres de viande par chasseur ça ferait beaucoup de gibier. Les chasseurs sont généreux, mais ils le seraient davantage si j’avais une grosse affiche dans ma porte pour faire connaître le programme. Les chasseurs nous posent des questions, mais nous n’avons pas toujours le temps de leur expliquer », note le boucher.

Les centres de débitage de viande de gibier doivent également s’arrimer avec Moisson Sagunay-Lac-Saint-Jean pour que l’organisme passe tous les jours pour ramasser la viande. « Ça prend beaucoup de place dans nos congélateurs », fait valoir le propriétaire du centre de découpe.

Réflexe à développer

Le propriétaire du centre de découpe l’Oasis de la Faune de Lac-Bouchette, Robin Pelletier, participe pour la première année au programme de chasseurs généreux. « Les gens sont généreux, mais il va falloir qu’on développe le réflexe de le proposer aux chasseurs. Ça va vite dans nos centres de découpe, on n’a pas beaucoup le temps de parler avec le monde. On reçoit leur bête, on s’informe de leurs besoins pour la découpe et on les appelle quand leur viande est prête. Ensuite, ils viennent la chercher et payent leur facture ; tout ça se fait assez rapidement », explique celui qui considère ce programme comme une excellente initiative.

C’est le même son de cloche pour le Centre de Coupe Bruno Tremblay de Saint-Honoré. « Les chasseurs en ont donné un peu, mais nous sommes dans le rush tout le temps, les bouchers ne pensent pas tout le temps de le proposer aux chasseurs », dit-il.

Les disciples de Nemrod de la région devraient abattre plus de 4000 orignaux lors de la saison de chasse au gros gibier cet automne. Imaginez un instant si chaque chasseur donnait seulement une livre de viande au programme de chasseurs généreux, ça ferait 4000 livres de viande pour les banques alimentaires.

Ce programme en est seulement à sa deuxième année d’implantation dans la région. Je suis certain qu’au cours des prochaines années les dons vont augmenter et que nous allons battre des records de générosité. C’est vrai qu’une affiche explicative à l’entrée des centres de coupe certifiés aurait un véritable impact pour les chasseurs qui ne sont pas au courant de cette initiative. Les banques alimentaires utilisent ensuite la venaison pour la distribuer dans les familles moins bien nanties. Des organismes du milieu communautaire peuvent aussi utiliser la viande de gibier pour cuisiner des plats destinés à des gens dans le besoin.

Les agents de la protection de la faune ont aussi développé le réflexe de remettre aux banques alimentaires les animaux saisis lors d’actes de braconnage. Le centre de formation professionnelle d’Arvida collabore avec les agents pour faire la découpe de gibier pour les acheminer dans les banques alimentaires.

Éviter le gaspillage

Ces initiatives de dons de viande de gibier sont une excellente nouvelle dans le paysage communautaire, ça permet d’aider des familles d’offrir la chance à des non-chasseurs de goûter à la viande de gibier. Les chasseurs qui n’ont pas pensé faire un don via leur boucher peuvent aussi apporter leur viande congelée à Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean. Souvent un orignal pour deux chasseurs ça fait beaucoup de viande. Vaut mieux la donner en début de saison que de la jeter l’automne prochain.

Entre 2013 et 2016, plus de 5300 livres de venaison ont été récoltées et distribuées selon le site internet des Chasseurs généreux. La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs travaille en collaboration avec le réseau des Banques alimentaires du Québec pour déployer les efforts nécessaires afin d’étendre ce programme à toutes les régions du Québec. L’École d’Entrepreneurship de Beauce et le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs collaborent également à ce déploiement provincial.