L’attaquant félicinois Charles Tremblay a grandement apprécié sa première expérience internationale avec Équipe Canada Est qui a mérité la médaille d’argent au Défi mondial junior A.

Charles Tremblay tout près de l’or

Le Félicinois Charles Tremblay est passé tout près de la médaille d’or au Défi mondial junior A à Dawson Creek, en Colombie-Britannique. Les Russes ont quitté avec la médaille d’or au cou après une victoire de 2-1 en deuxième période de prolongation contre Équipe Canada Est. Malgré tout, l’attaquant de 19 ans a grandement apprécié sa première expérience internationale.

« C’était la première fois que je mettais le chandail d’Équipe Canada. Je savais que ce serait quelque chose de spécial, mais à ce point-là, je ne pensais pas. On était vraiment une gang de gars incroyables. On est arrivé là-bas en tant qu’individus qui viennent d’un peu partout au Canada. Sauf quelques exceptions, personne ne se connaissait vraiment. Après deux semaines, on était vraiment une famille après ce qu’on a vécu ensemble. Hockey Canada, c’est professionnel. C’est incroyable », a partagé Charles Tremblay, lundi soir, lors d’une escale à Toronto, très content d’avoir vécu l’expérience avec ses coéquipiers du Collège français de Longueuil, Jérémy Laframboise et le défenseur Philippe Chapleau, nommé sur l’équipe d’étoiles du tournoi.

Tremblay, qui avait été nommé assistant-capitaine avant la compétition, a terminé avec un but et une passe. « C’est tout le temps bon. Je dirais que j’ai monté mon jeu d’un cran là-bas et c’est sûr qu’en revenant à Longueuil, je suis prêt pour le reste », assure-t-il.

Le match ultime, disputé sur les ondes de TSN et RDS, n’a pas manqué de rebondissements même si le pointage de 2-1 pourrait indiquer le contraire et que le pointage de 0-0 a perduré pendant 55 minutes. Charles Tremblay a même profité d’un tir de pénalité en deuxième période, étant stoppé par le gardien russe Yegor Guskov.

L’ancien des Élites et des Saguenéens a même été à l’origine de la meilleure chance des Canadiens en première période de prolongation. Après avoir pris la rondelle dans son territoire, il s’est amené en territoire adverse avant de décocher un tir qui a donné un retour, récupéré par Dovar Tinling, qui a raté la cible par quelques centimètres.

« Il en parle encore aujourd’hui et trouve ça vraiment plate. Il revoit les images et il est fâché », raconte en riant Charles Tremblay, qui a été impliqué bien malgré lui dans le but gagnant des Russes quand le tir de Shakhir Mukhamadullin, en avantage numérique, lui a frappé le bras avant de se retrouver derrière le gardien Devon Levi.

« Des matchs de même, ça prend seulement un tir. C’est à qui va réussir à la mettre dedans en premier, ce qu’on n’a pas réussi à faire. La première prolongation, c’était relativement défensif. C’était 8-6 les tirs pour eux, ce qui est peu pour une prolongation à quatre contre quatre. Quand on est arrivés en deuxième prolongation, c’était notre troisième match en trois jours en deuxième prolongation, un dimanche, il ne restait plus beaucoup d’énergie dans le réservoir. Ça fait deux semaines que tu n’es pas chez vous et que tu touches à la glace tous les jours, sans exception, parfois même deux fois. C’est dur d’avaler une défaite de même en deuxième prolongation », d’exprimer Charles Tremblay, qui a été très impressionné par l’ambiance dans l’aréna qui était bondé pour la finale.

« Le monde prenait pour le Canada, c’était leur pays. Ils n’encourageait pas l’équipe de hockey, mais leur pays », résume-t-il, mentionnant qu’après le but égalisateur du Canada avec une minute à faire, les joueurs n’étaient pas capables de communiquer sur la patinoire tellement c’était bruyant.