Charles Hudon pouvait compter sur ses parents, Sylvain Hudon et Nathalie Simard, pour le bon déroulement de la deuxième édition de la Classique de golf pour la Fondation Charles Hudon.

Charles Hudon reste positif

Charles Hudon était aux premières loges lorsque le Canadien de Montréal a conclu la saison 2017-2018 avec la 28e pire fiche de toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey. À sa première saison dans le grand circuit, le patineur d’Alma avait probablement rêvé d’un meilleur scénario. Malgré tout, il retire des éléments positifs de son baptême dans la LNH, convaincu que des jours meilleurs sont annoncés dans la métropole québécoise.

« On va s’améliorer, c’est sûr et certain », a partagé celui qui vient tout juste d’avoir 24 ans, rencontré jeudi matin en marge de la Classique de golf pour la Fondation Charles Hudon.

« Marc (Bergevin) l’a dit, il faut avoir la bonne attitude, a ajouté Hudon. À partir de là, les choses vont changer. On verra au mois de septembre, mais j’ai déjà hâte de me présenter à Brossard pour le camp d’entraînement. »

Après avoir fait ses classes dans la Ligue américaine, notamment à Saint-John’s, Terre-Neuve, où il passait incognito la plupart du temps, Charles Hudon a découvert la jungle médiatique de Montréal, au cours de la dernière saison. Il a assuré ne pas avoir eu trop de difficulté à s’adapter, rappelant que son passage avec les Saguenéens pendant plus de trois saisons lui avait servi.

« J’ai vécu un peu la même situation lorsque je suis arrivé avec les Saguenéens à l’âge de 15 ans, alors qu’il y avait une forte présence médiatique, a fait valoir Hudon. Je suis quelqu’un de terre à terre, quelqu’un de familial donc ma famille était là lorsque j’avais un peu plus de difficulté. C’est de cette façon que je l’ai vécu et ça m’a aidé. Je suis satisfait de ma première saison à Montréal. C’est sûr que j’aurais voulu en faire plus pour l’équipe, mais j’ai adoré faire partie de l’organisation pour une première saison complète. »

Auteur d’une fiche de 10 buts et 20 passes en 72 rencontres, Charles Hudon avoue avoir eu du mal à gérer les nombreux voyages d’un joueur de la Ligue nationale. 

« Oui, les voyages en avion sont exemplaires, mais on arrive tellement tard et on joue souvent la même journée, a-t-il mis en contexte. C’était difficile mentalement et c’était aussi difficile de récupérer. J’ai pris beaucoup d’information et je vais être meilleur la saison prochaine. »

Galchenyuk

Impossible de parler à Charles Hudon sans aborder la transaction qui a fait passer Alex Galchenyuk aux Coyotes de l’Arizona, en retour de Max Domi. Hudon croit que l’échange sera bon pour les deux clans.

« Je pense que ça va faire du bien à « Chucky » de sortir de l’entourage de Montréal et de toute la présence médiatique, a convenu le #54 du Canadien. Il trouvait ça difficile et je le comprends. Pour être un joueur de hockey à Montréal, il faut être bon entre les deux oreilles pour bien contrôler les bons et les moins bons côtés. Je pense que Chucky va grandir de cette expérience. »

L’ancien capitaine des Saguenéens a côtoyé Max Domi il y a quelques années, avec Équipe Canada junior. 

« C’est un joueur qui a beaucoup de leadership et beaucoup de hargne, a noté Charles Hudon. C’est une personne qui peut changer une équipe et je suis certain qu’il va nous aider. »

Dernière année de contrat

Charles Hudon va amorcer la dernière année de son contrat avec la Sainte-Flanelle. Il ne s’en fait pas trop avec cet aspect, préférant se concentrer sur son travail sur la glace. D’ici là, il a d’autres préoccupations, lui qui se marie cet été avec sa douce, Krystel-Fay Gauvin. Les deux consument leur amour depuis six ans et le temps est venu de s’engager, pour le meilleur et pour le pire !

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REDONNER AUX GENS DE LA RÉGION

Lorsqu’il a quitté les Saguenéens de Chicoutimi au milieu de la saison 2013-2014, après avoir été échangé au Drakkar de Baie-Comeau, Charles Hudon s’était promis qu’il allait revenir dans sa région natale pour redonner du mieux qu’il le pourrait. C’est ce qu’il a réussi à faire avec sa classique de golf et sa fondation.

À sa deuxième année d’existence, la Classique de golf pour la Fondation Charles Hudon a attiré 152 joueurs, soit 72 de plus que l’an dernier. L’ambitieux objectif d’amasser 40 000 $ a été dépassé, notamment grâce à la tenue d’un encan en soirée. Le pactole a atteint 44 800 $, au grand plaisir des organisateurs.

« Quand je suis parti de Chicoutimi, je voulais revenir dans la région et c’est pratiquement grâce au tournoi que j’y reviens, a annoncé Charles Hudon. Je veux vivre ces moments-là et je veux aider les gens qui viennent d’ici en les aidant à faire du sport et à vivre leurs rêves. Un rêve, ce n’est pas seulement de jouer dans la Ligue nationale, ça peut être de faire du sport. »

Almatois d’origine, Charles Hudon a quitté le Lac-Saint-Jean en bas âge. Il demeure attaché à sa région natale, mais il veut aussi redonner à son monde de Montréal. Grâce à sa fondation, il a pu redistribuer près de 15 000 $ aux jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il a également aidé des gymnases d’écoles de la grande région de Montréal en fournissant de l’équipement sportif.

Jeudi, Charles Hudon n’a pas foulé les terrains du Club de golf Chicoutimi avec ses bâtons. Il s’est plutôt assuré du bon déroulement de la journée en courant à gauche et à droite dès le début de la matinée.

« Le plus important est d’aider les jeunes et de revoir les gens que je connais et ma famille, a-t-il soutenu. C’est l’fun de vivre ce genre de journée. Je cours un peu partout, je veux m’impliquer et je veux que ce soit un événement familial. Ma famille est ici, mon entourage proche à Montréal a fait le voyage pour être ici. »