Après avoir chamboulé l’horaire en fin de semaine dernière, les conditions climatiques ont été beaucoup plus clémentes lors des derniers jours des Championnats canadiens de ski alpin, ce qui a permis de tenir toutes les courses, à l’exception du combiné alpin.

Championnats canadiens de ski alpin: l’organisation dresse un bilan très positif

Le rideau est officiellement tombé, jeudi, sur les Championnats canadiens de ski alpin au Mont-Édouard et les responsables tracent déjà un bilan très positif, ayant déjà le regard sur la suite des choses.

La compétition a pris fin avec deux épreuves de la Fédération internationale de ski avec un peloton avant tout composé de jeunes skieurs à la recherche de points, le slalom géant masculin et le slalom féminin. Gagnant de l’épreuve nationale la veille, Erik Read s’est encore une fois imposé chez les hommes tandis que Marina Vilanova s’est montrée la plus rapide chez les femmes.

Les organisateurs dresseront un post-mortem complet d’ici quelques semaines, mais le déroulement des derniers jours donne entière satisfaction au directeur général adjoint Louis Tremblay-Poirat, qui occupait également le poste de responsable du championnat pour la montagne. «Si je donne un cadeau d’anniversaire, l’emballage peut être très beau, mais l’important c’est ce qui a dedans. Si on fait le parallèle avec la station, on a vraiment livré un bel emballage pour la logistique et l’accueil, mais aussi pour la qualité des pistes et le déroulement des courses même si c’était un premier événement de cette envergure au Mont-Édouard», illustre-t-il, se disant très satisfait des commentaires reçus.

«Je pense que L’Anse-Saint-Jean et le Mont-Édouard ont toujours vu très grand et l’accueil des Championnats canadiens s’inscrivait dans cet esprit. Je le vois comme une vitrine et éventuellement, on a tout ce qu’il faut pour accueillir une compétition NorAm. Je dirais que c’est le prochain objectif, on en parle de moins en moins du bout des lèvres. Je ne peux pas dire si ce sera l’an prochain, dans deux ou trois ans, mais on a tout ce qu’il faut pour ça», assure Louis Tremblay-Poirat.

«On n’a pas fait un tel événement pour s’assoir là-dessus et se dire qu’on est capables et qu’on arrête», annonce-t-il, soulignant du même souffle l’expertise développée, notamment pour les membres du Club de compétition du Mont-Édouard qui se chargeaient de la gestion des bénévoles lors des courses. Plus de 130 bénévoles ont été nécessaires au bon déroulement des choses.

Les Championnats n’ont pas débuté comme prévu alors que les deux premières journées ont été passablement dérangées par les conditions climatiques, qui ont forcé le report de sept des huit premières courses. «Lundi et mardi ont été de grosses journées», convient le directeur général, précisant que seulement le combiné alpin a finalement été annulé. Il est toutefois habituel que le déroulement des épreuves soit chamboulé par la météo. «On l’a peut-être trouvé un peu plus dur que les autres parce que c’était notre première», d’indiquer Louis Tremblay-Poirat, précisant qu’en raison des vitesses vertigineuses du super-G (moyenne de 86 km/h), les conditions de piste devaient être absolument parfaites.

Deux axes

Depuis quelques années, les dirigeants du Mont-Édouard travaillent principalement sur deux axes, d’abord le ski haute route ainsi que la haute performance. Louis Tremblay-Poirat demeure convaincu que les derniers jours, qui ont permis à plusieurs délégations de découvrir les installations de la station anjeannoise, auront des répercussions importantes également pour de futurs camps d’entraînement, surtout en début et fin de saison. Le Mont-Édouard possède la seule piste homologuée FIS dans l’Est du Canada, ainsi qu’une autre pour le slalom. «On a parlé de nous partout au Canada, cette semaine», rappelle-t-il, notant la stabilité financière ainsi que permettre aux employés de la station de travailler plus longtemps.

«Dans cinq, six ans d’ici, le prochain Erik Guay va peut-être provenir du Mont-Édouard. Ça prend des infrastructures, ce qu’on a, et à un coût abordable», de mentionner Louis Tremblay-Poirat.

Le directeur général adjoint du Mont-Édouard, Louis Tremblay-Poirat, croit que la tenue des Championnats canadiens de ski alpin permettra d’attirer des délégations pour des camps d’entraînement en début et en fin de saison.

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UN BUDGET RESPECTÉ

Le budget d’opération de 400 000$ a été respecté, ce qui devrait permettre à l’organisation des Championnats canadiens de ski alpin de boucler au minimum sans déficit. 

«Il reste encore des virgules à mettre, mais déjà au moment où on se parle, on peut dire que l’événement devrait faire ses frais grâce aux partenaires financiers qui ont sauté là-dedans, souligne Louis Tremblay-Poirat. 

«L’objectif d’un tel événement, ce n’est pas nécessairement de faire des sous, mais d’ouvrir des opportunités d’affaires, se faire connaître, avoir un impact positif sur la communauté et la relève», fait-il valoir.

Un sondage a également été réalisé auprès des membres des différentes fédérations afin de dresser plus précisément l’impact économique de ces championnats dans la communauté régionale. «Il y a quand même des choses qui ne mentent pas», avance Louis Tremblay-Poirat, notant le très bon taux d’occupation dans les hôtels et les restaurants, quelques exemples à l’appui.

Concernant les foules, le responsable indique que l’espace Desjardins, aménagé à la mi-montagne, a été tout de même bien garni pendant toute la durée de l’événement. 

«C’est sûr qu’on attendait les meilleures foules dans le week-end, mais c’est loin d’être un rendez-vous manqué», précise Louis Tremblay-Poirat, avouant que les assistances plus précises sont difficiles à chiffrer en raison des autres activités régulières de la station de ski.