Les athlètes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont très bien fait au Championnat provincial d’athlétisme extérieur tenu aux installations du parc Saint-Jacques. Au cumulatif, la région a conclu au 5e rang.

Championnat provincial scolaire d'athlétisme: la région 5e

La tenue de la 50e édition du Championnat provincial scolaire d’athlétisme extérieur aux installations du parc Saint-Jacques, à Jonquière, aura sans doute inspiré les 65 athlètes qui représentaient la région. La délégation du Saguenay-Lac-Saint-Jean a en effet conclu au 5e rang du classement cumulatif des 14 régions et les représentants masculins de la catégorie benjamine ont fini au premier rang de leur classement. Et pour couronner le tout, Gino Roberge, membre du comité hôte, parle d’une « récolte historique » pour les athlètes des Mustangs de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine.

Au final, c’est la Montérégie qui est repartie avec la bannière du classement cumulatif devant la région de Québec/Chaudière-Appalaches et les Cantons de l’Est.

Organisé par la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et le Réseau du Sport étudiant du Québec (RSEQ), le championnat s’est déroulé rondement grâce, entre autres, au travail des quelque 125 bénévoles sur place. Malgré des conditions idéales, aucun record n’est tombé. « On a eu de belles performances, mais les records ont tenu bon, ce qui m’a un peu surpris », avoue Gino Roberge au sujet de cet événement qui a réuni quelque 800 jeunes provenant des quatre coins du Québec et leurs accompagnateurs.

« Au niveau des Mustangs, c’est une récolte historique, affirme-t-il. On avait 26 athlètes sur les 65 de la délégation. On parle d’une douzaine de médailles. On a eu des médailles inattendues en saut en longueur et une médaille d’or au javelot à laquelle on ne s’attendait pas. Au relais, on a eu une médaille qui nous a un peu surpris. Par contre, on a eu celles qu’on attendait au saut à la perche, à la marche et au lancer du disque. Les jeunes ont travaillé fort, au cours des dernières semaines, et ç’a payé », résume-t-il.

Dimanche, au 800 m cadet, Juliette Bélanger a remporté l’or avec un chrono de 2mn19. Au 3000m juvénile, Anaïs Côté a mérité la médaille d’argent avec un temps de 10mn36. Au 800m benjamin, Xavier Saint-Onge a remporté le bronze avec un temps de 2mn22. Doublé régional au 2000m cadet féminin, alors que Anne-Frédérique Munger a remporté l’or (6mn50) tandis que Laurie Fournier a remporté le bronze (7mn01). Au lancer du javelot chez les benjamins, Olivier Bérubé a gagné l’or avec un lancer de 39m19. Au saut en hauteur chez les cadets, Théo Provencher a mérité la médaille d’argent avec un saut de 1m53. Au relais 4x100m en benjamin masculin, l’équipe régionale (Édouard Rochefort, Thomas Leblanc-Baron, Théo Provencher et Mathieu Jodoin) a remporté la médaille d’argent. L’équipe du relais juvénile masculin 4x100m du Saguenay-Lac-Saint-Jean (Stephan Rasoafanoharana, Louis-Philippe Tremblay, Lamine Diallo et Félix Boivin) a remporté la médaille de bronze.

Mentionnons enfin que le président d’honneur de l’événement, Alain Provencher, avocat-associé de l’étude Simard Boivin Lemieux, a réellement mis la main à la pâte bien qu’il aurait eu raison de prendre ça mollo. M. Provencher et sa conjointe, Isabelle Verreault, ont en effet participé à l’Ultramarathon, jeudi et vendredi, pour ensuite donner un coup de main aux bénévoles dès samedi matin.

Trois de leurs quatre enfants font de l’athlétisme et deux d’entre eux étaient en action en fin de semaine.

Impliqué comme entraîneur au hockey, au soccer et au baseball, M. Provencher dit avoir « vraiment développé un goût pour l’athlétisme ». « On pourrait donner plus de visibilité à notre championnat et à nos jeunes, plaide-t-il. Encore en fin de semaine, je suis époustouflé de voir les résultats de ces jeunes », ajoute-t-il, impressionné par le sérieux des jeunes et leur esprit d’équipe. Il a également encensé l’organisation hôte. « L’équipe est tellement incroyable, bien rodée et tellement dévouée pour les jeunes », souligne celui qui est prêt à reprendre du service si le championnat est de retour l’an prochain.

+

SAGUENAY SE FAIT TIRER L'OREILLE

Une seule petite déception est venue assombrir une fin de semaine couronnée de succès, dans le cadre du Championnat provincial d’athlétisme extérieur. Malgré des démarches entreprises auprès de Saguenay, l’organisation locale devra assumer les coûts de location de la piste d’athlétisme du parc Saint-Jacques et du Pavillon Mellon. Une facture d’environ 3000 $.

Porte-parole du comité organisateur, Gino Roberge s’est dit déçu de la fin de non-recevoir que lui a servi Saguenay, surtout que le championnat a généré d’intéressantes retombées économiques. De plus, par le passé, Promotion Saguenay leur accordait un montant pour couvrir ces frais pour le seul événement majeur qui se déroule sur cette piste. Un appui qui n’a visiblement pas été renouvelé par la nouvelle administration. Des conseillers de Jonquière ont fourni un appui financier, mais la facture reste quand même salée. 

« On a fait une demande auprès de la Ville pour être en mesure de boucler la boucle du budget, mais ils nous chargent la location de la piste et du Pavillon Mellon, ce qui représente environ 3000 $. Notre président d’honneur (Alain Provencher) est en discussion. Pourtant, les hôtels et les restaurants étaient pleins. Les estrades ont été pleines toute la fin de semaine et les parents des jeunes sont contents de venir visiter la région. C’est une fenêtre extraordinaire sur le Saguenay et sur toute la région », déplore Gino Roberge.

Alain Provencher abonde dans le même sens. « De notre point de vue, on amène un événement avec près de 1000 athlètes et leurs accompagnateurs. Les gens vont à l’hôtel et au resto. On a un traiteur qui a fait deux fois 900 lunchs en fin de semaine. On amène beaucoup pour l’économie régionale », fait-il valoir.

Ce dernier explique que l’argent amassé auprès des commanditaires sert à l’achat d’équipement pour permettre aux jeunes de se développer. « Par exemple, pour la course de haies, on est allé chercher des équipements à Québec parce que nous n’en avions pas ici. Ce sont des coûts pour aller les chercher et les louer », cite-t-il en exemple.