Diane Gobeil de Larouche est la nouvelle reine des dards au Canada. La semaine dernière, au Championnat canadien en Saskatchewan, elle a remporté le titre national en simple, une première pour le Québec. Sur la photo ci-haut, elle a réussi une autre première, le samedi, en remportant le Canadien Open en simple.

Championnat canadien de dards: Diane Gobeil s’offre deux couronnes

L’année 2019 est effectivement l’année chanceuse de Diane Gobeil ! Née en 1959, la Larouchoise de 59 ans a été éblouissante au Championnat canadien de dards tenu en Saskatchewan, en devenant non seulement la première Québécoise à remporter la couronne nationale en simple, mais en s’emparant également du titre au Canadian Open.

Grâce à son brio, la nouvelle reine des dards au pays a mérité une bourse de 2000 $ et a assuré sa participation à la Coupe du monde pour une quatrième fois en carrière. « Ç’a été une semaine de premières fois ! », convient-elle en entrevue téléphonique.

La Larouchoise a remporté le titre national mercredi dernier. Une première satisfaction pour une semaine qui allait être très fructueuse.

« Maria Mason, la joueuse de l’Ontario que j’ai battue en finale, m’a dit que c’était la première fois qu’elle montait sur un podium sans être sur la plus haute marche », mentionne Mme Gobeil, qui a remporté le 4 de 7 parties en finale. Auparavant, elle avait vaincu une autre adversaire redoutable en Karrah Boutiller de la Nouvelle-Écosse.

La championne a terminé sa semaine en remportant la compétition en simple du Canadian Open, un tournoi ouvert à tous. En finale, elle a gagné contre Crystal Chiasson Mckay de l’Alberta.

« J’apprécie tous ces beaux moments, assure-t-elle. Quand tu gagnes le mercredi et que tu regagnes le samedi, ce n’est pas un hasard. »

Diane Gobeil de Larouche est la nouvelle reine des dards au Canada. La semaine dernière, au Championnat canadien en Saskatchewan, elle a remporté le titre national en simple, une première pour le Québec. Sur la photo ci-haut, elle a réussi une autre première, le samedi, en remportant le Canadien Open en simple.

Mme Gobeil est d’ailleurs très fière d’avoir gagné l’Open du samedi. « Ce sont deux titres inattendus. Cet hiver, je m’étais concentrée sur le titre canadien. Mais le championnat ouvert (Canadian Open), c’est plus difficile parce que c’est à la fin de la semaine et la fatigue se fait sentir. »

Dans ce dernier cas, les joueurs sont répartis dans 16 groupes de cinq joueurs et chacun doit battre les quatre autres de son bloc pour passer aux rondes éliminatoires (64 joueurs). Le samedi, Diane Gobeil a commencé à jouer à 11 h et elle a remporté la finale à 19 h !

Une 4e coupe du monde

La Larouchoise avait participé aux Coupes du monde de 2009 (Caroline du Nord), de 2013 (Terre-Neuve) et de 2016 (Japon). Cette fois-ci, ce sera en Roumanie, du 7 au 16 octobre. Elle fera partie de la délégation de huit joueurs composée par Danna Foster (Nouveau-Brunswick), Karrah Boutiller (Nouvelle-Écosse), Darlen Van Sleeman (Ontario), Jeff Smith (Nouveau-Brunswick), David Cameron (Nouvelle-Écosse), Martin Tremblay (Les Laurentides, Québec) et Keith Way (Territoire du Nord Ouest).

« Je crois que je suis en train de faire changer les choses. Je suis la seule qui aura fait quatre Coupes du monde. Cette année, ils ont fait un effort parce que ce sera une entraîneuse bilingue qui nous accompagnera », avance-t-elle en se promettant toutefois d’essayer d’améliorer son anglais d’ici le rendez-vous en Roumanie.

Objectif

La nouvelle championne canadienne a réussi sa meilleure performance en Coupe du monde lors de l’édition de 2013 à Terre-Neuve, où elle avait remporté la médaille d’argent en double féminin en compagnie de Cindy Pardy-Heyhusrt de l’Alberta. Pour cette quatrième participation, elle souhaite améliorer son classement final. « Au Japon, j’avais fini 17e, alors si je peux faire mieux que ça, je serai contente. »

Mme Gobeil a également obtenu une invitation pour le Championnat du monde qui se tiendra en Angleterre la semaine suivant la Coupe du monde. Mais pour l’instant, elle ne compte pas participer à cette ultime compétition, « parce que tu es livrée à toi-même une fois là-bas et si tu perds ton premier match, c’est terminé. Ce sont des dépenses importantes. »

Enfin, pour maintenir la forme durant les longues journées de compétition, Diane Gobeil mise sur un entraînement régulier au Kine Gym à Saint-Bruno. « Ça aide beaucoup ! », assure la couturière qui a aussi décidé de repousser sa retraite. « Je vais continuer à travailler parce que j’aime ça et que j’ai encore du plaisir. C’est aussi ça le secret, avoir du plaisir ! »