S’il n’en tenait qu’à Jean Delisle, président du comité organisateur local du Challenger Banque Nationale de Saguenay, il serait plus sage de reporter l’édition 2020 à l’an prochain en raison des impacts de la pandémie sur l’économie, le calendrier des événements et la mobilité des athlètes.
S’il n’en tenait qu’à Jean Delisle, président du comité organisateur local du Challenger Banque Nationale de Saguenay, il serait plus sage de reporter l’édition 2020 à l’an prochain en raison des impacts de la pandémie sur l’économie, le calendrier des événements et la mobilité des athlètes.

Challenger Banque Nationale de Saguenay: un report souhaitable

S’il n’en tenait qu’à lui, le président du comité local du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Jean Delisle, ferait l’impasse sur l’édition 2020 prévue à la fin octobre, pour la reporter en 2021 en raison des circonstances exceptionnelles qui prévalent. Cela dit, c’est toutefois aux dirigeants de Tennis Canada, de concert avec la Fédération internationale de tennis (ITF), que revient la décision finale de tenir ou non l’événement aux dates prévues.

« On peut bien donner notre avis, mais le tournoi ne nous appartient pas, explique d’entrée de jeu M. Delisle en entrevue téléphonique. Il appartient à Tennis Canada et en plus haut lieu, à l’ITF. Eux se disent que, comme nous sommes en octobre, ils aiment mieux jouer la carte de la prudence et attendre la suite des événements. »

Au Québec, jusqu’à maintenant, les événements sportifs d’envergure ne peuvent être tenus au moins jusqu’au 31 août en raison de la pandémie de COVID-19. C’est d’ailleurs ce qui a amené Tennis Canada à reporter, samedi dernier, la tenue de la Coupe Rogers de Montréal en 2021 (du 6 au 15 août), même si l’événement constitue une source importante de revenus.

C’est aussi ce qui a incité la fédération canadienne à annoncer l’annulation du Challenger Banque Nationale de Granby, prévu du 18 au 26 juillet, et des Internationaux de tennis junior Banque Nationale de Repentigny, qui devaient se dérouler du 30 août au 5 septembre. La décision était d’autant plus déchirante que les deux tournois de tennis allaient célébrer des anniversaires marquants, soit la 25e édition pour Granby et la 35e édition pour Repentigny.

Le Challenger de Saguenay est le dernier tournoi québécois du circuit Banque Nationale de tennis qui accueille l’élite féminine internationale.

Incertitude économique

Pour le président Delisle, dans le contexte actuel, il serait préférable de reporter d’un an l’édition saguenéenne. D’autant plus que l’économie régionale et provinciale a été très affectée par la pause décrétée par le gouvernement du Québec. Malgré les engagements obtenus, les partenaires majeurs du tournoi de Saguenay et les commanditaires seront-ils au rendez-vous ? Tennis Canada maintiendra-t-elle son engagement financier à la même hauteur que l’an dernier ? Est-ce que le ministère de l’Éducation fera de même pour son programme de soutien aux événements internationaux ?

Outre l’aspect financier, est-ce que la pandémie sera suffisamment résorbée pour permettre aux joueuses de l’extérieur du Canada de traverser les frontières ? À cela s’ajoute le report du tournoi du Grand Chelem, Roland-Garros (France), qui devait avoir lieu en mai-juin et qui a été déplacé après les Internationaux des États-Unis (24 août au 13 septembre) pour se dérouler du 20 septembre au 4 octobre. Les joueuses voudront-elles venir au Saguenay ?

Ce sont autant de questions qui laissent le comité organisateur plutôt perplexe dans les circonstances.