Sylvain Grenier est heureux de pouvoir tenir la 6e édition du Défi des 21 dans ce contexte de pandémie.
Sylvain Grenier est heureux de pouvoir tenir la 6e édition du Défi des 21 dans ce contexte de pandémie.

C’est un départ pour le Défi des 21

C’est un départ pour la 6e édition du Défi des 21, une épreuve d’ultracyclisme de 339 km. Les 38 athlètes ont pris d’assaut les routes montagneuses des régions du Bas-Saguenay et de Charlevoix.

Le départ a été donné à 5 h samedi matin, à l’Auberge des Battures de La Baie. En plus de parcourir plus de 300 bornes, les cyclistes s’attaqueront aux 5000 m de dénivelé positif répartis sur le parcours. Les premiers arrivants devraient voir le fil d’arrivée aux alentours de 15 h 30. Un maximum de 16 h est alloué pour terminer.

Cette sixième édition a été modifiée en raison de la pandémie qui frappe la planète. Par conséquent, le sillonage sera interdit. « Nous demandons à chaque coureur de maintenir une distance d’un vélo avec les autres afin de respecter les mesures de distanciations. Nous avons quatre commissaires qui feront la surveillance pour s’assurer que tous les athlètes respectent cette mesure », mentionne l’organisateur de l’événement, Sylvain Grenier.

Cette modification a pour effet d’annuler le classement par équipe. « Comme les coureurs ne peuvent pas rouler les uns derrière les autres, ils ne peuvent pas travailler en équipe. On a donc annulé ce classement », souligne M. Grenier.

Alors qu’il devait y avoir trois points de contrôle, l’organisation a dû réduire à un seul. « On conserve seulement celui à mi-parcours à Saint-Fidèle. On a décidé de mettre plus de commissaires sur la route pour surveiller la distanciation », explique M. Grenier qui agira comme commissaire dans la voiture-balai, celle qui suit le dernier participant. C’est donc dire que les points de contrôle aux kilomètres 79 (Petit-Saguenay) et 242 (CEPAQ) ne seront pas disponibles pour les athlètes.

Initialement, 70 participants s’étaient inscrits pour participer à la course, mais en raison des changements apportés, dont l’interdiction de suivre un autre cycliste, l’organisation a décidé d’offrir la possibilité de reporter leur inscription à l’année prochaine, ce que 32 participants ont choisi de faire.

L’année dernière, un peu plus de 50 % des participants avaient croisé la ligne dans les délais. M. Grenier croit que malgré la perte du sillonage, plus de participants termineront le parcours. « Sans équipe, ce sont les gens plus entraînés individuellement qui participent. On s’attend donc à avoir moins d’abandons qu’à l’habitude. On va peut-être avoir quelques hors délais, mais ça ne devrait pas être beaucoup. Je crois qu’on va peut-être en avoir trois ou quatre. La seule chose qui pourrait faire grimper les abandons, c’est la température chaude qui est attendue en après-midi. »

Quelques nouveautés

Deux nouveautés seront au rendez-vous pour les coureurs. Premièrement, le départ se fera sous forme de grille, où chaque participant sera distancé à deux mètres des autres. « On va voir comment ça se passe avec cette formule. Si on aime ça, on va peut-être la ramener l’année prochaine », de dire Sylvain Grenier.

De plus, une nouvelle bourse fera son entrée dans la course. Au 4e grand prix de la montagne, à la côte de la Galette, l’ascension sera chronométrée et le plus rapide se verra remettre une bourse de 100 $. Cette bourse augmentera avec les années, à condition que le chrono soit meilleur que le record. « L’année prochaine, la bourse sera de 200 $ si le plus rapide bat le temps de celui de cette année et ainsi de suite pour les autres années. Si ce n’est pas battu, la cagnotte restera à 200 $ pour l’autre année », explique Sylvain Grenier.