Un des moments marquants de la carrière de Catherine Fleury est survenu en 2016, lorsqu’elle a été sacrée championne canadienne chez les moins de 23 ans, devant parents et amis, à Baie-Saint-Paul.

Catherine Fleury passe à autre chose

Catherine Fleury prend officiellement sa retraite de la compétition. L’athlète en vélo de montagne a pris cette décision après un hiver chargé, au cours duquel ses études en médecine sont devenues une priorité.

L’Almatoise vient de terminer le premier hiver de son externat en médecine et il lui reste une autre année complète de stages avant d’obtenir son diplôme de doctorat en médecine, qui correspond à un baccalauréat de premier cycle. Elle pourra ensuite se spécialiser vers un champ d’expertise, où au moins deux autres années d’études l’attendent avec des études postdoctorales en résidence.

En quelque sorte, Catherine Fleury délaisse donc une passion pour une autre. Son horaire chargé des derniers mois lui a fait réaliser qu’il était ardu de concilier les obligations d’une étudiante en médecine et la vie d’une athlète de haut niveau.

« C’est assez exigeant d’être dans les hôpitaux et en même temps, je tripe vraiment dans ce que je fais. Donc, je trouvais que c’était le bon moment de me donner à 100 % dans mes stages, a partagé la jeune femme de 24 ans, au cours d’un entretien téléphonique. D’un autre côté, le plaisir de la compétition avait un peu disparu. »

En entrevue en décembre dernier, Fleury avait signifié son intention de relever le défi de réussir à s’illustrer à l’école et sur la scène du cross-country en vélo de montagne. Le défi était toutefois titanesque.

« C’est certain que j’aurais aimé pouvoir montrer que c’est possible de faire les deux, parce que j’ose croire que ce l’est, mais je pense que ça prend encore plus qu’une passion pour la compétition pour vouloir se donner à fond dans les deux volets », a-t-elle fait remarquer, ajoutant que la logistique pour prendre congé était complexe, malgré la bonne collaboration de ses équipes de travail.

« Je trouvais que c’était beaucoup pour l’amour de la compétition que je n’avais plus autant, a-t-elle noté. Toute l’organisation que ça prenait pour aller faire une course de vélo, je me demandais si ça valait vraiment le coup et si j’aimais encore assez ça. »

Catherine Fleury a tenté de raviver la flamme en début de saison en participant à la première étape de la Coupe Canada. C’était en avril, et elle a réussi une honnête huitième place dans la catégorie élite. La gymnastique concernant son horaire l’a toutefois fait réfléchir sur ce qu’elle voulait vraiment.

« Durant la saison, j’espérais continuer et revenir à ce que j’aimais, a-t-elle souligné. Je me disais qu’avec les courses un peu plus locales comme les Coupes Canada, ça allait me faire un peu moins voyager et me faire retrouver l’amour de la compétition. Ça n’a pas été le cas, mais c’est bien correct. Chaque chose en son temps ! »

La jeune retraitée est totalement à l’aise avec sa décision. Elle continuera de pratiquer le sport qui lui a permis de vivre de grandes émotions, mais cette fois, le coeur plus léger. « Je fais autant de vélo, mais différemment. Je le fais seulement pour le plaisir et ça fait du bien », a-t-elle mentionné, sur un ton qui confirmait son état d’âme.

Feuille de route bien garnie

Parmi les principaux faits marquants de la carrière de Catherine Fleury, notons son titre de championne canadienne acquis en 2016, à Baie-Saint-Paul, suivi d’une quatrième position chez les élites deux semaines plus tard, lors d’une tranche de la Coupe Canada à Saint-Félicien. Quelques mois plus tôt, en avril, elle avait réussi un podium en Coupe du monde avec une deuxième place chez les moins de 23 ans à Cairns, en Australie.

« J’ai essayé ce que j’avais à essayer et j’ai toujours donné mon 100 %, même si je n’ai pas toujours eu les résultats qui allaient avec. Ç’a fait partie du cheminement d’un athlète », a conclu la représentante du club Cyclone d’Alma.