L’Almatoise ne baisse pas les bras, loin de là, et elle s’inspire de sa coéquipière de l’équipe nationale, Emily Batty, qui dit que le soleil finit toujours par sortir durant les moments plus sombres.

Catherine Fleury mise sur sa persévérance

Bien que déçue de son début de saison en Coupe du monde de vélo de montagne, Catherine Fleury est convaincue que sa persévérance finira par payer. D’autant plus que ses performances en présaison étaient des plus encourageantes.

En effet, l’Almatoise du club Cyclone explique que lors du camp de l’équipe nationale à Victoria (C.-B.), ses performances étaient près de celles des leaders féminines de la classe Élite, et ce, même si elle n’avait pu s’entraîner autant qu’elle l’aurait souhaité durant la période hivernale en raison de ses études en médecine . « À Victoria, ça avait vraiment bien été. J’étais proche de Catharine Pendrel, Emily Batty et Haley Smith. L’hiver avait été difficile à cause de l’école, mais j’avais clairement tiré mon épingle du jeu », souligne Catherine Fleury.

Elle abordait donc les deux premières étapes de la Coupe du monde en Europe avec confiance, même si elle n’avait pas pu prendre part au camp de l’équipe nationale en Californie et qu’elle n’avait pas coursé depuis un bout. De plus, comme elle n’avait pas participé aux courses préparatoires, elle n’a pu cumuler des points pour s’avancer sur la ligne de départ. « Je partais presque de la dernière ligne. Et quand tu as toutes ces filles devant toi dans la piste étroite et que tu marches, les premières sont parties depuis longtemps ! », explique-t-elle.

Pour la première étape en Allemagne, elle n’a donc pu se faire valoir (64e au final), partant à l’avant-dernier rang du peloton de départ. Et pour ajouter aux difficultés, les vététistes ont couru dans « un déluge de bouette ». « Je n’avais pas touché à mon vélo de montagne depuis le 1er avril et ç’a paru dans les sentiers. Et la deuxième fin de semaine (en République tchèque), j’étais malade. Toutefois, je sentais l’adrénaline qui (re) montait mon système et je me sentais bien la journée de ma course. Toutefois, ça avait clairement grugé de l’énergie durant la semaine. C’est plate, mais ça fait partie de l’apprentissage », concède celle qui a conclu au 67e rang.

L’Almatoise ne baisse pas les bras, loin de là, et elle s’inspire de sa coéquipière de l’équipe nationale, Emily Batty, qui dit que le soleil finit toujours par sortir durant les moments plus sombres. « En Coupe du monde, chaque petit détail compte tellement. Un petit détail va faire que 15 filles vont te dépasser au lieu d’une fille en Coupe Canada. Mais il faut saisir sa chance en participant aux grosses courses. C’est un long processus et c’est souvent la persévérance qui sera payante. »

Toutefois, ces contre-performances ont fait en sorte qu’elle devra débourser les coûts de son transport et de son hébergement pour sa participation aux Coupes du monde en Italie et dans la Principauté d’Andorre. Les dirigeants de l’équipe nationale ont accordé la place à d’autres cyclistes ayant mieux fait pour le projet de juillet. En compagnie d’Anne-Julie Tremblay (qui se retrouve dans la même situation) et de Rébecca Beaumont, elle s’organise pour être sur la ligne de départ de ces deux étapes, en recourant aux bourses reçues. « Je m’y attendais . L’entraîneur de l’équipe canadienne m’a écrit en me disant qu’il espérait quand même m’y voir parce que ça arrive de mauvaises performances et qu’il sait que je vaux plus que ça. Ça change un peu le coût, mais on tente notre chance ! »