Raphaël Piché

Candy Cane Race: l’occasion pour les fondeurs de la région d’affronter les meilleurs

Trois jeunes fondeurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Raphaël Piché et Stella Tremblay du club Le Norvégien de Jonquière, ainsi que Jérémie Trottier du club Nordski de Dolbeau-Mistassini, ont pu se mesurer aux meilleurs athlètes de leur catégorie, en fin de semaine dernière, dans le cadre de la Candy Cane Race, disputée à Gatineau.

Membre du CA du club Le Norvégien et père de Raphaël, Dominic Piché explique que les trois jeunes profitent de cette première participation à une étape du circuit Haywood NorAm pour prendre de l’expérience et se mesurer aux meilleurs. « Tous deux âgés de 14 ans, Stella et Raphaël sont allés faire la première course du circuit des Maîtres en style classique, tenue à la forêt Montmorency il y a deux semaines, afin de faire un bon entraînement préparatoire et de prendre de l’expérience de course. En fin de semaine dernière, à Gatineau, c’était leur première expérience à la coupe NorAm, laquelle était doublée d’une Coupe Québec. Il y avait même des équipes de l’Ontario », mentionne M. Piché.

Les entraînements commençant plus tard pour les jeunes d’ici, il n’y avait évidemment pas d’objectif en terme de classement. « Malgré le fait que nous ayons eu de la neige assez tôt, nos jeunes ne sont pas au même niveau que les autres équipes qui s’entraînent une bonne partie de l’été sur skis à roulettes. Nous, on commence en septembre à faire une sortie par semaine, mais leur entraînement est un peu plus varié. Ils font du vélo de montagne, de la course à pied, etc. Les grosses équipes de ski de fond font quatre entraînements de ski à roulettes par semaine à partir de la fin juillet. C’est vraiment intensif. Pour notre part, on pense qu’à long terme, quand ils ont 14, 15 ou 16 ans, c’est mieux de varier, car il peut y avoir un danger “d’écoeurantite”. On pourrait bonifier notre entraînement présaison, mais il ne faut pas brûler nos jeunes et je pense qu’il est bon d’aller chercher des aptitudes dans d’autres sports comme le vélo de montagne, la course à pied, etc. Ça fait donc qu’en début de saison, nos jeunes ne sont pas du même niveau, mais rendu en février, ils se rapprochent du niveau des autres. »

Toutefois, le potentiel des jeunes fondeurs est bel et bien présent. « Stella et Raphaël ont fait la finale provinciale des Jeux du Québec, l’an passé, et Raphaël a remporté une médaille d’argent en style patin. En étant une région éloignée, nos jeunes n’ont pas participé à beaucoup de courses de la Coupe Québec. Mais cette année, on souhaite leur en faire faire un peu pour qu’ils puissent se confronter aux meilleurs. Si on veut continuer à les développer, il faut sortir et faire des étapes de la Coupe Québec et du NorAm. »

Jérémie Trottier

Les jeunes fondeurs de la région seront donc de retour à une étape NorAm le 30 janvier, au Mont-Sainte-Anne. Comme c’est une étape de sélection, le calibre promet d’être encore plus relevé.

Pour ce qui est des résultats de la NorAm de Gatineau, le meilleur résultat a été celui de Raphaël Piché avec une 12e place chez les U16, nés en 2005. L’objectif des régionaux consistera à se rapprocher des meilleurs. Pour Raphaël, ce sera se rapprocher du top-10. « C’est vraiment d’aller se mesurer au calibre plus fort. Le potentiel est là! C’est juste une question de temps », soutient Dominic Piché.

La relève

Pour ce qui est de la relève en ski de fond, M. Piché explique que les groupes participatifs des Jack Rabbit sont populaires dans les clubs. Le volet compétition est moins prisé, cependant. « Pourtant, nous (au Norvégien), ça reste un club de développement et si les jeunes ne veulent pas faire de compétition, ils n’en font pas. Le but est de les reprendre après le Jack Rabbit pour qu’ils puissent développer de bonnes habiletés. Il faut les faire participer à des compétitions pour le plaisir. S’ils n’en font pas, ils ne pourront pas prendre de l’expérience », fait-il valoir.

Ce dernier souligne que le club Le Norvégien peut compter sur l’expertise de Luc Thériault, l’un des meilleurs fondeurs de la région, pour entraîner les jeunes. « Luc avait de l’intérêt pour développer l’équipe. Il voit des talents émerger. Avec Luc, on est gâtés. Il est professionnel dans son approche et nous montre des plans d’entraînement. On profite de ses connaissances. »

Stella Tremblay

Comme la prochaine finale provinciale des Jeux du Québec aura lieu en 2021, les clubs s’affairent déjà à développer la prochaine cohorte. Mais les candidats ne sont pas légion. « Malgré le fait que l’on a de beaux terrains de jeu et de la neige, ce n’est pas facile », constate M. Piché. Bon an mal an, le club Le Norvégien accueille une quinzaine de jeunes. Dans un monde idéal, les dirigeants aimeraient pouvoir monter ce nombre à 25.