Le Canadien a laissé les Predators dicter le jeu, et a passé la majorité du match dans sa propre zone, incapable d’y aller de sorties de zone efficaces

Le Canadien devra retenir la leçon offerte par les Predators samedi

L’entraîneur-chef Claude Julien avait passé les derniers jours à répéter que la deuxième moitié de saison serait encore plus difficile et que l’adversaire allait resserrer le jeu.

Julien a finalement été prophète de malheur alors que les Predators de Nashville ont offert une performance sans faute aux dépens du Canadien dans une victoire de 4-1, samedi.

Les Predators ont d’une certaine manière appliqué la recette parfaite pour étouffer le Canadien.

«Ils ont dicté le jeu et nous avons joué dans leurs forces, a indiqué l’attaquant Brendan Gallagher après la rencontre. Ils ont contré notre vitesse avec leur schéma 1-3-1 et nous n’avons jamais trouvé notre erre d’aller. Nous n’avons jamais été capables de nous ajuster en cours de route et contrer leur échec-avant.»

Le Canadien a ainsi passé la majorité de la rencontre embouteillé dans son territoire, incapable d’y aller de sorties de zone efficace. Il a commis un total de 18 revirements au cours de la soirée et n’a généré que très peu d’occasions de marquer.

«Une des forces de leur équipe est la création de revirements en zone neutre pour utiliser leur vitesse en contre-attaque, a noté le défenseur Shea Weber. Ils veulent vous forcer à lancer la rondelle dans le fond de leur zone puisqu’ils ont un joueur à l’arrière prêt à la récupérer. Ils comptent aussi sur deux bons gardiens pour manier la rondelle. Nous l’avons donnée un peu trop souvent à leur gardien, qui pouvait ensuite amorcer la relance.»

Manque de volonté

Julien a critiqué le manque de volonté de ses joueurs après la rencontre. Phillip Danault a aussi reconnu que l’équipe avait été moins affamée que les Predators, qui voulaient rebondir après une contre-performance la veille.

«Je pense qu’il aurait fallu prendre plus de vitesse à deux contre un, a mentionné Danault en tentant d’offrir des solutions que le Canadien aurait dû explorer. Nous perdions nos batailles, nous n’étions pas assez impliqués dans le jeu, nous n’étions pas assez physiques. Ils ont donc gagné le match.»

Alors que le Canadien devra peut-être s’attendre à de plus en plus de matchs serrés de la sorte en deuxième moitié de campagne, il ne fait pas de doute que l’équipe devra apprendre à s’ajuster et trouver une solution quand l’adversaire ferme le jeu.

«Quand une équipe parvient à vous ralentir, vous devez vous ajuster. Vous devez en parler sur le banc avec vos compagnons de trio pour penser à changer certaines choses, a indiqué Gallagher. Cette fois-ci, nous n’avons rien changé pendant trois périodes. Il n’y avait pas d’appui pour contrer l’échec-avant, nous n’avons pas utilisé notre vitesse et nous avons abouti avec le résultat que nous méritions.

«Nous avons appris des choses tout au long de la saison. Il y a des situations que nous avons bien gérées, ce ne fut pas le cas cette fois-ci. Nous devons en retenir quelque chose. Si nous n’apprenons rien, c’est du gaspillage. Nous devons comprendre ce qui n’a pas fonctionné pour mieux gérer la situation si elle se présente à nouveau.»

Le Canadien aura l’occasion de se reprendre dès lundi, quand le Wild du Minnesota sera de passage au Centre Bell. Le Tricolore se rendra ensuite à Detroit mardi, puis à St. Louis jeudi, avant de compléter une semaine chargée en accueillant l’Avalanche du Colorado samedi prochain.