Claude Julien a pris les choses en main pour essayer de relancer l’avantage numérique du Canadien.

Claude Julien prend les choses en main pour relancer l’avantage numérique

BROSSARD — Claude Julien a pris les choses en main pour essayer de relancer l’avantage numérique du Canadien, passant la majorité de l’entraînement de mardi à travailler sur cet aspect du jeu.

La formation montréalaise occupe le dernier rang du circuit avec une efficacité de 12,6 pour cent depuis le début de la campagne et a profité de seulement deux de ses 27 occasions lors de ses 11 dernières rencontres.

Après la défaite de 5-2, samedi, face aux Flyers de Philadelphie, les joueurs semblaient être à court de solutions. Julien a visiblement décidé de tout faire pour corriger le tir avant que cette situation coule le Canadien dans la course aux séries.

«Depuis le début de la saison, nous essayons différentes choses pour essayer d’apporter des correctifs, a mentionné Julien. En même temps, les joueurs doivent accepter leurs responsabilités. Quand vous voyez vos meilleurs joueurs commettre des revirements en forçant des jeux, je ne crois pas que ce sont les entraîneurs qui leur ont dit de faire ça.

«Aujourd’hui (mardi), j’étais un peu plus impliqué. Je voulais m’assurer que tout soit clair, mais ensuite, ça retourne aux personnes responsables. Kirk (Muller) a aidé notre avantage numérique à terminer au 13e rang la saison dernière. Il n’est pas devenu un mauvais entraîneur pendant l’été.»

Mardi, la première unité d’avantage numérique était composée de Shea Weber, Jonathan Drouin, Tomas Tatar, Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia. Jeff Petry, Mike Reilly, Charles Hudon, Max Domi et Brendan Gallagher formaient la deuxième unité. Du lot, Tatar (4), Gallagher (3), Domi (3), Weber (2), Petry (2), Drouin (2) et Reilly (1) ont marqué en avantage numérique depuis le début de la campagne.

La saison dernière, Alex Galchenyuk avait été le meilleur buteur du Tricolore en avantage numérique avec neuf buts. Max Pacioretty en avait inscrit six. Les deux ont été échangés cet été, mais Julien a réfuté la théorie selon laquelle leur départ expliquait en partie les déboires de l’équipe en avantage numérique.

«Nous savons que notre problème, c’est plus que simplement marquer des buts, a-t-il rappelé. Ce sont nos entrées de zone, d’être capable de prendre possession de la rondelle et de la contrôler en zone offensive. C’est ce qui nous dérange le plus dans ce que nous voyons présentement.»

Ce qui peut paraître encore plus étrange, c’est que l’efficacité du Canadien en supériorité numérique est en baisse depuis le retour au jeu de Weber le 27 novembre. Le Tricolore a converti 14,9 pour cent de ses occasions lors des 24 premiers matchs de la saison, mais il affiche un taux de réussite de 9,7 pour cent en 26 rencontres avec Weber dans la formation.

«Les équipes adverses se méfient de son tir et peut-être que nous ne sommes pas en mesure de lui donner la rondelle aussi souvent que nous le souhaiterions, a mentionné Gallagher. Quand nous avons réussi à le rejoindre, il a été en mesure de provoquer des choses. Mais les problèmes de notre avantage numérique ne se limitent pas à cet aspect et son retour au jeu n’allait pas simplement les régler.»

Malgré son inefficacité en avantage numérique, le Canadien est parvenu jusqu’ici à se maintenir dans le portrait pour les éliminatoires. Avec 112 buts à cinq contre cinq, la troupe de Claude Julien partageait le sixième rang du circuit à ce chapitre avant les matchs de mardi, à égalité avec les Capitals de Washington.

«Nous sommes peut-être au-dessus des attentes de plusieurs. Il ne faut pas s’attarder seulement sur le négatif, mais il faut aussi regarder le positif, a rappelé Julien. Toutes les équipes ont des faiblesses, la nôtre en est une grande et c’est l’avantage numérique. Nous devons rectifier la situation et continuer à travailler là-dessus.»

Le Canadien aura un défi intéressant devant lui à ce niveau mercredi, alors que les Coyotes de l’Arizona seront les visiteurs. Les Coyotes représentent la meilleure unité du circuit en infériorité numérique avec une efficacité de 87,2 pour cent.