Même s’il n’a pas été épargné par Nikita Zaitsev et les Leafs, le jeune Jesperi Kotkaniemi a encore bien paru, mercredi.

Autre bon match de Kotkaniemi dans un revers de 5-3

MONTRÉAL — Le 20 septembre, Claude Julien a réagi à la suspension imposée à Max Domi pour son coup de poing irréfléchi. Parmi toutes ses réponses et explications, une a particulièrement retenu l’attention : «L’absence de Domi nous permettra d’évaluer d’autres options.»

Avance rapide jusqu’à mercredi, un autre match où Jesperi Kotkaniemi a brillé malgré la défaite de 5-3 face aux Maple Leafs de Toronto. Et il a brillé exactement dans le rôle que devait occuper Domi.

Avant sa suspension, Domi était le partenaire de jeu principal de Jonathan Drouin, au centre du premier trio. Puis sa suspension est arrivée et Julien s’est tourné vers Kotkaniemi.

Chaque fois que Drouin s’est retrouvé dans la formation depuis, le Finlandais de 18 ans était à ses côtés. Et chaque fois, particulièrement mercredi, le duo s’est démarqué.

Tant et si bien que Julien a laissé tomber ceci : «La façon qu’il se comporte, ça va être assez difficile de ne pas l’avoir dans l’équipe. Je ne peux pas confirmer, on aura une dernière réunion à la fin du camp, mais il se comporte très bien. Il n’a rien à envier à personne après ce soir. Il a joué un très bon match, la rondelle semble coller sur lui, il est bon sous pression et montre beaucoup de maturité.»

Pas beaucoup de lacunes

Julien n’est généralement pas expansif dans ses louanges, mais le jeune en reçoit ici une pleine pelletée. Mieux encore, quand on a demandé à l’entraîneur de nommer une lacune de Kotkaniemi, il n’a pas su quoi répondre. «Je ne sais pas s’il y a une lacune spécifique, car il n’en démontre pas beaucoup.»

Il s’est ensuite permis de souligner qu’il devait encore prendre de la masse. On peut ajouter qu’il doit s’améliorer sur les mises en jeu, puisqu’il a fini la soirée à 31 % (4 en 13) contre des centres de premier plan. Il faut dire qu’il ne jouait pas au centre la saison dernière en Finlande et qu’il ne s’est présenté que quelques fois aux cercles. «C’est probablement ça le problème», a-t-il dit avec son traditionnel sourire gêné.

Mercredi, Julien n’a pas hésité à le confronter à Auston Matthews. C’était un match présaison, c’est vrai, mais ça dit beaucoup sur l’opinion de l’entraîneur sur le jeune homme.

«C’était Matthews ou Tavares. Lance un 25 sous. Matthews est encore jeune, mais il a quelques années d’expérience de plus que Kotkaniemi. Mais il s’est bien débrouillé contre ces joueurs. Il était dans nos deux premiers trios et il devait affronter ça de l’autre côté.»

Kotkaniemi a juré dans le vestiaire après le match qu’il ne ressentait aucune nervosité en ce moment. C’est sûr que ça l’aide d’entendre un coéquipier comme Noah Juulsen dire : «Il n’a pas connu un seul mauvais match.»

20 secondes fatales

Le match contre les Leafs s’est joué dans les 36 premières secondes du troisième vingt alors que Mitch Marner et Kasperi Kapanen ont marqué en l’espace de 20 secondes... en désavantage numérique. Chaque fois, ils ont bénéficié de bourdes de Jeff Petry, la première derrière son filet et la seconde, à la ligne bleue adverse.

David Schlemko a bien réussi à réduire l’écart  40 secondes plus tard lors de la même punition, mais le Canadien n’est pas parvenu à ajouter un quatrième but contre Frederik Andersen, qui a fait face à 36 tirs. Patrick Marleau, Nazem Kadri et Auston Matthews ont également déjoué la vigilance de Carey Price, qui a réalisé 20 arrêts.

NOTE : N’ayant pas été réclamés au ballottage, Michael McCarron, choix de premier tour de l’équipe en 2013, Byron Froese, Brett Lernout, Hunter Shinkaruk et Rinat Valiev se rapporteront au Rocket.  Avec La Presse canadienne

+

«Ils vont faire mal à plusieurs équipes, mais ça n’excuse pas notre performance en désavantage numérique. On doit corriger des choses.» – Claude Julien, au sujet de l’avantage numérique des Leafs

***

«Je reste en arrière pour lui. S’il veut y aller, qu’il y aille. Je vais toujours être là pour couvrir ses arrières.» – Noah Juulsen, au sujet de son coéquipier Victor Mete

***

«Je ne savais même pas que j’avais marqué, honnêtement» – Mitch Marner, au sujet de son but en désavantage numérique à la suite de l’erreur de Carey Price et de Jeff Petry