Canadien

Le Canadien ajoute six joueurs de centre à son organisation, dont Samuel Houde

DALLAS — Le Canadien de Montréal a fait le plein de joueurs de centre lors de la séance de sélection de la Ligue nationale de hockey tenue au cours du week-end au American Airlines Center.

Avec une banque de 10 choix modifiée en cours de route par diverses transactions, dont certaines pour des sélections l'année prochaine, le Tricolore a repêché six joueurs de centre samedi, dont le Québécois Samuel Houde en cinquième ronde, au 133e rang.

Le porte-couleurs des Saguenéens de Chicoutimi, qui n'avait pas fait le voyage à Dallas, est le premier joueur du Québec choisi par le Canadien depuis le défenseur Simon Bourque en sixième ronde du repêchage de 2015.

Originaire de Blainville, Houde a marqué 16 buts et récolté 16 mentions d'aide en 54 matchs l'an dernier.

Houde était tellement heureux de la tournure des événements qu'il s'est fait photographier avec un chandail du Canadien alors qu'il se trouvait à Lachenaie.

«J'étais sans mots. Je viens de Montréal, c'est l'équipe de ma jeunesse, que je regardais quand j'étais jeune. C'est la plus grande organisation de l'histoire de la Ligue nationale de hockey», a raconté Houde en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Les autres joueurs de centre choisis par le Canadien sont le Suédois Jacob Olofsson, en deuxième ronde, Cameron Hillis, un produit du Storm de Guelph, en troisième ronde, Allan McShane, des Generals d'Oshawa, en quatrième ronde, Cole Fonstad, des Raiders de Prince Albert, en cinquième ronde, et Brett Stapley, de la Ligue junior de la Colombie-Britannique, en septième ronde.

Ces six centres s'ajoutent à Jesperi Kotkaniemi, un attaquant de six pieds, deux pouces et 181 livres choisi au troisième rang vendredi soir.

«C'est une priorité, a déclaré Trevor Timmins, responsable du recrutement chez le Canadien, à l'issue des sept rondes du repêchage.

«Vous regardez ce qui se passe à travers la ligue et les joueurs de centre ont une grande importance. Non seulement ça, mais un joueur de centre peut être déplacé à l'aile. Certains des joueurs de centre que nous avons repêché ont également joué à l'aile. C'est plus facile de déplacer un centre à l'aile que d'essayer de transformer un ailier en joueur de centre à cet âge.»

Par ailleurs, le Canadien a employé le 71e choix, acquis quelques instants plus tôt des Oilers d'Edmonton, pour sélectionner Jordan Harris, un défenseur gaucher de cinq pieds, 10 pouces et 179 livres, originaire du Massachusetts.

En quatrième ronde, le Canadien a ajouté Jack Gorniak, un ailier gauche de cinq pieds, 11 pouces et 177 livres qui provient du Wisconsin.

À l'issue du repêchage, le Canadien a annoncé qu'il avait acquis le choix de cinquième tour des Oilers d'Edmonton en 2019, en retour des droits du gardien Hayden Hawkey.

Un autre Finlandais

En début de journée samedi, le Tricolore avait ajouté deux Européens à sa banque d'espoirs en sélectionnant le Finlandais Jesse Ylonen et le défenseur russe Alexander Romanov avec ses deux premiers choix de la deuxième ronde.

Réclamé au 35e rang, Ylonen est un ailier droit de six pieds et 167 livres qui a récolté 14 buts et 13 mentions d'assistance en 48 matchs à Espoo. Il était classé au 28e échelon parmi les patineurs internationaux selon la Centrale de recrutement de la LNH.

«C'est un jeune joueur doté d'une vitesse phénoménale. Il joue à un rythme très rapide. C'est un jeune que nous aimons beaucoup», a déclaré Timmins.

Visiblement plus timide et moins volubile que Kotkaniemi, Ylonen s'est dit excité de se joindre au Canadien et de se retrouver dans la même organisation que son compatriote.

«Je pense qu'ils aiment mon coup de patin et mes habiletés, a déclaré Ylonen au sujet des dirigeants du Tricolore, qu'il a rencontrés au cours des derniers jours à Dallas.

«D'ici deux ou trois ans, j'espère jouer un rôle offensif avec l'équipe.»

Romanov, choisi au 38e rang, est un défenseur gaucher de cinq pieds, 11 pouces et 185 livres qui a récolté sept buts et sept mentions d'aide en 37 matchs avec le CSKA 2 l'an dernier.

Au Championnat mondial des moins de 18 ans, il a obtenu un but et deux mentions d'aide en cinq rencontres.

Selon Timmins, c'est un joueur auquel le Canadien tenait absolument.

«Tout le monde était excité à notre table, a-t-il raconté. Il est l'un des joueurs que nous avons invités à notre camp d'évaluation en Suède. Il va vous rappeler un peu [Alexei] Emelin, mais un Emelin avec une tonne d'énergie. Attendez de le voir. Il joue déjà comme un professionnel. Il joue avec vitesse et déplace la rondelle rapidement. Je doute qu'il aurait encore été disponible lors de notre choix suivant [56e]. Nous tenions à le repêcher.»

Le choix de Romanov peut surprendre un peu, compte tenu du fait qu'il occupait le 115e rang parmi les patineurs internationaux et qu'il avait glissé de sept échelons depuis la publication du rapport de mi-saison. C'est le dernier des soucis de Timmins.

«La Centrale, c'est la 32e équipe. Il y a 31 autres équipes sur le plancher et chacune a sa liste. C'est la raison pour laquelle nous avons du personnel, pourquoi nous faisons le travail. Nous consacrons beaucoup d'effort, de temps, et nous dépensons beaucoup d'argent pour faire nos devoirs et organiser notre propre camp d'évaluation pour les joueurs qui ne sont pas invités», a répondu Timmins.

Canadien

Bergevin ne prévoit pas échanger son 3e choix

DALLAS — Marc Bergevin ne semble pas destiné à se départir de sa sélection de troisième rang lors de l’encan annuel de la LNH, cette fin de semaine à Dallas. En fait, si un de ses homologues est prêt à dialoguer, il tentera d’obtenir vendredi au moins un autre choix de première ronde.

«Au moment où l’on se parle aujourd’hui, je penche plus vers la patience que faire un changement à court terme. La possibilité que l’on échange le choix numéro 3 est très, très, très mince», a fait savoir Bergevin à la sortie d’une réunion des directeurs généraux de la LNH, jeudi.

«Dans le passé, des joueurs-clé ont été choisis tôt au repêchage», a ajouté Bergevin quelques minutes plus tard. «Alors, on envisage aller chercher un bon joueur-clé, et ça va être important pour l’avenir de l’organisation.»

Dans l’éventualité où Bergevin maintient cette ligne directrice, trois noms sont particulièrement mentionnés du côté du Canadien avec le troisième choix. Il s’agit de l’ailier droit tchèque Filip Zadina (Mooseheads d’Halifax), de l’ailier gauche américain Brady Tkachuk (Boston University) et du  centre finlandais Jesperi Kotkaniemi (Assat de Pori). Les deux premiers ont 18 ans, tandis que Kotkaniemi célébrera son 18e anniversaire de naissance le 6 juillet.

Chacun à leur façon, Zadina, Tkachuk et Kotkaniemi répondent à des besoins importants chez le Tricolore. Zadina est reconnu comme un marqueur de qualité, et plusieurs le croient capable d’aider une équipe de la LNH dès la saison prochaine. Il en va de même de Tkachuk, un joueur doté d’une charpente imposante et reconnu pour son leadership.

Quant à Kotkaniemi, il a gagné trois rangs au classement des patineurs internationaux de la Centrale de recrutement de la LNH entre la mi-chemin de l’année et la fin de la saison, passant de la neuvième à la sixième place. Par contre, aussi alléchant soit-il, surtout pour une formation désespérément à la recherche d’un éventuel centre numéro un comme le Canadien, Kotkaniemi devra probablement patienter un an ou deux avant de faire son arrivée dans la LNH.

En fin de compte, a déclaré Bergevin, l’important est d’évaluer le joueur en fonction de ce qu’il apportera d’ici quatre ou cinq ans, peu importe son niveau actuel et sa position. «C’est certain que le talent est très important, mais la position aussi. On sait qu’il y a des positions qui sont plus difficiles à combler. Chez toutes les organisations, le but d’un repêchage, c’est d’évaluer le joueur à long terme et ce qu’il va devenir.»

Beaucoup d’appels

Par ailleurs, l’imposante banque de quatre choix de deuxième ronde ouvre la porte à une transaction qui pourrait permettre au Tricolore de sélectionner un autre espoir au premier tour. Bien sûr, Bergevin devra trouver un partenaire pour mettre pareil projet à exécution.

«C’est une bonne possibilité», a-t-il reconnu. «Je vais écouter. À cause des quatre choix de deuxième ronde, on va avoir beaucoup d’appels. En bout de ligne, on verra ce qui est disponible, si un joueur glisse et qu’on pense qu’on devrait le chercher. C’est certain qu’on va être très occupé demain, et surtout samedi.»

En ce qui concerne l’autre grand dossier dans la cour du Canadien, celui entourant l’avenir du capitaine Max Pacioretty, Bergevin a été bref. Tellement qu’il n’a pas voulu dire s’il avait reçu des appels à son sujet. «Il est avec le Canadien de Montréal, et on va de l’avant», a-t-il déclaré.

Détendu et de bonne humeur, Bergevin aborde le repêchage avec optimisme. «Avec le troisième choix et les quatre choix de deuxième ronde, pour nous et pour les partisans, c’est une période excitante.»

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TREVOR TIMMINS ET LE «SECRET» ZADINA

Trevor Timmins s’était résenté devant les journalistes avec la ferme intention de garder aussi secrètes que possible les intentions du Canadien, qui possède le troisième choix de la première ronde du repêchage de la LNH, vendredi. C’est ce qu’il a fait. Toutefois, il a quand même pris quelques instants pour faire l’éloge de Filip Zadina. Le grand patron du recruement du Canadien s’est notamment lancé dans un bref exercice comparatif avec le repêchage de 2005. «Je vais retourner au jour où nous avons choisi Carey Price au cinquième rang. Il s’agissait d’une importante décision, car, à l’époque, nous avions une assez bonne profondeur dans les buts. En Carey Price, nous avons sélectionné quelqu’un qui nous pensions allait devenir un joueur de concession», a-t-il tout d’abord déclaré . «Aujourd’hui, je regarde le troisième choix, et c’est une position assez difficile parce qu’il y a beaucoup de bons joueurs à des positions différentes, des joueurs différents. Et Zadina fait partie du groupe. Il est l’un de ces joueurs», a-t-il aussitôt ajouté. «Il est tout un joueur de hockey. Il est un marqueur. Il peut marquer des buts aussi bien que n’importe qui. J’aime le joueur de hockey et j’aime la personne», a lancé Timmins en souriant, à une autre question au sujet de Zadina (6’, 197 lb), qui s’est mis en évidence avec les Mooseheads de Halifax avec 44 buts et 38 aides en 57 matchs. Si le CH le réclame, il sera le premier joueur issu de le LHJMQ à être sélectionné par le Tricolore depuis Simon Bourque (6e ronde) en 2015. «Nous accordons toujours beaucoup d’importance aux joueurs de la LHJMQ», s’est défendu Timmins, qui se dit conscient de l’expertise de Dominique Ducharme et de Joël Bouchard, deux nouveaux venus dans l’organisation du CH.

Canadien

Contrat de deux saisons pour Domi avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien a annoncé une entente de deux saison avec l'attaquant Max Domi, samedi.

Le contrat est d'une valeur annuelle moyenne de 3,15 millions $ pour l'attaquant de 23 ans, acquis des Coyotes de l'Arizona, en retour de l'attaquant Alex Galchenyuk.

Domi a été choisi 12e au total en 2013, par le club du désert. La saison dernière, il a amassé neuf buts et 45 points, prenant part à tous les matches des Coyotes.

En 222 matchs dans la LNH, tous avec les Coyotes, Domi a inscrit 36 buts et récolté 135 points.

Galchenyuk en est à 108 filets en 418 matches, dont des saisons consécutives de 20 et 30 buts, à compter de 2014-15. La saison dernière, il a inscrit 19 buts et 51 points, en 82 matches.

Canadien

Le Tricolore échange Galchenyuk

MONTRÉAL — Autre été, autre échange majeur pour le directeur général Marc Bergevin, alors que le Canadien de Montréal a fait l’acquisition de l’attaquant Max Domi des Coyotes de l’Arizona, vendredi soir, en retour d’Alex Galchenyuk.

Deux ans après avoir expédié le défenseur P.K. Subban aux Predators de Nashville en retour du défenseur Shea Weber, et un an jour pour jour après avoir acquis l’attaquant Jonathan Drouin du Lightning de Tampa Bay contre le défenseur Mikhail Sergachev, Bergevin a décidé de brasser les cartes une autre fois.

Domi est âgé de 23 ans et avait été choisi par les Coyotes au 12e rang de l’encan de 2013. Il a disputé 222 parties dans la LNH et a inscrit 36 buts et 99 aides.

La saison dernière, Domi a marqué neuf buts et 36 aides en 82 matchs. L’ailier de cinq pieds 10 pouces et 195 livres écoulait la dernière campagne à son contrat de recrue et il pourrait devenir joueur autonome avec compensation le 1er juillet.

«Parfois dans cette ligue, il faut donner quelque chose pour obtenir quelque chose, a dit le directeur général des Coyotes, John Chayka, lors d’une téléconférence. Max est un jeune joueur très talentueux et nous espérons que les deux équipes seront satisfaites.»

Sur la scène internationale, Domi a remporté l’or au Championnat mondial junior de 2015 avec le Canada. Il a également mis la main sur la médaille d’argent en 2016 à ce même tournoi.

Il est le fils de l’ancien dur à cuire Tie Domi.

Domi doit participer à une téléconférence samedi à 13h. Bergevin prendra la parole une heure plus tôt, au Centre Bell.

De son côté, Galchenyuk avait été sélectionné au troisième rang du repêchage de 2012 par le Tricolore. En 418 rencontres avec le Canadien, il a accumulé 108 buts et 147 aides. Il a ajouté quatre buts et neuf aides en 28 matchs de séries éliminatoires.

Âgé de 24 ans, Galchenyuk a connu ses meilleurs moments en 2015-16, quand il a inscrit 30 buts et 56 points en 82 matchs.

Galchenyuk avait signé un contrat de trois saisons et 14,7 millions $ US avec le Canadien l’été dernier, alors qu’il était joueur autonome avec compensation.

Le Canadien avait repêché Galchenyuk dans l’espoir qu’il devienne un centre de premier trio. Pour faciliter son intégration dans la LNH à son arrivée à 18 ans, l’entraîneur-chef de l’époque Michel Therrien avait préféré le faire jouer comme ailier. Son retour au centre a tardé et après quelques expériences en 2015-16 et 2016-17, il est retourné jouer à l’aile la saison dernière sous les ordres de Claude Julien.

«Il a connu du succès comme centre [...] et je ne pense pas que nous aurions fait cet échange si nous ne pensions pas qu’il avait les habiletés pour jouer au centre», a affirmé Chayka.

C’est Drouin qui a hérité de la chaise de Galchenyuk la saison dernière, avec des résultats mitigés.

Pour sa part, Domi a été employé comme centre par moments la saison dernière chez les Coyotes, après avoir été limité au rôle d’ailier lors de ses deux premières saisons dans la LNH.

LNH

L’espoir du Canadien Joni Ikonen à l’écart du jeu pour six mois

MONTRÉAL - Le Canadien de Montréal et le club de hockey Kalpa Kuopio de la Ligue élite de la Finlande ont conjointement annoncé que l’attaquant Joni Ikonen a subi une intervention chirurgicale au genou droit.

Dans un communiqué, les deux organisations ont précisé que la période de guérison prévue est de six mois.

Selon le communiqué, l’opération a été effectué le lundi 11 juin par le docteur Hannu Miettinen à l’Hôpital universitaire de Kuopio.

L’attaquant de 19 ans a subi cette blessure le 28 mai lors d’une séance d’entraînement sur glace avec des coéquipiers de son équipe finlandaise à Kuopio.

Choix de deuxième tour du Canadien - 58e au total en 2017 - Ikonen a inscrit 14 points, dont quatre buts, en 52 matchs avec le Kalpa Kuopio en 2017-2018.

Ikonen sera à Montréal à la fin du mois de juin afin de poursuivre une partie de sa période de remise en forme.

LNH

Les Capitals contre le Canadien à Québec

Champions de la Coupe Stanley ou finalistes déçus, les Capitals de Washington joueront à Québec le 20 septembre. Un match hors concours contre le Canadien de Montréal, qui se produit dans la capitale en présaison depuis maintenant 10 ans.

Après avoir tenu deux rencontres préparatoires au Centre Vidéotron en septembre 2017, le CH revient donc  au rythme des années précédentes, c’est-à-dire une seule partie du camp dans son ancienne ville ennemie devenue amie. Coïncidence? Le duel Canadien-Bruins de l’an dernier avait été le premier de la série à Québec à attirer moins de 10 000 spectateurs (9248), tandis que quelques jours plus tard, un Canadien-Maple Leafs avait quand même réuni 14 452 amateurs dans les gradins de l’amphithéâtre du quartier Limoilou.

La venue des Capitals s’avère en soi une première depuis le départ des Nordiques en 1995. La bande d’Alexander Ovechkin, dont on est loin d’assurer la présence à Québec, soulèvera néanmoins un intérêt supplémentaire à la suite de son parcours éliminatoire de ce printemps. Elle est actuellement au coude-à-coude 1-1 avec Las Vegas en finale de la Coupe Stanley.

Bruins de Boston (2009, 2016 et 2017), Islanders de New York (2010), Lightning de Tampa Bay (2011), Hurricanes de la Caroline (2013), Avalanche du Colorado (2014), Penguins de Pittsburgh (2015) et Maple Leafs de Toronto (2017) y sont tous passés jusqu’ici. Le rendez-vous annuel n’avait pas eu lieu en 2012 à cause du lock-out qui prévalait alors dans la LNH.

Les billets pour le match préparatoire du 20 septembre à Québec seront en vente ce samedi, à compter de 10 h, à la billetterie du Centre Vidéotron ou par evenko.

Canadien

Nouveau contrat d'un an pour Niemi

MONTRÉAL — Malgré les déboires de l’équipe, Antti Niemi a suffisamment aimé son expérience à Montréal en 2017-2018 pour vouloir y passer au moins une autre année.

Après avoir relancé sa saison dans l’uniforme du Canadien, le vétéran gardien finlandais a paraphé une entente d’un an avec le Tricolore, mardi.

Niemi, qui aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet, touchera un salaire de 950 000 $ US l’an prochain.

Après avoir affiché une moyenne de 6,75 en cinq matchs avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride pendant le premier mois de la saison, Niemi a bénéficié d’une troisième chance de faire amende honorable avec la troupe de Claude Julien, à compter de la mi-novembre. Il ne l’a pas loupée.

En 19 sorties avec le Canadien, dont 17 à titre de partant, l’athlète de 34 ans a présenté une fiche de 7-5-4, une moyenne de 2,46 et un taux d’arrêts de ,929. Il a également signé un jeu blanc.

Ce rendement lui a valu d’être nommé à titre de représentant de l’équipe pour l’obtention du trophée Bill-Masterton, un honneur qui vient récompenser l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

«La principale raison qui m’a incité à signer avec le Canadien, c’est la façon dont la saison s’est déroulée l’an dernier et comment j’ai pu rebondir, a précisé Niemi lors d’une téléconférence alors qu’il se trouvait à sa résidence de Dallas.

«À cause de la façon dont j’ai joué à Montréal, et parce que je me suis senti très confiant, je ne voyais pas le besoin de changer. Ce n’était pas une question d’aller chercher le plus d’argent [possible]», a ajouté Niemi, qui s’est également dit satisfait d’avoir paraphé un entente d’un an.

Lutte à prévoir

Le retour de Niemi tend à indiquer que le jeune Charlie Lindgren amorcera la prochaine saison avec le Rocket de Laval, le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine. Toutefois, rien n’est nécessairement coulé dans le béton et un camp d’entraînement peut être le théâtre de rebondissements totalement inattendus.

Quoiqu’il en soit, Niemi a repris un discours qu’il a maintes fois prononcé pendant la dernière saison, lorsque questionné sur une lutte possible avec Lindgren au poste d’adjoint à Carey Price.

«En ce qui a trait avec ce qui va se passer au camp d’entraînement et pendant la saison, je veux faire mon travail du mieux possible jour après jour, me concentrer sur les bonnes choses sans trop penser au résultat.»

En revenant avec le Canadien, Niemi continuera de travailler avec Stéphane Waite avec lequel la complicité semble grande. Par contre, il retrouve aussi une formation qui a connu l’une de ses pires saisons depuis longtemps et qui n’est pas assurée de rebondir en 2018-2019.

À ce sujet, Niemi s’est dit confiant.

«Nous avons connu une saison difficile l’an dernier, mais l’année d’avant, l’équipe avait été bonne. Je pense que nous avons le talent nécessaire. Je crois que nous avons une bonne équipe.»

Originaire de Vantaa, Niemi a disputé 447 matchs dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago, les Sharks de San Jose, les Stars de Dallas, les Penguins, les Panthers et le Canadien. Son palmarès s’établit à 234-134-55, avec une moyenne de 2,52 buts et un pourcentage de ,913. Il compte également 36 blanchissages.

Il a remporté la Coupe Stanley avec les Blackhawks en 2010.

Jamais repêché, Niemi a été réclamé au ballottage par le Canadien, le 14 novembre dernier.

Le Canadien a également annoncé la nomination de Paul Wilson à titre de vice-président principal, affaires publiques et communications du Groupe CH. Il assumera la gestion de l’ensemble des affaires publiques et des communications de l’entreprise et siégera au sein du comité de direction. Il entrera officiellement en poste le 6 août.

Canadien

Joël Bouchard devient l’entraîneur-chef du Rocket de Laval

MONTRÉAL — Joël Bouchard a fait l’objet de plusieurs spéculations au cours des derniers mois. Le nouvel entraîneur-chef du Rocket de Laval a toutefois accepté le poste qu’il convoitait.

Le Canadien de Montréal a confirmé jeudi l’arrivée de l’ex-entraîneur-chef et directeur général de l’Armada de Blainville-Boisbriand à la tête de son club-école de la Ligue américaine. C’est le dg du «grand club», Marc Bergevin, qui en a fait l’annonce lors d’une conférence de presse à la Place Bell.

Plusieurs estimaient que Bouchard pourrait avoir les doubles fonctions avec le Rocket, soit celle de directeur général en plus de celle d’entraîneur-chef. Qui plus est, plusieurs le voyaient remplacer Larry Carrière comme adjoint à Bergevin. Ce n’est pas le cas.

«J’espère seulement être un gars de hockey. Je n’ai jamais cherché à mettre un titre sur ce que je faisais, a humblement fait remarquer Bouchard. Tout ce que je fais, je le fais avec passion. [...] L’opportunité pour moi qui était la plus enrichissante, l’emploi que je voulais, c’était entraîneur-chef du Rocket de Laval.»

Après l’ajout de Dominique Ducharme au personnel hockey du club — celui-ci secondera Claude Julien derrière le banc du grand club — Bouchard est le deuxième Québécois de haut profil à se joindre au Canadien. Aux yeux de Marc Bergevin, l’organisation ne pouvait pas laisser passer ces deux hommes.

«C’est certain que tu t’assois, tu fais une liste. Tu discutes à l’interne. Les deux noms qui revenaient tout le temps, c’étaient ces deux-là, a-t-il raconté. C’est certain qu’on ne pouvait pas ne pas évaluer d’autres candidats, mais ces deux hommes-là étaient ciblés.

«Nous avions deux gars au Québec avec beaucoup de talent. Ma vision, c’était d’avoir les deux à Montréal et nous avons trouvé le moyen de les amener tous les deux», a-t-il ajouté plus tard.

Bergevin avait d’ailleurs entamé les discussions il y a quelques semaines avec son nouvel employé.

«Quelques jours après l’annonce [du congédiement] de Sylvain Lefebvre [le 17 avril], j’ai contacté Joël, a-t-il expliqué. Au cours des dernières années, nous avons souvent discuté de certains joueurs. Je lui ai expliqué la vision que j’avais pour le Rocket. De son côté, il était intéressé, mais par respect pour l’Armada, il souhaitait terminer ce qu’il avait commencé. J’étais d’accord avec ça. Je lui ai alors dit que dès que sa saison se terminerait — en souhaitant que ce soit le plus tard possible —, nous en reparlerions. Depuis deux jours, il y a eu beaucoup de négociations.»

S’ajuster, mais rester soi-même

Le nouvel entraîneur choisira bientôt ses adjoints, puisque les services de Donald Dufresne et de Nick Carrière n’ont pas été retenus.

Bouchard a passé les sept dernières saisons dans l’organisation de l’Armada, dont les quatre dernières à titre de directeur général et entraîneur-chef. L’homme âgé de 44 ans l’a notamment menée jusqu’en finale de la LHJMQ, avant de plier l’échine en six matchs face au Titan d’Acadie-Bathurst, plus tôt cette semaine.

Il a remporté 145 de ses 244 rencontres à la barre de l’Armada. Il sait toutefois que le passage du junior aux rangs professionnels lui demandera un certain ajustement.

«Coacher, c’est coacher, a-t-il d’abord lancé. C’est certain que le discours ne peut pas être le même, mais dans la Ligue américaine, il y a un amalgame. T’as des gars qui sortent du junior, d’autres qui sont des vétérans de la Ligue américaine. T’as des joueurs qui descendent de la Ligue nationale.

«D’un autre côté, je ne peux qu’être Joël Bouchard. La journée où je tenterai de diriger différemment, je serai dans le trouble.»

Avant de se joindre à l’Armada, Bouchard a occupé les fonctions d’entraîneur adjoint — aux côtés de Ducharme — avec le Junior de Montréal de 2008 à 2011, avant que la concession ne soit relocalisée à Blainville-Boisbriand. Il a également occupé les fonctions de directeur général de l’équipe nationale du Canada au Championnat mondial de hockey junior, remportant une médaille d’argent en 2017 et une médaille d’or en 2018.

L’ex-joueur de la LNH a porté les couleurs des Flames de Calgary, des Predators de Nashville, des Stars de Dallas, des Coyotes de Phoenix, des Devils du New Jersey, des Rangers de New York, des Penguins de Pittsburgh et des Islanders de New York au fil de sa carrière.

Nouvelles fonctions pour Carrière

Bergevin a profité de ce point de presse pour clarifier la situation de son organigramme, alors que Carrière, qui était son adjoint et dg du Rocket, sera dorénavant responsable du personnel des joueurs de la Ligue américaine.

«Rick Dudley a quitté pour la Caroline. Quand je suis arrivé à Montréal, je n’avais pas d’expérience comme directeur général et lui avait occupé ce poste avec quatre équipes, a noté Bergevin. J’ai un gars comme Scott Mellanby qui fait de l’excellent travail comme adjoint, et nous avons aussi Trevor Timmins qui est également adjoint au dg. C’est donc complet à ce niveau-là.»

Dans ses nouvelles fonctions, Carrière sera appelé à assister à davantage de rencontres de la ECHL, qui sert à combler les besoins du Rocket.

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ROY APPLAUDIT BERGEVIN

Selon Patrick Roy, l’arrivée de Joël Bouchard derrière le banc du Rocket de Laval constitue une autre bonne décision récente de Marc Bergevin.

«Avec Dominic Ducharme qui va comme adjoint avec le Canadien et Joël aussi qui s’en va dans l’organisation, c’est l’fun de voir ce que Marc Bergevin fait. Il reconnaît le potentiel de certains entraîneurs dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et il donne la chance à ces gens-là de continuer à vivre leur passion», affirme Roy, à propos du dg du Canadien.

L’accession de Bouchard à la Ligue américaine s’avère par ailleurs «un cheminement qui est sage et bien calculé» de la part du principal intéressé. «C’est extraordinaire pour lui, ça va être une belle aventure. Joël était rendu là. À un moment donné, il faut que tu essaies de voir si tu es capable d’aller plus loin et c’est ce que Joël essaie de voir, jusqu’où il peut aller», dit Roy.

Roy est tout juste de retour comme directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec, double fonction qu’occupait Bouchard au sein de l’Armada de Blainville-Boisbriand. Les deux clubs juniors ont Québecor comme actionnaire majoritaire.  Olivier Bossé

Canadien

Le centre suédois Lukas Vejdemo signe un contrat de deux ans avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a fait signer un contrat d'entrée de deux ans à l'attaquant suédois Lukas Vejdemo.

L'équipe en a fait l'annonce dans un communiqué mercredi après-midi.

Le joueur de centre de 22 ans a amassé 22 points, dont 10 buts, en 47 matchs de saison régulière avec Djurgardens dans la Ligue de hockey suédoise (SHL) en 2017-2018.

Il a ajouté une mention d'aide en sept matchs durant le parcours du club en séries.

Le Suédois a fait ses débuts dans la SHL en 2014-2015. Depuis, il a disputé 150 matchs de saison régulière, amassant 19 buts et récoltant 47 points tout en affichant un ratio défensif de plus-16.

Le Canadien a sélectionné Vejdemo au troisième tour, 87e au total, au repêchage de 2015.

Canadien

Dudley quitte pour les Hurricanes et défend Bergevin

MONTRÉAL — En Rick Dudley, Marc Bergevin a dit perdre un conseiller, un confident et un ami. Il faut le croire sur parole, car Dudley a pris sa défense de façon claire et nette.

Lors d’une conférence téléphonique de près de 30 minutes mardi, le nouveau vice-président principal aux opérations hockey des Hurricanes de la Caroline a affirmé que Bergevin avait fait l’objet, au cours de la dernière saison, de critiques qu’il a jugé injustifiées. En fait, Dudley s’est blâmé de ne pas avoir réussi à épauler davantage le directeur général du Canadien de Montréal.

«La saison a été décevante et je ne sais pas ce que j’aurais pu faire exactement, mais j’aurais aimé pouvoir l’aider un peu plus. Marc est une bonne personne, un homme honnête qui prend son travail très au sérieux. Il en a un peu pris pour son rhume cette saison et il ne le méritait pas. J’aurais souhaité que les résultats soient différents. Et je sais qu’ils le seront dans le futur», a-t-il mentionné.

Le départ de Dudley survient moins d’un mois après le bilan de fin de saison du Canadien, lors duquel le président Geoff Molson avait annoncé qu’une évaluation complète du personnel de l’équipe serait menée.

À cet égard, Dudley a dit qu’il avait amorcé une réflexion bien avant la conférence de presse du 9 avril à Brossard, et qu’il se sentait alors mûr pour un nouveau défi.

«Il y a un certain temps déjà, j’avais discuté avec ‘‘Berg’’ [Bergevin] et je lui avais dit que je pourrais être tenté de regarder dans une nouvelle direction une fois la saison terminée», a raconté le Torontois de 69 ans, dont le contrat avec le Canadien venait à échéance à la fin de la saison qui vient de se terminer.

Dès lors, a ajouté Dudley, Bergevin lui a donné la permission de communiquer avec d’autres organisations.

«Marc m’a demandé de ne pas prendre de décision finale avant de lui parler. C’est ce que j’ai fait. J’ai continuellement échangé avec lui et il a très bien réagi face à tout ça. C’était bien avant [le bilan de fin de saison] et ce n’est pas quelque chose qui m’inquiétait.»

Retrouvailles avec Wadell

Dudley n’a pas précisé combien d’organisations il avait contactées, mais les Hurricanes étaient l’une d’elles. Les échanges ont sans doute été cordiaux entre Dudley et Don Waddell, le président des Hurricanes, car leurs liens sont étroits et remontent aux années 80. Dudley et Waddell ont notamment travaillé ensemble avec les Thrashers d’Atlanta, il y a environ dix ans.

Ainsi, alors qu’il regardait le tirage au sort au petit écran à son domicile samedi soir — un tirage au sort qui a procuré aux Hurricanes le deuxième choix du prochain repêchage — Dudley avait déjà le sentiment qu’il se joindrait à la formation de la Caroline du Nord.

«Les discussions ont avancé puis, les choses ont ralenti un peu. Mais de nouveau la semaine dernière, tout laissait croire que ce serait ma destination. Ça s’est réglé au cours des derniers jours. On peut dire que samedi, j’avais le pressentiment que c’est là que j’allais aboutir.»

En se joignant aux Hurricanes, Dudley dit retourner dans un État américain qu’il connait bien et qu’il dit adorer. Ça ne l’empêchait pas de ressentir un pincement au cœur à l’idée de quitter Bergevin, un ami de longue date.

«Oui, ç’a été difficile. Mais j’avais vraiment le sentiment que le temps était venu d’affronter un nouveau défi. Le personnel à Montréal est pas mal solide, ces gens vont de l’avant et ils savent ce qu’ils font. Mais ils vont me manquer», a affirmé celui qui compte plus de 45 ans d’expérience dans le hockey professionnel, dont 25 comme membre de la direction d’une équipe.

Invité à expliquer ce qui s’était passé chez le Canadien lors de la dernière saison, Dudley a parlé d’une combinaison de facteurs, à commencer par la blessure de Shea Weber, du début de saison inférieur aux attentes de l’équipe et du gardien Carey Price.

«Tout ça a eu un effet boule de neige. Montréal est une ville où il est très difficile de jouer, de diriger et de gérer parce que tout ce qui va mal est amplifié. C’est merveilleux quand ça va bien mais c’est difficile quand les choses ne vont pas aussi bien. En toute honnêteté, j’aimerais pouvoir identifier un élément qui expliquerait pourquoi ça ne s’est pas passé comme espéré. Mais il y en a eu plusieurs. Je pense que ce sera différent l’an prochain car les joueurs ne voudront pas revivre la même chose. Je crois qu’ils seront affamés.»