Canadien

Torrey Mitchell échangé aux Kings

MONTRÉAL - Le Canadien de Montréal a échangé l'attaquant Torrey Mitchell aux Kings de Los Angeles en retour d'un choix conditionnel de cinquième ronde en 2018, jeudi.

Si les Kings accèdent aux séries éliminatoires, le Canadien recevra son propre choix de quatrième tour en 2018, qu'il avait transigé pour obtenir les services de Dwight King, la saison dernière. Si les Kings devaient toutefois rater les séries, le Tricolore recevrait plutôt un choix de cinquième ronde.

Âgé de 32 ans, Mitchell n'a marqué aucun but en 11 parties avec le Canadien cette saison. Il avait amassé huit buts et neuf mentions d'assistance en 78 matchs, la saison dernière.

Originaire de Greenfield Park, le joueur de centre québécois s'était joint au Canadien lors de la saison 2014-15.

Canadien

Le Canadien encaisse un cinquième revers de suite

NASHVILLE — La défensive du Canadien lui a permis d'obtenir un point, mais l'offensive est restée au neutre et la formation montréalaise a encaissé une cinquième défaite d'affilée, un revers de 3-2 en fusillade face aux Predators de Nashville.

Le gardien Antti Niemi effectuait un premier départ dans l'uniforme bleu-blanc-rouge, tandis que le défenseur Jakub Jerabek avait été rappelé du Rocket de Laval pour disputer un premier match dans la LNH. Jerabek remplaçait Victor Mete. Le défenseur Shea Weber a raté un deuxième match d'affilée en raison d'une blessure au bas du corps.

Ils ont été impuissants face aux insuccès offensifs du Canadien, qui a inscrit seulement 15 buts à ses neuf derniers matchs, dont seulement trois à ses trois dernières sorties.

Les buts du Canadien (8-12-3) sont venus des lames des bâtons des défenseurs Jordie Benn et Joe Morrow, ce dernier avec 56 secondes à faire en temps réglementaire. Cependant, les canons offensifs du Tricolore sont restés discrets.

Filip Forsberg a généré l'offensive du côté des Predators (13-6-2) avec deux buts en avantage numérique. Kyle Turris a porté le coup de grâce en fusillade pendant que Pekka Rinne était parfait contre Paul Byron, Jonathan Drouin et Max Pacioretty.

Les Predators ont maintenant gagné huit de leurs neuf derniers matchs et ils ont marqué 17 buts en 41 occasions en avantage numérique (41,5 pour cent) à domicile cette saison.

Malgré sa ronflante moyenne de buts alloués de 6,67 et son taux d'efficacité de ,820 avant la rencontre, Niemi a bien fait à son premier départ avec une troisième équipe différente cette saison (Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride). Il a effectué 31 arrêts avant la fusillade.

À l'autre bout de la patinoire, Rinne a repoussé 27 lancers lors des 65 minutes de jeu.

Le Canadien aurait pu ouvrir la marque tôt dans la partie, quand il a obtenu 65 secondes de jeu à 5-contre-3. Rinne a stoppé une déviation de Max Pacioretty à la suite d'une belle remise de Jonathan Drouin, mais les visiteurs ont été plutôt inefficaces pendant cet avantage numérique de deux joueurs.

Benn a permis au Tricolore d'ouvrir le pointage à 12:47, quand il a profité de beaucoup d'espace dans l'enclave et a surpris Rinne du côté du bâton.

Cependant, Forsberg a créé l'égalité en avantage numérique, avec moins de deux secondes à faire au premier engagement. Forsberg a pu tirer dans un filet abandonné par Niemi à la suite d'une belle pièce de jeu amorcée par P.K. Subban et Ryan Johansen.

La deuxième période n'a pas été particulièrement animée. Viktor Arvidsson a obtenu une belle occasion de placer les Predators en avance quand il s'est présenté seul devant Niemi. Arvidsson était toutefois en fin de présence et il s'est contenté de décocher un tir de loin que Niemi a repoussé avec ses jambières.

Forsberg a donné les devants aux Predators après 3:16 de jeu en troisième période, encore une fois en avantage numérique. Craig Smith a récupéré le disque derrière le filet du Canadien et a rejoint son coéquipier, fin seul dans l'enclave. Forsberg n'a pas raté sa chance, marquant son 11e but de la saison.

Les deux gardiens ont été solides par la suite et ce sont deux petites erreurs des Predators qui ont permis au Canadien de forcer la présentation d'un bris d'égalité. Arvidsson a d'abord raté un filet désert après que Niemi eut été remplacé par un attaquant supplémentaire. Le défenseur Roman Josi a ensuite vu son dégagement être bloqué à la ligne bleue des locaux par Morrow. Le tir du défenseur du Canadien s'est faufilé à travers la circulation et a surpris Rinne.

Turris a finalement sauvé ses coéquipiers en fusillade.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell samedi, quand les Sabres de Buffalo seront les visiteurs.

Canadien

Le Canadien rappelle le défenseur Jakub Jerabek

MONTRÉAL - Le défenseur Jakub Jerabek a été rappelé par le Canadien, mercredi matin, et il rejoindra l’équipe à Nashville.

En 17 matchs avec le Rocket de Laval dans la Ligue américaine de hockey, le Tchèque de 26 ans a inscrit un but et récolté 10 passes. De plus, il présente un différentiel de plus-10 et a écopé d’un total de 16 minutes de pénalité.

Il vient au deuxième rang des pointeurs chez les défenseurs de son équipe, et au 10e à travers la ligue.

Jerabek, qui s’est joint au Tricolore en mai dernier, en sera à un premier séjour dans la LNH.

Le Canadien disputera un deuxième match en autant de soirs, mercredi, après avoir plié l’échine 3-1 devant les Stars de Dallas mardi soir.

Le défenseur Shea Weber n’a pas pris part à la rencontre, et on ignore s’il sera de retour au jeu mercredi contre les Predators.

Canadien

Deux buts rapides coulent le Tricolore

DALLAS - La manie de concéder des buts rapides est encore une fois venue hanter le Canadien de Montréal.

Devin Shore et Jason Spezza ont trouvé le fond du filet dans un intervalle de 59 secondes tard en deuxième période et les Stars de Dallas ont arraché une victoire de 3-1 mardi soir.

Le Canadien a joué ce match sans les services du défenseur Shea Weber, tenu au rancart en raison d'une blessure au bas du corps.

Shore a marqué à 18:22 après avoir reçu une passe de John Klingberg pour battre le gardien Charlie Lindgren. Spezza a ensuite sauté sur un retour après un tir de Tyler Seguin et obtenu un 69e point en carrière face au Tricolore.

«Si on enlève cette minute-là, on aurait gagné 1-0, a noté l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On a quand même assez bien joué. Avec tout ce qui se passe, il nous manquait notre meilleur gardien et notre meilleur défenseur. Ç'a été un bon match à part cette minute-là.»

Tenu en échec jusque-là, l'ex-Canadien Alexander Radulov a obtenu une mention d'aide sur le but de Seguin, marqué à 19:33 de la troisième période alors que Lindgren était rentré au banc au profit d'un sixième attaquant.

«Encore-là, ce sont des petits détails. On laisse l'adversaire se placer entre nous et le gardien, a analysé Julien. On continue d'en parler avec nos défenseurs. Il faut laisser le gardien arrêter la rondelle et c'est à eux de ne pas laisser les joueurs se mettre dans cette position-là.»

Le seul filet du Tricolore a été l'oeuvre de Brendan Gallagher, son neuvième de la saison, lors d'un avantage numérique à 12:04 de la deuxième période.

Ce but, qui lui permettait de s'approcher à un point du plateau de 200 en carrière, est venu interrompre une séquence de 112 minutes 55 secondes du Tricolore sans faire vibrer les cordages, soit depuis les derniers moments du match de jeudi dernier contre les Coyotes de l'Arizona.

Le Canadien a toutefois été incapable de profiter de trois avantages numériques en troisième période, et il a subi un quatrième revers consécutif et une cinquième défaite à ses six dernières sorties.

«Si vous regardez la feuille de pointage, ça s'explique beaucoup, a affirmé Julien au sujet de l'inefficacité des meilleurs éléments de l'équipe à l'attaque. Il n'y a pas beaucoup de lancers de ces joueurs-là - même en avantage numérique. Pour gagner, nos meilleurs joueurs doivent être nos meilleurs joueurs.»

À son huitième départ d'affilée, Lindgren a bloqué 26 rondelles tandis que Ben Bishop a réalisé 29 arrêts.

L'absence de Weber a été confirmée quelques minutes avant le début de la rencontre. Brandon Davidson a remplacé Weber dans l'alignement.

Le vétéran défenseur a participé à l'entraînement matinal mardi, mais pas à l'échauffement d'avant-match.

Weber avait retraité au vestiaire quelques minutes avant la fin de la séance d'entraînement lundi. Lors de sa rencontre avec les médias avant de s'envoler en direction de Dallas, Julien ne savait pas ce qui pouvait ennuyer Weber.

Weber, qui totalise 13 points en 20 rencontres, rate donc un deuxième match en près de deux semaines.

Le 9 novembre dernier, il avait été tenu à l'écart du jeu contre le Wild du Minnesota, là encore à cause d'une blessure au bas du corps. On ne sait pas si ces absences sont liées à la même blessure.

Les hommes de Claude Julien reprennent le collier dès mercredi soir alors qu'ils rendront visite à P.K. Subban, Alexei Emelin et les Predators de Nashville.

Canadien

Le Tricolore allergique à l’adversité

S’il en avait eu la latitude, Claude Julien aurait possiblement demandé à ses joueurs de se présenter à Brossard dimanche pour une séance d’entraînement qui n’était pas au programme. Mais convention collective oblige — avec ses quatre journées de congé imposées par mois —, il devra patienter pendant 24 heures pour essayer de trouver des solutions aux nombreux problèmes qui affligent son équipe, et les mettre en pratique.

Une fois de plus samedi soir, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal a dû se présenter devant les journalistes pour expliquer pourquoi sa troupe s’est lamentablement écrasée après avoir si bien joué pendant une portion précédente d’un match.

Le Canadien a dicté le tempo en première moitié de rencontre et totalisait déjà sept tirs au but après environ cinq minutes de jeu, mais il s’est buté au gardien Frederik Andersen.

À partir du moment où les Maple Leafs de Toronto ont trouvé une brèche et battu Charlie Lindgren pour la première fois de la soirée, à mi-chemin de la période médiane, tout s’est écroulé.

Résultat : devant tous les amateurs de hockey du pays, le Canadien a subi une autre gênante défaite, celle-là par la marque de 6-0.

Si l’on exclut le but refusé à Andrew Shaw en troisième période du match contre les Coyotes de l’Arizona jeudi dernier, voilà maintenant quatre périodes et des poussières que le Tricolore n’a pas logé une rondelle derrière un gardien rival.

«“Freddie” a été solide tôt dans le match. Nous n’étions pas aussi compétitifs qu’eux au départ. Ils gagnaient plus de batailles et de courses pour la rondelle. Nous avons réussi à nous calmer et nous avons marqué des buts opportuns. Le premier était important, mais le second nous a donné une marge de manœuvre», a noté Mike Babcock.

Plusieurs questions

En décortiquant les propos de l’entraîneur-chef des Maple Leafs, faut-il conclure que dès que le Canadien tire de l’arrière par deux buts, l’adversaire peut déjà respirer plus à l’aise?Que sa victoire est dans le sac? Que les spectateurs au Centre Bell peuvent déjà penser à rentrer chez eux? Que ceux qui regardent le match au petit écran peuvent aussitôt syntoniser une autre chaîne?

Ces questions se posent quand on sait que des huit victoires du Tricolore cette saison, une seule est venue après que l’équipe eut accusé un retard de deux buts.

À l’exception de ce match, le 4 novembre à Winnipeg, jamais cette saison le Canadien n’a même créé l’égalité dans de telles circonstances.

Pourtant, les Coyotes leur ont fait le coup jeudi, en route vers un gain de 5-4.

Si la pire équipe de la LNH en est capable, qu’est-ce qui fait que des patineurs comme Max Pacioretty, Jonathan Drouin, Alex Galchenyuk, Brendan Gallagher et Shea Weber perdent tous leurs moyens devant chaque déficit de deux buts?

Si l’on se fie à ce qu’il a dit après le match de samedi, Julien croyait encore aux chances de son équipe pendant le deuxième entracte. Il n’a fallu que 25 secondes aux Maple Leafs au début du troisième vingt pour porter le score 3-0 et éteindre ses derniers espoirs.

«Après deux périodes, on pensait qu’en travaillant pour marquer ce premier but, on pourrait ensuite profiter d’un élan, a raconté Julien. Mais une fois de plus, on a commis une erreur sur un jeu de base, lors d’une mise en jeu.

«C’est probablement l’aspect le plus frustrant en ce moment, a-t-il enchaîné. Il faut absolument réduire de telles bévues. Nous ne pouvons pas jouer de dix façons différentes, nous sommes censés jouer d’une seule manière.»

Canadien

Les Maple Leafs écrasent le Canadien 6-0

MONTRÉAL — En l’emportant en prolongation le 14 octobre dernier à Montréal, les Maple Leafs de Toronto avaient mis fin à une série de 14 défaites contre le Canadien. Il semble qu’ils ont maintenant pris le goût de victoires face à leurs grands rivaux.

Ne souffrant plus d’aucun complexe contre le Tricolore, les hommes de Mike Babcock ont tenu le coup en première moitié de match avant de se sauver avec un convaincant triomphe de 6-0 samedi soir au Centre Bell.

Le défenseur Ron Hainsey (1er), Nazem Kadri (10e), Connor Brown (8e), James van Riemsdyk (10e) et Auston Matthews (11e) ont déjoué Charlie Lindgren, qui a réalisé 22 arrêts avant de céder sa place à Antti Niemi au milieu de la troisième période.

Matthews a ajouté son 12e de la saison grâce à un spectaculaire tir des poignets aux dépens de Niemi, qui n’a reçu que quatre rondelles.

De son côté, Frederik Andersen a bloqué les 33 tirs en sa direction pour son deuxième jeu blanc consécutif, après sa victoire de 1-0 contre les Devils du New Jersey jeudi soir au Centre Air Canada.

Du coup, les Maple Leafs ont battu le Canadien pour une deuxième fois d’affilée, un «tour de force» qu’ils n’avaient pas réalisé depuis le 9 février 2013. Ce soir-là, ils avaient également inscrit un jeu blanc de 6-0 au Centre Bell. Ils ont aussi signé une sixième victoire de suite pour la première fois depuis décembre 2014.

Quant au Canadien, il termine un important séjour de six matchs au Centre Bell avec un médiocre dossier de 2-3-1 pour une récolte de seulement cinq points sur une possibilité de 12.

Il demeure au 14e rang du classement général de l’Association Est avec seulement 18 points en 21 parties, et bien que nous en sommes à peine au quart de la saison, le rendement de la formation montréalaise est de nature à inquiéter même ses partisans les plus optimistes.

Les hommes de Claude Julien ont pourtant livré une première période absolument impeccable, limitant les visiteurs à seulement sept tirs et aucun vraiment dangereux. Dépêchés sur la patinoire dès que Matthews y mettait les patins, Shea Weber et Jordie Benn ont été particulièrement efficaces.

Les visiteurs ont montré à peine plus de vie en première moitié de deuxième période, mais ça ne les a pas empêchés de terminer les 40 premières minutes avec une avance de 2-0. Et comme c’est arrivé si souvent au Canadien, ce sont deux buts rapides qui sont venus les couler.

Hainsey, un ancien du Canadien, a brisé l’impasse à 12:07 avec son premier but en plus de neuf mois dans la LNH. Si Lindgren ne peut véritablement être blâmé sur ce jeu, alors que van Riemsdyk a pu s’installer devant lui pour lui cacher la vue, il s’en voulait probablement d’avoir laissé passer derrière lui le tir de Kadri seulement 37 secondes plus tard.

«C’est sûr que le rythme a changé à ce moment-là, a admis Julien. Je ne pense pas que le deuxième but a nécessairement été causé par la déception du premier. On avait joué du bon hockey jusqu’à ce moment-là. Encore là, des erreurs sur des jeux de base nous ont coûté très cher.»

Brown a triplé l’avance des Maple Leafs dès la 25e seconde de jeu de la troisième période, et dès lors le sort du Canadien était réglé. Qu’à cela ne tienne, van Riemsdyk et Matthews ont fait vibrer les cordages dans un intervalle de 48 secondes contre Lindgren.

Le jeune gardien, possiblement fatigué par la charge de travail des deux dernières semaines alors qu’il amorçait un septième match consécutif en 14 jours, a aussitôt été remplacé par Niemi.

«Physiquement, je me sens bien, a lancé Lindgren sur un ton catégorique lorsque questionné sur la possibilité qu’il soit fatigué physiquement. Je suis habitué de jouer beaucoup de matchs. Je me sens bien.»

La troisième période a été marquée par deux échauffourées. La première est survenue lorsque Kadri, mécontent d’avoir été durement mis en échec par Max Pacioretty quelques instants plus tôt, s’est vengé en servant un coup d’épaule à la tête de Weber. Ce dernier et Benn, qui se trouvait tout juste à côté, s’en sont aussitôt pris à l’attaquant des Maple Leafs.

Un peu plus tard, Paul Byron a laissé tomber les gants contre Nikita Zaitsev qu’il a envoyé au plancher.

À compter de mardi, les joueurs du Canadien amorceront un court périple de deux matchs en autant de soirs à l’étranger sous le signe des retrouvailles. Ça va commencer à Dallas, face à Alexander Radulov et les Stars. Le lendemain, le Tricolore renouera avec P.K. Subban mais aussi Alexei Emelin et les Predators de Nashville.

Échos de vestiaire

Max Pacioretty, sur le talent offensif des Maple Leafs :

«Contre une telle équipe, avec une telle force de frappe, vous devez profiter de vos occasions de marquer sinon, elle va vous le faire payer. Nous avons eu nos chances, nous n’avons pas su en exploiter une, les Maple Leafs ont marqué, ont profité d’un élan et pris le contrôle de la rencontre.»

Phillip Danault, sur les cinq buts accordés par le gardien Charlie Lindgren :

«Ce n’est pas de la faute à Charlie. Il ne peut pas tout faire non plus. Il faut trouver le moyen de marquer en premier. On était bon en première période, on aurait pu avoir un but. Ç’aurait peut-être changé l’allure du match.»

Jeff Petry, sur le troisième but des Maple Leafs :

«Nous devions sortir avec force en troisième période, leur mettre de la pression et ils ont marqué dès leur première présence. Ce but a amorcé notre débandade.»

Canadien

Les mines des joueurs du Canadien dans le vestiaire en disaient long

ANALYSE / MONTRÉAL - Personne ne se marchait sur les pieds dans le vestiaire du Canadien de Montréal après la désolante défaite de 5-4 contre les Coyotes de l’Arizona, jeudi soir, au Centre Bell. Et il suffisait d’examiner les mines des joueurs qui ont rencontré les journalistes, et écouter le ton dans leur voix, pour percevoir le désarroi qui les animait.

Alors que s’achève une cruciale séquence de six matchs à domicile, sur laquelle comptait Claude Julien pour accumuler de précieux points au classement et envoyer un message au reste de la ligue que le Tricolore ne se laissera pas damer le pion devant ses partisans, voilà qu’il s’incline devant la pire équipe de la LNH, dans son château-fort.

Tout ça alors qu’il menait 2-0 après 20 minutes de jeu et 4-3 après deux périodes grâce à un but marqué à dix secondes de la fin de l’engagement.

En principe, comme c’est souvent le cas d’ailleurs, ce but aurait dû saper le moral d’une troupe fragile et vulnérable, surtout qu’elle allait amorcer le troisième vingt à court d’un homme à la suite du grabuge qui a marqué la fin de la période médiane.

Or, non seulement, le Canadien n’a-t-il pas réussi à planter le dernier clou dans le cercueil des visiteurs, ce sont ces derniers qui ont profité des meilleures chances de marquer lorsque Derek Stepan a profité de deux occasions pour s’échapper seul face à Charlie Lindgren.

Le jeune gardien du Canadien a gagné ces deux batailles, mais les Coyotes n’avaient pas dit leur dernier mot, bien au contraire.

«Peu importe qui nous affrontons dans la Ligue nationale de hockey, si nous ne jouons pas de la façon dont le Canadien de Montréal doit jouer pour gagner des matchs de hockey, nous ne connaîtrons pas de succès», a lancé Brendan Gallagher, qui a raté une partie de la troisième période après avoir reçu un coup à la tête qui l’a forcé à passer par le protocole en matière de commotions cérébrales.

Les quelques joueurs qui ont rencontré les journalistes avaient tous le même mot dans la bouche : négligence (sloppy). Ce jeu négligent a commencé en deuxième période, après le duel aux poings entre le nouveau venu Nicolas Deslauriers et Zac Rinaldo, que ce dernier a perdu haut la main. Mais peut-être est-ce une coïncidence, c’est à ce moment que les Coyotes ont repris vie.

«Après ce combat, ils ont affiché plus d’énergie, a constaté Julien, qui n’a pas voulu s’aventurer sur le bien-fondé de la décision de Deslauriers de jeter les gants à un moment où son équipe menait par deux buts et contrôlait le tempo de la rencontre.

«En deuxième période, nous sommes devenus négligents et nous n’avons pas respecté notre plan de match. Je ne dis pas que nous n’avons pas respecté notre adversaire, mais nous n’avons pas respecté notre plan de match parce que nous avons pensé que ça serait facile. Ce soir, il n’y a aucune excuse. On peut prendre la responsabilité, on peut en parler, mais j’aimerais mieux le voir que d’en parler. Nous avions l’occasion ce soir de montrer que nous étions capables de jouer pendant 60 minutes et de garder notre concentration. Et nous ne l’avons pas fait», a ajouté l’entraîneur-chef du Tricolore, que l’on n’avait jamais vu dans un tel état depuis son retour avec l’organisation montréalaise il y a neuf mois.

Reste à voir maintenant comment les joueurs du Canadien se relèveront d’une défaite aussi crève-coeur. La visite des Maple Leafs de Toronto, samedi soir, pourrait en donner une indication claire.

Canadien

Les Coyotes renversent le CH 5-4

MONTRÉAL - Claude Julien et Phillip Danault avaient lancé un avertissement clair que le match de jeudi contre les Coyotes de l'Arizona pouvait représenter un piège. Pendant un peu plus de 20 minutes, les joueurs du Canadien de Montréal ont donné l'impression qu'ils avaient bien saisi le message. Le guet-apens est arrivé plus tard et ils sont tombés dedans tels des novices.

Christian Fischer a trouvé le fond du filet à mi-chemin de la troisième période et les Coyotes ont renversé le Tricolore par le score de 5-4 jeudi soir au Centre Bell.

Fischer a fait dévier un tir de Brendan Perlini pendant une punition mineure à Shea Weber pour procurer aux hommes de Rick Tocchet une première victoire en temps réglementaire cette saison, et seulement un troisième gain depuis le début du calendrier régulier.

«C'est plus gênant que frustrant. C'est inacceptable», a lancé Julien, sur un ton qui ne masquait nullement son mécontentement, lors d'un point de presse qui n'a même pas duré trois minutes.

Brad Richardson (1er), Christian Dvorak (3e), Tobias Rieder (4e), tous trois en deuxième période, et Derek Stepan (3e), au troisième vingt, ont réussi les autres buts des Coyotes contre Charlie Lindgren, qui a bloqué 27 rondelles et qui a été victime d'au moins trois buts dans un match de la LNH pour la première fois de sa carrière.

Pour Stepan, dont le but a également été marqué lors d'un avantage numérique, il s'agissait d'une douce revanche sur Lindgren. Au tout début de la troisième période, l'ancien des Rangers de New York avait été frustré deux fois par le jeune gardien du Canadien lors de deux échappées presque coup sur coup, alors que les hommes de Claude Julien profitaient d'une supériorité numérique.

Brendan Gallagher (8e), Paul Byron (5e), Joe Morrow (2e) et Weber (4e) ont marqué les buts du Canadien aux dépens d'Antti Raanta, qui a fait face à 37 tirs. Le Finlandais a réalisé son meilleur arrêt du match avec un peu plus de deux minutes à jouer à la troisième période, frustrant Alex Galchenyuk de la jambière gauche à la suite d'un solide tir sur réception.

Le Canadien pensait bien avoir créé l'égalité avec 3:39 à jouer au temps réglementaire, mais la reprise vidéo a clairement démontré qu'Andrew Shaw a volontairement botté la rondelle derrière Raanta au même moment où il chutait à l'embouchure du filet. Sur le jeu, Shaw s'est immédiatement dirigé vers le vestiaire de l'équipe et semblait sérieusement blessé au poignet droit ou à la main. Il est toutefois revenu au jeu avant la fin du match.

Tomas Plekanec a aussi contribué à l'attaque du Tricolore en récoltant deux passes sur les buts de Morrow et de Weber durant les cinq dernières minutes de la période médiane. Au moment où se faisait entendre la sirène mettant fin à l'engagement, Plekanec en est même venu aux coups avec Richardson.

Il ne lui restait qu'à trouver le fond du filet pour compléter le fameux «tour du chapeau à la Gordie Howe», mais ce but n'est jamais venu.

Le revers fait d'autant plus mal que le Canadien a laissé filer trois avances en cours de route.

Il menait 2-0 après 20 minutes de jeu grâce aux buts de Gallagher et de Byron, et semblait en plein contrôle du match jusqu'à ce que les visiteurs ne ripostent en première moitié de deuxième période grâce à Richardson et Dvorak.

Morrow a redonné l'avance au Tricolore avec moins de cinq minutes à jouer au deuxième vingt, et 40 secondes après un autre but égalisateur des Coyotes, celui de Rieder à 19:09, Weber a permis au Tricolore de retraiter au vestiaire avec une avance de 4-3.

Mais contre une formation qui présentait une fiche de 0-9-0 lorsqu'elle tirait de l'arrière après 40 minutes de jeu, le Canadien a trouvé le moyen de subir un revers qui pourrait laisser des traces, alors que les Maple Leafs de Toronto s'arrêteront au Centre Bell samedi soir.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

«De la façon dont nous avons joué en première et de ne pas être capable de garder notre concentration pour deux autres périodes. Ça fait deux jours qu'on parle de cette équipe-là, qu'il faut faire attention, bien gérer notre match et la situation. On est vraiment déçu ce soir.» — Claude Julien, au sujet du travail de ses joueurs à compter de la deuxième période

«On est devenu négligent et on a levé le pied de l'accélérateur. Nous avons cessé de travailler et ça nous a coûté le match.» — Brendan Gallagher, sur la baisse de régime du Canadien à partir de la deuxième période

«À ce moment particulier, je pense qu'il s'agirait d'un important point tournant. Mais donnons le crédit aux Coyotes. Ils forment une équipe jeune et talentueuse et ils peuvent patiner.» — Charlie Lindgren, sur son arrêt contre Clayton Keller tout juste avant le but de Joe Morrow

«Je dois donner beaucoup de crédit aux joueurs. Il y a eu des combats, des pénalités et des tirs bloqués. Il faut chérir ces moments et vouloir se retrouver dans de telles situations. Dans l'ensemble, nous avons fait de l'excellent travail. C'est bon pour nos joueurs de savoir que quand vous faites les choses correctement, les résultats seront positifs.» — Rick Tocchet, au sujet de la performance de ses joueurs

Canadien

Claude Julien voit de belles qualités chez l’attaquant Nicolas Deslauriers

BROSSARD, Qc — À six pieds un pouce et 215 livres, Nicolas Deslauriers possède un physique imposant et dans le passé, il a démontré qu’il sait comment s’en servir. Mais Claude Julien croit que l’attaquant montréalais a bien plus à offrir et celui-ci aura l’occasion de le démontrer dès jeudi soir contre les Coyotes de l’Arizona au Centre Bell.

Quelques minutes après avoir participé à la victoire du Rocket de Laval contre les Comets d’Utica mercredi soir à la Place Bell, Deslauriers a été informé de vive voix qu’il allait devoir emprunter l’un des ponts qui surplombent la rivière des Prairies pour un premier match en carrière dans l’uniforme du Canadien de Montréal.

« Ce n’est pas juste pour moi, mais c’est aussi pour ma famille et mes amis », a indiqué Deslauriers lorsque questionné sur ses impressions à l’idée de revêtir le chandail tricolore, après la brève séance d’entraînement des joueurs au Complexe Bell jeudi matin.

« C’est l’équipe qu’on regardait quand on était jeune et je vais fièrement porter le chandail non seulement pour moi, mais pour tous ceux qui m’entourent. Je suis ici pour faire un travail et je vais tout faire pour rester ici. Ce sera une sensation différente, mais en ce moment j’essaie de ne pas trop y penser. Ce sont des choses qui ne m’affectent pas. »

Reconnu pour sa combativité et son jeu robuste, Deslauriers a participé à 14 matchs avec le Rocket, récoltant trois buts et deux aides. Il affiche un ratio défensif de plus -6 et a accumulé 16 minutes de punition.

« Je suis allé à Laval avec l’idée de travailler et en me disant que ce qui doit arriver arrivera. C’est arrivé hier soir (mercredi) et je suis super content. Les choses allaient bien pour moi cette saison, et je sais très bien ce que l’on attend de moi. Il ne faut pas que je sorte de mon élément, il faut que j’amène un peu de robustesse, comme je le fais depuis le début (à Laval) », a déclaré Deslauriers, qui a inscrit 12 buts et 18 mentions d’aide, avec 186 minutes de punition, en 211 matchs lors de ses quatre saisons avec les Sabres de Buffalo entre 2013 et 2017.

Deslauriers, qui portera le numéro 20, a patiné au sein d’un trio que complétaient Jacob De La Rose et Byron Froese. L’entraîneur-chef du Canadien espère voir ces trois joueurs procurer une identité claire et nette à son quatrième trio, et il semble beaucoup compter sur Deslauriers pour atteindre un tel objectif.

« Il faut regarder les joueurs que vous avez à votre disposition et ce que je recherche d’un quatrième trio, c’est une identité, peu importe laquelle », a précisé Julien.

« Ce soir, vous allez voir des joueurs combatifs et nous souhaitons obtenir des présences où ils travailleront avec vigueur et généreront de l’énergie. Froese est un joueur intelligent capable de s’imposer physiquement et De La Rose possède un bon physique. Nous avons une opportunité ce soir de voir notre quatrième trio se donner une identité, et si ça devient attrayant, il n’y a pas de doute que nous regarderons le tout avec plus d’attention. »

Julien a pu voir Deslauriers à l’œuvre mercredi soir et il avait beaucoup de bonnes choses à dire à son sujet. Il avait également entendu des commentaires positifs de la part des dirigeants du Rocket.

« Il possède un physique imposant, il patine bien, mais c’est aussi un joueur qui joue de façon intelligente. Il prend de bonnes décisions et a fait beaucoup de bonnes choses à Laval. À Buffalo, de ce que nous avons vu, on l’envoyait frapper tout ce qui bougeait sur la patinoire. Je vois un joueur qui a beaucoup plus à offrir que ça », a décrit Julien, qui a aussi loué l’attitude de Deslauriers à Laval et le leadership qu’il a affiché.

Par ailleurs, Torrey Mitchell était de retour sur la patinoire après avoir été affaibli par un virus qui l’a forcé à rater la rencontre de mardi contre les Blue Jackets de Columbus. Mitchell a fait du temps supplémentaire en compagnie de Kirk Muller après la séance d’entraînement et tout laisse croire qu’il sera laissé de côté face aux Coyotes.

Enfin, Carey Price n’a pas patiné, même en solitaire, et lorsqu’un journaliste lui a demandé s’il avait une nouvelle mise à jour au sujet du gardien, Julien a répondu que la durée de son absence était indéterminée.

Canadien

Stéphane Waite pourrait aider à relancer Antti Niemi

BROSSARD, Qc — La saison 2009-2010 avec les Blackhawks de Chicago compte parmi les meilleures de la carrière d’Antti Niemi dans la Ligue nationale de hockey. Alors qu’il vit ses moments les plus difficiles, le gardien Finlandais retrouvera, en Stéphane Waite, un complice qui l’a aidé lors de son séjour dans la Ville des vents.

Portant un masque tout blanc, Niemi a pris part à sa première séance d’entraînement avec le Canadien, mercredi à Brossard, moins de 24 heures après avoir été réclamé au ballottage des Panthers de la Floride. Par la suite, il s’est prêté à son premier bain de foule médiatique et s’est brièvement attardé sur sa relation avec l’instructeur des gardiens du Tricolore.

« Il a apporté beaucoup de structure à mon jeu et dans ma façon de protéger les buts. Et il n’a jamais essayé de me changer », a déclaré Niemi, qui s’est pointé à Montréal vers minuit mardi.

En cinq sorties cette saison avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers, le Finlandais de 34 ans, qui portera le numéro 37 avec le Canadien, affiche un dossier de 0-4-0 avec une moyenne de 6,74 et un taux d’efficacité de, 822.

Ces statistisques font contraste avec sa seule saison complète avec les Blackhawks, lors de laquelle il a présenté une moyenne de 2,25, un taux d’arrêts de, 912 et signé sept blanchissages en route vers une saison de 26 victoires en 35 départs.

« Je n’ai pas d’explications, a répondu Niemi lorsque questionné sur son rendement cette année et l’an dernier. Je suis en excellente santé. Ce n’est rien de technique. Pour rebondir, je vais devoir faire preuve de confiance, bien suivre la rondelle et batailler. »

Niemi arrive à Montréal dans une situation fort particulière, alors que Carey Price (bas du corps) et Al Montoya (commotion cérébrale) sont tous deux à l’écart du jeu pour des durées indéterminées. Il traîne avec lui un bagage d’expérience, au moment où le Canadien continue de faire confiance à un jeune gardien, Charlie Lindgren, qui n’a participé qu’à huit parties dans la LNH en carrière.

Jeudi, contre les Coyotes de l’Arizona, Lindgren amorcera d’ailleurs un sixième match d’affilée a confirmé Claude Julien, qui n’a pas trop voulu se compromettre dans les projets de l’équipe avec Niemi.

« On va passer une étape à la fois et après on verra. On ne peut pas faire des calculs à ce temps-ci. Le gardien vient d’arriver, il n’a pas joué un match, il n’a rien fait encore. Ce ne sont certainement pas des décisions que nous voulons prendre au moment où l’on se parle. On verra en temps et lieu.

«Pour l’instant, c’est de travailler avec lui. Stéphane le connaît bien, il connaît ses faiblesses comme il connaît ses forces. Ce que j’ai vu (mercredi), c’est un gars qui ‘compétitionne’ fort. Déjà là, c’est un atout. Si Stéphane peut bien le diriger comme il l’a fait il y a plusieurs années et contrôler ses faiblesses, sûrement qu’il va faire de lui un meilleur gardien», estime Julien.