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Canadien

Le Wild remonte la pente et défait le Canadien 4-3

ST. PAUL — Zach Parise a profité d’une passe savante de Jazon Zucker pour dénouer l’impasse en troisième période et le Wild du Minnesota a vaincu le Canadien de Montréal 4-3, dimanche soir, au Xcel Energy Center.

Un peu plus de quatre minutes après que Brad Hunt eut ramené les deux équipes à la case départ, Zucker s’est amené dans le territoire du Tricolore et il a réussi à faire traverser la rondelle entre plusieurs bâtons jusqu’à Parise. L’attaquant du Wild a dégainé sur réception pour tromper la vigilance de Keith Kinkaid dans la lucarne.

Le Canadien (4-3-2), qui disputait un deuxième match en deux jours, a connu une performance inconstante et a écopé plusieurs mauvaises pénalités qui ont ouvert la porte à une équipe qu’il avait facilement battue 4-0, jeudi soir, au Centre Bell.

Zucker a ajouté un but, tout comme Marcus Foligno. Mikko Koivu s’est fait complice de deux buts du Wild (2-6-0), qui a touché la cible en avantage numérique à deux reprises.

Le gardien Devan Dubnyk a joué de malchance à deux occasions, mais il a gardé le fort pendant que son équipe travaillait à remonter la pente au troisième engagement. Dubnyk a effectué 30 arrêts pour la formation du Minnesota, qui avait perdu ses deux dernières sorties.

Deux buts de Danault

Phillip Danault a marqué deux buts tandis que Tomas Tatar a trouvé le fond du filet en avantage numérique. Kinkaid a conclu la rencontre avec 29 arrêts devant la cage du Bleu-blanc-rouge, qui a vu sa série de deux victoires prendre fin.

Les hommes de Claude Julien retourneront à Montréal, où ils accueilleront les Sharks de San Jose, jeudi soir.

C’est le Wild qui a été le plus énergique en première période, alors que le Canadien ne semblait pas se douter que le match était commencé. Kinkaid a réalisé plusieurs arrêts de qualité, mais lors d’un avantage numérique, il n’a rien pu faire sur une belle déviation de Zucker, posté seul dans l’enclave.

Dominé 19-7 au chapitre des tirs après 20 minutes de jeu, le Tricolore s’est fait ouvrir la porte lors d’une supériorité numérique. Tatar a sauté sur un retour de lancer de Jeff Petry pour envoyer la rondelle dans un filet laissé libre. Seulement 16 secondes plus tard, Danault a donné les devants aux siens en trouvant une petite brèche entre le patin droit de Dubnyk et le poteau.

L’équipe locale n’a pas abandonné et elle a nivelé la marque avant de rentrer au vestiaire pour le deuxième entracte. Eric Staal a envoyé le disque vers la cage de Kinkaid et Foligno, laissé sans surveillance, n’a eu qu’à compléter la manœuvre alors qu’il ne restait que 15 secondes à écouler.

Le Canadien s’est à nouveau propulsé en avant par un but quand Brendan Gallagher a décoché un tir que Dubnyk a bloqué avec son bouclier. La rondelle a toutefois touché Danault, qui fonçait au filet, avant de terminer son élan au fond du filet.

Canadien

Le Canadien se paie une fois de plus les champions de la coupe Stanley

SAINT-LOUIS — L'avantage numérique a offert deux buts au Canadien de Montréal, qui a vaincu les Blues de St. Louis par la marque de 5-2, samedi après-midi, au Enterprise Center.

Après n'avoir marqué que 31 buts en avantage numérique lors de la campagne 2018-19, le pire total de la LNH, le Tricolore a inscrit ses septième et huitième filets avec un joueur en plus en huit matchs cette saison. Le Canadien a touché la cible en supériorité numérique pour une troisième partie consécutive.

Le Bleu-blanc-rouge a profité de l'occasion pour battre les champions en titre de la coupe Stanley pour une deuxième fois en sept jours et il a signé une première victoire à St. Louis depuis le 24 février 2015.

Jordan Weal et Jonathan Drouin ont complété de belles passes pour trouver le fond du filet en avantage numérique tandis que Brendan Gallagher, Nick Suzuki et Shea Weber, dans une cage déserte, ont ajouté un but pour le Canadien (4-2-2), qui a gagné un deuxième match consécutif.

«Je crois que nous simplifions les choses en avantage numérique. Chaque joueur connaît son travail et sait ce qu'il a à faire, a déclaré Gallagher. C'est à ce moment que tu trouves des lignes de passe et que tu es capable d'envoyer la rondelle dans le filet.»

Carey Price a également eu son mot à dire dans la victoire des hommes de Claude Julien. Price a repoussé 32 rondelles et il a effectué plusieurs arrêts importants, notamment lors de deux désavantages numériques au premier engagement.

«J'ai trouvé que nous avons été efficaces tout au long du match. Que ce soit à cinq contre cinq ou lors des unités spéciales. J'ai aimé notre performance contre une bonne équipe, a affirmé Julien. C'est important de commencer la saison du bon pied et nous sommes beaucoup plus confiants en ce moment.»

Jaden Schwartz et David Perron ont été les seuls joueurs des Blues (3-2-3) à tromper la vigilance du gardien du Canadien. Jake Allen a conclu la rencontre avec 20 arrêts, mais le mauvais but qu'il a alloué à Gallagher a fait tourner le vent.

Deux matchs en 24h

Le Tricolore sautera à nouveau sur la glace dimanche, lorsqu'il rendra visite au Wild du Minnesota, une équipe qu'il a blanchie 4-0 jeudi, au Centre Bell.

Le Canadien a connu un bon début de match et il a ouvert le pointage dès la sixième minute de jeu. Weal a fait sentir sa présence en remplacement de Joel Armia, blessé pendant la période d'échauffement, et il a complété un tic-tac-toe amorcé par Tomas Tatar et Max Domi.

La formation de St. Louis n'a pas mis de temps avant de niveler la marque. Seulement 71 secondes après le but de Weal, Schwartz a sauté sur un retour de lancer d'Alex Pietrangelo et il a effectué un demi-tour avant de battre de vitesse Price. Le gardien du Canadien a toutefois fermé la porte en fin de première période pour préserver l'égalité de 1-1.

Le deuxième vingt s'est amorcé sur les chapeaux de roues pour les visiteurs, alors que Gallagher a reçu un cadeau d'Allen dès la sixième seconde pour donner les devants aux siens. Le tir bas en provenance de la ligne bleue a été redirigé dans le filet par le gardien des Blues.

Alors que le Canadien jouait avec un homme en plus, quelques minutes plus tard, Drouin a accepté une superbe passe de Jesperi Kotkaniemi avant de décocher un puissant tir sur réception qui n'a donné aucune chance à Allen. À la mi-chemin de l'engagement, Suzuki a également utilisé un lancer sur réception rapide pour battre le gardien adverse dans le haut du filet.

«Jesperi a été à l'aise aujourd'hui contre une grosse équipe. Tu vois que sa confiance s'améliore de jour en jour, a mentionné Drouin. Nous nous parlons beaucoup et nous regardons beaucoup de vidéos ensemble et je crois que ça fait une différence dans sa confiance aussi.»

Le reste du match a été l'affaire de Price et de sa défensive. Perron a fait bouger les cordages dans la dernière minute de jeu, mais Weber a planté le dernier clou dans un filet désert.

Par ailleurs, le défenseur Christian Folin a remplacé la recrue Cale Fleury à la ligne bleue du Tricolore. L'équipe n'a pas précisé la nature de la blessure à Fleury, mais Julien a toutefois été rassurant dans son cas.

Canadien

Paul Byron au ralenti

BROSSARD — La mine basse de l’attaquant Paul Byron tranchait avec l’ambiance détendue qui régnait dans le vestiaire du Canadien de Montréal, vendredi, au lendemain de l’éclatante victoire de 4-0 contre le Wild du Minnesota.

Byron peine à trouver son rythme cette saison, comme en témoignent sa maigre passe et son différentiel de – 1 en sept matchs jusqu’ici cette saison. Les nombreuses blessures qui l’ont affligé depuis le printemps dernier semblent l’avoir ralenti.

Après tout, il n’a pas terminé la saison dernière en raison d’une blessure à un poignet. Il a aussi été blessé à l’avant-bras, a raté 14 matchs en raison d’une blessure au bas du corps et il a souffert d’une blessure au haut du corps (il a été mis K.-O. par le dur-à-cuire des Panthers de la Floride MacKenzie Weegar). Puis il a, de nouveau, été blessé au haut du corps pendant le calendrier préparatoire.

Le hockeyeur d’Ottawa assure cependant que tout ça est derrière lui. «Je n’ai plus de blessure, je suis à 100 %. Ça n’a aucun rapport, a-t-il rétorqué à un journaliste qui le questionnait à ce sujet.

«Je suis un des joueurs les plus rapides de la LNH, alors je dois trouver une façon de retrouver ma vitesse et d’avoir un impact dans un match», a ajouté le Franco-Ontarien à la barbe hirsute.

Mais les obstacles sont nombreux sur sa route. D’ailleurs, depuis le début de la saison, son temps de glace stagne entre 12 et 13 minutes par match.

Sans compter qu’il a passé du temps au sein du quatrième trio; pas exactement la place idéale pour retrouver son erre d’aller. Sauf qu’en bon soldat, Byron accepte la décision de l’entraîneur-chef Claude Julien.

«Normal», selon Julien

«Si tu veux plus de temps de glace, tu dois en faire quelque chose. Les années passées, je jouais avec n’importe qui, n’importe quand, et n’importe comment, et à chaque présence, je donnais tout ce que j’avais. C’est l’attitude que je dois retrouver. Maintenant, il faut que j’y aille une présence à la fois, en patinant et en créant des choses sur la patinoire. Et c’est comme ça que mon temps de jeu va revenir.»

Pour sa part, Julien n’a pas voulu jeter la pierre au petit attaquant de cinq pieds, neuf pouces.

«C’est normal, avec tout ce qui s’est passé l’an dernier — il n’a pas fini la saison —, et il a manqué le camp d’entraînement, a d’abord rappelé le pilote du CH. C’est donc sûr qu’il allait connaître un départ un peu plus lent qu’anticipé, mais je constate que tranquillement ça s’en vient. C’est positif. Mais Paul a toujours été très dur envers lui-même; c’est son genre.»

Les difficultés de Byron jusqu’ici cette saison pourraient avoir des conséquences au-delà de son jeu personnel. Après tout, il a été l’un des principaux acteurs du jeu de transition du CH ces dernières années, notamment en raison de sa vitesse. Et c’est exactement ce que le Tricolore travaille présentement afin de connaître plus de succès.

«Je regarde mon ancienne équipe [les Bruins de Boston], et ils jouent de la même façon, et ça fonctionne, a souligné Julien. Même chose pour nous. Cette année, certaines équipes ont copié notre façon de faire, en misant sur un jeu de transition plus rapide — c’était notre marque de commerce l’an dernier. Je suis certain que d’autres équipes nous ont regardés l’an dernier et ont pris des notes. Il faut qu’on continue de faire ça.

«Toutes les équipes sont rapides, qu’elles soient défensives ou non, a-t-il poursuivi. Tout se joue dans la rapidité du jeu de transition. Évidemment, nous tentons de jouer sur les deux tableaux — être bons défensivement et jouer de manière plus rapide. C’est ce que nous avons fait contre les Blues la semaine dernière et contre le Wild hier [jeudi], donc c’est ce que nous tenterons de faire de nouveau ce week-end.»

Quant à Byron, il est encore loin de baisser les bras. Il compte d’ailleurs profiter des deux matchs en autant de jours en fin de semaine pour poursuivre sa progression.

«C’est sûr que je peux aller chercher plus de vitesse. Je suis capable d’en donner plus, et la rouille n’est pas une excuse. J’ai eu tout l’été pour retourner au gym et me préparer pour la saison. Il faut juste que je retrouve une façon d’être à l’aise sur la patinoire», a-t-il évoqué.

Canadien

Kinkaid jouera en fin de semaine... si tout va bien

BROSSARD — Les partisans du Canadien doivent s’attendre à voir bien peu d’activité sur le compte Twitter du gardien Keith Kinkaid en fin de semaine.

Kinkaid a l’habitude de faire le résumé de chacun des matchs de son équipe sur Twitter à l’aide de messages codés, dans lesquels il alterne entre les mots et les émoticônes. Sauf que pour rédiger des messages, il faut ses mains.

Le gardien auxiliaire du Tricolore a donné la frousse à ses coéquipiers — et à l’entraîneur-chef Claude Julien au passage — vendredi, au Complexe Bell de Brossard, après qu’un tir du défenseur Christian Folin ait ricoché sur son bâton avant de l’atteindre à l’index de la main droite.

En conséquence, Kinkaid a rapidement quitté la surface glacée afin de recevoir des soins. L’ex-gardien des Devils du New Jersey est retourné sur la patinoire quelques minutes plus tard, afin de tester sa prise de bâton. Après la séance d’entraînement, le principal intéressé, qui avait l’index enrobé d’un pansement, a assuré que tout allait bien.

«Ç’a pincé, mais ça arrive souvent, a-t-il dit. Je vais peut-être prendre une pause de Twitter ce week-end. Mais tout va bien.»

Kinkaid devrait normalement effectuer son deuxième départ de la campagne en fin de semaine, puisque le Tricolore aura un horaire chargé. Il affrontera d’abord les Blues à St. Louis, samedi, à 15h, avant de croiser le fer avec le Wild du Minnesota le lendemain à 17h.

«Nous voulons poursuivre sur cette lancée demain à St. Louis et, personnellement, je serai prêt si on a besoin de moi, a évoqué Kinkaid. Les Blues voudront certainement nous rendre la monnaie de notre pièce après le match de samedi dernier, surtout qu’ils forment une très bonne équipe et que leur amphithéâtre est intimidant.»

Julien s’est toutefois gardé d’annoncer l’identité de son gardien partant en vue du match contre les champions de la Coupe Stanley.

Identité gardée secrète

«En principe, nous voulons faire jouer les deux gardiens ce week-end, a-t-il reconnu. Je préfère cependant annoncer l’identité de mon gardien demain matin. Cette décision, ce n’est pas pour cacher quelque chose, c’est davantage parce qu’on veut éviter que les autres équipes aient le temps de se préparer pour nous.»

Certains indices étaient toutefois révélateurs sur la patinoire, vendredi. Carey Price, auteur de son premier jeu blanc de la saison dans un gain de 4-0 contre le Wild jeudi soir, était absent, tout comme le défenseur Shea Weber. Les deux joueurs ont opté pour une journée de repos.

Kinkaid, âgé de 30 ans, est à la recherche de sa première victoire avec le Bleu-blanc-rouge, après avoir encaissé un revers de 5-4 en temps supplémentaire contre les Sabres de Buffalo, le 9 octobre.

L’Américain, qui avait été criblé de 39 tirs contre les Sabres, voudra sans l’ombre d’un doute se racheter au cours de la fin de semaine. Il avait d’ailleurs admis après la rencontre à Buffalo qu’il était un peu «rouillé», puisqu’il s’agissait de son premier départ dans la LNH depuis le 19 février dernier.

De plus, les deux matchs en autant de jours à l’extérieur, en après-midi de surcroît, constituent en soi un défi supplémentaire selon certains joueurs du Tricolore.

«Ça change notre routine, il n’y a pas de doute, a convenu Philip Danault. Nous n’avons pas d’entraînement matinal ni de sieste en après-midi. C’est un défi de plus, surtout qu’on affrontera deux équipes lourdes aussi.»

Un point de vue qui n’est pas nécessairement partagé par Julien.

«Moi, ça ne me dérange pas, a-t-il confié sans détour. En bout de ligne, quand tu regardes ça, les entraînements matinaux ne sont pas vraiment nécessaires, surtout qu’on va jouer trois matchs en quatre jours. J’aime bien l’idée qu’on ait deux matchs en après-midi, parce que ça t’évite d’arriver dans l’autre ville au milieu de la nuit.»

Canadien

Soir de premières pour Mete et Suzuki

MONTRÉAL — Victor Mete a enfin inscrit son premier but dans la LNH et Nick Suzuki l’a forcé à partager les honneurs en l’imitant un peu moins de cinq minutes plus tard, aidant le Canadien de Montréal à vaincre le Wild du Minnesota 4-0, jeudi, au Centre Bell.

Mete et Suzuki ont touché la cible lors d’une poussée de trois buts du Tricolore en première période et ils sont devenus les premiers joueurs du Canadien à marquer leur premier but dans la LNH dans le même match depuis Chris Higgins et Alexander Perezhogin, le 6 octobre 2005 face aux Rangers, à New York.

«Quand je l’ai vu marquer, je trouvais ça fou, a raconté Suzuki. Je sais qu’il attendait ce moment depuis longtemps et moi je ne fais que commencer. J’espère que nous allons marquer encore plusieurs buts dans nos carrières.»

Mete en était à son 127e match dans la LNH et Suzuki, à son septième. Les spectateurs ont bruyamment félicité les deux joueurs, particulièrement Mete, dont la disette était la plus longue dans l’histoire du Canadien en début de carrière.

«On pouvait sentir que tout le monde savait ce qui se passait, que c’était son premier but», a raconté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet de la réaction de la foule après le but de Mete.

«Nos partisans sont au courant de ce qui se passe. Ils se sont assurés de démontrer leur appréciation. Je suis certain que c’est un moment qui restera gravé à jamais dans sa mémoire.»

De son côté, l’attaquant Nick Cousins était heureux de participer au premier but de son nouveau coéquipier Victor Mete. «J’anticipais une passe entre les deux défenseurs et j’ai lu le jeu. J’ai ensuite entendu Mete crier et j’ai envoyé la rondelle devant. J’étais content qu’il réussisse à compléter le jeu. Je ne savais pas que c’était son premier but. C’est spécial pour lui. [...] J’aime mon steak médium-saignant. Il va falloir organiser quelque chose [vendredi] à St. Louis. Il va certainement payer pour mon repas!»

45e blanchissage de Price

Joel Armia et Brendan Gallagher ont aussi fait bouger les cordages pour le Canadien (3-2-2), qui a défait le Wild pour une première fois depuis le 8 novembre 2014, après une série de neuf défaites. Carey Price a repoussé 17 lancers.

Price a ainsi réussi un premier jeu blanc cette saison et un 45e en carrière, un de moins que Ken Dryden, qui occupe le troisième rang dans l’histoire de l’équipe à ce chapitre.

«Nous avons bien protégé le devant du filet et Carey était capable de voir la majorité des rondelles, a mentionné Julien. Et même quand il y avait des rondelles libres, les gars ont fait du bon travail pour dégager le devant du filet.»

Alex Stalock a effectué 29 arrêts devant le filet du Wild (1-6-0).

Après un début de match plutôt endormant, Mete a semé l’euphorie dans le Centre Bell à 14:37, profitant d’une remise de Nick Cousins pour enfin faire scintiller la lumière rouge.

Le Canadien a ajouté deux autres buts avant la fin de l’engagement. Armia a marqué lors d’un avantage de deux hommes à 17:32 à la suite d’une passe de Jonathan Drouin, puis Suzuki a pu célébrer à son tour à 19:23, tirant dans un filet ouvert après que Jeff Petry eut raté son lancer.

Le Tricolore avait échappé sept fois l’avance lors de ses six premiers matchs de la saison. Cette fois, avec un coussin de trois buts, il a tenu le coup.

Le Wild a connu quelques bons moments en deuxième période, mais rien pour inquiéter Price.

Price a réussi son plus bel arrêt du match à mi-chemin en troisième période, frustrant Jason Zucker, qui tenait de le battre de vitesse en contournant le filet.

Gallagher a porté le coup de grâce avec 7:20 à faire après avoir volé le disque à Matt Dumba.

Cousins et Cale Fleury avaient été insérés dans la formation du Canadien, en relève à Jordan Weal et Christian Folin. Il s’agissait pour Cousins d’un premier match avec sa nouvelle équipe, alors que Fleury avait été laissé de côté lors des quatre dernières rencontres.

Le Canadien disputera deux matchs à l’étranger en après-midi ce week-end. Il affrontera les Blues de St. Louis samedi et il retrouvera le Wild dimanche.

LNH

L’ancien joueur du Canadien Donald Brashear sert dans un Tim Hortons de Québec

QUÉBEC - Un ancien millionnaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Donald Brashear, a été vu cette semaine travaillant dans une succursale de Québec de la chaîne de restaurants Tim Hortons où il servait les clients.

La présence au restaurant de l’ancien hockeyeur maintenant âgé de 47 ans a été remarquée par de nombreux clients qui en ont fait part sur les réseaux sociaux. Une photographie le montrant, souriant, à un guichet de service du restaurant est publiée sur les réseaux sociaux.

Donald Brashear qui a grandi à Val-Bélair, près de Québec, a disputé plus de 1000 matchs pour cinq équipes de la Ligue nationale de 1993 à 2009, notamment pour les Canadiens de Montréal. Il a inscrit 85 buts en carrière, mais il était surtout reconnu pour sa robustesse et ses talents de bagarreur.

Au long de sa carrière de joueur, il aurait gagné plusieurs millions de dollars. Cependant, après avoir pris sa retraite sportive, il a connu des déboires financiers et judiciaires.

D’ailleurs, il y a quelques semaines à peine, il a comparu au tribunal au Palais de justice de Québec pour faire face des accusations de méfait et de possession de stupéfiants.

Il semble que le restaurant où M. Brashear travaille, sur la rue Bouvier, appartienne à Pierre Sévigny, un autre ancien joueur de la Ligue nationale.

Canadien

Le Canadien se bute à la muraille Vasilevskiy

Une équipe redoutable comme le Lightning de Tampa Bay n’a pas toujours besoin de connaître un grand match pour s’imposer. Le Canadien de Montréal l’a appris à ses dépens, mardi, au Centre Bell.

Le Lightning n’a pas joué son meilleur hockey, mais ce fut suffisant pour l’emporter 3-1. Les champions du trophée des Présidents avec 62 victoires la saison dernière, ce qui égalait un record de la LNH, ont fait le nécessaire pour gagner grâce un temps fort tard en première période et tôt en deuxième.

De son côté, le Canadien a connu des hauts et des bas. Il a été victime de l’opportunisme du Lightning, mais n’en a peut-être pas fait suffisamment pour compliquer le travail du gardien Andrei Vasilevskiy.

«Nous sommes responsables de notre malheur et ce sont des choses que nous ne pouvons pas faire comme équipe, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Si nous voulons avoir du succès, nous devons être capables de jouer 60 minutes. C’est certain qu’il va y avoir des hauts et des bas, mais il ne peut pas y avoir des situations comme celles que nous avons vues ce soir pendant cinq ou six minutes.»

Steven Stamkos a amassé un but et une aide, tandis que Braydon Coburn et Tyler Johnson ont aussi touché la cible pour le Lightning (3-2-1), qui présente un dossier de 9-2-2 contre le Canadien depuis le début de la saison 2016-2017. Nikita Kucherov a récolté deux aides et Vasilevskiy a stoppé 33 tirs.

Jeff Petry, en première, a été l’unique buteur du Canadien (2-2-2). Carey Price a effectué 19 arrêts.

Le Lightning a manqué de mordant en début de match, mais le Canadien n’a pas été en mesure de pleinement en profiter.

D'abord Petry

Petry a ouvert la marque grâce à un tir sur réception à 15:46 en avantage numérique, mais les dommages auraient pu être plus importants. Vasilevskiy a stoppé un tir embêtant de Jonathan Drouin et il a aussi été alerte pour récupérer une rondelle libre dans sa zone, après que Joel Armia eut tenté de le battre de vitesse en contournant son filet.

Le Lightning a finalement retrouvé ses repères tard en première période et a créé l’égalité avec sept secondes à écouler, au terme d’une longue présence dans le territoire du Tricolore. Les joueurs du Canadien ont été coincés sur la glace pendant 1:54 et Coburn a finalement créé l’égalité.

«Le trio de [Jesperi] Kotkaniemi était sur la glace et les attaquants auraient pu récupérer le disque deux fois. Ils auraient pu étouffer le jeu deux ou trois fois. Le blâme doit être partagé un peu», a dit Julien, qui a éventuellement modifié ses trios en fin de deuxième période.

Avantage numérique

Les visiteurs ont ensuite pris les devants après 64 secondes de jeu en deuxième période, grâce à un tir sur réception de Stamkos en avantage numérique. Artturi Lehkonen  enait tout juste de toucher le poteau à l’autre bout de la patinoire.

Johnson a ensuite profité d’une contre-attaque rapide pendant un changement au banc du Canadien pour creuser l’écart à 3-1 seulement 57 secondes plus tard.

Il y a ensuite eu quelques bonnes mises en échec, dont une de Petry contre Kucherov avec la hanche.

Domi frustré

Le Tricolore a joué avec plus d’énergie en troisième période. Max Domi a été frustré à bout portant par Vasilevskiy avec sa jambière droite. Kevin Shattenkirk a été puni avec 6:50 à faire pour avoir retardé le match en dégageant le disque dans la foule, mais le Canadien n’a pas su exploiter cet avantage numérique.

Le Canadien jouera son prochain match jeudi, quand il accueillera le Wild du Minnesota.

Canadien

Du boulot en désavantage numérique pour le Canadien

MONTRÉAL — Après s’être payé les champions des séries éliminatoires, le Canadien tentera de jouer le même coup aux champions de la dernière saison régulière.

La formation montréalaise a disputé son match le plus complet de la jeune campagne, samedi, battant les Blues de St. Louis 6-3. Il aura besoin du même genre d’effort s’il souhaite venir à bout du Lightning de Tampa Bay, mardi.

«Ce sont toujours des matchs disputés à vive allure et ça devrait être divertissant, a dit l’attaquant Brendan Gallagher au sujet des matchs face au Lightning. C’est le genre de match qui démontre à quel point le jeu est rendu rapide dans la LNH. Nous devons être prêts à travailler, à patiner avec intensité. C’est une équipe talentueuse, mais nous voulons leur compliquer la tâche.»

L’entraîneur Claude Julien a mis l’accent sur le désavantage numérique à l’entraînement, lundi. Le Canadien a accordé six buts en 17 occasions cette saison.

Le but inscrit en avantage numérique par le défenseur Vince Dunn des Blues, samedi, était le quatrième concédé par le Tricolore après une passe transversale.

«Il faut couper les lignes de passe, a indiqué Julien. Nos joueurs sont pris hors position. Quand le joueur adverse au milieu de l’enclave est rendu près du filet, l’attaquant doit le laisser au défenseur et couper la ligne de passe.

«Notre échec-avant plus haut sur la patinoire est bon, mais dans notre zone, nous sommes soit trop passifs, soit trop dispersés. Il fallait donc clarifier certaines choses.»

De son côté, le Lightning a marqué quatre fois en 15 occasions en supériorité numérique. Après avoir défait les Maple Leafs de Toronto 7-3 jeudi dernier, il s’est incliné 4-2 face aux Sénateurs d’Ottawa, samedi.

Lors de l’entraînement du Tricolore, lundi, la recrue Nick Suzuki semblait être l’attaquant en trop, alors que Nick Cousins jouait au sein du quatrième trio à la droite de Paul Byron et Nate Thompson.

Un premier match pour Cousins?

Cousins a été laissé de côté lors des deux premiers matchs du Canadien. Un problème au dos l’a ensuite tenu à l’écart lors des trois parties suivantes.

Embauché en tant que joueur autonome cet été, Cousins espère avoir enfin l’occasion de disputer un premier match régulier avec sa nouvelle équipe.

«J’ai bien fait la saison dernière. Mes statistiques s’améliorent d’année en année, a dit Cousins. Je crois que je vais dans la bonne direction. C’était donc décevant d’être laissé de côté, puis d’être blessé. Ce n’est pas facile mentalement. D’un autre côté, il reste beaucoup de hockey à jouer cette saison et il faut rester positif.»

Julien n’a pas confirmé si Suzuki allait céder sa place à Cousins contre le Lightning. Il a rappelé que son groupe avait joué un bon match face aux Blues et Julien n’aime pas modifier sa formation après une bonne performance.

Il a toutefois noté que Cousins avait été victime des circonstances au terme du camp, alors que le Canadien n’avait pas de joueurs réguliers à l’infirmerie.

«Il a connu un camp décent et c’était une question de temps avant de lui donner une occasion de jouer, a dit Julien. Puisque notre équipe est en santé, c’est difficile pour certains joueurs qui n’ont pas l’occasion de jouer. Mais la saison est longue et tout le monde va avoir un rôle à jouer.»

Même si Cousins n’a pas encore joué cette saison, cela ne l’a pas empêché de découvrir la passion des partisans montréalais.

«Je suis allé souper au restaurant un soir avec ma copine et quelqu’un m’a approché pour me souhaiter bonne chance cette saison, a raconté le natif de Belleville, en Ontario. J’ai déjà joué à Philadelphie et il y a aussi des gens passionnés, mais ce n’est pas comme ici. C’est probablement ici que c’est le plus fort. C’est amusant et j’adore ça.»

Canadien

Le Canadien se dresse face aux champions de la Coupe Stanley

MONTRÉAL — Les joueurs du Canadien ont fait leur devoir en appliquant les leçons de la veille lors d’une séance vidéo et ils ont défait les Blues de St. Louis 6-3, samedi.

Souhaitant resserrer son jeu défensif, le Tricolore a réussi à limiter les occasions des Blues, qui ont fait preuve d’opportunisme pour rendre les choses intéressantes pendant plus de deux périodes.

«Nous avions regardé des choses et pas seulement le négatif, a mentionné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, en revenant sur la séance vidéo de vendredi. Nous avons fait des corrections, nous avions parlé de jouer de manière un peu plus serrée. Nous voulions aussi faire des ajustements dans notre jeu de transition et ça nous a aidés ce soir.

«J’espère que les gars ont pris confiance et qu’ils vont être capables de faire la même chose lors du prochain match.»

Artturi Lehkonen a finalement joué les héros en troisième période, brisant une égalité de 3-3 à 7:30 de l’engagement, peu de temps après que Jordan Weal eut raté un filet complètement ouvert. Lehkonen a enfilé l’aiguille, trouvant l’ouverture entre le poteau et le patin gauche du gardien Jordan Binnington.

Brendan Gallagher a ajouté un but d’assurance quelque quatre minutes plus tard, quand un dégagement des Blues l’a atteint avant d’aboutir derrière la ligne des buts lors d’une mêlée devant le filet. Max Domi a ensuite marqué dans un filet désert en fin de rencontre.

Gallagher a terminé la soirée avec trois points à sa fiche et Domi, deux. Tomas Tatar et Jonathan Drouin ont également amassé chacun un but et une aide, tandis que Phillip Danault a été l’autre buteur du Canadien (2-1-2). Carey Price a stoppé 26 lancers.

Drouin poursuit sur sa lancée

Grâce à sa performance de deux points, Drouin a atteint le plateau des 200 dans la LNH.

«Je pense qu’au moment où on se parle, Jonathan joue son meilleur hockey depuis qu’il est avec nous, a dit Julien. Il joue avec confiance, avec énergie.

«Ce ne sont pas les autres qui le rendent meilleur, c’est lui qui rend les autres meilleurs. C’est bon signe pour nous et il mérite beaucoup de crédit pour ça. Il n’a pas eu un camp facile, mais il s’est bien ajusté. Il offre un bon rendement depuis le début de la saison.»

Brayden Schenn a inscrit un but et une aide, alors que Samuel Blais et Vince Dunn ont aussi fait mouche pour les Blues (3-1-1), champions en titre de la coupe Stanley. Vladimir Tarasenko a accumulé deux aides et Binnington a effectué 31 arrêts.

Si le Canadien avait semblé manquer d’énergie jeudi lors de son ouverture locale, il a commencé son duel face aux Blues avec plus d’aplomb.

Lehkonen s’est échappé en infériorité numérique, mais s’est buté à Binnington. Gallagher a aussi été frustré par le gardien des Blues, à la suite d’une passe de Domi.

Tatar a ouvert la marque après 12:59 de jeu, profitant d’une rondelle bondissante pour déjouer Binnington.

Les Blues ont profité d’une de leurs rares chances en première période pour répliquer. Schenn a déjoué Price d’un tir parfait.

Le Canadien a toutefois répliqué 50 secondes plus tard, avec 1:13 à faire au premier vingt. Drouin a récolté au moins un point dans un cinquième match de suite en battant Binnington d’un excellent tir des poignets.

Les Blues ont fait preuve de plus de combativité en deuxième période et ils ont à nouveau créé l’égalité après 65 secondes de jeu, pendant une punition à retardement contre le Tricolore. Blais a pu s’y prendre à deux reprises avant de battre Price du revers d’un angle restreint.

Dunn a ensuite offert l’avance aux visiteurs à 12:50, touchant la cible en avantage numérique à la suite d’une passe transversale de Schenn.

Danault a ramené tout le monde à la case départ avant la fin de l’engagement. Il a profité d’une remise de Tatar à partir de l’arrière du filet pour inscrire son deuxième but de la campagne à 15:35.

Lehkonen, Gallagher et Domi ont ensuite permis au Tricolore de gagner un premier match régulier devant ses partisans cette saison.

Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand il accueillera le Lightning de Tampa Bay.

Échos de vestiaire

Jonathan Drouin a répondu de manière affirmative quand on lui a demandé si le Canadien avait joué son meilleur 60 minutes de la saison.

«Je pense que oui. Quand vous affrontez une équipe comme celle-là, nous savions que ce serait un style défensif. Ils sont gros. Des fois, la soirée peut être longue et il peut ne pas se passer grand-chose. Finalement, il y a eu de l’action dans les deux premières périodes. Et à 3-3, il fallait aller chercher la victoire.»

Tomas Tatar croit que le Canadien a réussi à appliquer son plan de match.

«Toute l’équipe a réussi à faire ce que nous voulions faire pendant tout le match. Nous avons joué du hockey rapide, nous réussissions à sortir rapidement de notre zone. Nous avons joué du bon hockey.»

Brendan Gallagher était heureux que les Blues ne contestent pas son but qui portait la marque à 5-3, croyant qu’il avait peut-être nui au travail du gardien adverse.

«Je ne savais pas vraiment où était la rondelle. Je crois qu’elle a frappé mon patin et ensuite mon coude, quelque chose comme ça. Je suis content qu’il n’y ait pas eu de contestation. Je ne sais pas quelle décision aurait été prise.»

Canadien

Manque de cohésion: le Canadien travaille sur «les petits détails»

BROSSARD — Phillip Danault n’a pu s’empêcher de rire, vendredi matin, quand il a utilisé l’expression des «petits détails» pour une sixième fois dans ses réponses concernant les points à améliorer chez le Canadien.

L’équipe en arrache depuis le début de la campagne dans son jeu défensif et de transition, résultat notamment d’un manque de cohésion entre les joueurs sur la patinoire.

Les joueurs ayant affronté les Red Wings de Detroit la veille ne sont pas allés sur la patinoire du Complexe sportif Bell vendredi, se concentrant plutôt sur une séance vidéo pour mettre l’accent sur les «petits détails».

«Nous ne travaillons pas bien en équipe en ce moment, a admis Danault. Nous devons faire des petits ajustements. Ce sont des petits détails qui vont faire que notre équipe est 100 fois meilleure. Nous l’avons vu sur la vidéo ce matin.»

«Nous devons jouer en unité de cinq sur la patinoire, a indiqué Christian Folin, en entrant un peu plus dans les fameux détails. Il faut réduire l’espace entre les attaquants et les défenseurs, travailler en unité de cinq. Si nous y parvenons, nous allons avoir du succès.»

De son côté, l’entraîneur-chef Claude Julien a mentionné qu’il avait aussi fait du renforcement positif. Après tout, le Canadien a récolté au moins un point lors de trois de ses quatre rencontres jusqu’ici.

«C’est simple. Vous démontrez les choses qui font défaut, mais aussi ce qui va encourager les gars à jouer d’une certaine façon, a-t-il expliqué. Ce sont des correctifs, mais aussi du positif. Nous ne voulons pas que les joueurs repartent frustrés d’ici. Nous voulons qu’ils soient motivés à jouer [samedi].»

Quant aux raisons qui peuvent expliquer ce manque de cohésion en début de campagne malgré le retour du même noyau de joueurs, quelques pistes ont été explorées - le long été, les expériences durant le camp, un simple moment moins fort au cours d’une saison. Cependant, les joueurs n’arrivaient pas à mettre le doigt sur une raison en particulier.

«Peut-être que le système n’a pas encore été bien intégré par tout le monde, a dit Danault. Il faut se concentrer avant les matchs. Nous le voyons sur la vidéo, il faut l’appliquer à l’entraînement et durant les matchs. Ce sont des petits détails à régler.

«Nous voulons produire, mais ce n’est pas en pensant que nous allons marquer sans faire les détails que ça va fonctionner. Il faut respecter notre système de jeu. C’est comme ça que ç’a fonctionné la saison dernière, c’est aussi comme ça que ça va fonctionner cette saison.»

La patience avec Suzuki et Fleury

Pendant que le Canadien tente de régler les problèmes de son jeu défensif, il semble que la recrue Cale Fleury devra pendre son mal en patience.

Après avoir gagné un poste pendant le camp et disputé les deux premiers matchs de la saison, Fleury et son partenaire de jeu Brett Kulak ont été laissés de côté lors des deux dernières rencontres au profit de Mike Reilly et Christian Folin.

Questionné au sujet de l’utilisation de Fleury, Julien a répondu qu’il avait «d’autres chats à fouetter» présentement. Il a aussi affirmé que Kulak avait eu de «grosses difficultés» lors des deux premiers matchs et préfère faire confiance à Reilly et Folin, qui ont plus d’expérience.

«Pour l’instant, ils se débrouillent assez bien, a dit Julien au sujet du duo Reilly-Folin. Je ne pense pas qu’ils sont parfaits, comme le reste de nos défenseurs. Ils nous donnent un peu plus d’expérience pour l’instant. Mais ça reste une période un peu plus difficile défensivement. Vous devez vous tourner vers certains vétérans pour qu’ils accomplissent le travail.»

Julien est aussi revenu sur ses propos tenus à l’endroit de Nick Suzuki après la défaite en prolongation face aux Sabres de Buffalo, mercredi. Il avait alors affirmé que l’attaquant recrue devait rehausser son niveau d’implication dans le jeu.

«Je dis parfois des choses que je finis par regretter parce que ça prend des proportions trop grandes, a dit Julien. Suzuki est un jeune de 20 ans avec un très beau potentiel. Il sera un bon joueur dans cette ligue. Il a joué seulement quatre matchs. Quand je parle de son niveau de compétition, je ne dis pas qu’il n’est pas un bon joueur, qu’il ne travaille pas ou qu’il est paresseux. Je dis simplement qu’il doit faire certains ajustements et offrir de la constance.»

Par ailleurs, le défenseur Noah Juulsen a repris l’entraînement depuis quelques jours et il a obtenu le feu vert des médecins pour effectuer son retour au jeu. L’équipe l’a cédé au Rocket de Laval, dans la Ligue américain, pour lui permettre de retrouver la forme. Il devrait être disponible pour disputer le match de samedi contre les Admirals à Milwaukee

Juulsen a ressenti au deuxième jour du camp du Canadien, le 14septembre, des maux de tête et il a rencontré un spécialiste au Michigan pour obtenir une deuxième opinion. Julien n’a pas voulu entrer dans les détails, mais a rappelé que les maux de tête n’étaient pas le résultat d’une commotion cérébrale.

Canadien

Des lacunes pour le CH en zone défensive et en relance

MONTRÉAL — Les remontées réussies par le Canadien lors de ses trois premiers matchs ont permis de compenser les lacunes défensives de la formation montréalaise en ce début de saison.

Après avoir comblé des déficits pour 7 au moins un point en trois sorties à l’étranger en début de campagne, le Canadien a finalement frappé un mur jeudi et a perdu son match d’ouverture locale 4-2 face aux Red Wings de Detroit.

Les revirements ont été nombreux et les Red Wings ont coincé le Canadien dans son territoire à maintes reprises lors de ce duel. Les joueurs du Tricolore ont rejeté la théorie qu’ils avaient manqué d’énergie puisqu’ils disputaient un deuxième match en autant de soirs. C’est plutôt un manque de cohésion qui fait que le Canadien en a arraché défensivement lors de la première semaine de la saison.

«C’est une question de fermer les espaces rapidement et de savoir où nos coéquipiers seront positionnés, a mentionné le défenseur Jeff Petry après la défaite, jeudi. Il faut être le premier sur la rondelle et savoir que nous allons pouvoir la pousser vers un coéquipier ou qu’il va venir en appui pour la récupérer. Présentement, tout est un peu croche dans notre zone et nous y passons trop de temps.»

L’entraîneur Claude Julien s’est porté à la défense de sa brigade d’arrières, rappelant que tous les joueurs sur la patinoire avaient un rôle à jouer.

«C’est beau de parler des défenseurs, mais il faut que les attaquants soient disponibles, a-t-il rappelé. Des fois, les défenseurs pourraient bouger la rondelle plus rapidement. D’autres fois, les défenseurs ont de la difficulté à trouver une ouverture ou quelqu’un à qui donner la rondelle.

«Ça revient à la même chose quand nous révisons les matchs. Nous voyons que nous ne prenons pas de bonnes décisions. Quand c’est le cas, et c’est la même chose pour n’importe quelle équipe, ça va affecter votre jeu de transition et votre jeu défensif.»

Le Tricolore a déjà accordé 17 buts à ses adversaires en quatre parties. Malgré ce total élevé, les gardiens n’ont pas grand-chose à se reprocher.

Encore une fois jeudi, Carey Price a gardé les siens dans le match pendant de longs moments, réussissant plusieurs arrêts lors d’attaques en surnombre ou en échappée.

«Toutes les équipes que nous avons affrontées étaient rapides dans leur échec-avant, a noté Petry. Ç’a eu un impact sur notre jeu défensif et nous devons peaufiner certaines choses.»

La bonne nouvelle pour le Canadien, c’est que la saison est encore jeune et qu’il a le temps d’apporter les correctifs nécessaires. Il a aussi démontré une belle combativité lors des trois matchs à l’étranger au cours desquels il est venu de l’arrière pour arracher au moins un point.

«Je ne crois pas que nous ayons joué notre meilleur hockey lors des quatre premiers matchs, a mentionné Petry. Nous avons démontré par moments que nous pouvons être vraiment bons, mais nous n’avons pas encore bien joué pendant 60 minutes.

«Il va y avoir des hauts et des bas dans un match, mais nous avons tendance à parfois baisser la garde en n’appliquant pas autant de pression que dans les moments où nous jouons très bien.»

Une séance vidéo était à l’horaire vendredi pour tenter de peaufiner le travail défensif et la cohésion dans la transition. Les Blues de St. Louis seront ensuite les visiteurs au Centre Bell, samedi.

Canadien

Le Canadien devait échanger Roy, selon Serge Savard

Même si Serge Savard était demeuré le directeur général des Canadiens de Montréal à la fin de l’année 1995, le gardien de but Patrick Roy, maintenant directeur général et entraîneur des Remparts de Québec, aurait changé d’adresse et aurait probablement abouti avec l’Avalanche du Colorado. C’est l’une des révélations que Serge Savard fait dans sa biographie Canadien jusqu’au bout écrite par le journaliste Philippe Cantin de La Presse. De passage à Québec jeudi, Savard s’est ouvert davantage sur ce chapitre crucial de sa carrière dans le monde du hockey.

Toujours sympathique avec une prestance et une dignité qui imposent le respect, Savard était sollicité de toutes parts lorsqu’il a traversé un congrès de juges au Château Frontenac. Un à un, les hommes de loi se pressaient pour serrer la pince de celui que plusieurs surnomment encore «le Sénateur» et pour lui démontrer leur appréciation de son travail avec le Bleu-Blanc-Rouge. «Je suis tombé dans mon monde!», lance l’ex-athlète toujours solide qui ne fait pas ses 73 ans.

Transaction différente

On aurait pu lui parler du but d’Alain Côté et de la bataille du Vendredi saint comme plusieurs le font encore dans la capitale. Les sujets ne manquent pas quand on se frotte à une légende du hockey qui a reçu dix bagues de la Coupe Stanley, huit comme joueur et deux comme directeur général. Mais sa relation avec Roy, le gardien de Sainte-Foy qu’il avait qualifié de «jeune homme qui pourrait surprendre» avant d’en faire l’une des plus belles prises du Canadien, en troisième ronde lors du repêchage de 1984, était un incontournable.

«Je pense que Patrick était au courant que je voulais l’échanger. Son ancien agent était Pierre Lacroix, devenu directeur général de l’Avalanche, et j’avais eu des pourparlers avec Pierre concernant une transaction. Pour cette raison, je suis convaincu qu’ils s’en étaient parlé. Je peux me tromper. Il faudrait lui demander à lui!», explique-t-il.

Savard n’aurait cependant pas fait la même transaction que son successeur Réjean Houle, qui avait aussi envoyé le capitaine Mike Keane à l’avalanche en retour du gardien Jocelyn Thibault, Martin Rucinský et Andrei Kovalenko. «Moi, le joueur que je voulais était Owen Nolan et je voulais aussi le gardien Stéphane Fiset et je n’aurais pas échangé Keane. L’Avalanche voulait Keane, mais pour moi, il n’en était pas question», indique-t-il à propos de ses pourparlers avec Lacroix avant le début de la saison 1995-1996.

Rendus là

«On était rendus là avec Patrick. Ça arrive régulièrement dans une carrière qu’un changement d’air aide beaucoup. Pat était un gars exigeant qui se présentait à toutes les parties. Il n’était pas toujours bon à chaque match, mais on ne pouvait jamais dire qu’il ne s’était pas présenté. Cependant, c’était devenu difficile pour un coach de diriger un gars comme lui. Patrick prenait beaucoup d’oxygène dans le vestiaire!», illustre Savard, qui n’a jamais nié le talent du numéro 33 et n’était pas surpris qu’il aille chercher deux autres Coupe Stanley avec sa nouvelle équipe.

Cependant, au début de la saison 1995-1996, Owen Nolan n’était plus au Colorado, ayant été échangé aux Sharks de San Jose, et les pourparlers avec l’Avalanche n’avaient pas repris. Ce fut alors au tour de Savard, après quatre matchs seulement, d’être éjecté de son siège de directeur général des Canadiens. 

«C’est la seule chose que je n’ai pas encore fini de digérer!», avouera Savard. «J’avais avisé Ronald [Corey, ex-président des Canadiens], deux semaines avant le début de la saison que je croyais qu’on avait un club pour gagner la Coupe Stanley. Et j’y croyais, avec Saku Koivu qui arrivait, on venait d’aller chercher Pierre Turgeon et Vladimir Malakhov des Islanders de New York ainsi que Stéphane Quintal et Mark Recchi. On avait vraiment changé l’image du club», se souvient-il.

«Après que j’aie dit ça à Ronald, pourquoi me congédier après quatre matchs?», se demande encore Savard, qui avoue n’être jamais revenu sur ce sujet douloureux avec Corey.

Canadien

Le Canadien perd son match d’ouverture locale 4-2 face aux Red Wings

MONTRÉAL — Le Canadien a dû jouer du hockey de rattrapage pour une quatrième fois en autant de sorties cette saison et cette fois-ci, il a été incapable d’orchestrer une remontée pour arracher au moins un point.

Les Red Wings sont venus jouer les trouble-fête, jeudi et ils l’ont emporté 4-2 lors du match d’ouverture locale de la formation montréalaise.

Jouant un deuxième match en autant de soirs, les joueurs du Canadien ont semblé manquer d’énergie. Les Red Wings ont réussi à embouteiller les joueurs du Tricolore dans leur zone grâce à un bon échec-avant.

«Il faut donner crédit aux Red Wings. Ils ont joué un bon match à l’étranger, a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ils ont forcé nos erreurs et ils en ont pris avantage.

«De notre côté, ce n’était pas la fatigue. Mentalement, nous commettons beaucoup d’erreurs qui sont coûteuses. Notre jeu n’est pas vraiment à point. Notre jeu de transition en souffre.»

Jonathan Drouin a aussi louangé le travail des Red Wings : «Ils ont bien joué en zone neutre et leur transition était rapide. Chaque fois que nous commettions un revirement en zone neutre, ils ramenaient la rondelle rapidement dans notre zone. C’est une meilleure équipe que la saison dernière. Je crois qu’il y a du monde dans la ligue qui va être surpris.»

Anthony Mantha, Darren Helm, Tyler Bertuzzi et Luke Glendening, dans un filet désert, ont touché la cible pour les Red Wings (3-1-0), qui avaient perdu leurs neuf rencontres précédentes face au Canadien. Danny DeKeyser a été crédité de deux aides.

Jonathan Bernier a stoppé 33 tirs pour inscrire une deuxième victoire en 18 sorties en carrière face au Canadien (2-11-3).

Max Domi et Joel Armia ont été les buteurs du Canadien (1-1-2), qui avait récolté au moins un point à ses trois premières parties de la campagne, toutes à l’étranger. Carey Price a effectué 30 arrêts.

Le Canadien n’a pas semblé galvanisé par la cérémonie d’avant-match au cours de laquelle les joueurs se sont passé le flambeau dont Nick Suzuki qui l’a fait pour une première fois avec le Canadien :

«Je n’oublierai jamais le moment où je le tenais et je regardais la foule. On m’a dit avant la cérémonie qu’il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont la chance de porter le flambeau. C’est spécial d’avoir pu le faire.»

Les Red Wings en ont profité pour s’offrir quelques occasions en surnombre et pour coincer le Tricolore dans sa zone.

Helm a finalement ouvert la marque après 13:33 de jeu, après que le Canadien eut patiemment attendu la relance des Red Wings.

Brendan Gallagher a finalement été la bougie d’allumage des locaux en provoquant deux occasions de marquer lors de la même séquence. Jordan Weal, sonné plus tôt dans la période par Adam Erne, a aussi généré deux belles chances de marquer.

Armia égalise

Armia a finalement créé l’égalité avec 53 secondes à faire à la période, mais Bertuzzi a répliqué 30 secondes plus tard.

Le Canadien a nivelé à nouveau le pointage après 4:34 de jeu en deuxième période, en avantage numérique. Domi a profité d’un bond favorable contre la baie vitrée pour inscrire son deuxième but de la saison.

Les Red Wings ont toutefois continué d’être les plus convaincants offensivement, profitant souvent des lacunes du Tricolore dans son territoire et en zone centrale.

Price a réussi quelques arrêts difficiles, mais il a finalement cédé devant Mantha à 15:38, pendant que Nick Suzuki était au cachot.

Carey Price comprend pourquoi Claude Julien n’a pas contesté le deuxième but des Red Wings, quand il a été bousculé par Dylan Larkin avant de voir Tyler Bertuzzi marquer :

«Vous ne voulez pas vous retrouver dans une situation où vous accordez un but, puis vous vous retrouvez en infériorité numérique. [la nouvelle règle] est une façon un peu sournoise d’éliminer les contestations. Je ne vais pas vous dire vraiment ce que j’en pense.»

Le Tricolore a déployé une unité à cinq attaquants et un défenseur après avoir enlevé Price de son filet avec plus de deux minutes à faire à la rencontre. Cependant, Glendening en a profité pour porter le coup de grâce en tirant dans un filet désert avec 58 secondes à écouler. 

Devant sa famille

L’attaquant des Red Wings Anthony Mantha, de Longueuil, a pu jouer devant parents et amis et il a inscrit un sixième but en quatre matchs cette saison.

«Je joue avec confiance et mes compagnons de trio mettent bien la table pour moi. Présentement, la rondelle rentre. Je dois continuer de tirer.»

Le Canadien jouera son prochain match samedi, quand les Blues de St. Louis, champions en titre de la coupe Stanley, seront les visiteurs au Centre Bell.

Canadien

Johansson gâche la belle remontée du CH

BUFFALO, N.Y.— Marcus Johansson a trouvé le fond du filet à 1:30 de la période de prolongation pour procurer aux Sabres de Buffalo une victoire de 5-4 contre le Canadien de Montréal mercredi soir au KeyBank Center.

Pour le Canadien, il s’agit d’une deuxième défaite en prolongation à ses trois premières sorties de la saison, toutes jouées à l’étranger. D’ailleurs, selon ce qu’a annoncé le département des relations publiques de l’équipe, c’est la première fois de son histoire que le Canadien doit disputer une période supplémentaire lors de chacun de ses trois premiers matchs du calendrier régulier.

La formation montréalaise a donc récolté quatre points sur une possibilité de six alors qu’il inaugurera sa saison locale jeudi soir au Centre Bell, face aux Red Wings de Detroit.

Le but de Johansson, son deuxième de la saison, a été inscrit tout juste après le retour sur la patinoire de Phillip Danault, lui qui avait été pris en défaut pour coup de bâton à 19:25 de la troisième période.

Jack Eichel a d’abord tenté un tir vers le filet de Keith Kinkaid, mais la rondelle a frappé la jambe du défenseur Ben Chiarot. La rondelle a rebondi vers la gauche de Kinkaid, jusqu’à Colin Miller, qui a aussitôt effectué une passe en parallèle vers Johansson, laissé seul dans le cercle droit de mise en jeu. Son tir sur réception n’a donné aucune chance au gardien du Canadien.

Le but de Johansson est venu gâcher la première sortie de Kinkaid dans les filets du Canadien. Le gardien de 30 ans a fait face à 39 tirs pendant que le Tricolore en obtenait 27 en direction de Carter Hutton. Il a aussi gâché une belle remontée des hommes de Claude Julien, qui ont effacé un recul de deux buts en troisième période grâce à des buts de Jesperi Kotkaniemi, son 2e de la saison, et du défenseur Ben Chiarot, son premier dans l’uniforme du Tricolore.

Joel Armia, le premier en désavantage numérique et le second, avec l’avantage numérique, a inscrit les deux autres filets du Canadien, tous deux en première période.

Si Armia a été le meilleur joueur du Canadien, il a cependant été éclipsé par Eichel. Le capitaine des Sabres a lui aussi marqué deux buts, tous deux en deuxième période, et ajouté deux aides. L’une d’elles est venue sur le premier but du match, inscrit par la recrue Victor Olofsson, lors d’un avantage numérique au premier vingt.

Du coup, Olofsson a égalé un record de la Ligue nationale de hockey en devenant le quatrième joueur à marquer chacun de ses six premiers buts en carrière en avantage numérique.

La séquence remonte à la fin de la saison dernière, lorsqu’il avait touché la cible deux fois en autant de matchs.

Craig Norwich, en 1979-80 avec les Jets de Winnipeg, Sylvain Turgeon, en 1983-84 avec les Whalers de Hartford, et Jeff Norton, entre les saisons 1987-88 à 1989-90 avec les Islanders de New York, ont également réussi le tour de force.

Canadien

Petry: jamais trop tard pour s’améliorer

Il n’est jamais trop tard pour apprendre, et c’est ce que Jeff Petry continue de démontrer dans son parcours dans la LNH.

Étiqueté pendant longtemps comme un défenseur à caractère offensif avec des lacunes dans sa zone, Petry continue de travailler sur son jeu défensif. Ses efforts font qu’à 31 ans, et à sa 10e saison dans la LNH, Petry est un défenseur plus complet qu’à son arrivée chez le Canadien il y a quatre ans et demi.

«C’est un gars qui comprend qu’il y a un aspect du jeu dans lequel il est très bon et un autre aspect qu’il veut améliorer, a noté l’entraîneur-chef Claude Julien. Peu importe l’âge d’un joueur de hockey, quand il voit ça comme ça, c’est bon signe.»

Acquis des Oilers d’Edmonton en mars 2015 contre deux choix au repêchage, Petry a progressé au cours de son séjour avec le Canadien. Il a même été projeté dans un rôle important quand Shea Weber a raté presque une année complète en raison de blessures, avant de revenir au jeu à la fin novembre 2018.

«Ça ne lui a certainement pas nui, a admis Julien. Nous lui en demandions beaucoup plus et il a accepté ça comme un beau défi. C’est évident que jusqu’à un certain point, ça l’a aidé à devenir plus complet.»

De son côté, Petry dirige les louanges vers Julien quand il parle de l’évolution de son jeu au cours des dernières années.

Petites choses à peaufiner

«Il m’a dit que la production offensive allait venir d’elle-même et que je devais peaufiner quelques petites choses défensivement, a mentionné Petry. Je me suis concentré là-dessus pendant le camp. J’essaie d’être du bon côté de la rondelle, c’est-à-dire entre la rondelle et le joueur devant, plutôt que derrière et de tenter de lui soulever le bâton. Je trichais un peu dans l’espoir de relancer l’attaque. «Si je parviens à peaufiner ces choses-là, alors ça va solidifier mon jeu défensif, tout en gardant la liberté de pouvoir contribuer à l’attaque.»

Petry a établi des sommets personnels lors des deux dernières campagnes grâce à des récoltes de 42 et 46 points. Sa production n’a pas été affectée par le retour au jeu de Weber l’hiver dernier.

Canadien

Deux premiers matchs encourageants pour le Canadien

BROSSARD — Tout n’a pas été parfait lors des deux premiers matchs du Canadien, mais la formation montréalaise a néanmoins lancé sa saison du bon pied en récoltant trois points sur une possibilité de quatre.

À travers la LNH, les buts sont nombreux et le Tricolore n’a pas été la seule équipe à réussir une remontée spectaculaire comme celle de samedi, quand il a effacé un déficit de trois buts en troisième période avant de vaincre les Maple Leafs de Toronto 6-5 en fusillade. Il avait aussi comblé un retard de deux buts en ouverture de campagne face aux Hurricanes de la Caroline, avant de s’incliner 4-3 en tirs de barrage.

Le Canadien a été l’une des équipes les plus tenaces du circuit l’hiver dernier. Il se classe à égalité au troisième rang avec les Sabres de Buffalo avec sept victoires quand il se retrouve en arrière au score après 40 minutes de jeu. Pour une équipe qui veut bâtir sur la saison précédente, le Canadien semble déjà en mesure d’afficher la même attitude.

«Nous avions une bonne énergie en fin de saison quand nous nous battions pour faire les séries, a mentionné Jonathan Drouin. Je pense que nous avons ramené ça pendant le camp et les premiers matchs de la saison.»

Après la rencontre face aux Hurricanes, l’entraîneur-chef Claude Julien avait affirmé que les équipes avaient joué à un rythme digne des séries. L’énergie déployée en troisième période face aux Maple Leafs a aussi été impressionnante.

Le Canadien devra toutefois continuer de peaufiner son jeu. Carey Price a souvent été laissé à lui-même lors des deux premiers matchs.

«Le rythme était beaucoup plus rapide que lors du calendrier préparatoire et il faut s’habituer à jouer ensemble à ce rythme-là, a noté le défenseur Jeff Petry. Avec le temps, certaines erreurs devraient disparaître de notre jeu.

«Nous devons travailler en unité de cinq pour couper les jeux et réduire l’espace dans la zone. Nous devons nous assurer que si l’équipe adverse tente des tirs, alors ils vont venir de la périphérie et non de l’enclave.»

Drouin retrouve le sourire

Le Canadien a aussi confirmé que sa force à l’attaque sera sa profondeur. Après avoir commencé le match au sein du quatrième trio, Paul Byron a été l’une des bougies d’allumage quand il s’est retrouvé en compagnie de Drouin et Max Domi.

De son côté, Drouin a été l’un des meilleurs attaquants de l’équipe, faisant vite oublier un camp d’entraînement qui avait soulevé plusieurs points d’interrogation.

«Je me sens bien. Notre trio jouait bien. Je patine plus aux alentours de la rondelle, ce qui est l’une des choses que je voulais faire après avoir regardé les vidéos cet été, a raconté Drouin. Je me sens plus impliqué dans toutes les facettes du jeu. Je l’ai fait pendant deux matchs. Maintenant, il faut continuer.»

Julien a quant à lui relevé l’aspect psychologique du travail effectué avec Drouin au cours des dernières semaines, voire des derniers mois.

«Il a trouvé son intensité, son côté compétiteur, a analysé Julien. C’est souvent une question psychologique. Il doit apprendre à gérer la pression qui vient quand vous jouez dans votre province natale.

«Il veut bien faire, pas seulement à cause de cette pression, mais aussi pour ses coéquipiers. Parfois, ça prend du temps à cliquer. Nous sommes là pour l’aider, pour l’encourager. Nous tentons de le défendre, parce que nous savons ce qui se passe dans sa tête. Il commence à trouver son jeu et nous espérons le voir continuer dans cette direction. Je suis content de ce qu’il a accompli lors des deux premiers matchs.»

Canadien

Le Canadien revient de l'arrière et bat les Leafs en fusillade

TORONTO — Paul Byron a été le seul à marquer en fusillade et le Canadien a effacé un retard de trois buts en troisième période avant de finalement vaincre les Maple Leafs de Toronto 6-5, samedi.

Byron a déjoué le gardien Michael Hutchinson entre les jambières. Pendant ce temps, Price frustrait tour à tour Auston Matthews, Mitch Marner et John Tavares.

Le Canadien accusait un retard de 4-1 après 40 minutes de jeu, mais a trouvé le moyen de renverser la vapeur et de prendre les devants 5-4 avant de voir Matthews ramener tout le monde à la case départ en marquant son cinquième but de la campagne avec 1:15 à jouer en temps réglementaire.

«Une victoire comme ça rappelle à tout le monde qu’un match n’est jamais fini, a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Après deux périodes, il y avait de la frustration sur le banc et dans le vestiaire. C’était important de retrouver notre concentration et ç’a donné de bons résultats.

«Il faut retenir la leçon. Il faut être mentalement fort dans une saison de 82 matchs. Oui, il va y avoir des hauts et des bas, mais il ne faut jamais abandonner.»

Brendan Gallagher a récolté un but et deux aides, tandis que Phillip Danault et Max Domi ont accumulé un but et une aide pour le Canadien (1-0-1). Jonathan Drouin et Jeff Petry ont aussi marqué, alors que Price a effectué 32 arrêts avant la fusillade.

Du côté des Maple Leafs (2-0-1), Matthews a réussi un doublé, Alexander Kerfoot a inscrit un but et deux aides, Trevor Moore a obtenu un but et une aide, alors que William Nylander a aussi fait bouger les cordages. Hutchinson a stoppé 37 tirs pendant les 65 minutes de jeu.

On s’attendait à un match à tempo élevé et c’est ce que les deux équipes ont présenté en début de rencontre.

Le Canadien a obtenu la première occasion de marquer, mais Brendan Gallagher a raté la cible après une passe de Phillip Danault.

Après le dégagement des Leafs, la relance rapide du Tricolore a permis à Artturi Lehkonen d’attaquer à deux contre un et Domi a complété l’assaut en touchant la cible après seulement 1:08 de jeu.

Kerfoot s’est échappé pour une première fois dans le match quelques instants plus tard, mais il a raté la cible.

Matthews a créé l’égalité après 5:57 de jeu, peu de temps après un revirement de Cale Fleury en sortie de zone. Matthews a marqué grâce à un tir sur réception après une passe de Morgan Rielly.

Les Leafs ont ensuite pris les devants avec 4:06 à faire au premier vingt. Moore a volé le disque à Nick Suzuki derrière le filet de Price et Kerfoot a profité du jeu pour inscrire un premier but avec sa nouvelle équipe.

Kerfoot s’est encore échappé tôt en deuxième période, mais il s’est buté à Price.

Moore a eu plus de succès à 1:29 de l’engagement, marquant sur un deux contre un après avoir reçu une passe d’Ilya Mikheyev.

Tavares est passé à quelques centimètres de porter un dur coup au Canadien en avantage numérique. Son puissant lancer a toutefois atteint la barre transversale.

Price a frustré Matthews lors d’un avantage numérique des Leafs tôt en troisième période, mais Nylander l’a battu quelques instants plus tard.

Le Canadien n’a pas abdiqué et a répliqué 11 secondes plus tard, quand une passe de Drouin vers l’enclave a dévié sur Rielly avant de franchir la ligne des buts. Gallagher a ensuite réduit l’écart à 4-3 seulement 1:02 plus tard, profitant d’un retour de lancer.

Petry a finalement créé l’égalité à 13:02 sur un tir de punition qui lui a été accordé quand Kasperi Kapanen a lancé un morceau de son bâton dans sa direction après qu’un tir du défenseur l’eut fracassé.

«Au début, je pensais que ce serait une punition, puis les arbitres ont dit que c’était un lancer de punition, a raconté Julien. Ensuite, ils ont dit que nous pouvions chosir le joueur, avant de se raviser et de dire que ça devait être Petry. Même les arbitres ont dû avoir des discussions. C’est une situation que l’on voit rarement.»

Danault croyait avoir joué les héros pour le Canadien en marquant sur un retour avec 4:40 à faire, mais Matthews a forcé la présentation d’un bris d’égalité en répliquant avec 1:15 au cadran.

Le Tricolore n’a pas été en mesure de profiter d’un avantage numérique en prolongation. Domi a atteint la barre horizontale un peu plus tard. À l’autre bout de la patinoire, Tavares s’est buté deux fois à Price en un contre un, tandis que Marner a fendu l’air alors qu’il était en échappée.

Les visiteurs ont eu le dernier mot en fusillade grâce à Byron et Price.

Le Canadien reviendra à Montréal pour s’entraîner avant de disputer un troisième match à l’étranger en début de saison mercredi, face aux Sabres de Buffalo. Le Tricolore jouera son match d’ouverture locale le lendemain, contre les Red Wings de Detroit.

Canadien

Le Canadien s'incline en tirs de barrage face aux Hurricanes en début de saison

Dougie Hamilton a été le seul à faire bouger les cordages en tirs de barrage et les Hurricanes de la Caroline ont défait le Canadien de Montréal 4-3, jeudi, lors du premier match des deux équipes cette saison.

Hamilton a habilement déjoué Carey Price en glissant le disque entre ses jambières. Pendant ce temps, Petr Mrazek frustrait Paul Byron, Jonathan Drouin et Nick Suzuki.

Tomas Tatar, Jesperi Kotkaniemi et Jordan Weal ont marqué en temps réglementaire pour le Canadien (0-0-1), qui a récolté au moins un point lors d’une sixième saison de suite lors de son match d’ouverture (4-0-2). Price a stoppé 40 tirs avant la fusillade.

«Ç’a été un match avec beaucoup d’intensité, de rapidité, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est certain que les défenseurs ont eu de la difficulté avec la pression, à faire de bonnes premières passes. En avant, nous avons travaillé fort et nous avons obtenu des chances.

«Malheureusement, nous n’avons pas eu deux points, mais nous avons eu un gros point et nous avons travaillé fort pour l’avoir.»

Lucas Wallmark, Martin Necas et Erik Haula ont généré l’offensive des Hurricanes (1-0-0), qui ont gaspillé une avance de 2-0 avant de l’emporter. Mrazek a effectué 33 arrêts lors des 65 minutes de jeu.

Suzuki et Cale Fleury disputaient leur premier match dans la LNH pour le Canadien. Fleury affrontait son frère aîné, Haydn, pour une première fois depuis la saison 2015-16 dans la Ligue de l’Ouest.

«Au début, il était un peu nerveux, a dit Julien au sujet de Fleury. Mais au fur et à mesure que le match avançait, nous avons retrouvé le Fleury que nous avions vu pendant le calendrier préparatoire.»

Il s’agissait aussi d’un premier match entre les deux équipes après l’épisode du début juillet, quand le Canadien a fait une offre hostile à Sebastian Aho que les Hurricanes ont vite égalée.

Il était presque naturel qu’Aho soit le premier à cogner à la porte. Le Finlandais s’est toutefois buté à Price en échappée en infériorité numérique.

Dans un match à rythme élevé, les moments forts ont été nombreux. Le trio de Kotkaniemi, Jonathan Drouin et Joel Armia a vite fait oublier son camp ordinaire en accumulant les occasions.

«Jonathan a joué son meilleur match à date, même chose pour Kotkaniemi, a mentionné Julien. Armia a été très fort sur la rondelle et il la protégeait bien. C’est un trio qui nous a vraiment aidés ce soir.»

La Caroline en avant

Les Hurricanes ont néanmoins pris les devants en marquant de chaque côté du premier entracte. Wallmark a profité d’un retour après avoir dévié le tir initial de Brett Pesce, tandis que Necas a battu Price en avantage numérique en déviant un lancer de Dougie Hamilton.

Le Canadien a vite répliqué grâce à deux buts en 64 secondes. Tatar a marqué en avantage numérique, puis Kotkaniemi a profité d’un bel effort de Drouin pour faire mouche sur un retour après un tir d’Artturi Lehkonen.

Sur la séquence, Drouin a récolté un 100e point en carrière avec le Canadien.

Haula et Ryan Dzingel ont obtenu de belles occasions de redonner les devants aux Hurricanes, mais les deux ont atteint l’extérieur du filet alors que l’ouverture était béante. Haula a aussi été frustré par Price sur la même séquence.

Pendant ce temps, Drouin mettait la table pour Armia, qui a toutefois raté la cible en échappée.

Le Canadien a pris les devants tard en deuxième période, quand Weal a complété un bel échange avec Nate Thompson et Paul Byron.

Une punition pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire, alors que le Tricolore était en avantage numérique tôt en troisième période, a toutefois rouvert la porte aux Hurricanes. Et Haula a ramené tout le monde à la case départ.

Hamilton a permis aux Hurricanes d’avoir le dernier mot.

Le Canadien disputera son prochain match samedi, quand il rendra visite aux Maple Leafs de Toronto.

Canadien

Le Canadien à l’image du printemps passé

BROSSARD — Carey Price a rappelé mercredi qu’on «ne construit pas une cathédrale en un jour». Le Canadien aura l’occasion d’ajouter une pierre à la fondation construite l’hiver dernier lors de son premier match.

La formation montréalaise lancera sa nouvelle campagne jeudi en affrontant les Hurricanes, en Caroline.

LNH

La relève aidera-t-elle le Canadien à éviter un échec historique?

Le Canadien est passé tout près de participer aux séries éliminatoires le printemps dernier, coiffé par deux points au fil d’arrivée par les Blue Jackets de Columbus.

Bien que Geoff Molson et Marc Bergevin refusent de parler d’urgence, le temps commence à presser aux yeux de certains vétérans, dont Carey Price. Si le Canadien devait rater à nouveau sa qualification pour le tournoi printanier, ce serait seulement la troisième fois dans son parcours dans la LNH qu’il serait exclu trois saisons d’affilée.

Voici les raisons pour lesquelles le Canadien se taillera une place en séries ou non.

Le Canadien se qualifiera pour les séries, si...

La relève du Tricolore est l’une des plus intrigantes du circuit. Nick Suzuki, Ryan Poehling et Cale Fleury ont tous démontré pendant le camp qu’ils ont les habiletés pour jouer dans la LNH. Leur contribution pourrait varier, mais s’ils parviennent à progresser pendant la saison et enlever de la pression des épaules des vétérans, des joueurs comme Artturi Lehkonen et Paul Byron se retrouveraient ainsi dans des rôles qui leur conviennent mieux au sein de l’échiquier de l’équipe.

Carey Price a été ennuyé par des blessures plus souvent qu’à son tour lors des quatre dernières saisons. Il a toutefois retrouvé son aplomb des beaux jours dans le dernier droit l’hiver dernier. En 36 sorties à partir de janvier, Price a affiché une moyenne de 2,20 avec un taux d’efficacité de ,928. Le camp de Price a été écourté par une contusion à la main gauche, mais le gardien âgé de 32 ans a brillé à sa dernière sortie préparatoire. Bergevin aime répéter que si Price joue bien, tout est possible pour le Canadien. Le succès de la saison de l’équipe passera en partie par les performances de Price.

Malgré son rôle de neutraliser les meilleurs attaquants adverses, le trio de Phillip Danault, Tomas Tatar et Brendan Gallagher a été l’un des plus constants chez le Canadien la saison dernière. Le travail de Danault n’est d’ailleurs pas passé inaperçu, puisque le centre de Victoriaville s’est classé septième au scrutin pour le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif du circuit. Après avoir établi un sommet personnel avec 53 points, dont 47 à cinq contre cinq, Danault pourrait voir sa production augmenter en obtenant une chance de se faire valoir en avantage numérique. Les comparaisons avec Patrice Bergeron, des Bruins de Boston, seraient ainsi encore plus nombreuses.

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Canadien

L’avenir du Canadien est prometteur, selon le président Geoff Molson

La formation du Canadien est presque complète et le président de l’équipe montréalaise croit compter sur les joueurs qui rendront le Tricolore compétitif pendant plusieurs années.

Le gardien Charlie Lindgren et l’attaquant Charles Hudon n’ont pas été réclamés au ballottage et ont été cédés au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine, lundi. Le Tricolore doit encore retrancher un joueur d’ici mardi, 17 heures.

Geoff Molson a réitéré sa confiance envers le noyau du Canadien à quelques jours du lancement de sa 11e campagne comme propriétaire. Lors d’une allocution devant le Cercle canadien de Montréal, Molson a vanté le travail du directeur général Marc Bergevin, lançant à quelques reprises des «bon travail, Marc».

Carey Price, Shea Weber, Jeff Petry et Paul Byron sont de bons vétérans. Brendan Gallagher, Max Domi, Phillip Danault et Jonathan Drouin sont dans la fleur de l’âge. Jesperi Kotkaniemi, Victor Mete, Nick Suzuki et Ryan Poehling, pour ne nommer que ceux-là, sont voués à un bel avenir.

Molson croit que cette structure dans la hiérarchie de l’équipe pourrait lui permettre de rivaliser avec les meilleures formations du circuit pendant les huit prochaines années.

«J’ai dit une fois que ce serait dans les trois à huit prochaines années et ça a fait les manchettes, mais ça pourrait être dans les une à huit prochaines années, a affirmé Molson.

«Nous avons vu les jeunes briller en matchs préparatoires, a-t-il ajouté. Ce sera à l’entraîneur de décider de leur rôle et de leur utilisation. (...) L’avenir, dès cette année, est prometteur.»

Le Canadien a été exclu des séries lors des deux dernières campagnes. S’il échouait encore une fois cette saison, ce serait seulement la troisième fois de son histoire dans la LNH que le Tricolore raterait les séries trois fois de suite.

Lors du tournoi de golf du Canadien le 9 septembre, Molson et Bergevin avaient prêché la patience, rappelant que la relève de l’équipe était l’une des meilleures du circuit. Pendant son allocution, lundi, Molson a énuméré les exploits de nombreux espoirs du Canadien au cours de la dernière année - Poehling, Suzuki, Cayden Primeau, Alexander Romanov, Josh Brook, Jesse Ylonen et Joël Teasdale.

Et même si Molson a aussi rappelé que la patience est une vertu, il aimerait bien voir l’équipe participer aux séries le printemps prochain.

«Chaque année, nous commençons la saison avec l’intention de participer aux séries, a noté Molson. Il faut bien commencer la saison et bâtir là-dessus. Tout le monde veut faire les séries.»

Trop de matchs préparatoires?

La question du nombre de matchs préparatoires a aussi été abordée avec Molson. Le Canadien en a disputé sept, tandis que les Maple Leafs de Toronto en avaient huit à leur horaire et ont envoyé sur la glace des formations dignes de la Ligue américaine à au moins deux reprises - incluant une fois au Centre Bell.

Molson a rappelé que le Canadien a aussi déjà disputé huit matchs préparatoires lors des dernières années, tout en ajoutant que c’était un sujet révisé chaque année. Il a aussi affirmé que l’intérêt pour ces rencontres peut varier d’une personne à l’autre.

«C’est une période vraiment excitante pour les partisans qui veulent voir où en sont les jeunes dans leur développement, a-t-il noté. J’ai assisté à la plupart des matchs à domicile durant notre camp et l’engouement était très fort.

«C’est certain que les vétérans dont la présence est assurée ne veulent peut-être pas jouer autant. Mais il y a aussi les jeunes qui veulent se démarquer.»

Questionné au sujet d’un des vétérans qui n’a pas connu un camp très impressionnant, Jonathan Drouin, Molson n’a pas voulu faire de commentaire, ramenant plutôt son message vers le collectif.

«C’est rare que je parle d’un joueur de manière spécifique. Les commentaires sur les joueurs vont venir de l’entraîneur ou du directeur général, a-t-il répondu. Ce que j’ai vu au cours du camp, c’est un esprit d’équipe encourageant. J’ai vu des jeunes et des vétérans qui travaillent ensemble pour bâtir sur ce qui a été accompli l’hiver dernier. J’espère que ça va continuer dans la même direction, parce que je suis très fier de ce qu’ils ont accompli au cours des 12 derniers mois.»

La première occasion pour les joueurs de rendre Molson fier sera jeudi, quand le Canadien commencera la saison avec un duel contre les Hurricanes, en Caroline.

Canadien

Charles Hudon au ballottage

MONTRÉAL — Le camp du Canadien a commencé avec les projecteurs dirigés vers la relève et les jeunes ont fait le nécessaire pour retenir l'attention pendant le long calendrier préparatoire. Nick Suzuki, Ryan Poehling et Cale Fleury ont relevé à peu près tous les défis qui se sont présentés devant eux au cours du camp. Si bien que l'attaquant Charles Hudon a été l'un des joueurs à écoper.

Le Canadien a annoncé dimanche midi que l'Almatois Charles Hudon, un ancien des Saguenéens de Chicoutimi, et le gardien Charlie Lindgren ont été soumis au ballottage. Ils seront cédés au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey, s'ils ne sont pas réclamés par l'une des 30 autres formations de la LNH.

Après le dernier match préparatoire du Tricolore, samedi, Suzuki ressentait le sens du devoir accompli.

«J'ai l'impression d'avoir tout fait ce qui est possible, a noté Suzuki, qui a récolté un but et trois aides en cinq sorties préparatoires. Bien sûr qu'il y a place à amélioration, mais je suis fier de ce que j'ai accompli tout au long du camp. J'ai travaillé fort chaque jour. J'ai beaucoup de plaisir ici et mon objectif est certainement de rester avec l'équipe.»

À ce point-ci, la seule manière de justifier la rétrogradation de Suzuki, Poehling ou Fleury au sein du Rocket de Laval dans la Ligue américaine est le risque de perdre un vétéran au ballottage. D'ailleurs, l'entraîneur-chef Claude Julien a admis que c'était un facteur à considérer avant de prendre une décision finale sur la composition de sa formation.

«Nous ne pouvons pas prendre de décision ce soir, a dit Julien après la victoire en prolongation de 4-3 face aux Sénateurs d'Ottawa, samedi. Nous allons regarder l'ensemble de la situation et prendre des décisions basées sur tous les critères.»

Après l'annonce concernant Hudon et Lindgren dimanche midi, il reste au Canadien un seul joueur à retrancher d'ici le 1er octobre à 17 heures.

Puisque le Tricolore n'a pas soumis Mike Reilly ou Christian Folin au ballottage en même temps que Hudon et Lindgren, tout porte à croire que Poehling ou Fleury commencera la saison avec le Rocket.

Poehling, qui a raté environ une semaine pendant le camp en raison d'une commotion cérébrale, espérait que sa capacité à évoluer dans un rôle de soutien jouerait en sa faveur. Il était loin d'être fermé à l'idée de commencer la saison sur le quatrième trio du Tricolore, un poste qu'il a occupé samedi face aux Sénateurs.

«Vous pouvez me placer dans un rôle offensif ou défensif. J'imagine que c'est un don. Peu importe mon rôle, je peux contribuer de manière positive», a mentionné Poehling.

De son côté, Suzuki semble avoir pleinement profité du camp pour gagner un poste. Il jouait à la droite d'Artturi Lehkonen et Max Domi en clôture du camp, ainsi que sur l'avantage numérique et l'infériorité numérique.

L'émergence de Suzuki pourrait avoir des conséquences sur le reste de la hiérarchie chez le Canadien. La place de Jonathan Drouin au sein de la formation montréalaise demeure un mystère, alors qu'il a même été laissé de côté pour le dernier match préparatoire qui sert habituellement de répétition générale.

Julien a tenté de nombreuses expériences avec Drouin au cours du camp, mais le natif de Sainte-Agathe-des-Monts n'a rien fait pour faire taire ses détracteurs.

Le directeur général Marc Bergevin et Julien ont tenté à maintes reprises d'éteindre les feux en ce qui concerne Drouin, rappelant, avec raison, qu'il n'était pas le seul à avoir connu un camp ordinaire.

«Je me souviens à mes débuts à Chicago, j'étais acharné, a raconté Phillip Danault. Les vétérans, nous nous remettons dans le bain. Quand les vrais matchs approchent, nous ressortons un peu plus. C'est ce qui est arrivé. Il ne faut pas mettre trop de pression en partant sur les vétérans. C'est normal que leur départ soit moins intense que celui des jeunes qui poussent.»

Après deux jours de repos, le Canadien reprendra le collier mardi avant de s'envoler vers la Caroline mercredi. Il commencera la saison jeudi en affrontant les Hurricanes. L'avenir de Poehling et Fleury sera connu d'ici-là.

Canadien

Suzuki marque en prolongation et le Canadien bat les Sénateurs 4-3

MONTRÉAL — Nick Suzuki, Ryan Poehling et Cale Fleury ont profité d’une dernière occasion de se faire valoir, samedi. Il est maintenant temps pour la direction du Canadien de prendre des décisions.

Suzuki a marqué son premier but du camp avec moins d’une minute à faire en prolongation et le Canadien a mis la touche finale à son calendrier préparatoire en battant les Sénateurs d’Ottawa 4-3.

Fleury et Poehling ont aussi fait bonne dernière impression, mais c’est Suzuki qui a volé la vedette.

Suzuki a joué les héros en gagnant sa bataille contre Jean-Gabriel Pageau derrière le filet, avant de battre le gardien Anders Nilsson en revenant devant.

«Il a connu un bon camp et c’était bien de voir ce but, a dit l’entraîneur-chef Claude Julien. Nous voulions profiter du camp pour évaluer différents joueurs. Maintenant que le camp est terminé, nous allons devoir prendre des décisions. Ce n’est jamais facile.»

Le Canadien conclut donc son calendrier préparatoire avec une fiche de 5-2.

Lors de cette répétition générale, le Tricolore a fourni un meilleur effort qu’à ses deux dernières sorties, quand il avait perdu chaque fois 3-0 face aux Maple Leafs de Toronto.

«Il y a encore beaucoup de choses à travailler dans différentes phases du jeu, a mentionné Julien. À partir de jeudi, les gars doivent être prêts. Il faut avoir un bon début de saison et il est important d’être bien préparé.»

Phillip Danault et Brendan Gallagher ont récolté chacun un but et une aide, tandis que Tomas Tatar a aussi touché la cible pour le Canadien. Carey Price a repoussé 34 tirs.

Le trio de Danault, Tatar et Gallagher a joué avec l’aplomb qui a fait son succès l’hiver dernier. Suzuki a continué à démontrer de belles choses à la droite de Max Domi et Artturi Lehkonen. Poehling a connu quelques bonnes séquences à son deuxième match préparatoire, après avoir été ralenti par une commotion cérébrale.

En défensive, Fleury a été généralement fiable dans son territoire et a même obtenu une belle occasion de dénouer l’impasse tard en troisième période.

Price, qui a vu sa préparation être écourtée par une contusion à la main gauche, a été brillant avant de gaffer sur le but de Filip Chlapik en fin de troisième période. Il a réalisé plusieurs arrêts difficiles avec une aisance déconcertante.

Anthony Duclair a amassé un but et une aide du côté des Sénateurs, alors que Bobby Ryan et Chlapik ont aussi fait mouche. Nilsson a stoppé 30 lancers.

Danault a ouvert la marque en infériorité numérique avec 3:44 à faire en première période. Il a marqué grâce à un tir bas du côté du bouclier après un revirement en zone neutre.

Tatar a creusé l’écart à 5:57 du deuxième vingt, grâce à une belle passe de Gallagher. Danault a commencé la séquence en coupant un dégagement le long de la rampe.

Vitaly Abramov a cru pendant un instant avoir réduit l’écart, mais son but a été refusé puisqu’il a poussé le disque avec son patin.

Ce n’était que partie remise pour les Sénateurs. Ryan a marqué à 9:06, après que Price eut été incapable de maîtriser un long tir de Dylan DeMelo.

Duclair a ensuite créé l’égalité 2-2 à 10:44, en infériorité numérique. Duclair s’est échappé après avoir soutiré le disque à Domi et il a déjoué Price grâce à une belle feinte vers sa gauche.

Chlapik a marqué avec 2:17 à faire en troisième période, profitant d’une bourde de Price, mais Gallagher a répliqué avec 58,4 secondes au cadran, en déviant un tir sur réception de Jeff Petry.

Suzuki a finalement mis fin au débat avec 56 secondes à faire en prolongation.

Le Canadien lancera sa saison jeudi, quand il rendra visite aux Hurricanes de la Caroline.

Échos de vestiaire

Carey Price se sentait bien à sa première sortie depuis le 19 septembre.

«Je suivais bien la rondelle. Bien sûr, c’était un bête revirement, mais ce sont des choses qui arrivent. (...) Je me sens bien. J’ai hâte que la saison commence.»

Cale Fleury était satisfait de son match et de sa progression au cours du camp.

«Je crois avoir été solide. J’ai bien joué la majorité des soirs, mais je bougeais bien la rondelle aujourd’hui. Je jouais un peu plus vite, je bougeais la rondelle plus rapidement, je faisais des jeux simples.»

Nick Suzuki a admis avoir été un peu plus nerveux avant cette dernière occasion de briller au camp.

«Il y a eu une séquence où Domi m’a fait la passe et la rondelle a sauté par-dessus mon bâton. Je savais que je pouvais faire mieux. J’étais nerveux pendant les deux premières périodes. J’ai essayé de me calmer, mais je ressentais un peu plus de pression, oui.»

Canadien

Price et Poehling en uniforme samedi s'ils obtiennent le feu vert

BROSSARD — Ryan Poehling et Carey Price pourraient être de retour au jeu samedi, lors du dernier match de calendrier préparatoire du Canadien. L'un espère obtenir une dernière chance de gagner un poste avec le grand club, tandis que l'autre souhaite simplement mettre la touche finale à sa préparation.

Poehling a participé à un premier entraînement sans restriction vendredi, neuf jours après avoir subi une commotion cérébrale face aux Panthers de la Floride. De son côté, Price a retrouvé ses coéquipiers sur la patinoire du Complexe sportif Bell pour une première fois depuis qu'il a subi une contusion à la main gauche en début de semaine.

Ni l'un ni l'autre n'avait déjà reçu le feu vert des médecins pour jouer face aux Sénateurs d'Ottawa. Cependant, tout portait à croire que ce n'était qu'une formalité.

L'enjeu sera plus important pour Poehling, qui a perdu une semaine d'action pour se faire valoir en raison de sa première commotion cérébrale à vie.

«Bien sûr que c'est dommage de ne pas avoir pu jouer, mais on parle de ma santé, a-t-il rappelé. Il n'y a pas que le hockey dans la vie. Vous devez être prudents avec les commotions cérébrales.»

Poehling, qui est âgé de 20 ans, a précisé qu'il n'avait subi que des blessures mineures au cou et au bas du dos en chutant lourdement contre la bande l'hiver dernier à l'Université St. Cloud State.

Cette fois, il a été plaqué sévèrement par Dryden Hunt en deuxième période d'un match présenté à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, le 18 septembre. Poehling a terminé la rencontre, mettant même la table pour le but vainqueur de Jake Evans tard en troisième période. Ce n'est que le lendemain à son arrivée au centre d'entraînement qu'il a ressenti des symptômes.

«Je sentais qu'il y avait quelque chose qui clochait, c'était inquiétant», a raconté Poehling.

«Les médecins ont vite compris que je n'étais pas bien. J'ai passé des examens et j'ai reçu le diagnostic.»

Poehling ne croit pas avoir perdu trop la forme pendant ses quelques jours à l'arrêt.

«Ce n'est pas comme une blessure à une jambe où vous ne pouvez plus rien faire, a-t-il noté. J'ai dû me reposer pendant cinq ou six jours, mais j'ai vite retrouvé ma routine. J'ai l'impression de reprendre là où j'ai laissé, ce qui est une bonne nouvelle.»

Poehling a bien fait à sa seule sortie préparatoire. Il avait aussi fait bonne première impression le printemps dernier en réussissant un tour du chapeau avant de marquer le but vainqueur en fusillade lors de son premier match dans la LNH.

Il ne reste qu'un attaquant en trop au camp, à moins que le Canadien décide de garder huit défenseurs, ce qui signifierait qu'il reste deux attaquants à retrancher.

Jesperi Kotkaniemi, Nick Suzuki et Poehling sont les seuls à ne pas avoir à passer par le ballottage s'ils sont cédés au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey.

Suzuki semble avoir pleinement profité de ses chances au camp, tandis que rien n'indique jusqu'ici que le Canadien céderait Kotkaniemi au Rocket malgré un camp difficile. Poehling sera-t-il sacrifié à la place de risquer de perdre un vétéran au ballottage?

«L'an passé, (Victor) Mete a passé un peu de temps à Laval pour retrouver sa touche. C'est un atout que nous pouvons utiliser, a rappelé l'entraîneur Claude Julien. Nous avons toujours été clairs, si un joueur est prêt et que c'est à son avantage d'être ici, il va rester ici. C'est une décision que nous prendrons en temps et lieu.»

De son côté, Price espère avoir la chance de disputer un dernier match préparatoire face aux Sénateurs. Price a joué un match et demi depuis le début du camp.

«Cette période de la saison sert à peaufiner votre jeu, a dit Price. Je pense que de jouer un autre match serait l'idéal.»

Price avait ajouté un coussin protecteur supplémentaire dans sa mitaine à l'entraînement vendredi, mais a précisé qu'il ne le porterait pas en situation de match.

«J'ai été malchanceux. Un tir a frappé l'arrière de ma main et ç'a enflé», a raconté Price, qui a précisé qu'il ne se serait probablement pas absenté si cette blessure était survenue en saison.

Par ailleurs, les défenseurs Xavier Ouellet et Karl Alzner, ainsi que les attaquants Matthew Peca, Phil Varone et Dale Weise n'ont pas été réclamés au ballottage. Ils se rapporteront au Rocket.

Canadien

Un dernier test pour Fleury et Suzuki

BROSSARD — Cale Fleury porte toujours un chandail de compression à l’effigie du Rocket de Laval sous son chandail du Canadien. Il ne veut pas se jeter un mauvais sort en en demandant un de la formation montréalaise.

Fleury et les attaquants Nick Suzuki et Ryan Poehling sont les trois recrues qui ont survécu à l’avant-dernière vague de coupures chez le Canadien. Fleury devrait obtenir une dernière occasion de prouver sa valeur samedi, quand le Tricolore disputera son dernier match préparatoire contre les Sénateurs d’Ottawa.

«Je veux continuer à jouer comme je le fais depuis le début du camp, a indiqué le défenseur âgé de 20 ans, jeudi. Je n’ai pas besoin d’en faire plus. Je dois plutôt montrer que ce que j’offre, je l’offre à tous les soirs.»

Fleury lutte avec les vétérans Mike Reilly et Christian Folin pour le dernier poste régulier à la droite de Brett Kulak. Reilly et Folin ont connu une soirée difficile contre les Maple Leafs de Toronto mercredi. D’une manière, Fleury a peut-être gagné des points sans même avoir à sauter sur la patinoire.

Ce qui pourrait toutefois pénaliser Fleury, c’est qu’il n’a pas à passer par le ballottage si le Canadien décide de le céder au Rocket.

Le directeur général Marc Bergevin a souvent parlé par le passé de l’importance d’avoir de la profondeur, particulièrement à la ligne bleue. Il pourrait être avantageux pour le Tricolore de commencer la saison avec Folin et Reilly comme sixième et septième défenseurs. De plus, Bergevin a rappelé jeudi que «vous n’allez jamais dire que vous avez laissé un joueur trop longtemps dans la Ligue américaine».

Ce commentaire pourrait autant s’appliquer à Fleury qu’à Suzuki et Poehling.

Un attaquant en trop

La situation du côté des attaquants s’est décongestionnée avec l’annonce que les noms de Matthew Peca, Dale Weise et Phil Varone avaient été inscrits au ballottage. Il ne reste qu’un attaquant en trop, à moins que le Canadien décide de garder huit défenseurs, ce qui signifierait qu’il reste deux attaquants à retrancher.

Le poste de Suzuki semble acquis, lui qui pourrait bien avoir délogé Jonathan Drouin du top 6. Suzuki s’entraînait avec Artturi Lehkonen et Max Domi jeudi, tandis que Drouin évoluait avec Jesperi Kotkaniemi et Jordan Weal.

Si l’entraîneur-chef Claude Julien avait passé la première semaine du camp à répéter que la moitié des formations adverses était composée de joueurs de la Ligue américaine, ce n’était pas le cas des Maple Leafs mercredi. Malgré tout, Suzuki «a tenu son bout», aux dires de Julien.

«La vitesse du jeu est vraiment supérieure. La taille des joueurs et le niveau de talent sont aussi en hausse, a reconnu Suzuki. Je me retrouve dans la position que je visais, c’est-à-dire de pouvoir affronter ces gars-là.

«C’est un beau défi, mais c’est aussi très amusant de pouvoir jouer contre certains des joueurs les plus talentueux de la ligue.»

Poehling a vu son camp être gâché par une commotion cérébrale. Le Canadien aurait beau jeu de le céder au Rocket en début de saison pour lui donner un peu de temps pour reprendre ses repères. Cela éviterait d’avoir à soumettre un autre vétéran au ballottage et risquer d’affecter aussi la profondeur de l’équipe à l’attaque.

Suzuki a passé beaucoup de temps avec Poehling depuis le début du camp. Les deux habitent à l’hôtel et ont appris à se connaître.

«Nous voulons tous les deux que l’autre se taille un poste avec l’équipe. Nous voulons débarquer ici ensemble, a dit Suzuki. Nous sommes tous les deux en bonne position pour y arriver.

«Nous espérons avoir l’occasion de jouer ensemble pendant longtemps.»

Les décisions finales de la direction du Canadien devraient être connues dimanche ou lundi.

Canadien

Guy Lafleur a été opéré avec succès au coeur

MONTRÉAL — Guy Lafleur a été opéré avec succès pour un quadruple pontage coronarien jeudi matin au Centre hospitalier de l'Université de Montréal.

Le Canadien de Montréal en a fait l'annonce, à la demande de la famille de l'ancienne légende du Tricolore.

«Cette intervention a été rendue nécessaire suite à un examen de routine qui a permis de déceler un trouble cardiaque», précise un bref communiqué publié jeudi après-midi.

«L'opération s'est déroulée avec succès, et les médecins prévoient un rétablissement complet au terme d'une convalescence de plusieurs mois. La famille tient à remercier l'équipe médicale et tout le personnel du CHUM, et n'émettra aucun autre commentaire »

Âgé de 68 ans, Lafleur a été l'un des joueurs les plus électrisants des années 70.

Premier choix du repêchage de 1971, à la suite d'une campagne de 130 buts et 209 points en 62 matchs avec les Remparts de Québec, Lafleur a eu besoin de trois saisons complètes avant d'exploser et devenir la grande vedette de la LNH.

En 1974, Lafleur a amorcé une séquence de six saisons avec au moins 50 buts et 100 points, devenant le premier joueur dans l'histoire de la LNH à réussir pareil tour de force.

Il a connu sa meilleure campagne en 1976-77 alors qu'il a amassé 56 buts et 80 aides, en route vers le deuxième de trois trophées Art-Ross consécutifs. Lors de cette spectaculaire saison, il s'est aussi vu remettre les trophées Hart et Lester-B. Pearson, ainsi que le Conn Smythe à titre de joueur le plus utile à son équipe pendant les séries éliminatoires après une récolte de 26 points en 14 rencontres.

L'année suivante, il a marqué 60 buts et totalisé 132 points.

Vainqueur de la coupe Stanley en cinq occasions avec le Tricolore, Lafleur a mis fin à sa carrière de façon abrupte après 19 matchs avec le Canadien en 1984. Il est sorti de sa retraite en 1988, avec les Rangers de New York, avant de se joindre aux Nordiques de Québec pour les deux dernières campagnes de sa carrière.

En 1126 matchs dans la LNH, Lafleur a totalisé 560 buts et 793 aides pour un total de 1353 points. Pendant ses 14 saisons avec le Tricolore, il a inscrit 518 buts et 1246 points en saison régulière.

Canadien

Le Canadien de nouveau battu 3-0 par les Leafs, cette fois à Toronto

TORONTO — Le Canadien a livré une deuxième performance peu inspirante en trois jours et les Maple Leafs de Toronto en ont profité pour signer une autre victoire face à leurs rivaux montréalais.

Auston Matthews a mis la touche finale au troisième tiers et les Leafs ont battu le Canadien de Montréal 3-0, mercredi à Toronto. Lundi, les hommes de Mike Babcock avaient prévalu 3-0 au Centre Bell.

Avant ces deux défaites, le Tricolore avait signé des gains à ses quatre premières sorties en matchs hors-concours. 

L’entraîneur Claude Julien a dit que la rencontre a aidé à voir qui peut livrer la marchandise contre des clubs de la LNH, et non seulement contre le type de formations moins aguerries qu’on voit parfois au début des matchs hors-concours.

Beaucoup de tirs sur Kinkaid

John Tavares et Trevor Moore ont été les autres buteurs des Leafs, tandis que Frederik Andersen a stoppé 26 rondelles.

Keith Kinkaid a eu une lourde soirée : le CH a été surclassé 49-24 pour les tirs, ainsi que 31-20 au chapitre des mises au jeu.

Le Canadien va conclure son calendrier préparatoire samedi soir à la maison, contre Ottawa.

On ne sait pas encore si Claude Julien pourra compter sur le gardien numéro un Carey Price, à l’écart en raison d’une contusion à la main gauche.

La saison régulière va débuter avec des matches à Raleigh, Toronto et Buffalo, à compter du 3 octobre. Le Tricolore ne va pas jouer au Centre Bell avant le 10 octobre, face à Detroit.

Matthews a fait mouche à 8:55 d’un tir sur réception du cercle gauche, suite à une passe précise de Mitch Marner. Un but inscrit avec Matthew Peca au banc des punitions, pour avoir retardé le match.

Matthews a déjà récolté quatre buts lors des matches préparatoires. Il reste aux Leafs deux matches contre Detroit, vendredi et samedi.

Les Maple Leafs vont ensuite entamer la saison mercredi prochain à domicile, contre les Sénateurs.

Toronto a pris les commandes 1-0 sur un but peu élégant de Moore, à 7:57 au premier engagement.

Rasmus Sandin y est allé d’un tir des poignets de la ligne bleue, stoppé par Kinkaid. Mike Reilly et Alexander Kerfoot ont lutté, ce dernier chutant et nuisant ainsi au portier du Canadien. Durant la brève mêlée, Moore a alors poussé la rondelle dans le but, inscrivant son deuxième filet des matches préparatoires.

Tavares a doublé le coussin à 16:19 en première période - un rebond d’un angle difficile après du bon travail de Marner, derrière le filet.

En milieu de deuxième tiers, Morgan Rielly a été envoyé au cachot pour obstruction envers Charles Hudon. 

Quelques instants plus tard, ce dernier a failli convertir une passe de Nick Cousins. Le disque s’est retrouvé derrière Andersen, mais les arbitres ont jugé que Hudon a dirigé la rondelle avec son patin droit.

La Sainte-Flanelle a pu redéployer l’attaque à cinq (Andreas Johnsson, avoir fait trébucher), mais Shea Weber a été coupable de rudesse 37 secondes plus tard.

Les visiteurs ont joué avec le feu dès la deuxième minute du match. Xavier Ouellet a commis un revirement, mais les Leafs ont bousillé un trois contre un.

Deux minutes plus tard, Toronto est venu près de marquer quand un tir frappé de Jake Muzzin a touché le poteau, à la gauche de Kinkaid. Le Canadien a aussi joué de chance sur le rebond, car Jason Spezza a envoyé le disque sur le poteau droit.

Brendan Gallagher a raté une belle occasion de l’enclave en milieu de premier tiers, suite à une passe de Phillip Danault.

Canadien

Le temps des expériences achève chez le Canadien

Le temps des expériences achève chez le Canadien et à voir le spectacle offert lundi soir au Centre Bell, c’est une bonne nouvelle.

Avec sept matchs préparatoires à son horaire, le Canadien n’allait pas offrir chaque fois des performances éclatantes. L’entraîneur-chef Claude Julien répète d’ailleurs depuis la semaine dernière que ses vétérans doivent en démontrer un peu plus. Ils n’ont pas été à la hauteur pendant de longs moments lors du revers de 3-0 encaissé aux mains des Maple Leafs lundi soir.

Pour leur part, les Maple Leafs disputeront un total de huit matchs au cours du calendrier préparatoire. C’est peut-être pour cette raison que Mike Babcock s’était pointé à Montréal avec des joueurs étiquetés Ligue américaine.

«Est-ce que nous pourrions diminuer le nombre de matchs? C’est une conversation active en ce moment à travers la ligue, a reconnu Julien après la rencontre face aux Leafs. [...] Dans mon cas, à six je serais satisfait.

«Le camp donne la chance aux joueurs de trouver leur rythme, mais ce ne sont pas tous les joueurs qui ont besoin de disputer tous les matchs.»

Après la partie de lundi, le Canadien a retranché le défenseur Josh Brook ainsi que les attaquants Jake Evans, Riley Barber et Alex Belzile.

Il reste donc 30 joueurs en santé ou près d’un retour au jeu au camp du Tricolore. Ce chiffre inclut Paul Byron, qui a repris l’entraînement en solitaire lundi, et Carey Price, qui a subi une légère contusion à la main gauche, mais dont la participation au match d’ouverture n’est pas remise en cause.

À moins d’une surprise énorme, Charlie Lindgren sera le gardien en trop et Keith Kinkaid sera l’adjoint de Price le 3 octobre face aux Hurricanes, en Caroline.

Si le Canadien garde sept défenseurs avec le grand club pour commencer la campagne, il y en a trois à retrancher d’ici la fin du camp. Xavier Ouellet et Karl Alzner, qui a été limité à un seul match préparatoire jusqu’ici en raison d’une blessure à l’aine, risquent d’être sacrifiés. Un autre défenseur entre Mike Reilly, Christian Folin et Cale Fleury sera rétrogradé au sein du Rocket de Laval.

La solution simple serait de retrancher Fleury, qui n’a pas besoin de passer par le ballottage, mais il a été le plus solide des trois depuis le début du camp.

Situation compliquée

Du côté des attaquants, la situation est plus compliquée. Les trois premiers trios semblaient bien définis avant que Nick Suzuki vienne mêler les cartes.

Suzuki, qui est âgé de 20 ans, a amassé trois aides en autant de sorties depuis le début du camp. Il a bien fait au centre et à l’aile. Et alors que certains vétérans tardent à retrouver leur rythme, Suzuki semble fin prêt à occuper un rôle digne de mention chez le Tricolore.

Il semble donc que Nick Cousins, Matthew Peca, Nate Thompson, Phil Varone, Jordan Weal, Charles Hudon et Dale Weise se battent pour les quatre derniers postes, dont deux de réservistes.

Dans ce groupe, Thompson et Weal ont une longueur d’avance. Ils ont connu de bons camps jusqu’ici et ont des rôles bien définis — Thompson en désavantage numérique et pour prendre des mises en jeu en zone défensive et Weal en avantage numérique. Cousins aura sa chance, lui qui a été embauché via le marché des joueurs autonomes pendant l’été.

C’est sans oublier Ryan Poehling, qui est sur la touche en raison d’une commotion cérébrale. Poehling semble aussi prêt à jouer dans la Ligue nationale. Julien pourrait décider de lui faire une place dans la formation du grand club quand il sera rétabli.

Les chances de voir Peca, Varone, Hudon ou Weise jouer régulièrement avec le Tricolore en début de saison sont donc bien minces. Trois d’entre eux seront cédés au Rocket avant le lancement de la campagne, à moins qu’ils soient réclamés au ballottage.

Puisque Julien a promis qu’il n’amènera pas son équipe B à Toronto mercredi pour l’avant-dernier match préparatoire de sa troupe, il se concentrera peut-être sur ses trios offensifs, plutôt que sur les postes à combler.

«C’est aussi à ça que sert le camp, a noté l’ailier Tomas Tatar au sujet des nombreuses expériences avec les trios. Il ne faut pas trop se soucier de ça.»

Jonathan Drouin a aussi reconnu que le hockey présenté pendant les matchs était «parfois décousu». Il est temps que la saison commence.

Canadien

Leafs 3/Canadien 0: plus fort sur papier, mais...

Carey Price devait affronter les Maple Leafs de Toronto lundi soir, mais une contusion à la main gauche a forcé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, à réviser ses plans.

La formation montréalaise a finalement disputé son pire match du calendrier préparatoire, s’inclinant 3-0.

Charlie Lindgren a affronté les tirs des Maple Leafs à la place de Price et il a réalisé 22 arrêts devant la cage du Tricolore.

«J’ai averti Lindgren avant qu’il embarque sur la patinoire (lundi matin) qu’il y avait de grosses possibilités qu’il joue ce soir, a raconté Julien en expliquant la situation entourant l’état de santé de Price. Nous avons attendu les résultats de la part du médecin. C’est une question de quelques jours.»

Les Maple Leafs s’étaient présentés au Centre Bell avec un club que plusieurs qualifiaient digne de la Ligue américaine, mais la formation torontoise s’est imposée grâce à sa fougue, infligeant un premier revers au Tricolore en cinq sorties préparatoires.

Peu de joueurs se sont démarqués dans le camp du Canadien face aux Leafs. Max Domi a été le plus dynamique chez les vétérans attaquants. Jesperi Kotkaniemi y est aussi allé de quelques belles séquences. Nate Thompson a été efficace dans son rôle.

«C’est difficile de faire une évaluation de l’équipe au complet. Nous n’avons pas connu un gros match, a reconnu Julien. Nous n’avons pas assez bien patiné. Le repli défensif n’était pas bon. La transition n’est pas bonne non plus si vous ne revenez en repli rapidement.

«Une belle petite leçon»

«Il y avait 20 joueurs affamés de l’autre côté qui ont travaillé fort tout le match, qui nous ont donné des problèmes. S’il y a des gars qui ont cru que ce serait un match facile, c’est une belle petite leçon pour tout le monde.»

En défensive, Cale Fleury semble toujours avoir une longueur d’avance sur Josh Brook. Le vétéran Karl Alzner participait à un premier match préparatoire après avoir soigné une blessure à l’aine.

Brook et les attaquants Jake Evans, Alex Belzile et Riley Barber ont été cédés au Rocket de Laval après la rencontre.

Du côté des Maple Leafs, Yegor Korshkov a réussi un doublé, tandis que Darren Archibald a aussi touché la cible. Nic Petan a amassé deux aides et Michael Hutchinson a effectué 38 arrêts.

Korshkov a ouvert le pointage après 65 secondes de jeu en deuxième période, lors d’un avantage numérique. Petan l’a repéré alors qu’il était fin seul devant le filet.

Archibald a ensuite creusé l’écart à 5:56 du deuxième tiers. Le tir initial de Petan, qui semblait plutôt être une passe vers le devant du filet, a été stoppé par Lindgren. Cependant, Archibald a poussé le retour dans l’objectif.

But contesté

Julien a contesté le but croyant qu’Adam Brooks avait nui au travail de Lindgren, mais les arbitres n’ont rien vu de concluant à la reprise et le but a été accordé.

Korshkov a porté le coup de grâce à 8:04 du dernier tiers. Le défenseur du Canadien Brett Kulak a récupéré un dégagement en repli, mais Korshkov lui a habilement volé le disque avant de déjouer Lindgren d’un tir vif du côté du bouclier.

Le Canadien disputera son avant-dernier match préparatoire mercredi, quand il rendra visite aux Maple Leafs.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

Charlie Lindgren a indiqué que les joueurs du Canadien s’attendaient à voir les Maple Leafs connaître un bon match.

«Il faut leur donner crédit et nous en parlions dans le vestiaire avant la partie. Même si (les Maple Leafs) n’avaient pas beaucoup de joueurs d’expérience en uniforme, nous savions qu’ils allaient travailler fort.»

Nate Thompson espère que ses coéquipiers retiendront la leçon donnée par les Maple Leafs.

«Ce n’est certainement pas la première fois que je vois ça et c’est toujours une bonne leçon. Vous ne pouvez pas simplement allumer l’interrupteur, vous devez être prêts pour chaque match, qu’il soit préparatoire ou régulier. L’autre équipe va travailler fort.»

Tomas Tatar ne voulait pas que les partisans s’inquiètent trop de cette contre-performance.

«Nous allons tourner la page. Il nous reste maintenant deux matchs pour travailler sur notre système de jeu et trouver nos repères en avantage numérique.»

Canadien

Keith Kinkaid disputera un premier match préparatoire avec le Canadien

BROSSARD — Keith Kinkaid a bien paru à son premier test avec le Canadien lors du match Rouges contre Blancs le week-end dernier. Sa préparation se poursuivra samedi, quand il défendra le filet du Tricolore pour une première fois pendant le calendrier préparatoire.

Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, devrait jouer l'ensemble du match samedi, quand le Canadien affrontera les Sénateurs, à Ottawa. Kinkaid espère d'ailleurs aider sa nouvelle équipe à poursuivre sa série de succès, alors que la formation montréalaise a remporté ses trois premiers matchs préparatoires.

«Même si la saison n'est pas encore commencée, nous voulons bâtir une culture gagnante, a noté Kinkaid, vendredi. Je veux aussi bien me sentir à mon premier départ.»

Kinkaid a vite signé un contrat d'une saison et 1,75 million $ US avec le Canadien après l'ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet dernier.

Après avoir aidé les Devils du New Jersey à se qualifier pour les séries éliminatoires en 2018, il a connu une campagne plus difficile l'hiver dernier. Il a été échangé aux Blue Jackets de Columbus avant l'heure limite des transactions, mais n'a pas disputé un seul match avec l'équipe de l'Ohio.

Pendant ses années avec les Devils, il a reçu les conseils de Chris Terreri et Roland Melanson. Voilà qu'il travaille maintenant avec Stéphane Waite depuis quelques semaines.

«Nous nous entendons bien, a dit Kinkaid au sujet de sa relation avec Waite. Nous avons travaillé sur certaines choses.

«Il y a des petites choses qui se sont immiscées dans mon jeu la saison dernière - peut-être des mauvaises habitudes, peut-être à cause de la fatigue.»

Kinkaid a toutefois précisé que Waite n'allait pas non plus tenter de repartir à zéro avec lui.

«Il vous laisse jouer comme vous le voulez, a indiqué Kinkaid. Il vous donne les outils pour faire votre travail. Après, c'est au gardien de décider s'il veut appliquer ou non ses conseils.»

Par ailleurs, Kinkaid a mentionné qu'il n'avait pas eu de discussion avec les entraîneurs concernant son utilisation pendant la saison. Il a ajouté que ce sera probablement un dossier géré de match en match.