Canadien

Michael McCarron accepte un contrat à deux volets du CH

MONTRÉAL — L’attaquant Michael McCarron a accepté un contrat d’une saison à deux volets du Canadien de Montréal.

L’entente rapportera 700 000 $ US à McCarron dans la LNH et 125 000 $ dans la Ligue américaine. McCarron est toutefois assuré de toucher un minimum de 150 000 $.

Âgé de 24 ans, McCarron a disputé la saison 2018-19 avec le Rocket de Laval, amassant sept buts et 21 points en 32 rencontres avec le club-école du Tricolore.

Originaire de Grosse Pointe, au Michigan, McCarron a participé à 69 matchs en carrière dans la LNH, récoltant huit points, dont deux buts.

Le patineur de six pieds six, 230 livres a été un choix de premier tour, 25e au total, en 2013.

Canadien

Marc Bergevin n'a pas eu à vendre longuement Montréal à Ben Chiarot

MONTRÉAL — Les impôts. La passion des partisans. Les médias. La culture et la langue. Autant de raisons souvent invoquées pour expliquer pourquoi les joueurs autonomes de la Ligue nationale de hockey boudent Montréal. Ben Chiarot ne craint rien de tout ça.

«Les gars ont leurs raisons de ne pas venir. À mes yeux, il s’agit d’une grande ville qui adore le hockey et d’une équipe qui s’approche d’une participation aux séries. Il n’y avait rien qui pouvait me faire hésiter à venir à Montréal», a-t-il déclaré aux représentants des médias venus le rencontrer au Complexe sportif Bell de Brossard.

«Je connais Joel Armia, qui est devenu un ami quand j’ai joué avec lui à Winnipeg, et Nate Thompson m’a aussi contacté, a confié le nouveau venu. Ils n’ont pas eu à me vendre la ville : quand on vous offre l’occasion de jouer pour le Canadien, c’est enivrant. Je n’ai pas eu à me faire convaincre pour venir jouer ici.»

Le nouveau no 8 du Tricolore — il a revêtu son nouveau chandail pour la première fois — avait bien peu de critères quant au choix de sa nouvelle destination.

«Ce que je voulais avant tout, c’était une bonne équipe, a dit le défenseur de 28 ans. C’était important pour moi. De pouvoir jouer dans une ville comme Montréal, une équipe parmi les six équipes originales, c’était une excellente occasion pour moi, mais également pour ma famille.

«C’était important de me retrouver dans un gros marché de hockey, où ça compte, a-t-il renchéri. J’adore la pression. Il n’y a rien comme jouer un samedi soir au Centre Bell. C’est l’une des principales raisons qui m’ont fait venir ici.»

Chiarot est souvent revenu sur la qualité de la formation du Tricolore, notamment sur les présences de Carey Price et de Shea Weber dans la formation.

Vers les séries

«Quand je suis venu jouer ici avec les Jets, ils nous avaient complètement dominés. Je pense qu’ils nous avaient battus lors des deux rencontres la saison dernière. C’est une équipe rapide, qui compte sur le meilleur gardien au monde devant le filet, et je vais tenter de faire ma part en défense. C’est une équipe qui se dirige assurément vers les séries; elle est passée vraiment près l’an dernier avec 96 points. [...] Ça me rappelle un peu la situation dans laquelle nous nous trouvions à Winnipeg il y a quelques années, avec plusieurs jeunes joueurs et quelques bons leaders, comme Shea Weber et Price.»

L’arrière gaucher de six pieds, trois pouces et 219 livres a pris du galon au cours des dernières campagnes avec les Jets, si bien qu’il avait un temps de glace moyen de tout près de 20 minutes par rencontre, malgré la présence de défenseurs comme Jacob Trouba, Tyler Myers et Dustin Byfuglien. Il a bien eu quelques discussions avec Claude Julien, mais son rôle avec le CH reste à être défini.

«Il n’y a rien de précis à ce stade-ci. Je crois fermement que tu dois mériter ce que tu reçois. Quand tu es nouveau dans un club, il n’y a rien de garanti. Tu dois mériter ton temps de jeu et je ne ferai pas exception à cette règle. Nous avons discuté vaguement de mon rôle avec Claude et Marc, mais je préfère garder ces discussions entre nous. Nous le verrons une fois que la saison commencera.

«Quand tu obtiens plus d’occasions de te faire valoir, tu peux prouver que tu peux élever ton jeu d’un cran, a-t-il ajouté au sujet de sa dernière saison à Winnipeg, où il a établi des sommets personnels avec cinq buts et 15 aides dans un rôle défensif. En parlant avec Claude, c’est ce dont je lui ai fait mention : que je voulais jouer, car je ne crois pas avoir plafonné. Je peux apprendre d’un gars comme Shea Weber. Je ne crois pas qu’il y ait meilleur candidat à épier pour moi.»

Les Jets appréciaient d’ailleurs suffisamment son travail pour lui faire une nouvelle offre de contrat. Pourquoi a-t-il quitté alors?

«Nous avions un excellent groupe de défenseurs à Winnipeg : Trouba va probablement être le no 1 à New York et Myers fera partie de la première paire à Vancouver. Alors il faut profiter de chaque occasion qui se présente — ce que j’ai fait au cours des deux années précédentes. L’an dernier, j’ai finalement obtenu un rôle plus important. Ceci étant dit, l’occasion offerte par le Canadien était très attirante à mes yeux, et c’est pourquoi je l’ai choisie. En plus, elle me permettait d’évoluer pour une grande ville et au sein d’une équipe en ascension.»

***

Ben Chiarot, défenseur gaucher

28 ans (9 mai 1991)

6'3'', 219 lbs

Choix de 3e tour, 120e au total, par les Thrashers d'Atlanta en 2009.

12 buts, 52 aides, 64 points, 192 minutes de pénalités en 305 matchs avec les Jets de Winnipeg.

Contrat de 3 ans, 10,5 M $US (3,5 M $/saison)

Canadien

Armia et Lehkonen souhaitent en donner plus offensivement

MONTRÉAL — Conscients qu’il est toujours possible de faire mieux, Joel Armia et Artturi Lehkonen ont tous deux exprimé un désir de contribuer un peu plus aux succès du Canadien de Montréal la saison prochaine.

Après avoir signé chacun une nouvelle entente de deux saisons avec le Canadien jeudi, les deux attaquants finlandais ont affirmé être heureux de prolonger leur aventure avec l’équipe. Et ils savent qu’une bonne production lors des prochaines campagnes sera payante lors des prochaines négociations de contrat.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière avec 13 buts. Il a aussi marqué ses deux premiers filets en avantage numérique dans la LNH. Il a toutefois laissé plusieurs amateurs sur leur faim, alors qu’il a manqué de finition autour du filet adverse.

De son côté, Lehkonen, 24 ans, a accumulé 11 buts et 31 points, mais sa campagne a été marquée par une disette de 29 rencontres sans toucher la cible.

«Je n’étais pas heureux avec ma production, avec mon nombre de buts à la fin de la saison, a dit Lehkonen vendredi lors d’une conférence téléphonique. Je sais que je peux faire beaucoup mieux à ce niveau.»

Armia a noté que l’objectif est toujours de s’améliorer d’année en année. Il a indiqué ne pas avoir changé son programme estival, sauf «peut-être que je suis retourné sur la glace un peu plus tôt». Selon lui, le travail à faire n’est pas au niveau physique, mais plutôt psychologique.

«Quand vous obtenez une occasion, vous devez avoir la conviction que vous allez marquer, a-t-il affirmé. Vous devez être prêts chaque fois que vous obtenez une occasion. C’est quelque chose à laquelle je pense un peu plus cet été.»

D’un point de vue global, Armia et Lehkonen ont répété que l’objectif du Canadien était de participer aux séries en 2019-20.

«Nous étions sur le bon chemin la saison dernière et nous sommes passés très près d’y arriver, a rappelé Armia. Nous devons enchaîner et faire un peu mieux.»

Déçu pour Shaw

Lehkonen a admis qu’il «aurait été heureux» si le Tricolore avait été en mesure de mettre la main sur son compatriote Sebastian Aho grâce à son offre hostile. Il était aussi déçu de voir partir Andrew Shaw, échangé aux Blackhawks de Chicago le 30 juin.

«Je lui ai parlé un peu. C’est dommage de le voir partir, a admis Lehkonen au sujet de Shaw. C’est la réalité du hockey. Vous allez parfois voir vos amis partir. J’ai hâte de jouer contre lui. Ça devrait être amusant!»

Lehkonen devra attendre au 15 janvier avant d’avoir l’occasion de croiser Shaw sur la patinoire. Le Canadien en sera à son 48e match de la campagne. D’ici là, Lehkonen et Armia espéreront sûrement être déjà en voie de fracasser des sommets personnels à l’attaque.

Canadien

Le Canadien octroie des contrats de deux saisons à Armia et Lehkonen

MONTRÉAL — Le Canadien a octroyé des contrats de deux saisons aux attaquants Joel Armia et Artturi Lehkonen, qui étaient des joueurs autonomes avec compensation. L'équipe a annoncé la nouvelle jeudi.

Armia touchera 5,2 millions $ pendant la durée du contrat, tandis que Lehkonen recevra un salaire total de 4,8 millions $.

Armia, qui est âgé de 26 ans, a établi un sommet personnel la saison dernière au chapitre des buts (13). Il a également ajouté 10 mentions d'aide et totalisé 23 points à sa première saison avec le Tricolore.

Le Finlandais a marqué 39 buts et récolté 42 mentions d'assistance en 237 matchs en carrière dans la LNH avec les Sabres de Buffalo, les Jets de Winnipeg et le Canadien.

L'attaquant de six pieds, quatre pouces et 210 livres avait été acquis des Jets en juin 2018 en compagnie du gardien de but Steve Mason, d'un choix de septième tour au repêchage de la LNH en 2019 et d'un choix de quatrième tour en 2020, en retour du défenseur Simon Bourque.

Armia a été sélectionné au premier tour, 16e au total, par les Sabres lors de l'encan de la 2011.

De son côté, Lehkonen, qui est âgé de 24 ans, a accumulé 11 buts et 20 aides en 82 matchs l'hiver dernier.

Également originaire de Finlande, Lehkonen a disputé 221 matchs en carrière avec le Canadien, marquant 41 buts et amassant 80 points en trois saisons.

Lehkonen a été sélectionné par le Canadien en deuxième ronde du repêchage de 2013, 55e au total.

Canadien

Lehkonen, Armia et Hudon soumettent leur cause à l'arbitrage salarial

MONTRÉAL — Les attaquants du Canadien de Montréal Artturi Lehkonen, Joel Armia et Charles Hudon ont soumis leur cause à l'arbitrage salarial, vendredi. Toujours sans contrat avec la formation montréalaise, les trois joueurs autonomes avec compensation pourront obtenir une audience devant un arbitre s'ils ne décrochent pas un nouveau contrat d'ici là.

Les joueurs de la LNH avaient jusqu'à vendredi pour signifier leurs intentions.

Lehkonen vient de connaître la meilleure saison en carrière au chapitre des points avec un total de 31. Il a disputé les 82 matchs du Canadien, récoltant 11 buts et 20 aides. Le Finlandais de 24 ans vient d'écouler son contrat d'entrée dans la LNH.

Armia a été acquis des Jets de Winnipeg le 30 juin 2018. Il a obtenu 13 buts, un sommet en carrière, et 23 points en 57 parties avec le Tricolore. Âgé de 26 ans, Armia a empoché 1,85 million $ US l'an dernier.

Hudon a quant à lui connu une saison 2018-19 difficile avec le Bleu-blanc-rouge. Après avoir amassé 30 points l'année précédente, le Québécois de 25 ans a inscrit trois buts et cinq points en 32 matchs. Il a été rayé de la formation lors des 22 dernières parties de l'équipe.

Canadien

Le Canadien offre un contrat de trois saisons au défenseur Ben Chiarot

MONTRÉAL — À défaut d’avoir pu mettre le grappin sur l’attaquant Sebastian Aho, le directeur général du Canadien Marc Bergevin a pu renforcer le flanc gauche à la ligne bleue jeudi.

Le Tricolore a conclu une entente de trois saisons d’une valeur annuelle moyenne de 3,5 millions $US avec le défenseur Ben Chiarot, a annoncé l’organisation par voie de communiqué.

Bergevin a décrit Chiarot comme étant «un défenseur solide et très fiable, (qui) comble un besoin pour notre équipe».

Le défenseur de six pieds, trois pouces et 219 livres a inscrit cinq buts et récolté 15 mentions d’aide en 78 matchs la saison dernière avec les Jets de Winnipeg. Le hockeyeur âgé de 28 ans apportera de la robustesse en défensive, après avoir écopé 62 minutes de punition et terminé au troisième échelon des Jets avec 171 mises en échec la saison dernière. Il s’est aussi signalé en terminant deuxième de son équipe au chapitre des tirs bloqués, avec 139.

Chiarot totalise 12 buts, 52 passes et 192 minutes de punition en 305 parties en carrière en saison régulière dans la LNH, toutes avec les Jets. Il a également ajouté trois mentions d’aide et 17 minutes de punition en 24 rencontres éliminatoires en carrière.

Chiarot, qui est originaire de Hamilton, en Ontario, a été sélectionné en quatrième ronde, 120e au total, par les défunts Thrashers d’Atlanta lors du repêchage de la LNH en 2009.

LNH

Danault ne s’attendait pas vraiment à avoir Aho comme coéquipier

Le joueur de centre du Canadien de Montréal Phillip Danault ne s’attendait pas vraiment à avoir Sebastian Aho comme coéquipier au prochain camp d’entraînement du Bleu-Blanc-Rouge même si le dg Marc Bergevin avait fait une offre hostile au Finlandais de 21 ans. Son équipe, les Hurricanes de la Caroline, a égalé l’offre de contrat de cinq ans d’une valeur moyenne de 8,454 millions $ par année moins de 24 heures plus tard.

«C’est un très bon joueur, mais je pense que c’était normal que la Caroline égale l’offre... Moi, j’ai toujours cru qu’ils égaleraient l’offre. Pour ce qui est de voir Aho arriver à Montréal, disons que je gardais mes espoirs assez bas!», a illustré Danault en marge de la cinquième Soirée des étoiles qui réunissait plusieurs hockeyeurs de la LNH, vedettes de la télésérie Lance et Compte et d’autres étoiles sportives mardi soir dans les locaux du concessionnaire Mercedes-Benz de Québec.

«Une offre hostile comme ça, ça démontre que Marc veut gagner à court terme et c’est encourageant de voir ça», a aussi ajouté le Victoriavillois à propos de ce qu’il percevait du geste de Bergevin. Il ne s’inquiète pas non plus que son patron n’ait pas réussi à mettre la main sur beaucoup de joueurs autonomes sans compensation. «Ce n’est pas très grave, on a beaucoup de jeunes prometteurs.»

De toute manière, malgré l’échec du pari Aho, Danault s’attend à voir Bergevin tenter autre chose. «J’imagine que Marc va faire quelque chose vu qu’il a libéré de l’espace sous le cap salarial», poursuit-il en faisant référence à la transaction qui a renvoyé son ami Andrew Shaw vers les Blackhawks de Chicago en échange de choix au repêchage.

«Quand Marc a échangé Shaw, je me suis dit : «Ça y est, il va faire un gros move», poursuit-il, avouant qu’il était triste du départ de celui qu’il considère comme son meilleur ami. «C’est mon meilleur chum à vie! Tout ça avait commencé quand on jouait tous les deux à Chicago, puis s’était poursuivi à Montréal. Ma femme est extrêmement triste elle aussi, car elle et l’épouse d’Andrew sont aussi de très bonnes amies.»

Départ de Pavelski

Initiateur de la Soirée des étoiles au profit du Patro Laval, l’ex-Remparts et défenseur des Sharks de San Jose Marc-Édouard Vlasic a lui aussi perdu quelques coéquipiers au cours des derniers jours avec les signatures de plusieurs joueurs autonomes. L’attaquant et capitaine Joe Pavelski a pris la route des Stars de Dallas alors que l’ailier Gustav Nyquist, qui n’était à San Jose que depuis le mois de février, repart pour signer un contrat avec les Blue Jackets de Columbus.

«Les contrats, c’est quelque chose d’individuel. Joe est parti parce qu’il voulait un contrat de trois ans et que c’était impossible, avec le cap salarial, à San Jose. J’ai passé beaucoup de temps avec lui et c’est certain que c’est décevant de voir des joueurs partir. Mais quand ça fait 13, 14 ans que tu es là, tu en vois beaucoup partir», a résumé celui qui a passé toute sa carrière avec les Sharks. «Moi, je ne m’attends à rien. C’est comme pour [Patrick] Marleau, tout le monde s’attendait à ce qu’il reste ici après 19 ans, mais il est quand même parti à Toronto. Joe aussi, le monde pensait qu’il allait rester», ajoute Vlasic, qui jure n’avoir aucun intérêt pour le «C» qui ornait le chandail de Pavelski.

Vlasic s’est cependant dit heureux de voir le défenseur Erik Karlsson, obtenu il y a moins d’un an des Sénateurs d’Ottawa, ratifier une nouvelle entente de huit ans avec les Sharks. «Qu’il revienne, c’est une bonne nouvelle. Il amène beaucoup d’offensive et est très efficace en avantage numérique», poursuit-il, avouant tout de même qu’il ne suivait pas beaucoup les mouvements de personnel durant la saison morte. «Quand ma saison est finie, je ne regarde plus rien de la Ligue nationale. Mes amis me le disent, comme par exemple que Karlsson a signé», indique celui qui passe tous ses étés à Québec et se rapporte à son équipe une journée avant le début du camp d’entraînement.

Du changement à Columbus

Quant au défenseur David Savard des Blue Jackets de Columbus, il a vu son équipe s’enrichir de Nyqist, mais perdre du même coup trois gros morceaux : les attaquants Matt Duchene et Artemi Panarin et le cerbère Sergei Bobrovsky. «On s’y attendait un peu, on avait reçu ce message-là. Ça arrive dans toutes les équipes. Ça fait partie de la business. C’est certain que ça donnera un visage différent à l’équipe, mais c’est peut-être l’effet des jeunes qui ont poussé durant la saison», a-t-il analysé.

«Le style de jeu va peut-être changer et retourner vers une équipe plus travaillante, mais, personnellement, je n’ai pas de crainte pour l’an prochain. Je crois que nous ferons les séries. Ce sera à nous d’arriver en «shape» au camp d’entraînement», poursuit-il.

Le natif de Saint-Hyacinthe dit pour sa part suivre les signatures durant la saison morte et il avoue lui aussi que, comme Danault, il avait de la difficulté à visualiser Sebastian Aho dans l’uniforme des Canadiens. «C’est un excellent joueur et j’avais de la misère à croire que la Caroline allait le laisser partir», conclut-il.

LNH

Aho restera en Caroline

À en croire les dirigeants des Hurricanes de la Caroline, le Canadien et Marc Bergevin s’en sont fait passer une petite vite par l’agent de Sebastian Aho.

Moins de 24 heures après que la formation montréalaise eut déposé une offre hostile à Aho, qui était joueur autonome avec compensation, les Hurricanes ont confirmé leur intention d’égaler l’offre à l’intérieur du délai permis de sept jours.

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«Nous avions dit dès le début que nous égalerions toute offre, a affirmé le directeur général des Hurricanes, Don Waddell, lors d’une conférence téléphonique. Nous savions que c’était une possibilité en raison des nombreux joueurs autonomes avec compensation disponibles. Mais personne ne devrait être surpris de nous voir égaler l’offre.»

Le Canadien avait causé une onde de choc à travers la LNH quelques heures après l’ouverture du marché des joueurs autonomes, lundi, en offrant un contrat de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $ US à Aho.

L’équipe espérait que la structure du contrat allait faire pencher la balance. Selon ce qui a été rapporté, Aho recevra 21,87 millions $ lors de la prochaine année, ce qui aurait pu constituer un problème budgétaire pour les Hurricanes. C’est loin d’être le cas, a affirmé le propriétaire de l’équipe Tom Dundon.

«Le fait qu’on me demande si le montant de 20 millions de dollars représente beaucoup d’argent pour moi ou les Hurricanes explique peut-être pourquoi nous nous sommes retrouvés dans cette situation, a mentionné Dundon. Ce n’est pas un problème. Je suis très chanceux d’être dans cette position. Je sais que ça sonne terrible, mais signer ce chèque, ce n’est rien pour moi.»

Il semble plutôt que l’agent d’Aho, Gerry Johansson, ait exploité les subtilités de la convention collective pour obtenir le contrat qu’il souhaitait voir son client signer.

«Malheureusement, son agent a cru que c’était la meilleure solution, a dit Waddell. Il a décidé de vendre ce concept à une équipe en sachant, comme tout le monde, que ça n’allait pas fonctionner.»

Waddell a noté qu’il espérait mettre sous contrat Aho pour le maximum permis de huit saisons, mais que la valeur moyenne annuelle du contrat n’était pas très loin de ce qui avait été offert par le Canadien au joueur finlandais.

De son côté, Bergevin avait affirmé, lundi, qu’Aho voulait jouer pour son équipe. Aux dires des Hurricanes, c’est faux.

«Il n’existe pas de scénario selon lequel Sebastian Aho ne veut pas jouer pour les Hurricanes, a dit Dundon. Il a le droit d’utiliser les articles de la convention collective pour obtenir le plus d’argent de notre part. C’est tout ce qui s’est produit. Je n’ai pas entendu Sebastian Aho dire ça (qu’il veut jouer pour le Canadien). S’il l’avait dit, ce serait différent, mais c’est faux. Un agent l’a dit et il n’a aucune crédibilité.»

L’offre hostile acceptée par Aho était la neuvième à travers la LNH depuis l’instauration du plafond salarial en 2005-06, la première depuis 2013. Une seule offre hostile au cours de cette période n’a pas été égalée, celle des Oilers d’Edmonton en 2007 pour l’acquisition de Dustin Penner, des Ducks d’Anaheim.

«Tout le monde veut améliorer son équipe, a noté Dundon. Nous avons analysé tous les moyens pour améliorer la nôtre et n’avons jamais conclu que la meilleure solution était une offre hostile.

«Je ne crois que pas c’est une bonne stratégie. Il a déjà été prouvé que c’est une perte de temps. (Le Canadien) avait le droit de le faire s’il croit que c’était la meilleure façon d’améliorer son équipe. Nous avons une philosophie différente.»

Aho, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance le 26 juillet, a établi des sommets personnels la saison dernière avec 30 buts, 53 aides et 83 points en 82 matchs. Il a ajouté cinq buts et sept aides en 15 matchs des séries.

Le Canadien aurait sacrifié un choix de première ronde, un choix de deuxième ronde et un choix de troisième ronde si les Hurricanes n’avaient pas égalé l’offre hostile.

L’équipe n’avait toujours pas réagi à la décision des Hurricanes au moment d’écrire ces lignes, se contentant de prendre acte de la nouvelle par le biais de son compte Twitter.

Canadien

Le Canadien fait une offre hostile à Sebastian Aho

BROSSARD — Le directeur général du Canadien Marc Bergevin a décidé de jouer le tout pour le tout lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Il a en effet déposé une offre hostile au centre Sebastian Aho des Hurricanes de la Caroline, qui est joueur autonome avec compensation.

Il s’agit d’une offre de cinq saisons d’une valeur moyenne annuelle de 8,454 millions $US. Les Hurricanes ont sept jours pour égaler l’offre, sans quoi ils recevront un choix de première ronde, un choix de deuxième ronde et un choix de troisième ronde en retour d’Aho. Tous les choix seraient en 2020.

Aho ne peut pas être échangé pendant la période de sept jours. Si les Hurricanes égalent l’offre, Aho ne pourra pas non plus être échangé pendant l’année suivante.

Le talent d’Aho, qui célébrera son 22e anniversaire de naissance le 26 juillet, ne fait pas de doute. Le Finlandais a établi des sommets personnels la saison dernière avec 30 buts, 53 aides et 83 points en 82 matchs. Il a ajouté cinq buts et sept aides en 15 matchs des séries.

En conférence de presse, Bergevin a souligné qu’Aho était emballé à l’idée de se joindre aux rangs du Canadien.

«Il a le potentiel d’être un centre numéro un quand on regarde ce qu’il a fait en Caroline non seulement en saison régulière, mais aussi en séries, a dit Bergevin au sujet d’Aho. Il est jeune et nous pensons qu’il cadrerait bien avec nos jeunes qui s’en viennent dans l’organisation.»

La question est maintenant de voir si les Hurricanes sont prêts à laisser partir Aho ou non. Le directeur général des Hurricanes, Don Waddell, s’est dit surpris que la valeur moyenne annuelle du contrat ne soit pas plus élevée.

Le nerf de la guerre sera donc la distribution du montant.

Selon le réseau TSN, Aho toucherait 11,3 millions $ en boni à la signature et un salaire de 700 000 $ la première saison, un boni de 9,87 millions $ et un salaire de 700 000 $ lors de la deuxième saison, un boni de 6,95 millions $ et un salaire de 750 000 $ lors de la troisième saison, ainsi qu’un boni de 5,25 millions $ et un salaire de 750 000 $ lors des deux dernières saisons.

Aho recevrait donc 21,87 millions $ lors de la prochaine année, ce qui pourrait représenter un problème budgétaire pour les Hurricanes.

«Les 12 premiers mois sont la clé», a reconnu Bergevin, ajoutant aussi qu’il ne croyait pas nécessaire d’offrir plus d’argent à Aho pour faire pencher la balance. «C’est le point vulnérable que nous avons identifié.»

Sept jours

De son côté, Waddell a noté qu’il pourrait attendre les sept jours avant d’annoncer la décision des Hurricanes. «Peut-être que nous ne voulons pas les aider», a-t-il dit.

«Mon été sera beaucoup plus beau, a ajouté Waddell, visiblement irrité. Je n’aurai pas à négocier avec [le camp Aho] pendant tout l’été.»

Pour sa part, Bergevin a maintenant les mains liées en attendant la décision des Hurricanes puisqu’il ne voudra pas se retrouver avec une masse salariale supérieure au plafond en se protégeant trop rapidement avec un plan B. Et même s’il a pu rayer un article sur sa liste d’épicerie en embauchant le gardien réserviste Keith Kinkaid plus tôt lundi (voir texte en page 46), Bergevin est aussi conscient que sa brigade défensive a besoin de renforts.

Si jamais les Hurricanes devaient égaler l’offre hostile du Canadien, Bergevin pourrait se retrouver les mains vides dans une semaine et devant des options plus limitées sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.

«C’est le risque que nous prenons, qu’il n’y ait plus personne pour s’asseoir dans la chaise s’il ne vient pas, a admis Bergevin. C’est comme ça. Mais si ça ne se produit pas, je pense quand même que nous avons une très bonne équipe.»

En 2013

Il faut remonter à 2013 pour retracer la dernière fois qu’une équipe de la LNH a conclu une offre hostile avec un joueur autonome avec compensation.

Alors avec l’Avalanche du Colorado, Ryan O’Reilly avait accepté une offre de deux saisons et 10 millions $ des Flames de Calgary. L’Avalanche avait égalé l’offre.

L’offre hostile acceptée par Aho est la neuvième à travers la LNH depuis l’instauration du plafond salarial en 2005-2006. Une seule des huit premières au cours de cette période n’a pas été égalée, celle des Oilers d’Edmonton pour l’acquisition de Dustin Penner, des Ducks d’Anaheim en 2007.

Waddell avait le visage long lors de sa conférence de presse en Caroline. Il a admis avoir été surpris, même s’il avait eu des discussions avec le Canadien plus tôt dans la journée.

Il a souvent été perçu qu’il existait une loi non écrite entre les directeurs généraux pour ne pas faire d’offres hostiles, ce que Bergevin a réfuté. Il est aussi conscient que sa décision de faire une offre hostile à Aho pourrait avoir des répercussions dans ses négociations futures. Cependant, Bergevin se soucie peu des conséquences si cette offre hostile lui permet d’obtenir l’un des plus beaux jeunes talents de la LNH.

«Nous avons tous un côté compétitif, mais ça fait partie de la convention collective, des règles, a rappelé Bergevin. Je suis responsable du Canadien et non des autres équipes. Et je dois ça à Geoff Molson, nos partisans et nos joueurs.»

Bergevin saura au plus tard dans sept jours si son pari aura été payant ou non.

Sports

Le Canadien échange Andrew Shaw aux Blackhawks contre trois choix

Le Canadien de Montréal a échangé l’attaquant Andrew Shaw et un choix de septième tour en 2021 aux Blackhawks de Chicago en retour de choix de deuxième et septième tour en 2020 et d’un choix de troisième tour en 2021.

Shaw, qui célébrera son 28e anniversaire de naissance le 20 juillet, doit encore écouler trois saisons à un contrat de six d’une valeur moyenne annuelle de 3,9 millions $ US.

Canadien

Francis Bouillon prêche la patience avec l’espoir Cole Caufield

BROSSARD — Il ne faut pas croire que Cole Caufield, le premier choix du Canadien lors du dernier repêchage de la LNH, sera le prochain Jesperi Kotkaniemi. Francis Bouillon a plutôt prêché la patience avec ce jeune espoir américain de 18 ans, à l’issue des trois jours du camp de perfectionnement au Complexe sportif Bell.

L’an dernier, Kotkaniemi a fait le saut directement dans la LNH après avoir été sélectionné au troisième rang du repêchage par le Tricolore. Malgré sa charpente de six pieds, deux pouces et 182 livres, le Finlandais âgé de 18 ans a connu un certain essoufflement au fur et à mesure que la saison progressait.

Il était donc naturel que des questions relatives à la taille de Caufield - qui mesure cinq pieds, sept pouces et pèse 157 livres - soient posées à Bouillon, qui porte officiellement le titre d’entraîneur responsable du développement des joueurs du Tricolore. Ce dernier s’est toutefois fait rassurant.

«J’avais hâte de le voir. On parle beaucoup de sa charpente - c’est un petit joueur -, mais en même temps la LNH est bâtie aujourd’hui pour des joueurs de son gabarit, a noté l’ex-défenseur du CH âgé de 43 ans.

«C’est sûr qu’à 17 ou 18 ans, ces jeunes-là n’ont pas fini de maturer physiquement, a-t-il poursuivi. Nous avons des tas de ressources - des nutritionnistes, des préparateurs physiques, des psychologues - pour aider un joueur à prendre du poids, mais en même temps on veut qu’il se sente bien. On ne veut pas qu’un jeune prenne 30 livres en une année et qu’il ne soit plus capable de patiner.

«On parle de Cole; c’est un gars très talentueux, qui est là pour marquer des buts, et on ne peut pas lui enlever sa vitesse. Ce n’est pas pour rien qu’il a battu des records dans la ligue de développement aux États-Unis», a-t-il ajouté.

Bouillon a du même souffle souligné l’importance de bien entourer les jeunes joueurs de l’organisation. C’est d’ailleurs ce que le Canadien a fait pendant le camp de perfectionnement, en jumelant notamment Caufield à Ryan Poehling pendant le match simulé, vendredi. Un geste qu’a semblé apprécier le principal intéressé.

«Il y avait de très bons joueurs ici, dont Ryan Poehling. Je lui ai parlé beaucoup au cours des derniers jours, tout comme à Nick (Suzuki) et Josh (Brook). J’ai vu ce que Ryan (Poehling) a fait - son match de quatre buts -, donc c’était assez excitant d’être jumelé à lui lors des matchs simulés», a reconnu Caufield, qui ne pourra pas participer aux activités du Canadien en septembre puisqu’il sera probablement à l’Université du Wisconsin.

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Mais peu importe ce que l’avenir réservera à Caufield, Bouillon est certain d’une seule chose: l’avenir est prometteur pour le Canadien.

«Quand on regarde un gars comme (Ryan) Poehling, qui a déjà la charpente d’un homme, ou encore un (Jesperi) Kotkaniemi, qui va encore prendre du poids, je pense que le Canadien, dans quelques années, ce sera une belle équipe», a-t-il résumé.

Suzuki veut imiter Kotkaniemi

À l’instar de Caufield, Suzuki participait lui aussi à un premier camp de perfectionnement du Tricolore après avoir été acquis des Golden Knights de Vegas en septembre dernier dans l’échange impliquant Max Pacioretty.

C’est toutefois là que s’arrêtent les comparaisons entre les deux joueurs, puisque Suzuki a pris part au camp officiel du Canadien l’automne dernier. Même s’il a admis avoir été déçu de ne participer qu’à deux matchs préparatoires avec l’équipe, l’Ontarien a reconnu qu’avec le recul la décision de l’organisation avait été la bonne.

«J’avais l’impression que j’aurais pu rester au camp un peu plus longtemps, mais de toute évidence ils ont fait la bonne chose en me renvoyant une année de plus dans le junior - avec les séries éliminatoires de l’OHL et le Championnat du monde de hockey junior -, car ça m’a préparé pour le camp de la LNH.»

Suzuki compte maintenant suivre les traces de Kotkaniemi, lequel l’a finalement battu pour l’obtention d’un poste en attaque avec le Tricolore l’an dernier.

«Kotkaniemi et moi étions les seuls jeunes encore au camp l’an dernier, et nous nous battions chacun pour une place avec l’équipe, s’est-il souvenu. Il a cependant connu un camp formidable, et une saison sensationnelle, donc j’espère que je pourrai faire la même chose la saison prochaine.»

D’ici le prochain camp, le hockeyeur âgé de 20 ans passera beaucoup de temps au gymnase cet été.

«Si je connais un bon été et que j’arrive ici préparé, je crois qu’il pourrait y avoir quelques postes de disponibles à l’attaque, a-t-il mentionné. En fait, ils ne m’ont pas dit ça directement; ils se sont contentés de me dire d’être prêt pour le camp. J’ai déjà hâte de revenir ici en septembre.»

Canadien

La deuxième fois fut la bonne pour Harvey-Pinard

BROSSARD, Qc — L’an dernier, Rafaël Harvey-Pinard s’était rendu à Dallas pour le repêchage de la LNH, mais il avait vécu la déception de ne pas entendre son nom résonner dans l’American Airlines Center.

Un an plus tard, Harvey-Pinard a préféré ne pas se rendre à Vancouver pour le repêchage. Après tout, il avait déjà été ignoré deux fois et il est plutôt rare qu’un joueur soit sélectionné après sa saison à l’âge de 19 ans. Pourtant, alors qu’il n’y croyait peut-être plus, Harvey-Pinard a finalement vu son nom apparaître sur son téléviseur en fin d’après-midi samedi dernier, quand le Canadien l’a choisi en septième ronde, 201e au total.

«Tout le monde était vraiment émotif. Nous avons tous pleuré, a raconté Harvey-Pinard mercredi, après un premier entraînement sur glace au camp de perfectionnement du Canadien. Ma soeur m’a sauté dans les bras. Mes parents ont figé sur le coup. Après, tout le monde était très heureux. C’était vraiment beaucoup d’émotions.»

Au cours des derniers mois, Harvey-Pinard a guidé les Huskies de Rouyn-Noranda vers une saison record de 59-8-1, puis des triomphes en finale de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial.

Après avoir amassé 76 points en 67 matchs en 2017-18, il a accumulé 40 buts et 85 points en 66 parties la saison dernière, avant d’ajouter 27 points en 20 matchs de séries.

Son agent avait eu des contacts avec des équipes à l’approche du repêchage, mais Harvey-Pinard a noté qu’elles cherchaient surtout à lui offrir des invitations pour leurs camps. Il avait aussi participé à un camp d’évaluation à Montréal et était satisfait de l’impression qu’il avait laissée au Canadien. Malgré tout, il ne s’est pas rendu à Vancouver pour le repêchage le week-end dernier.

«J’ai hésité, mais j’étais allé l’an passé et je n’avais pas été repêché, a-t-il mentionné. Je ne voulais pas aller là-bas [à Vancouver] et ne pas être repêché encore, parce que ça représente des dépenses importantes. Je suis resté chez moi cette fois-ci, mais avoir su, je me serais déplacé!»

Il a même avoué que s’il avait suivi le repêchage à la télévision, c’était surtout pour pouvoir féliciter ses coéquipiers et amis.

«Je le suivais un peu pour moi, mais en particulier pour Alex Beaucage qui pouvait sortir, Félix Bibeau également, a raconté Harvey-Pinard. J’ai aussi des amis dans d’autres équipes.

«Quand j’ai vu mon nom, c’était une belle surprise.»

Dans la LAH dès cet automne?

Après le repêchage, l’adjoint au directeur général chez le Canadien, Trevor Timmins, a mentionné que l’équipe avait choisi Harvey-Pinard notamment pour éviter de lui permettre de bénéficier de l’autonomie et de pouvoir signer un contrat avec l’équipe qu’il le souhaite. Le Tricolore contrôle les droits sur Harvey-Pinard dans la LNH, même s’il retourne chez les juniors à 20 ans la saison prochaine. Ses droits dans la LHJMQ ont par ailleurs été échangés aux Saguenéens de Chicoutimi, plus tôt ce mois-ci.

Timmins n’a toutefois pas fermé la porte à voir Harvey-Pinard impressionner suffisamment la direction de l’équipe pour obtenir un contrat dès cet automne et commencer immédiatement sa carrière professionnelle du côté de la Ligue américaine avec le Rocket de Laval.

En participant au camp de perfectionnement du Canadien cette semaine, Harvey-Pinard obtient une première occasion de se faire valoir.

«Pour moi, ce sera un gros été d’entraînement et il y a un gros camp qui s’en vient aussi, a-t-il admis. Je vais donner mon maximum. Après, une décision sera prise par Trevor et Marc [Bergevin] et je vais aller là où ils le voudront.

«Je pense que je dois encore améliorer mon coup de patin. On n’est jamais assez rapide au hockey. Je suis plus petit et le coup de patin devrait être une de mes forces. Je veux donc continuer à travailler là-dessus. Je veux également gagner de la masse musculaire.»

Loin d’être le plus costaud à cinq pieds huit pouces et 166 livres, puis repêché sur le tard, Harvey-Pinard a au moins l’avantage de savoir à quel point il a été difficile de se rendre là où il est aujourd’hui.

«Je n’ai jamais abandonné, a-t-il rappelé. C’est ça le hockey. Quand tu travailles, il se passe de bonnes choses.

«Le fait d’avoir été repêché, c’est une motivation supplémentaire qui me prouve que mon rêve est accessible. Si je donne tout, d’autres bonnes choses vont se produire.»

Canadien

Le temps est compté pour Cole Caufield

Cole Caufield n’a pas beaucoup de temps pour changer les plans du Canadien et convaincre la direction de l’équipe qu’il mérite déjà une place au sein de la formation montréalaise.

Seulement cinq jours après avoir été choisi par le Tricolore au 15e rang du repêchage de la LNH, Caufield a sauté sur la glace du Complexe sportif Bell pour une première fois mercredi avec 38 autres espoirs, dans le cadre d’un camp de perfectionnement. Contrairement à de nombreux d’entre eux, Caufield ne pourra pas ensuite participer aux activités du Canadien en septembre puisqu’il sera à l’Université du Wisconsin.

Caufield répète toutefois depuis vendredi dernier qu’il espère accéder à la LNH le plus rapidement possible. Il a donc jusqu’à ce vendredi pour épater suffisamment Marc Bergevin et sa bande et leur prouver qu’il est déjà prêt à faire le saut avec le grand club.

«Si ce n’est pas ce que je tente de faire, pourquoi venir ici? Mon travail est de prouver que j’ai ma place ici, a affirmé Caufield au terme de son premier entraînement. Si ça marche, tant mieux. J’essaie de faire ma part. Si ça ne marche pas, je suis encore jeune et j’aurai d’autres chances.»

Un autre récent premier choix du Canadien a vécu une situation similaire en raison de son choix d’évoluer dans la NCAA. Ryan Poehling a joué à l’Université St. Cloud State et a donc été limité à une participation au camp de perfectionnement du Tricolore pendant trois étés.

«Lors d’une saison de repêchage, vous passez du camp d’évaluation au repêchage au camp de perfectionnement, a rappelé Poehling. (Caufield) doit relaxer, s’amuser et profiter de l’expérience.»

«C’est un camp pour découvrir les nouveaux visages, rencontrer de nouveaux joueurs et c’est une occasion de jouer avec des joueurs un peu plus talentueux que ce à quoi vous êtes habitués, a renchéri l’attaquant Nick Suzuki. Dans le cas de Cole, il jouait avec une excellente équipe au sein du programme de développement américain. Mais ici, les joueurs sont un peu plus vieux.»

Le talent de Caufield n’a jamais fait de doute, lui qui a marqué 72 buts en 64 parties la saison dernière. Mercredi, son coup de patin fluide et son tir vif le faisaient ressortir du lot sur la patinoire.

Suzuki a noté qu’il avait aussi de bonnes mains, tandis que Poehling a été impressionné par la vitesse avec laquelle il sortait des coins de patinoire.

«J’ai été capable de marquer à tous les niveaux jusqu’ici, mais je dois continuer à travailler sur mon tir, a mentionné Caufield. Ça ne va que continuer à devenir de plus en plus difficile. Mais mon tir est probablement mon principal atout.

«Tout est une question d’adaptation. Le hockey reste du hockey. Les gars sont simplement plus forts au niveau supérieur. Je dois vivre avec ça depuis mes débuts. Je dois continuer à m’adapter, adapter mon jeu, et tout devrait bien se passer.»

Caufield a aussi continué de rappeler qu’il a toujours été en mesure de surmonter le handicap que pourrait représenter son petit gabarit - cinq pieds sept pouces.

Souvent comparé à l’attaquant des Blackhawks de Chicago Alex DeBrincat, Caufield avait déjà un joueur en tête quand on lui a demandé qui serait son Patrick Kane s’il devait se tailler un poste avec le Canadien.

«(Jesperi) Kotkaniemi, a-t-il répondu sans hésiter. Il est un excellent joueur que j’ai aimé suivre dès ses débuts. Ce serait génial.»

Suzuki ne veut pas sauter d’étapes

Pour sa part, Suzuki participait à un premier camp de développement avec le Tricolore, lui qui a été acquis des Golden Knights de Vegas en septembre dernier dans l’échange impliquant Max Pacioretty.

Au cours de la dernière saison, Suzuki a brillé, aidant le Storm de Guelph à remporter le championnat de la Ligue de l’Ontario. Il a aussi porté les couleurs d’Équipe Canada junior pendant le temps des Fêtes. Maintenant que son stage junior est terminé, Suzuki fera le saut chez les professionnels cet automne. Il a toutefois indiqué qu’il ne serait pas déçu s’il devait commencer la saison dans la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval.

«Mon but est de jouer dans la LNH et je vais passer par toutes les étapes nécessaires pour y parvenir, a mentionné Suzuki. Mon but au camp en septembre sera de faire l’équipe, mais si je n’y arrive pas, je vais aller à Laval, qui représente une bonne équipe de développement. Je n’aurai pas à être déçu.»

Lors des matchs simulés en fin d’après-midi, les Rouges de Poehling et Caufield ont gagné la première partie disputée à quatre contre quatre par le score de 2-0. Les Blancs de Suzuki ont eu leur revanche lors d’une partie à trois contre trois, l’emportant 4-2.

Hockey

Carbonneau au Temple de la renommée du hockey

TORONTO — Guy Carbonneau et Hayley Wickenheiser, tête d'affiche du hockey féminin pendant de nombreuses années, figurent parmi les six nouveaux membres du Temple de la renommée du hockey.

Outre Carbonneau et Wickenheiser, l'attaquant tchèque Vaclav Nedomansky et le défenseur russe Sergei Zubov font également partie de la cohorte.

Canadien

Repêchage: le Canadien fait le plein de défenseurs

VANCOUVER — Pendant que Marc Bergevin recherche une solution à court terme sur le flanc gauche de sa brigade défensive, son adjoint Trevor Timmins a fait le plein d’espoir à cette position lors de la deuxième journée du repêchage de la LNH.

Après avoir sélectionné l’attaquant Cole Caufield au premier tour la veille, le Canadien de Montréal a utilisé cinq choix pour ajouter des défenseurs gauchers à sa banque d’espoirs.

«Ce n’est pas une coïncidence, a reconnu Timmins au sujet des nombreux défenseurs gauchers repêchés par l’équipe. Nous voulions ajouter des défenseurs. Nous attribuons une valeur importante à cette position.»

Les deux plus intéressants semblent être l’Américain Jayden Struble, choisi en deuxième ronde au 46e rang, et le Suédois Mattias Norlinder, sélectionné au troisième tour au 64e rang.

Struble s’est décrit comme étant un défenseur à caractère offensif doté d’un bon gabarit. Il s’est notamment illustré comme joueur de baseball en participant à la Série mondiale des petites ligues, alors qu’il était joueur de premier but. Côté hockey, il a pris part au tournoi international pee-wee de Québec.

«Si vous pouvez jouer devant autant de personnes à l’âge de 12 ans, vous pouvez le faire maintenant, a dit Struble. Je ne suis pas quelqu’un de nerveux. J’aime avoir un défi devant moi.»

Struble a aussi joué à la crosse et au basketball pendant son enfance.

«Il est un athlète naturel. Un vrai joueur de hockey, un gars intense, a mentionné Timmins à son sujet. Pour vous donner une idée, il est dans le même moule qu’un Charlie McAvoy avec les Bruins de Boston. Il s’implique dans les matchs. Il est fort et patine bien. Shane Churla (le responsable du recrutement amateur chez le Canadien) le qualifie de mâle alpha.»

Struble évoluait pour l’école secondaire St. Sebastian’s dans le Massachusetts la saison dernière. Il a admis que son joueur préféré était Patrice Bergeron et qu’il était un partisan des Bruins.

«C’est un peu malaisant, a-t-il dit en riant. Le Canadien est ma nouvelle équipe préférée!»

Timmins s’attend à ce que Struble poursuive son développement dans la NCAA à l’Université Northeastern la saison prochaine.

De son côté, Norlinder a été présenté par Timmins comme un défenseur de la nouvelle LNH. Un joueur qui patine bien et bouge bien la rondelle.

«L’équipe de MODO dans l’Allsvenskan (la deuxième division suédoise) ne s’attendait pas à ce qu’il soit un joueur régulier, mais il a été rappelé pendant l’automne et a démontré son savoir-faire, a raconté Timmins. Il a joué dans leur top-4 cette saison et nous nous attendons à de grandes choses de sa part.»

En troisième ronde, le Tricolore a aussi mis la main sur le défenseur des Silvertips d’Everett, dans la WHL, Gianni Fairbrother au 77e échelon.

Le Canadien a fait trois autres choix lors du cinquième tour. Il a ajouté le défenseur Jacob LeGuerrier, des Greyhounds du Sault-Sainte-Marie, dans l’OHL, au 126e rang. Il a opté pour l’attaquant Rhett Pitlick, qui jouait à l’école secondaire au Minnesota, au 131e rang. Le Tricolore a ensuite choisi le gardien danois Frederik Nissen Dichow au 138e rang.

Du champ gauche

Timmins y est allé de quelques surprises lors des dernières rondes, un signe que la cuvée 2019 n’était peut-être pas la meilleure.

«Je pense que c’était effectivement le cas. Nous ne le saurons pas vraiment avant quatre ou cinq ans, mais les choix sont rapidement devenus moins intéressants», a reconnu Timmins.

Le gardien Dichow est l’une de ces surprises, alors qu’il n’était pas sur le radar de bien des gens. Il devrait évoluer en Suède à Malmö la saison prochaine.

Au sixième tour, le Canadien a repêché l’attaquant russe âgé de 21 ans Arsen Khisamutdinov avec le 170e choix.

«Notre recruteur en Russie l’aimait beaucoup, a indiqué Timmins. Il a joué un peu dans la KHL, un peu au niveau inférieur. Il lui reste une année à son contrat, mais nous voulons l’amener dans le giron de l’équipe l’année suivante.»

En septième ronde, le Tricolore a réclamé l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi Rafaël Harvey-Pinard au 201e échelon. Au 206e rang, la formation montréalaise a ajouté le défenseur Kieran Ruscheinski, qui a évolué principalement au niveau Midget AAA à Calgary.

«Il mesure six pieds six pouces, mais il est un excellent athlète, a dit Timmins au sujet de Ruscheinski. Il patine très bien.»

Fairbrother, LeGuerrier, Harver-Pinard et Ruscheinski font partie des joueurs que le Canadien avait invités à Montréal pour approfondir leurs recherches.

Un moment fort pour Harvey-Pinard

Harvey-Pinard en était à sa troisième année d’admissibilité. Il a vécu de fortes émotions.

«J’étais dans le salon avec ma famille et on suivait le repêchage, a affirmé Harvey-Pinard au Réseau des sports. On s’est levé et on s’est mis à pleurer ensemble. J’ai encore des frissons, tellement c’est un gros moment pour moi.

«La majorité des joueurs repêchés ont 17 ou 18 ans alors que moi, j’ai joué à mes 19 ans cette saison. Je ne me faisais pas d’attentes pour ne pas être déçu.»

Un peu comme dans le cas de Khisamutdinov, le Canadien a décidé d’utiliser un choix pour Harvey-Pinard afin d’obtenir ses droits avant qu’il puisse bénéficier de l’autonomie.

Il a aidé les Huskies de Rouyn-Noranda à gagner la Coupe Memorial le mois dernier avant d’être échangé aux Saguenéens il y a deux semaines.

«J’aime son intensité, son sens du hockey, qu’il n’abandonne jamais», a dit Timmins au sujet de Harvey-Pinard.

Huit des 10 joueurs repêchés par le Canadien auront l’occasion de faire bonne première impression cette semaine lors du camp de développement. Norlinder, qui s’est fracturé une main à l’entraînement, et Khisamutdinov seront les deux absents.

Canadien

Le Canadien entame son calendrier sur la route le 3 octobre contre les Canes

MONTRÉAL - Le Canadien a dévoilé une partie de son calendrier vendredi après-midi, quelques heures avant la séance de repêchage de la LNH.

Il entamera sa saison 2019-20 sur la route, en rendant visite aux finalistes dans l'Association Est, les Hurricanes de la Caroline, le 3 octobre.

Le Tricolore présentera ensuite son match d'ouverture local au Centre Bell le 10 octobre, contre les Red Wings de Detroit.

Le CH a terminé la dernière saison au neuvième rang de l'Est, en vertu d'une fiche de 44-30-8, et n'a donc pas participé aux séries éliminatoires de la LNH.

Les champions en titre de la Coupe Stanley, les Blues de St. Louis, croiseront le fer avec les Capitals de Washington le 2 octobre.

Canadien

Repêchant 15e, le Canadien ignore quels joueurs seront alors disponibles

VANCOUVER — L’an dernier, le Canadien avait invité à souper Jesperi Kotkaniemi et un autre espoir avant le repêchage de la LNH. Cette fois, si la formation montréalaise avait voulu répéter l’exercice avec tous les espoirs sur lesquels elle a dû faire ses devoirs, la facture aurait été beaucoup plus élevée.

Contrairement à juin dernier, quand le Tricolore détenait le troisième choix du repêchage, Trevor Timmins et son équipe ont dû ratisser beaucoup plus large dans leur préparation puisque le Canadien détient le 15e choix. Il est donc beaucoup plus difficile de savoir quels joueurs seront encore disponibles quand viendra leur tour de prendre la parole.

«Nous avons fait un travail approfondi sur au moins 20 espoirs pour le 15e choix, a indiqué Timmins, qui supervise le recrutement amateur dans son rôle de directeur général adjoint. Nous recherchons des joueurs qui sont très compétitifs, confiants et motivés.»

Il a été difficile d’en obtenir plus de la bouche de Timmins à la veille de la présentation de la première ronde du repêchage, à Vancouver. Attaquant ou défenseur? De quelle origine? Le Canadien pigera-t-il dans la LHJMQ?

«J’ai dit par le passé que nous accordons beaucoup de valeur aux défenseurs offensifs et aux centres, a reconnu Timmins. Un centre peut toujours jouer à l’aile. Un ailier marqueur a aussi une valeur importante.»

En raison des lacunes du Canadien sur le flanc gauche de sa brigade défensive, il est peut-être facile de s’imaginer voir le directeur du recrutement amateur Shane Churla nommer Cam York ou Thomas Harley lorsqu’il se rendra sur le podium du Rogers Arena. Encore là, la direction du Tricolore est consciente qu’il serait étonnant que le joueur choisi vendredi se taille un poste avec le grand club dès septembre.

Appelé à commenter l’état plus général de son équipe, Marc Bergevin a joué la carte de la prudence.

«Je regarde toujours pour ajouter, mais je dois être responsable, a dit le directeur général du Tricolore. Le plafond salarial n’augmentera pas autant que nous le pensions. Et nous avons des jeunes qui devront éventuellement signer de nouveaux contrats - Jesperi Kotkaniemi, Max Domi et même un Ryan Poehling.

«Je ne voudrais pas avoir à échanger un jeune dans trois ans parce que j’ai donné un contrat à un joueur autonome dans une semaine et qu’il n’est pas échangeable.»

Bergevin l’a souvent répété depuis son arrivée chez le Canadien en 2012, la journée de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet, représente souvent la journée où le plus de mauvais contrats sont donnés dans le monde du hockey.

Puisque le Canadien a raté les séries par seulement deux points le printemps dernier et puisque le succès en saison régulière ne garantit pas un long parcours en séries - parlez-en au Lightning de Tampa Bay -, Bergevin ne tient pas nécessairement à accélérer la progression de sa troupe.

«J’aime la direction vers laquelle l’équipe s’en va, a dit Bergevin. Nous avons fait un gros pas vers l’avant. Nous avons misé sur la vitesse et la jeunesse. La progression de l’équipe a surpris beaucoup de monde la saison dernière. Nous arrivons ici avec la même direction - jeunesse et rapidité.»

En plus du 15e choix au total, le Canadien possède neuf autres choix au repêchage cette année: deux en deuxième ronde (46e et 50e), un en troisième (77e), un en quatrième (108e), trois en cinquième (131e, 136e et 138e), un en sixième (170e) et un en septième et dernière ronde (206e).

«Je dis toujours qu’on ne peut pas analyser un repêchage avant qu’il ait lieu. Vous devez attendre quatre, cinq ou six ans, a insisté Timmins. Il y a toutefois de bons espoirs en première ronde et même tôt en deuxième.»

York? Harley? L’attaquant Raphaël Lavoie? On saura enfin vendredi soir quel joueur a séduit le Canadien comme Kotkaniemi l’a fait l’an dernier.

Canadien

Montréal accueillera le repêchage de la LNH en 2020 [VIDÉO]

Montréal accueillera le repêchage de la Ligue nationale de hockey l'année prochaine. L'événement se tiendra au Centre Bell, les 26 et 27 juin 2020.

La métropole québécoise présentera l'événement pour la 27e fois. Le repêchage a été tenu à l'extérieur de Montréal pour la première fois en 1985, soit au Palais des congrès du Toronto métropolitain. Montréal a été le théâtre du repêchage pour la dernière fois en 2009, l'année du centenaire du Canadien de Montréal. Les Islanders de New York avaient alors fait de John Tavares le premier choix. Le Canadien avait pour sa part opté pour Louis Leblanc au 18e rang.

Canadien

Le CH aura connu des hauts et des bas sous le régime de Geoff Molson

À peine dix jours après l'annonce de la vente du Canadien à la famille Molson, la formation montréalaise subissait une transformation comme rarement vue auparavant. Le 30 juin 2009, l'équipe obtenait l'attaquant Scott Gomez des Rangers de New York.

Le lendemain, le directeur général Bob Gainey s'entendait notamment avec les joueurs autonomes Brian Gionta et Mike Cammalleri, après avoir décidé de laisser partir les populaires Saku Koivu et Alex Kovalev sur le marché.

Canadien

Max Domi inspire de jeunes diabétiques

Max Domi a parlé de hockey mardi matin, dans un environnement plutôt inhabituel. Il a touché à des thèmes typiques du sport national canadien, comme le courage, la persévérance, la force de caractère. Mais il l’a fait dans un contexte de lutte de tous les instants contre un ennemi bien plus coriace et inlassable que n’importe quel adversaire du Canadien de Montréal : le diabète de type-1.

Charmant et charmeur à la fois, Domi a consacré environ trois quarts d’heure à 13 jeunes - un nombre qui n’a rien à voir avec le hasard quand on sait quel numéro il porte avec le Tricolore - qui, comme lui, sont aux prises avec une maladie qui requiert une attention de tous les instants.

Un après l’autre, ces filles et garçons, dont l’âge pouvait varier entre 7 et 17 ans, ont pu questionner Domi sur sa propre bataille avec le diabète de type-1, une maladie dont il a reçu le diagnostic à l’âge de 12 ans.

Détendu, souriant et parfois blagueur, Domi a répondu avec générosité aux questions de ces jeunes qui s’abreuvaient de chacune de ses paroles. C’était notamment le cas de Laurie Lépine, une adolescente de 17 ans qui aspire à devenir une vétérinaire et qui vit avec le diabète de type-1 depuis six ans maintenant.

La jeune dame avoue qu’elle était déjà une fan de Domi, même si elle ne l’avait jamais vu en personne avant mardi matin. Après coup, son admiration pour Domi semblait avoir décuplé, surtout qu’elle disait en avoir appris sur sa vie au quotidien avec la maladie, notamment sur la prise en charge du taux de sucre.

«Tout ce qu’il dit, c’est juste l’espoir. C’est tellement beau comment il donne son énergie à tout le monde, comment il propage son message. C’est sincèrement incroyable. Juste le fait qu’il vienne ici aujourd’hui avec un horaire sûrement très complet, ça montre à quel point il est une bonne personne», a-t-elle témoigné après l’événement.

Choc culturel

Laurie et les 12 autres jeunes ont entendu Domi parler du moment où il a appris la nouvelle, «un choc culturel qui vient vous secouer», a-t-il illustré, de sa vie au quotidien depuis ce jour, du rôle que ses parents ont joué, de l’importance de la période de 24 heures qui précède chaque match auquel il doit participer, de l’influence de Bobby Clarke, une ancienne légende des Flyers de Philadelphie durant les années 70 qui, comme Domi, a joué dans la LNH malgré ce même handicap.

Surtout, ils l’ont entendu dire qu’il n’y a aucune raison de se laisser abattre et de ne pas réaliser ses rêves, peu importe lequel.

«Il y a peu de choses que vous ne pouvez pas faire à cause du diabète de type-1. J’en suis la preuve vivante», a déclaré Domi, qui prenait part à une activité visant à promouvoir la Marche pour la guérison du diabète de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ), à laquelle il participera le 9 juin prochain à Laval.

«Vous pouvez accomplir tout ce que vous désirez. Il s’agit de vous fixer des buts, car c’est l’un des outils les plus importants dans la vie, en général, et de prendre les choses une journée à la fois, étape par étape. Si vous y mettez la volonté, le temps et l’effort et que vous persévérez, vous allez réussir à atteindre vos buts», a ajouté Domi, qui a rédigé un livre sur sa bataille avec le diabète de type-1, livre qui doit paraître au mois d’octobre.

Selon Domi, Clarke est celui qui lui a fait réaliser que son rêve de jouer dans la Ligue nationale n’était pas inatteignable.

«M. Clarke a consacré 30 secondes de l’une de ses journées pour nous saluer, moi et mes coéquipiers quand je jouais à Whitby (en Ontario) et que j’avais 13 ans. Ç’a changé ma vie», a raconté Domi lors d’une mêlée de presse.

«À partir de ce jour, sachant qu’il y était arrivé, je savais que j’allais y arriver. J’allais réaliser mon rêve de jouer dans la LNH. Il a de l’avance sur moi, car il a gagné la coupe Stanley, et c’est l’objectif. Il a mis la barre haute et ce sont de grandes chaussures à remplir. Et comme il l’a fait pour moi, je veux donner aux jeunes, même si ça ne représente qu’une infime fraction de ce qu’il a fait pour moi.»

Tout au long de sa rencontre avec les 13 jeunes, Domi s’est ouvert comme s’il s’était trouvé entre amis intimes. Mais ce qui semblait être une seconde nature mardi ne l’a pas toujours été.

«Lorsque j’étais vraiment jeune, je voulais être normal et j’ai gardé tout ça en dedans. Ça m’a causé plus de stress, plus d’émoi. J’ai décidé de m’ouvrir et j’ai réalisé que plus les gens en savaient à ce sujet, plus ils étaient informés, plus ça rendait ma vie facile. Je viens de finir un livre qui relate mon aventure et il y a eu beaucoup d’apprentissage. Mais vous savez quoi, les choses arrivent pour une raison et je suis chanceux de pouvoir partager mon histoire et essayer de faire une différence dans la communauté.»

Canadien

Le Canadien accorde un contrat de trois saisons au défenseur Brett Kulak

MONTRÉAL — Brett Kulak a saisi sa chance avec le Canadien l’hiver dernier et l’équipe a récompensé le défenseur en lui accordant samedi une prolongation de contrat de trois saisons d’une valeur moyenne annuelle de 1,85 million $ US.

Choix de quatrième tour des Flames de Calgary en 2012, 105e au total, Kulak avait de la difficulté à s’imposer avec les Flames et il était le joueur en trop au sein de la brigade de l’équipe d’Alberta quand le Tricolore l’a obtenu l’automne dernier contre les défenseurs Matt Taormina et Rinat Valiev.

Kulak a été rappelé du Rocket de Laval le 22 novembre et a rapidement gagné la confiance des entraîneurs du Canadien.

«Les deux dernières saisons avaient été difficiles et je n’ai jamais obtenu la chance que j’ai eue à Montréal cette saison, a dit Kulak lors d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne, samedi. J’ai été employé en moyenne pendant plus de 17 minutes et demie par match, ce qui vous permet d’avoir un impact sur le match.

«Pendant mon séjour à Laval, j’ai aussi obtenu beaucoup de temps de jeu et j’ai été employé à toutes les sauces, ce qui était différent des deux saisons précédentes (à Calgary). J’ai retrouvé ma touche et quand j’ai été rappelé, la transition s’est bien déroulée.»

Après son rappel, Kulak a été exclu de la formation du Tricolore à seulement trois reprises, disputant donc 57 des 60 derniers matchs de l’équipe. Il en a profité pour établir des sommets personnels au niveau des buts (6), des mentions d’aide (11), des points (17) et du différentiel (plus-12).

«Je crois avoir progressé pendant la saison. J’ai appris les choses que je pouvais me permettre de tenter ou non, a raconté Kulak, qui est âgé de 25 ans. J’ai souvent été employé contre les meilleurs joueurs adverses et j’ai aussi appris certaines de leurs tendances. Il y a quelques fois où je me faisais battre au début, puis plus tard dans la saison j’étais en mesure de les neutraliser.

«Cette occasion m’a permis de développer énormément mon jeu. J’ai gagné en confiance et ma compréhension du jeu a aussi évolué.»

Kulak a terminé la saison à la gauche de Jeff Petry au sein de la deuxième paire en défensive. Il a aussi été souvent utilisé en compagnie de Shea Weber et de Jordie Benn. Échangé pour une première fois dans sa vie, il s’est vite intégré au sein du groupe et n’a pas hésité à s’engager à long terme avec le Canadien.

Il est aussi conscient que le monde du hockey peut changer rapidement et il ne tient rien pour acquis.

«Geoff Molson m’a envoyé un message texte (samedi matin) et c’est quelque chose que j’ai apprécié, a dit Kulak. Ça démontre l’engagement de l’équipe envers moi et que c’est réciproque. Ça me donne envie de travailler encore plus fort aider l’équipe à gagner.

«Je parlais avec mes parents et ils me rappelaient que rien ne changeait même si j’étais sous contrat pour trois saisons, a-t-il ajouté. Je dois continuer à travailler et les contrats vont suivre. Il n’est pas question de lever le pied. Je veux plutôt peser encore plus fort sur l’accélérateur pour aider l’équipe à gagner une coupe Stanley au cours des trois prochaines années.»

En 158 rencontres dans la LNH avec les Flames et le Canadien, Kulak totalise huit buts et 20 aides.

Canadien

Jordan Weal signe un contrat de deux ans avec le Canadien

MONTRÉAL — Après Nate Thompson la veille, le Canadien de Montréal s'est assuré les services du joueur de centre Jordan Weal. Le directeur général Marc Bergevin lui a consenti une entente à un volet de deux saisons d'une valeur annuelle moyenne de 1,4 millions $.

Acquis fin février des Coyotes de l'Arizona en retour de Michael Chaput, Weal a pris part à 63 rencontres avec le Canadien, les Flyers de Philadelphie et les Coyotes de l'Arizona pendant la saison 2018-2019. Il a égalé un sommet personnel en carrière avec un total de huit buts, dont deux en avantage numérique, et 13 aides pour 21 points.

L'attaquant de cinq pieds 10 et 179 livres a amassé 10 points (4 buts, 6 aides) en 16 matchs avec le Canadien. Il a également maintenu un taux de succès de 55,1 % au cercle des mises en jeu à Montréal, jouant en moyenne 15:35 par match.

En 169 rencontres en carrière en saison régulière dans la LNH, Weal a récolté 54 points (24 buts, 30 passes).

Weal a été un choix de troisième tour des Kings de Los Angeles (70e choix au total) lors du repêchage de la LNH en 2010.

Canadien

Match présaison: le CH ne boude pas le Centre Vidéotron

Le Canadien ne jouera pas de match présaison à Québec en septembre pour la première fois en 11 ans, excluant le lock-out de 2012. Représailles dans la bataille du câble entre Bell, actionnaire du CH, et Québecor, gestionnaire du Centre Vidéotron? Pas du tout!

«Ça n’a rien à voir avec le litige», assure le directeur principal aux communications chez le Canadien de Montréal, Dominick Saillant. C’est la participation au match Kraft Hockeyville à Renous, au Nouveau-Brunswick, le 19 septembre, qui chamboule le calendrier habituel. Ils y affronteront les Panthers de la Floride.

Les deux géants des télécommunications se livrent une lutte féroce depuis le 10 avril. Québecor avait alors coupé le signal de TVA Sports, et des séries de la LNH en français, aux abonnés de Bell pour se plaindre des redevances jugées insuffisantes versées par son compétiteur. Malgré tout, l’absence de match de la Flanelle dans la capitale en 2019 ne s’avère pourtant qu’une fâcheuse coïncidence.

«On sait depuis le 16 mars que deux des quatre villes finalistes sont dans l’Est, avec Renous et Saint-Polycarpe, au Québec. Ça fait donc un mois qu’il y a des discussions de planification entre l’équipe et la ligue. C’est la première fois depuis 2008 que le Canadien participe au match Hockeyville», explique Saillant.

Calendrier très chargé

À cette invitation de la LNH s’ajoute un calendrier présaison très chargé, l’automne prochain. Le Tricolore disputera sept rencontres préparatoires en 13 jours. Quatre se joueront au Centre Bell, obligation envers les abonnés de saison, deux auront lieu à Ottawa et à Toronto, dans des aller-retour, et l’autre se tiendra au cœur du Nouveau-Brunswick.

Chez Québecor, on n’envisage pas non plus d’accueillir un match présaison d’une autre formation de la LNH au Centre Vidéotron, cet automne. «Je serais très surpris. Je ne veux pas créer de faux espoirs chez les amateurs pour une autre équipe de la LNH», indique de son côté le directeur communication et marketing chez Québecor sports et divertissement, David Messier.

«On a un calendrier assez rempli. Ç’aurait déjà été difficile de trouver une date [pour le Canadien]. On a plusieurs dates confirmées ou en attente pour des événements potentiels à cette période-là. L’an passé, le match était le 20 septembre et cette année, c’est un des trois spectacles de Céline Dion. Il y a aussi la saison des Remparts qui est commencée», fait valoir Messier.

Rappelons qu’un match du Canadien au Centre Vidéotron n’est pas organisé par Québecor, mais plutôt par Evenko, branche spectacle du Groupe CH qui loue l’amphithéâtre à Québecor.

Les foules en baisse au fil des ans pourraient aussi constituer un facteur pour l’organisation montréalaise de délaisser Québec. Encore une fois, il n’en est rien, assure Saillant. «On a toujours eu de bonnes foules. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais une bonne moyenne entre 12 000 et 15 000. On a toujours reçu un accueil extraordinaire à Québec.»

L’an prochain?

Qu’en est-il pour l’an prochain? «Je n’ai pas de réponse pour 2020, notre calendrier n’est pas fait autant d’avance. Mais je vous assure qu’on aime aller à Québec», conclut le porte-parole du CH, lui-même un produit de la capitale.

Le Canadien s’est arrêté à Québec à 11 reprises en présaison et chaque année depuis 2009, sauf lors du lock-out qui prévalait dans la LNH en 2012.

Le Tricolore avait même livré deux matchs préparatoires au Centre Vidéotron la même année, les 18 et 27 septembre 2017, contre Boston et Toronto, parties qui avaient attiré 9248 et 14 452 spectateurs. L’an dernier, face aux champions de la Coupe Stanley, le match Montréal-Washington avait réuni 11 296 amateurs au Centre Vidéotron.

Le Canadien participera au match du concours Hockeyville pour la troisième fois de son histoire, après ses visites remarquées à Truro (N.-É., 2006) et à Roberval (2008).

Canadien

Jonathan Drouin «pas fier» de sa fin de saison

Malgré une fin de saison difficile, Jonathan Drouin ne se voit pas porter un autre chandail de hockey.

Le natif de Sainte-Agathe-des-Monts est toujours heureux avec le Canadien de Montréal, même s’il a été la cible de nombreuses critiques dans le dernier droit de la saison.

«Je ne me vois pas changer d’adresse, a dit Drouin, mardi, lors du bilan de l’équipe. J’ai du plaisir à jouer ici. Nous avons un bon groupe de gars, pas juste comme joueurs, mais aussi comme personnes. C’est agréable de venir à l’aréna et de les côtoyer. Je ne me vois pas dans un autre chandail en ce moment.»

Drouin, qui est âgé de 24 ans, a récolté 46 points à ses 55 premiers matchs, avant de finalement noircir la feuille de pointage seulement trois fois à ses 26 dernières parties, ajoutant sept points à sa fiche. Il n’était pas blessé, il croit avoir joué avec la même intensité et s’expliquait donc mal cette chute en terme de productivité. Son temps de jeu a été réduit, baissant à 9:57, le 24 mars, dans un match crucial face aux Hurricanes de la Caroline.

«J’ai parlé avec Claude [Julien]. Si j’avais bien joué, je n’aurais pas vu mon temps de jeu passer à 12 minutes, a affirmé Drouin, qui a admis avoir été frustré par sa fin de saison. Je suis capable de le comprendre. Ç’aurait peut-être été différent quand j’avais 19 ou 20 ans.

«Je l’ai pris avec maturité. Nous étions dans une position où il était important de pousser pour les séries. J’ai aimé la façon dont j’ai pris le rôle qui m’a été donné. Je voulais aider l’équipe de n’importe quelle façon.»

Record personnel

Malgré sa fin de saison décevante, Drouin a néanmoins égalé un sommet personnel avec une récolte de 53 points. Il ne voudra donc pas oublié le positif de cette campagne pendant sa préparation estivale.

«Vous ne pouvez pas juste regarder le positif et vous imaginer que tout est beau, a dit Drouin. Et les moments négatifs, je suis capable de les regarder comme un homme. Je dois apprendre et m’améliorer pour ne pas que ça se reproduise.»

Drouin a dit s’être tourné vers les vétérans lors de ces moments difficiles pendant ses trois campagnes avec le Lightning. Il a aussi cherché à aider les jeunes du Tricolore cette saison. Mardi, il avait l’appui de ses coéquipiers, qui souhaitent tous l’aider à afficher une plus grande constance tout au long de la saison.

«Il doit continuer à croire en lui, a affirmé le gardien Carey Price. Tout le monde connaît des moments plus difficiles. Il a quand même compilé de bonnes statistiques. Il doit continuer à offrir un effort constant.»

Par rapport à la constance, Drouin semblait à court de solutions.

«J’aimerais avoir la réponse. Tout allait bien lors des 60 premiers matchs, je ne pensais pas me diriger vers ça, puis ça m’a frappé, a dit Drouin. Ça fait partie de la vie. Je ne suis pas fier de la façon dont j’ai fini ma saison, mais je dois l’accepter.

«Je suis un joueur offensif. C’est pour ça que quand je ne produis pas, les médias et les partisans sont sur mon cas. J’ai un contrat et je dois produire. Je m’attends à ça et mes coéquipiers s’attendent à ça. Ça revient à la constance pendant 82 matchs. Je dois trouver une façon d’y arriver et je travaille pour ça.»

Canadien

Bergevin confiant pour l'avenir

Malgré l’amère déception de ne pas participer aux séries, le leitmotiv de Marc Bergevin lors de son bilan était «ce n’est que le début».

Après une campagne désastreuse en 2017-18, le Canadien a récolté 25 points de plus cet hiver pour rater de peu une participation au tournoi printanier. Les points d’interrogation étaient nombreux lors du bilan du directeur général l’an dernier. Cette fois, au moins l’avenir est prometteur même si l’objectif principal d’une participation aux séries n’a pas été atteint.

«Avec le bagage de ce que nous avons vécu, nous avons déjà une meilleure équipe», a dit Bergevin.

«Nous avions un excellent environnement de travail cette saison et c’est quelque chose d’extrêmement important, a-t-il ajouté. Je sais que les matchs se gagnent sur la patinoire, mais la préparation est importante. Quand tout le monde est sur la même longueur d’onde et que personne n’essaie de faire les choses lui-même, ça fait une énorme différence. Nous avons raté les séries (...), nous ne sommes pas contents. Mais nous savons que nous allons dans la bonne direction. Mon message pour les joueurs était que ce n’est que le début et je sais qu’ils croient la même chose.»

Le Canadien a déjoué les pronostics, accumulant 96 points cette saison grâce à un dossier de 44-30-8. Il a ainsi égalé un record du circuit pour le plus grand nombre de points récoltés sans participer aux séries. Le Tricolore a finalement été éliminé vendredi dernier, à la suite d’une victoire en fusillade de 3-2 des Blue Jackets de Columbus face aux Rangers de New York.

Canadien

Domi et Tatar ont dépassé les attentes; Drouin a manqué de constance

MONTRÉAL — Marc Bergevin a répété en cours de saison qu’il croyait avoir assemblé un groupe qui allait se battre jusqu’à la fin pour participer aux séries. Le directeur général du Canadien a eu raison, même si le résultat final doit lui avoir donné un petit pincement au coeur.

Voici les surprises et les déceptions chez le Canadien cette saison, ainsi que les points d’interrogation en ce début de saison morte.

Surprises

Max Domi avait marqué un total de 36 buts à ses trois premières saisons dans la LNH avec les Coyotes de l’Arizona. Il en a inscrit 28 à sa première campagne avec le Canadien, faisant rapidement oublier Alex Galchenyuk. Domi est devenu le premier joueur du Canadien depuis la saison 2009-10 à atteindre le plateau des 70 points et a été l’un des moteurs offensifs de l’équipe.

Tomas Tatar était vu par plusieurs comme un ajout des Golden Knights de Vegas dans la transaction impliquant Max Pacioretty afin de simplement se débarrasser de son contrat. Tatar a finalement établi un sommet personnel avec 58 points et a terminé deuxième parmi les pointeurs du Tricolore.

Après une campagne bien en-deça de ses standards, Carey Price n’a rien fait pour rassurer les partisans du Canadien en affichant une moyenne de 3,11 et un taux d’efficacité de ,897 lors des deux premiers mois de la saison - ce qui explique pourquoi son rendement a été une surprise quand l’ancien lauréat du Hart et du Vézina a retrouvé son aplomb des beaux jours. À partir du 1er janvier, Price s’est classé sixième à travers la LNH pour le taux d’efficacité (,928) et pour la moyenne (2,20) parmi les gardiens qui ont joué au moins 20 matchs au cours de cette séquence.

Déceptions

C’est seulement dans le dernier droit que Jonathan Drouin a déçu, mais sa baisse de régime correspond aussi à la glissade du Tricolore. Drouin a noirci la feuille de pointage seulement trois fois dans les 26 derniers matchs du Canadien, amassant un but et six aides dans cette séquence. Avant sa traversée du désert, il avait récolté 17 buts et 29 aides en 55 parties. Son manque de production a forcé Claude Julien à réduire son rôle en fin de saison.

Antti Niemi semblait avoir fait sa niche avec le Tricolore la saison dernière après que Bergevin l’eut réclamé au ballottage en novembre 2017. Pendant que Price en arrachait, le vétéran Finlandais était devenu une force tranquille pour le Canadien. Ce ne fut pas le cas cette saison. Outre trois rencontres après la pause de Noël (les trois seules fois où il a accordé moins de trois buts cette saison), Niemi a été un handicap pour le Tricolore. Il a été envoyé dans la mêlée seulement deux fois lors des 30 derniers matchs du Canadien.

Difficile de qualifier la saison du plus jeune joueur du circuit de déception, mais c’est en vertu d’un manque de constance dans ses performances que Jesperi Kotkaniemi se retrouve dans cette catégorie. Malgré ses 18 ans, Kotkaniemi s’est rapidement acclimaté à la LNH et semblait prêt à devenir un membre important dans la marche du Canadien vers les séries quand il a touché la cible dans quatre parties consécutives tôt en février. Kotkaniemi, qui a été limité à 11 aides en 38 matchs à l’étranger, a plutôt vu son rôle être réduit dans le dernier droit et a finalement été laissé de côté à trois reprises.

Points d’interrogation

Jordie Benn est l’un des cinq porte-couleurs du Canadien qui pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet. Benn a raté un seul match et a dépanné en début de campagne, appuyant Jeff Petry en attendant le retour au jeu de Shea Weber. Benn a aussi établi des sommets personnels avec cinq buts et 22 points. Il est apprécié par ses coéquipiers dans le vestiaire, mais à 31 ans, il pourrait être remplacé par un joueur un peu plus jeune si jamais son agent s’avérait trop gourmand.

Joel Armia est capable du meilleur comme du pire. Grâce à son physique imposant et ses mains agiles, il peut réussir des jeux spectaculaires. Toutefois, son manque de vitesse et ce qui semble être parfois un manque de détermination font qu’il peut disparaître pendant de longs moments ou commettre des revirements dangereux. L’attaquant finlandais devra aussi négocier un nouveau contrat puisqu’il deviendra joueur autonome avec compensation le 1er juillet. Sa présence avec le Tricolore a sûrement été réconfortante pour Kotkaniemi qui, comme lui, vient de Pori. Bergevin devra probablement choisir entre offrir du court ou du long terme à Armia.

Puisque Niemi n’a pas fait le travail, la position de gardien réserviste derrière Price représente aussi un point d’interrogation chez le Canadien. Charlie Lindgren a été rappelé du Rocket de Laval en fin de saison pour s’entraîner avec le grand club et participer au dernier match. Toutefois, Lindgren n’a rien cassé avec le Rocket, avec une moyenne de 2,94 et un taux d’efficacité de ,884. Le Canadien voudra probablement donner du temps de jeu à Cayden Primeau du côté du Rocket l’hiver prochain. Lindgren sera certainement le favori pour le poste de réserviste lors du camp. Bergevin pourrait toutefois embaucher un autre vétéran pour épauler Price.

Canadien

Quatre buts de Poehling dans la victoire du Canadien contre les Maple Leafs 6-5

MONTRÉAL — Ryan Poehling a mis un baume sur la plaie de l’élimination du Canadien à son premier match dans la LNH, réussissant un tour du chapeau en plus de marquer le but vainqueur en fusillade dans un gain de 6-5 face aux Maple Leafs de Toronto, samedi.

Éliminé vendredi à la suite de la victoire en fusillade de 3-2 des Blue Jackets de Columbus face aux Rangers de New York, le Tricolore a disputé son seul match sans importance de la saison.

Dans les circonstances, Claude Julien avait décidé d’insérer Poehling dans la formation, moins d’une semaine après que le choix de premier tour du Canadien en 2017, 25e au total, eut signé son premier contrat professionnel, mettant un terme à son stage à St. Cloud State.

Poehling, qui est âgé de 20 ans, est devenu le cinquième joueur dans l’histoire du Canadien à marquer plus d’un but à son premier match dans la LNH - après Joe Malone (5), Alex Smart (3), Aurèle Joliat (2) et John Ferguson (2).

«Je voulais seulement aller sur la glace et jouer mon jeu, faire les bonnes choses, a dit Poehling. Quand vous faites ça, vous êtes parfois récompensés. J’ai l’impression de vivre un rêve.»

Poehling a aussi joué les héros en marquant lors de la quatrième ronde en fusillade. Charlie Lindgren a ensuite stoppé la tentative de Kasperi Kapanen.

«Il a mis la joie dans le vestiaire dans un contexte qui était difficile, a dit Julien au sujet de Poehling. C’est beau de voir que nous avons de bons jeunes qui s’en viennent. Ryan a joué avec beaucoup d’émotions. Il va s’en souvenir longtemps.»

Jordan Weal et Andrew Shaw ont chacun récolté un but et une aide pour le Canadien (44-30-8), qui a mis fin à une série de sept défaites contre la formation torontoise. Artturi Lehkonen et Nicolas Deslauriers ont amassé chacun deux aides.

Lindgren avait aussi obtenu une occasion de se faire valoir. Il a réussi quelques beaux coups, mais a également mal paru sur certaines séquences. Il a finalement effectué 44 arrêts.

Zach Hyman a inscrit un but et une aide, alors que Jake Gardiner, Trevor Moore, William Nylander et Kapanen ont aussi fait bouger les cordages pour les Maple Leafs (46-28-8), qui affronteront les Bruins de Boston lors du premier tour éliminatoire. Frederik Andersen a stoppé 44 tirs.

Le Canadien n’a pas connu le meilleur des débuts de match, alors que Hyman et Gardiner ont profité de bonds favorables pour donner les devants 2-0 aux Maple Leafs après 8:03 de jeu.

Poehling a toutefois permis au Tricolore d’effacer ce déficit. Il a d’abord marqué à la suite d’une remise de Weal à partir de l’arrière du filet à mi-chemin en première période, avant de créer l’égalité après 2:56 de jeu en deuxième en profitant d’une rondelle libre après qu’un tir de Jeff Petry eut atteint la barre horizontale.

«Au cours de ma carrière universitaire, j’ai peut-être marqué 25 buts (NDLR, il en a marqué 29) et il y en a une vingtaine que j’ai inscrit grâce à des tirs de 10 pieds ou moins du but, a raconté Poehling. Il faut se rendre dans ces zones pour créer des occasions.»

Weal a ensuite donné l’avance pour une première fois au Canadien à 7:04. Il a marqué en avantage numérique, complétant une belle mise en scène de Jonathan Drouin et Joel Armia.

Moore a répliqué un peu plus de quatre minutes plus tard, mais Shaw a ensuite profité d’une belle passe transversale de Max Domi pour relancer le Canadien.

Nylander a permis aux Leafs de créer l’égalité avant de retraiter au vestiaire pour le deuxième entracte, battant Lindgren après avoir contourné le filet avec 2:27 à jouer dans l’engagement.

Kapanen a redonné l’avance aux Maple Leafs après 8:04 de jeu en troisième période. Il a été oublié dans l’enclave et Auston Matthews l’a repéré, lui permettant de tirer dans un filet ouvert.

Poehling est toutefois revenu à la charge avec 2:31 à faire. Il a profité d’une courte passe de Lehkonen pour se présenter seul devant Andersen, qu’il a déjoué d’un tir des poignets précis du côté du bouclier.

Les joueurs du Canadien passeront au Complexe sportif Bell de Brossard pour une dernière fois avant les vacances, mardi. La direction de l’équipe fera aussi son bilan.

Échos de vestiaire

Nicolas Deslauriers a assisté de près aux exploits de Ryan Poehling:

«Nous avions un peu de tout sur notre trio. (Jordan) Weal amène du talent et de la vitesse. C’était la première fois que je voyais Poehling et il travaille fort. (...) Il a mis la barre haute!»

Le Canadien a égalé un record du circuit en ratant les éliminatoires malgré une récolte de 96 points, ce qui tourne le fer dans la plaie, selon Andrew Shaw:

«Je crois que nous avons fait taire nos détracteurs cette saison. Nous avons tous la sensation que nous méritions de jouer en séries. Avec 96 points, vous faites normalement les séries. (...) Ça laisse un goût amer dans notre bouche, mais il faut regarder les éléments positifs.»

L’entraîneur-chef des Maple Leafs Mike Babcock a été impressionné par la soirée de Ryan Poehling:

«Les rapports ne mentionnaient pas qu’il était le genre à marquer quatre buts à La soirée du hockey au Forum. Je ne sais pas combien de joueurs ont déjà fait ça. Je lui dis bravo.»

Canadien

Confirmé: le Canadien hors des séries

NEW YORK — Le Canadien de Montréal ne participera pas aux séries, résultat d'un gain de 3-2 des Blue Jackets de Columbus aux dépens des Rangers à New York vendredi, en fusillade.

Les espoirs du CH et de leurs partisans ont été anéantis quand Tony DeAngelo a raté sa chance, au troisième tour.

Artemi Panarin a été le seul buteur, en deuxième ronde. Il avait marqué à 14:27 au troisième tiers, procurant les devants 2-1 aux Blue Jackets. C’était avant le but égalisateur de Pavel Buchnevich d’un angle difficile, avec six secondes à écouler au temps régulier.

Columbus avait besoin d’un gain et l’a obtenu, atteignant ainsi les séries pour la troisième année de suite. Les Blue Jackets ont 96 points, Montréal 94.

Samedi, même dans le scénario d’une victoire du Canadien et d’un revers de Columbus, le bris d’égalité irait en faveur du groupe de l’Ohio. Les Blue Jackets vont conclure la saison régulière à Ottawa, pendant que le Canadien recevra Toronto.

Les Blue Jackets ont prévalu six fois depuis sept rencontres. Quant aux Rangers, ils échappaient un troisième match d’affilée.

Au troisième vingt, Panarin a fait mouche d’un tir des poignets dans la lucarne, du haut de l’enclave. Il a été patient pour se créer de l’espace et un bon angle de tir, inscrivant son neuvième point en sept matches.

L’arrêt du match a été celui de Sergei Bobrovsky aux dépens de Brett Howden lors d’un trois contre un, avec huit minutes au cadran en troisième période. Cela gardait le score à 1-1.

Bobrovsky a stoppé 25 tirs. L’autre but des Jackets est venu de Ryan Dzingel, qui a créé l’impasse 1-1, au début de la troisième période.

Alexander Georgiev a fait 39 arrêts du côté des Rangers, tandis que Chris Kreider a marqué tôt en période médiane.

À l’approche des neuf minutes de jeu dans le match, les visiteurs ont créé une belle occasion avec de jolies passes de Boone Jenner et Zach Werenski, mais Alexandre Texier n’a pas réussi à compléter. Le Français de 19 ans a été rappelé la veille de Cleveland, dans la Ligue américaine.

Lors du premier tiers, les Rangers ont écoulé une punition à Vinni Lettieri, qui avait nui au travail de Bobrovsky.

Avec cinq minutes à disputer au premier tiers, Georgiev a été brillant aux dépens de Riley Nash, à l’embouchure droite. Les Jackets ont conclu l’engagement initial avec 15 tirs, 10 de plus que les Rangers.

Les Rangers ont pris les devants 1-0 à 1:47 au deuxième tiers. De l’enclave, Kreider a fait mouche avec un tir vif, suite à une passe de Mika Zibanejad.

Kreider égalait un sommet personnel avec un 28e but. Peu avant, Georgiev avait fait un bel arrêt du bout de la jambière gauche, contre Matt Duchene.

Columbus a nivelé le score dans la troisième minute du troisième vingt. Dzingel a marqué d’un tir frappé du haut de l’enclave, sur une passe de Nick Foligno.

Canadien

Cinq défaites qui ont peut-être fait un peu plus mal au Canadien que les autres

MONTRÉAL — Les défaites ont toute la même valeur au terme de la saison, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a bien sûr les défaites en bris d'égalité qui donnent un point, mais il y a aussi les revers subis après avoir échappé l'avance en troisième période ou encaissé lors d'une rencontre déterminante qui font un peu plus mal que les autres.

Avant son dernier match de la saison régulière, le Canadien présente un dossier de 43-30-8. S'il a bien fait en gagnant sept parties après avoir tiré de l'arrière après deux périodes, le Tricolore a toutefois compilé des fiches de 27-3-4 quand il mène après 40 minutes de jeu et de 9-5-4 quand le pointage était égal, laissant filer de précieux points.

Voici cinq défaites du Canadien qui ont peut-être fait pencher la balance au cours de la saison :

25 octobre, 3-4 contre les Sabres, à Buffalo

Max Domi donne les devants 3-2 au Canadien après 6:34 de jeu à la troisième période, mais Antti Niemi est incapable de fermer la porte aux Sabres. Sam Reinhart crée l'égalité avec 6:53 à jouer, puis Kyle Okposo marque en avantage numérique avec 61 secondes au match, pendant que Joel Armia était au banc des punitions. Le Canadien encaisse alors un premier revers cette saison quand il mène en troisième période.

2 février, 2-3 (prol.) contre les Devils, à Montréal

Le Canadien reprend le collier après la pause du match des étoiles en position pour obtenir le premier laissez-passer supplémentaire donnant accès aux séries, deux points devant les Blue Jackets de Columbus et avec un coussin de cinq points sur les Hurricanes de la Caroline. Contre une équipe à la dérive et privée de son attaquant étoile Taylor Hall, le Tricolore voit plutôt Nico Hischier créer l'égalité à mi-chemin en troisième période, puis déjouer à nouveau Antti Niemi en prolongation.

23 février, 3-6 contre les Maple Leafs, à Toronto

Le Canadien se présente à Toronto accusant un retard de trois points seulement sur les Maple Leafs et le troisième rang de la section Atlantique. Le Tricolore prend les devants 3-0 en première période, mais les Leafs réduisent l'écart à un seul but au deuxième engagement. Un bond favorable de la rondelle contre la bande dans le coin de la patinoire permet à William Nylander de compléter la remontée des Maple Leafs après 6:58 de jeu en troisième période. Zach Hyman donne ensuite les devants aux locaux avec 1:50 à écouler en temps réglementaire. Andreas Johnsson et Hyman ajouteront des buts dans un filet désert, tournant le fer dans la plaie.

24 mars, 1-2 (prol.) contre les Hurricanes, en Caroline

Contre un rival direct dans la course pour les deux laissez-passer supplémentaires dans l'Est, le Canadien s'accroche à une avance de 1-0 pendant de longues minutes grâce au brio de Carey Price. Mais même un Price en état de grâce n'y peut rien avec 5:39 à faire à la troisième période, quand un tir de Trevor van Riemsdyk effleure la jambe du défenseur Jordie Benn pour changer de direction et aboutir dans le fond du filet. En prolongation, Brendan Gallagher commet un revirement en zone neutre, puis Andrei Svechnikov surprend Price grâce à un tir entre les jambières.

28 mars, 2-6 contre les Blue Jackets, à Columbus

Dans ce qui sera peut-être considéré comme le match le plus déterminant dans le sort du Canadien, la troupe de Claude Julien connaît un début de match idéal, alors que Brett Kulak ouvre le pointage après seulement 75 secondes de jeu. Les Blue Jackets renversent toutefois la vapeur à la deuxième période, prenant les devants 3-2, avant d'humilier le Tricolore en ajoutant trois buts en troisième période. Cette victoire permet aux Blue Jackets de devancer le Canadien au dernier rang donnant accès aux séries dans l'Est.