De nombreuses roulottes étaient installées de façon permanente sur les territoires de la zec Martin-Valin, une situation qui est maintenant réglée.

Camping réglé sur la zec Martin-Valin

CHRONIQUE / Le dossier du camping est maintenant réglé sur la zec Martin-Valin. L’organisme avait demandé une année supplémentaire au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, l’an dernier pour régulariser la situation des roulottes dans le cadre du plan d’action régional sur le camping.

«On peut considérer que 80 pour cent des 230 cas d’installations de camping non conformes sont régularisés. Dans le but d’accommoder notre clientèle, nous avons aménagé sept sites de camping conformes avec les installations septiques pour un total de 111 terrains répartis aux quatre coins de notre territoire», rapporte le président de la zec, Raynald Lapointe.

«Certains campeurs ont sorti leur installation de la zec alors que d’autres ont profité du terrain d’entreposage hivernal de roulottes que nous avons aménagé entre les kilomètres 42 et 43 du chemin de la rivière Taggi au nord du lac Betsiamites. L’emplacement est gratuit et les campeurs pourront déplacer leur roulotte sur le territoire en période estivale», fait savoir Raynald Lapointe.

La politique d’encadrement du camping dans les zecs aura eu pour conséquence pour la zec Martin-Valin de perdre une trentaine d’utilisateurs du territoire, ce qui se traduira par des pertes financières d’environ 30 000 $.

«La demande est forte pour le camping, nous avons l’intention d’aménager un autre site de 17 terrains l’an prochain», annonce le président précisant que le camping rustique et de court séjour est toujours possible sur leur territoire.

Villégiature déguisée

Rappelons que l’encadrement du camping sur les zecs avait pour but de faire respecter le caractère temporaire du camping alors que de nombreux propriétaires de roulotte avaient transformé leur installation en chalet de villégiature permanent.

Le plan d’action du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été mis en oeuvre à l’été 2016 dans l’ensemble des zecs de la région. Les usagers doivent donc retirer leur équipement 48 heures après la chasse au gros gibier ou, au plus tard, le 30 novembre, à l’exception des campings aménagés où l’occupation annuelle est permise.


« On peut considérer que 80 pour cent des 230 cas d’installations de camping non conformes sont régularisés. »
Raynald Lapointe

Présence de sangliers sauvages

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) demande aux chasseurs de signaler toutes présences de sangliers en nature. Ce mammifère, considéré comme l’une des espèces envahissantes les plus néfastes au monde, peut causer des dommages importants aux écosystèmes et affecter grandement les espèces indigènes par son comportement fouisseur et saccageur. L’objectif des signalements est de supporter les opérations de capture et d’éradication des sangliers qui se reproduisent en milieu naturel récemment entreprises par le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs. L’organisme demande aux chasseurs de ne pas abattre eux-mêmes les sangliers, car cela est interdit par la réglementation et les spécimens, nous informent les biologistes. Ils deviennent plus craintifs et se dispersent sur un plus grand territoire, ce qui compromet l’efficacité des opérations de capture.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean les agents de protection de la faune ont effectué récemment un inventaire des détenteurs de sangliers pour inspecter la conformité réglementaire des enclos. Les résultats de l’opération menée au Saguenay ont été très concluants. Des huit inspections dans des installations où il y avait des sangliers, six détenteurs avaient des enclos non conformes. Ils devront apporter des correctifs à leurs installations afin de respecter la réglementation, sinon ils s’exposent à être mis en infraction. Rappelons que l’an dernier, un pêcheur du Chemin Bowater à Dolbeau-Mistassini, près du secteur Caribou, avait pris en photo un sanglier sauvage en bordure du chemin forestier. On contacte SOS Braconnage au 1 800 463-2191 ou encore par courriel à l’adresse centralesos@mffp.gouv.qc.ca pour vos observations.

7,5 millions $ pour le saumon

Le gouvernement du Québec a annoncé cette semaine une subvention de 7,5 millions $ à la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) pour les cinq prochaines années dans le but de réaliser des investissements importants en infrastructures et à la promotion de la pêche au saumon. Rappelons que le Québec compte 118 rivières à saumon qui supportent 62 000 jours de pêche annuellement qui génère des dépenses annuelles de 50 millions $.