Le demi défensif originaire d’Alma William Pettersen participera au camp d’évaluation régional de la Ligue canadienne de football, vendredi, à Montréal.

Camp d’évaluation régional de la LCF: le demi-défensif William Pettersen invité

Natif d’Alma, le demi-défensif William Pettersen aura l’occasion d’impressionner les recruteurs, vendredi, lors du camp d’évaluation régional de la Ligue canadienne de football (LCF), à Montréal.

Un total de 56 joueurs de l’est du pays ont été conviés à cet événement, dans l’espoir d’obtenir une invitation pour le camp d’évaluation national à la fin du mois, à Toronto, mais surtout d’être sélectionnés lors du repêchage qui se déroulera le 29 avril.

Même s’il a passé les premières années de sa vie à Alma, William Pettersen n’a jamais joué au football dans la région, ayant quitté avec sa famille à Québec alors qu’il était au début du primaire. Comme plusieurs, il a fait ses premières armes sur un terrain au secondaire, attirant rapidement l’attention avec le Séminaire Saint-François, évoluant au sein de plusieurs équipes du Québec et étant nommé joueur du match lors du Bol d’Or de 2012. Après quelques années avec Garneau en première division collégiale, William Pettersen a été recruté par l’Université McGill, disputant tous les matchs des trois dernières saisons.

« Après quatre ans à l’université, tenter sa chance à un niveau supérieur, c’est toujours une bonne idée. J’ai l’opportunité devant moi d’aller pro, je me suis dit: ‘‘Pourquoi pas, après 12 ans de football!’’ J’ai ce qu’il faut pour me développer chez les professionnels et je veux me donner une chance », explique d’entrée de jeu William Pettersen, lors d’une entrevue téléphonique. Depuis trois mois, il se prépare quotidiennement avec d’autres anciens coéquipiers pour cette audition qui pourrait changer la suite des choses.

Le demi défensif originaire d’Alma William Pettersen participera au camp d’évaluation régional de la Ligue canadienne de football, vendredi, à Montréal.

« Ce n’était pas nécessairement un objectif. Quand je suis arrivé à McGill, c’était plus de graduer et d’avoir un diplôme. Le football, ce n’est pas secondaire, mais on est là parce qu’on a une passion. Avec le fait qu’on a quand même une chance de pouvoir être professionnels, quand j’étais jeune, je pensais tout le temps à ça. Rendu à la fin de ton parcours, tu es rendu là; pourquoi ne pas essayer? », met en contexte l’athlète originaire d’Alma, qui a complété deux certificats au cours des dernières années, en ressources humaines et en entrepreneuriat.

« Je suis conscient que la Ligue canadienne, ce n’est pas quelque chose qui va me faire vivre toute ma vie et je ne m’attends pas à jouer dix ans. Je me dis que je dois avoir un à-côté qui est quand même solide », fait-il valoir.

Polyvalent

Un élément joue grandement en faveur de William Pettersen : sa polyvalence. Utilisé à plusieurs positions au cours de sa carrière, il a également évolué au sein des unités spéciales, une facette très importante dans la Ligue canadienne de football.

« Je suis conscient que comme joueur de première année et Canadien, ce ne sont pas nécessairement des joueurs très utilisés, mais tu peux quand même avoir un poste sur les unités spéciales. C’est quelque chose que j’ai commencé à apprécier durant les deux dernières années », avance-t-il.

« C’est un tiers d’un match. Veut, veut pas, ça change quand même le cours d’une partie. Quand tu peux avoir ton impact sur ce tiers, c’est quand même remarquable, selon moi, poursuit William Pettersen. Ça me donne un avantage de plus que des gars qui ont seulement joué à leur position. J’ai bougé pas mal et j’ai pratiqué les exercices et les positions qui sont peut-être recherchées sur les unités spéciales. Ça me donne peut-être un petit avantage sur d’autres qui n’ont pas eu autant de répétitions à ces postes. Ça va peut-être jouer en ma faveur. »