Brady au bout du rouleau?

Depuis quelques semaines, Tom Brady a vraiment l’air d’un quart-arrière de 42 ans.

Dimanche soir, lors de la défaite des Patriots (10-2) face aux Texans (8-4), le vétéran a offert une performance en dents de scie. Si on ne regarde que les statistiques, 326 verges, trois touchés, une interception, on est en droit de se poser des questions sur cette dernière affirmation. Toutefois, si on a visionné le match, surtout les trois premiers quarts, on ne doute pas du tout, alors que la majorité des verges gagnées et ses deux touchés ont été faits en fin de rencontre alors que les Texans se sont montrés très généreux. C’était la première fois en six matchs que Brady surpassait la barre symbolique des 300 verges et, pour une septième rencontre de suite, il a montré un taux d’efficacité par la passe en deçà de 100, la plus longue séquence du genre de toute sa carrière.

Il est devenu évident que la vélocité des passes de Tom Brady n’est plus au rendez-vous, mais ce qui devient inquiétant dans son cas, présentement, c’est qu’il rate de courtes passes et commet des erreurs inhabituelles, comme son interception loin dans son territoire, ce qui a mené au premier touché des Texans. Il ne semble pas non plus être sur la même longueur d’onde que ses receveurs. On peut faire dire ce qu’on veut aux statistiques, mais on voit qu’il se dégage des tangentes à long terme. Depuis la semaine quatre, croyez-le ou non, mais Tom Brady a des statistiques vraiment très semblables au quart-arrière des Bears (6-6), Mitch Trubisky... Ça vaut ce que ça vaut, mais être un partisan des Patriots, je serais drôlement inquiet de ces chiffres.

Une saison de football, c’est difficile pour le corps, même pour un quart-arrière qui évite au maximum les contacts depuis le début de sa carrière. N’empêche qu’il en lance, des ballons, dans une semaine, beaucoup, pour ne pas dire énormément. À 42 ans, son corps récupère certainement plus difficilement. Est-il au bout du rouleau ? La question est vraiment légitime et, si c’est le cas, les Pats sont dans le gros trouble malgré leur fiche et leur deuxième place de la conférence Américaine. Étonnamment, les Bills de Buffalo (9-3) leur soufflent dans le dos et les deux équipes croiseront le fer dans un peu plus de deux semaines à Foxboro.

La défensive, qui était vantée comme l’une des meilleures de l’histoire en début de saison, a également été exposée face aux Texans. Lors des matchs précédents, au cours desquels l’attaque avait éprouvé plus de problèmes, l’unité défensive avait sauvé la mise, mais pas cette fois. Au cours des 11 premiers matchs, les Patriots n’avaient permis que trois touchés par la passe. Or, dimanche, ils en ont concédé quatre à la bande à Deshaun Watson. Coïncicence ou non, les deux matchs qui ont donné le plus de fil à retordre à la défensive des Pats sont ceux où elle affrontait des quarts-arrières mobiles. La première fois, c’était contre les Ravens (10-2) et un certain Lamar Jackson qui, semble-t-il, est un sérieux candidat au titre de joueur le plus utile. Dimanche prochain, les Patriots feront de nouveau face à un quart-arrière mobile, Patrick Mahomes, et les Chiefs de Kansas City (8-4).

EN HAUSSE
Les Bengals (1-11)

Ils ne termineront pas la saison sans aucune victoire. Ils ont fait les choses de manière impressionnante face aux Jets de New York (4-8). Le retour au poste de quart-arrière d’Andy Dalton après un séjour infructueux de Ryan Finley a porté ses fruits. Je croyais vraiment que cette équipe avait abandonné, mais les joueurs ne voulaient pas se retrouver parmi les pires équipes de l’histoire.

Deshaun Watson a causé des maux de tête à la défensive des Patriots.

Les Texans (8-4)

Il a abondamment été question plus haut des difficultés des Patriots, mais il faut rendre crédit aux Texans qui ont disputé un solide match, si on fait exception des cinq dernières minutes. Dans la victoire, Deshaun Watson est devenu le premier quart-arrière de l’ère du Super Bowl avec plus de 9000 verges par la passe et 1000 au sol à ses 35 premiers matchs en carrière. Impressionnant !

Les Steelers (7-5)

On les croyait morts après un départ de 0-3 et la perte du quart-arrière Ben Roethlisberger. Ils en sont maintenant à leur troisième quart-arrière, Devlin Hodges, et montrent une fiche de 7-2 à leurs neuf dernières rencontres. Ils ont complètement étouffé les Browns (5-7) et les ont du même coup écartés de la course aux séries. Les Steelers sont en contrôle de leur destinée d’ici la fin de leur calendrier.

EN BAISSE

Le receveur de passes des Broncos Courtland Sutton a réussi tout un attrapé pour le touché face aux Chargers.

Les Chargers (4-8)

Franchement ! C’est tout ce qui me vient en tête. Depuis de trop nombreuses années, les Chargers inventent des manières de perdre et ont réédité le grand livre, dimanche, s’inclinant 23-20 face aux Broncos (4-8). Cette fois, ils ont écopé d’une pénalité d’interférence sur une passe avec neuf secondes à faire, ce qui a mené au placement gagnant. Les huit défaites des Chargers l’ont été par moins de sept points. Ça en dit long sur la gestion des entraîneurs en fin de match.

Les Raiders (6-6)

Tout s’écroule pour les Raiders, depuis deux semaines, avec deux dégelées face aux Jets et les Chiefs. Ils se retrouvent maintenant à l’écart des séries éliminatoires et amorcent le dernier droit avec beaucoup de points d’interrogation. Au moins, leur calendrier est très favorable avec des duels face aux Titans, Jaguars, Chargers et Broncos qui sont tous présentement exclus des séries. Ils ont une dernière chance dimanche, à domicile face aux Titans du Tennessee (7-5).

Les Dolphins ont réussi tout un jeu truqué face aux Eagles.

Les Eagles (5-7)

Ils menaient par deux touchés au troisième quart face aux Dolphins — et non les Ravens — et ont laissé filer une victoire critique. Ils avaient pourtant l’occasion de faire un pas de géant vers les séries après la défaite des Cowboys (6-6) face aux Bills. En prime, au deuxième quart, les Eagles ont concédé l’un des touchés les plus loufoques des dernières années, sur un jeu truqué des Dolphins (3-9) qui a mené à une passe du botteur de dégagement Matt Haack à l’autre botteur, mais de placement, Jason Sanders.

CHIFFRE DE LA SEMAINE

9

Les Saints de la Nouvelle-Orléans ont réussi neuf sacks du quart-arrière Matt Ryan, jeudi dernier, dont quatre seulement pour Cameron Jordan. Ils avaient également réussi le même nombre de sacks en 2001, également face aux Falcons.

CITATION DE LA SEMAINE

« Je crois que je vais avoir une autre opportunité et je vais encore diriger »

— L’ancien entraîneur-chef des Panthers de la Caroline Ron Rivera, qui a été congédié à la suite du revers des siens face aux Redskins. Sous sa gouverne de neuf saisons, les Panthers ont participé quatre fois aux séries, se qualifiant pour le Super Bowl en 2016, s’inclinant devant les Broncos de Denver.

MATCH DE LA SEMAINE

49ers-Saints

Un duel pour la tête de la conférence Nationale que les Saints ont ravi aux 49ers à la suite de leur défaite, en fin de match, à Baltimore.

PRÉDICTIONS DE LA SEMAINE

DAL (6-6) CHI (6-6)

MIA (3-9) NYJ (4-8)

WAS (3-9) GB (9-3)

DET (3-8-1) MIN (8-4)

SF (10-2) NO (10-2)

CAR (5-7) ATL (3-9)

BAL (10-2) BUF (9-3)

CIN (1-11) CLE (5-7)

DEN (4-8) HOU (8-4)

IND (6-6) TB (5-7)

LAC (4-8) JAX (4-8)

TEN (7-5) OAK (6-6)

PIT (7-5) ARI (3-8-1)

KC (8-4) NE (10-2)

SEA (10-2) LAR (7-5)

NYG (2-10) PHI (5-7)

Semaine dernière: 11 en 16
Total saison: 124-64-1 (65,60%)