Les voitures de la Série de courses automobiles Sportsman Lucas Oil ont fait vrombir leur moteur à l'Autodrome de Saint-Félicien samedi soir. Yves Pelchat et son fils Xavier ont eu la chance unique de rouler sur la même piste.

Autodrome de Saint-Félicien: Parcours sans faute pour Dominic Jacques

Les voitures de la Série de courses automobiles Sportsman Lucas Oil ont fait vrombir leur moteur à l'Autodrome de Saint-Félicien samedi soir. Un spectacle haut en sensations fortes auquel ont assisté quelques centaines de spectateurs.

Pour la quatrième course de la saison, trois des cinq pilotes régionaux espéraient ravir la première place à domicile, cumulant au passage les points nécessaires pour s'élever au classement.

Originaires de Saint-Félicien, Xavier et Yves Pelchat avaient l'avantage de connaître la piste dans ses moindres détails, faute d'y avoir couru à maintes reprises. Un avantage de taille dans cette féroce compétition où 12 des 14 voitures avaient le potentiel nécessaire pour l'emporter.

"La piste de Saint-Félicien compte parmi les plus difficiles au Québec parce que plus abrasive et que chacune des 3 courbes est différente donc ça devient très difficile d'ajuster sa voiture pour qu'elle soit le plus rapide possible", souligne André Poulin, promoteur de la Série Sportsman.

Le jeune espoir Xavier Pelchat (#88) à dû quitter la piste après trois tours seulement, en raison d'un problème de suspension. Quelques tours plus tard, c'était le tour de son père Yves Pelchat (#8) de perdre le contrôle de son véhicule et de percuter un mur de la piste.

Faibles revenus

On pourrait croire qu'un événement d'une telle envergure attirerait des foules, mais les pilotes provenant majoritairement de l'extérieur de la région, l'intérêt du public serait moins grand, selon le copropriétaire de la l'Aérodrome Saint-Félicien, Yves Pelchat.

"Le sport motorisé dans son ensemble est en déclin, ce n'est plus ce que c'était dans les années '80-90. La course automobile, ça fait du bruit, c'est souvent en soirée et ce n'est pas toujours dans le budget d'une famille moyenne", raconte M.Pelchat.

Hormis les retombées économiques plutôt faibles pour l'Autodrome, la tenue de la Série Sportsman Québec Lucas Œil permet aux fervents amateurs de la région de venir assister au spectacle unique qu'offrent ces voitures, avares de vitesse et de dépassements sans pareil.

C'est entre autres le cas de Xavier Pelchat, plus jeune coureur de la compétition.

Pilotes de père en fils

Détenteur du huitième rang au classement général, Xavier fait d'ailleurs partie de ces pilotes d'exception qui ont appris à conduire des bolides à grande vitesse sur des circuits fermés avant de pouvoir se balader sur les voies publiques.

"Il a fallu beaucoup d'adaptation parce que conduire sur une piste automobile, c'est complètement différent que de conduire sur la route. Par contre, je pense que le fait de commencer sur un rond de course m'a permis de devenir un meilleur conducteur", mentionne le jeune homme.

Le jeune homme a aussi le bonheur de courir aux côtes de son paternel, Yves Pelchat. Mais ce dernier a choisi de retirer la clé du contact de sa voiture automobile pour concentrer l'essentiel du budget pour son fils au potentiel certain.

"Chaque voiture de la Série coûte en moyenne 25 000$ par année, sans compter le temps qu'on doit mettre sur les travaux de mécaniques et autres. J'ai préféré me limiter aux deux courses qui auront lieu à Saint-Félicien cet été pour m'assurer que Xavier puisse performer à son plein potentiel."

La prochaine course de la Série se tiendra encore une fois à Saint-Félicien, le 4 août prochain. Parions que Dominic Jacques sera de la partie pour défendre son titre de vainqueur...