Le propriétaire de Gendron Bicycles, David Gendron (à gauche), a fait don d'une machine servant à damer les sentiers du Boisé panoramique, le Snowdog. M. Gendron et sa bête sont accompagnés de Jean-François Garon, un des administrateurs de Vélo-Chicoutimi.

Appel au civisme des utilisateurs du Boisé panoramique

Devant une popularité fulgurante de l'utilisation des sentiers du Boisé Panoramique de Chicoutimi par les amateurs de fatbike, Vélo-Chicoutimi fait face à certaines situations dont l'organisme aimerait bien se passer.
Ce n'est plus un secret pour personne, la pratique du fatbike connaît une hausse remarquable dans la région. Reconnu jadis pour ses sentiers de vélo de montagne l'été, le Boisé Panoramique est devenu une véritable manne pour les utilisateurs de fatbike. Vélo-Chicoutimi, un organisme à but non lucratif qui s'occupe de l'entretien et du développement des sentiers du Panoramique, détient un budget qui n'a pas suivi la demande. Et cette demande est désormais présente 12 mois par année.
Malheureusement, le partage des sentiers provoque certaines problématiques. Le Panoramique est avant tout un endroit qui priorise les cyclistes, même si les marcheurs et les raquetteurs y ont accès.
« On développe et on entretient les sentiers pour l'activité principale qui est le vélo de montagne, ce qui inclut le fatbike l'hiver, mentionne le président de Vélo-Chicoutimi, Jean-Robert Wells. Cela étant dit, on ne veut pas du tout restreindre l'usage pour les marcheurs, les coureurs et les raquetteurs. Ils sont les bienvenus, mais l'objectif est de conserver une priorité d'utilisation pour les cyclistes. »
Un guide d'usage, qui n'est pas une liste de règlements stricte, mais bien des recommandations aux utilisateurs, est disponible sur le site de Vélo-Chicoutimi et sur la page Facebook du Boisé Panoramique. Malgré tout, la situation ne s'améliore pas. Cette page Facebook est d'ailleurs le théâtre de discussions qui s'enveniment sérieusement à l'occasion, lorsque certains sujets sensibles sont abordés.
« Avec la montée en puissance du fatbike, je dirais que les conflits d'usage sont exponentiels, observe Jean-Robert Wells. On essaie de gérer ça du mieux qu'on le peut, mais on n'a pas d'infrastructure outre que les sentiers sur le site du Boisé Panoramique. Ça complique la gestion de tous les éléments. On travaille fort à être mieux organisé, mais tant qu'on n'a pas de poste d'accueil, c'est difficile d'y mettre des employés permanents affectés à la patrouille. »
Le président de Vélo-Chicoutimi a reçu certains témoignages à propos d'incidents disgracieux. Selon lui, on ne devrait pas avoir à se rendre là.
« Quand un cycliste et un marcheur se croisent d'un peu trop près, il y en a malheureusement qui s'engueulent, déplore M. Wells. Ce n'est vraiment pas ce qu'on veut vivre, on veut que ça se fasse dans le civisme et dans le respect. Il y a de la place pour tout le monde et ne veut limiter aucun type d'usage. »
La présence de marcheurs en compagnie de leur chien laissé sans surveillance est un autre problème récurrent. Vélo-Chicoutimi s'occupe du Boisé Panoramique depuis 17 ans et cette situation est dénoncée depuis autant d'années, affirme Jean-Robert Wells. Depuis le mois de mai dernier, il est interdit d'y amener son chien et de lui enlever sa laisse. Cette consigne semble toutefois avoir sombré dans l'oubli.
« Même si on a remarqué une très légère amélioration, il nous arrive de connaître des incidents avec blessures, partage Jean-Robert Wells. Ce n'est pas une position dogmatique, loin de là, mais ce n'est pas la place pour se promener avec un chien sans laisse. »
M. Wells demande également aux marcheurs d'éviter les sentiers lorsque les conditions sont molles et que le mercure est à la hausse. Des trous se créent à ce moment et les conditions se dégradent rapidement.
Un don du ciel
Dans les derniers jours, Vélo-Chicoutimi a reçu l'aide précieuse de Gengron Bicycles, qui a fait don d'un Snowdog, un équipement qui sert à damer les sentiers de façon rapide et efficace.
« C'est un don de taille et on est extrêmement reconnaissant envers le propriétaire David Gendron, commente Jean-Robert Wells. On jonglait avec la possibilité de faire l'acquisition d'un matériel pour entretenir les sentiers, même si on n'avait pas les fonds pour le faire. C'est vraiment tout à l'honneur de Gendron Bicycles de nous avoir approchés et de nous aider. Pour nous, c'est un gros morceau et pour le moment, les tests sont très concluants. »