Juste avant d’être opéré à l’épaule, le judoka jonquiérois Antoine Bouchard (à droite) a fort bien fait avec une médaille de bronze au Grand Prix de judo de Montréal.

Antoine Bouchard vise un retour en force

Pas question de retraite pour le judoka jonquiérois Antoine Bouchard. L’olympien, qui vient tout juste d’avoir 25 ans, a subi une opération à l’épaule à la mi-juillet justement dans le but d’être fin prêt à performer en janvier dans le cadre du processus de qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Blessé lors d’une compétition au Mexique en octobre 2018, le Jonquiérois doit actuellement faire preuve de patience puisque la convalescence recommandée est de six mois. « Je me donne toutes les chances pour revenir le plus prêt possible en janvier et espérer performer le plus rapidement possible », a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.

« Dans une semaine, ça va faire trois mois que j’ai été opéré, souligne-t-il. Jusqu’à maintenant, les deux premières semaines, c’était assez douloureux et j’avais de la misère à dormir. » Puis, il a profité des services de physiothérapie offerts au centre national d’entraînement.

« Maintenant, je n’ai presque plus de restrictions pour les mouvements. Et dans une semaine, je n’aurai plus de restrictions pour lever une charge. C’est un processus assez long parce qu’il faut attendre que tout soit bien réparé », convient-il. Quand tout sera bien rétabli, il faudra ensuite faire des exercices pour renforcer l’épaule.

Juste avant d’être opéré à l’épaule, le judoka jonquiérois Antoine Bouchard a fort bien fait avec une médaille de bronze au Grand Prix de judo de Montréal. L’Olympien espère être de retour fin prêt en janvier pour se qualifier pour les Jeux de Tokyo 2020.

« Mon but est de recommencer à m’entraîner à 100 % la première semaine de janvier pour avoir environ trois semaines avant la première compétition. J’hésite entre deux, soit de participer à un Grand Prix en Israël ou à une compétition de moins grande envergure en Belgique. Mais ce serait plus une préparation en vue du Grand Chelem de Paris qui est l’un des plus importants tournois de l’année », explique Antoine Bouchard.

Le judoka a changé de catégorie de poids depuis les Jeux de Rio où il avait fini 5e. Au Championnat du monde de 2017, il est passé chez les 66 kilos aux 73 kilos.

Le bon moment

Blessé en octobre, le Jonquiérois a tout de même enduré son mal pendant près de 9 mois avant de passer sous le bistouri. « C’était maintenant ou jamais. Quand je me suis blessé, il était hors de question, pour moi, de me faire opérer parce que le processus de qualification pour les Jeux de 2020 était commencé. Je me disais que si je partais avec huit mois en moins, ce serait assez difficile (à rattraper). Mais plus j’avançais, plus je me rendais compte que mon épaule serait un fardeau plus lourd à traîner que prévu. En avril, je suis allé voir mes entraîneurs pour leur dire qu’il faudrait que je me fasse opérer. »

Juillet semblait le moment idéal parce qu’il aurait fait sa première année des qualifications et qu’à son retour vers janvier, il pourrait recommencer avec deux ou trois tournois. Avant d’être opéré, Bouchard a réussi à récolter de précieux points avec de bonnes performances, notamment à Montréal et en Chine. « Quand je reviendrai de ma blessure, il va y avoir 9 tournois. Je devrai faire de bons résultats dans deux d’entre eux pour normalement faire la coupe », note-t-il, en rappelant que cela dépendra aussi des résultats d’un de ses compatriotes qui est mieux classé que lui pour l’instant chez les 73 kilos.

Enfin, le bon côté de ce repos forcé, c’est que le jeune homme a pu se consacrer sur ses études universitaires en biochimie. Il effectue présentement un stage de quatre mois à temps plein, de sorte qu’il ne lui restera que deux cours à faire pour obtenir son diplôme.