Cet été, le cerbère des Saguenéens de Chicoutimi, Alexis Shank, a troqué le masque et l’équipement de gardien de but pour les gants, le masque et les lunettes de protection contre le coronavirus. Avec son coéquipier Carmine-Anthony Pagliarulo, il travaille comme agent de sécurité dans un centre pour personnes âgées à Laval.
Cet été, le cerbère des Saguenéens de Chicoutimi, Alexis Shank, a troqué le masque et l’équipement de gardien de but pour les gants, le masque et les lunettes de protection contre le coronavirus. Avec son coéquipier Carmine-Anthony Pagliarulo, il travaille comme agent de sécurité dans un centre pour personnes âgées à Laval.

Alexis Shank contribue à stopper le coronavirus

En ces temps de pandémie de COVID-19, le cerbère des Saguenéens de Chicoutimi, Alexis Shank, ne se limite pas seulement à conserver ses réflexes de gardien de but chez lui, à Laval. Lui et son coéquipier Carmine-Anthony Pagliarulo contribuent aussi à stopper le coronavirus en travaillant comme agents de sécurité dans un centre pour personnes âgées de Laval.

Joint dimanche, le #31 a expliqué que Pag et lui essaient d’apporter leur contribution à la lutte contre le coronavirus, même si à Laval, il y a plus de cas qu’au Saguenay, donc des risques accrus. «J’essaie le plus possible de rester chez nous, mais en même temps j’ai voulu aider un peu. Pag et moi, on a été engagés comme agents de sécurité dans un centre pour personnes âgées et on essaie de faire notre contribution (à la lutte contre la pandémie). En plus, ça nous fait un peu d’argent de poche. On essaie donc de faire le mieux possible en étant bien protégés.»

Trois jours semaine, à raison de 12 heures chaque fois, Shank et Pagliarulo sont en service dans un centre où il n’y a heureusement encore aucun cas. «Et on essaie de garder ça comme ça. On se lave les mains vraiment souvent, on porte des gants, des masques et des lunettes», mentionne-t-il.

« Les gens oublient souvent de garder le deux mètres de distance, ce n’est pas naturel, souligne-t-il. On doit donc leur rappeler souvent, mais ils commencent à s’habituer, car ça fait quand même un peu plus d’un mois et demi que c’est comme ça. Eux aussi sont craintifs. Ils veulent bien faire et ils sont vraiment collaborateurs ! »

Joueur de l’année
D’autre part, pour une deuxième année consécutive, Shank a été choisi « Joueur de l’année » chez les Saguenéens de Chicoutimi. Pour l’athlète de 20 ans qui en était à sa troisième saison avec les Bleus, ce titre est très apprécié, d’autant plus qu’il y avait un excellent potentiel de candidats dans la présente cuvée.

« C’est toujours un honneur d’être nommé joueur de l’année, surtout avec les autres joueurs qu’il y avait sur l’équipe comme Raphaël Harvey-Pinard, Félix Bibeau, Raphaël Lavoie, Dawson Mercer, Samuel Houde, Hendrix Lapierre, etc. C’est vraiment un grand d’honneur d’être nommé, surtout pour une deuxième année de suite. C’est vraiment l’fun ! »

En 50 départs sur un total de 63 matchs cette saison, Shank a cumulé 36 victoires (ce qui le place au 1er rang dans la LCH) et maintenu une moyenne de 2,64 et une efficacité de .910. Avec de tels succès, le cerbère des Sags pourrait se mettre de la pression en voulant lever la barre plus haut encore pour sa dernière saison, mais l’expérience acquise au cours des trois dernières saisons lui a appris à garder son calme olympien.

« L’an passé, j’avais aussi connu une bonne saison et cette année, je suis arrivé sans me mettre de pression. Personne ne me met de pression à part moi-même. Au début, je m’en mettais, mais j’ai appris avec le temps que ça ne servait à rien. Je pense que j’ai appris beaucoup. Alors, je ne fais que jouer ma game et c’est comme ça, je pense que le succès vient », avance-t-il à l’autre bout du fil.

Le fait qu’il ait été relativement épargné par les blessures a aussi été un facteur important. « C’est un point qui a fait en sorte que je puisse avoir de bonnes performances cette année. Ça m’a aidé », estime celui qui continue de s’entraîner quotidiennement à domicile. « Je vais garder la recette gagnante. Je pense que la recette est là, mais qu’il faut que je continue à faire les petits détails et à améliorer mes réflexes. »

Son entraîneur depuis quatre ans déjà, Marc-André Wilson, lui concocte des programmes à distance. « Je fais des entraînements de balles comme je le fais toute l’année et je travaille beaucoup sur mon explosion et à maintenir de bons abdominaux. Je travaille l’essentiel pour les gardiens de but. C’est quand même assez différent de l’entraînement des autres joueurs, mais ça fait quand même assez longtemps que je le fais, alors je sais ce que je dois faire pour m’améliorer en tant que gardien. »

L’an dernier, il avait été invité au camp des espoirs du Canadien de Montréal. Il ne sait pas ce qui l’attend cet été. « On ne sait même pas quand la Ligue nationale de hockey va reprendre ses activités. Pour ma part, je ne peux rien faire d’autre pour aider ma cause à part m’entraîner », de conclure le sympathique cerbère.