Respectivement directeur général et président au Club de golf Lac-Saint-Jean, Keven Fortin-Simard et Jocelyn Gaudreault ont décidé de passer le flambeau.

AGA du Club de golf Lac-Saint-Jean: vent de changement à Saint-Gédéon

Le changement amorcé l’an dernier au Club de golf Lac-Saint-Jean de Saint-Gédéon se poursuivra en 2020. Après d’importants travaux de réfection de trois trous terminés au début juillet, la saison a pris fin le 9 décembre, avec la tenue de l’assemblée générale annuelle, où le président Jocelyn Gaudreault n’a pas sollicité de nouveau mandat, tout comme le directeur général et professionnel en chef, Keven Fortin-Simard. Il faudra même trouver un nouveau successeur à Réjean Larouche, qui a été le capitaine du club des 17 dernières années.

Avant de tirer sa révérence après avoir assumé la présidence du club pendant deux mandats de deux ans, Jocelyn Gaudreault a tout de même tracé un bilan positif de cette année marquée par un renouvellement d’une partie des infrastructures. Outre les nouveaux aménagements effectués aux trous #7, 8 et 9 du terrain ayant pignon dans le rang des Îles, les dirigeants du club ont profité des travaux en cours pour agrandir et améliorer le stationnement en y ajoutant du concassé. Le chemin d’accès à l’entrée a également été réparé ainsi que tous les chemins pour les voiturettes de golf avec l’ajout de la poussière de pierre.

« On a profité du fait qu’on effectuait des travaux pour aussi améliorer le système d’irrigation qui datait d’il y a 20 ans et qui avait été acheté usagé. On s’est dit que tant qu’à être dans les travaux, on en a profité pour remplacer tous les décodeurs sous les 18 trous à un moindre coût, pour un montant de 33 000 $. Ça va nous permettre d’être tranquilles pour les prochaines années », explique le président en entrevue téléphonique.

Autre bonne nouvelle : la convention collective des employés du club ainsi que le contrat du surintendant du terrain ont été renouvelés pour trois ans. « Comme à l’habitude, ça s’est fait de façon très professionnelle et très courtoise », souligne M. Gaudreault.

Malgré les travaux, les finances du club se sont maintenues sur une bonne lancée. « Les finances s’améliorent d’année en année. Chaque année, le (montant du) prêt diminue et on a baissé la dette d’une centaine de mille malgré les travaux, souligne Jocelyn Gaudreault. Quand on a débuté les travaux, on a pris trois engagements : les travaux devaient améliorer le terrain, mais ils ne devaient pas miner nos relations avec nos partenaires (MRC, municipalité, etc.) ni affecter les finances du club. »

Une mission relevée avec succès puisque « le parcours est amélioré, la relation est restée cordiale avec nos partenaires et on a fait une compensation pour essuyer la dette de 101 797 $ qui a été acceptée à l’unanimité par la MRC Lac-Saint-Jean-Est. Il reste à recevoir l’aval du gouvernement provincial puisque les travaux ont fait partie du projet touristique du Parc des îles. »

« La SEPAQ avait besoin d’une parcelle de terrain qui nous appartenait pour élargir le chemin d’accès au parc. On aurait pu demander un montant forfaitaire, mais on a décidé d’y aller avec une relation de confiance. Les politiciens ont pris l’engagement de ne pas affecter nos finances. On a fait ça en partenariat, de bonne foi, mais la MRC ne pouvait s’engager à faire un chèque sans l’approbation du provincial. On ne pouvait le faire avant d’avoir le bilan et c’est maintenant fait », relate M. Gaudreault. Pour établir le montant de 101 797 $, le club s’est basé sur la moyenne des profits d’opération des trois dernières années avant amortissement et fonds d’investissement.

« On veut développer notre milieu et on veut que le club fasse partie de l’infrastructure touristique », insiste le président ex officio qui s’est dit très confiant pour l’avenir avec le projet du Parc des îles. Ce dernier a également tenu à remercier tous les bénévoles qui ont pris part aux différentes corvées du club. « Le bénévolat au club fonctionne très bien, heureusement, car c’est ce qui nous tient debout un peu. »

Enfin, M. Gaudreault s’attend à ce que les démarches pour trouver un successeur au DG Keven Fortin-Simard aient porté fruit d’ici le 31 décembre. « Si on veut démarrer la saison, il faut que les décisions soient prises le 31 décembre, afin que la personne choisie puisse se mettre en marche. » Avec Jonathan hudon

UN NOUVEAU DÉFI POUR FORTIN-SIMARD

Pas de changement, pas d’agréments, dit-on. Cette boutade convient parfaitement à Keven Fortin-Simard qui aime bien relever de nouveaux défis. Le directeur général et professionnel du Club de golf Lac-Saint-Jean des sept dernières années a décidé de quitter ses fonctions pour relever un nouveau défi professionnel dans un domaine qui n’a rien à voir avec le golf.

« À la fin août, j’avais déjà signifié à Jocelyn (Gaudreault) et à la direction que je ne serais pas de retour. Ça faisait un petit bout de temps que je mijotais ça », a indiqué celui qui a travaillé à temps partiel durant la dernière saison afin de pouvoir pleinement tenter sa chance de percer sur le circuit professionnel.

Le voyagement entre Chicoutimi et Saint-Gédéon depuis sept ans commençait à lui peser et il avait surtout soif de nouveauté. « C’était bien de voir tout le monde (à l’assemblée générale annuelle). J’ai quand même eu un petit pincement au coeur. Il y a eu ben de l’émotion à travers ça. Il y a beaucoup de monde avec qui j’avais tissé des liens solides, dont mon adjointe France Jauvin », avoue-t-il en entrevue téléphonique.

La dernière année a été fertile en rebondissements pour le golfeur et sa famille. Son projet de tenter de faire son chemin sur le circuit professionnel l’a amené à voyager un peu partout en Amérique à bord d’un VR qui lui a donné des maux de tête, mais qui lui a aussi procuré des aventures mémorables et bien des anecdotes en compagnie de sa conjointe Marie Grimard et de leur fille, Emma. À l’automne, après avoir revu ses plans, il a pris la direction du Vieux continent pour tenter de faire son chemin via le circuit européen.

« Ça n’a pas toujours été facile, mais au final, on est très contents de l’avoir fait et je suis très reconnaissant envers ma blonde et tous ceux qui ont participé au projet, que ce soit financièrement ou par leur support. Je veux continuer à jouer, mais le où, quand, comment et le volume, ça reste à voir », énonce-t-il.

Pour l’instant, comme l’aventure en Europe n’a pas connu le dénouement escompté, il ne sait pas où il ira jouer en 2020, mais il est clair qu’il tentera à nouveau sa chance. « C’est la saison morte, alors j’écoute encore du golf, je ‘’putte’’ encore au sous-sol chez nous et j’aime encore ça. Mais de voir comment ça peut fitter dans notre nouvelle aventure, on verra. Je l’ai fait quand j’étais à Saint-Gédéon et je pourrai forcément le refaire. »

Il occupe déjà un nouvel emploi à Chicoutimi, mais il préfère laisser le soin à son employeur d’annoncer son embauche. « Ce n’est pas dans le golf. J’avais déjà précisé à Jocelyn, lors de mon dernier renouvellement, que je resterais fidèle à Saint-Gédéon et que quand je quitterais, ce serait pour autre chose. » En plus d’un nouvel emploi, il est retourné à l’école. 

« Je me suis sorti de ma zone de confort. J’apprends tous les jours. Ce sera du nouveau », convient en riant celui qui aime le changement. À ce sujet, la famille est bien servie puisque sa conjointe est retournée au travail et que leur petite découvre une nouvelle garderie. Mais heureusement, tout le monde y a trouvé son compte !