«Est-ce que le gouvernement veut faire tomber la boxe?», se demande Adam Dyczka.
«Est-ce que le gouvernement veut faire tomber la boxe?», se demande Adam Dyczka.

Adam Dyczka n’en peut plus d’attendre

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
Adam Dyczka en est un autre qui ne comprend pas pourquoi le gouvernement et la santé publique refusent à la boxe professionnelle québécoise le droit de relancer ses activités.

«Je ne comprends pas et je trouve ça très bizarre, lance Dyczka, qui est sous contrat avec Eye of the Tiger Management. En fait, je dirais même que je trouve ça louche. Est-ce que le gouvernement veut faire tomber la boxe? Y’a de quoi se poser des questions, en tout cas.»

Grand patron d’Eye of the Tiger Management, Camille Estephan a soumis plus d’un plan au gouvernement et à la santé publique. Chaque fois, il a essuyé un refus. L’homme étudie maintenant sérieusement la possibilité d’amener ses boxeurs à l’extérieur du Québec, sinon à l’extérieur du pays, afin qu’ils puissent se battre.

«Camille tient au courant ses boxeurs, on se fait des appels-conférences à l’occasion, reprend Dyczka. Honnêtement, c’est un monsieur qui m’impressionne beaucoup parce qu’il a à cœur le sort de ses athlètes. Et il ne fait pas ça pour l’argent (il suggérait des galas à huis clos lors de sa dernière proposition), il fait vraiment ça pour nous.»

Mais voilà, rien n’y fait. Et le moral des troupes n’est pas toujours très haut.

«On est privés de notre sport, on est privés de notre raison de vivre. Les fighters, on est des gars intenses, autant dans nos hauts que dans nos bas. Et je vous mentirais si je vous disais que je suis toujours de bonne humeur ces temps-ci», souligne Dyczka, qui était descendu très bas à la suite de sa défaite devant Ciryl Gane en arts martiaux mixtes en septembre 2018.

«C’était bien parti»

Dyczka s’était d’ailleurs promis de se battre souvent en 2020 après une année 2019 où il ne s’est battu qu’une seule fois, la fois où il a livré son premier combat de boxe chez les professionnels. Sa fiche en boxe est de deux victoires et aucune défaite, lui qui n’avait auparavant perdu qu’un seul de ses huit combats en arts martiaux mixtes.

«C’était bien parti mon affaire. Je m’étais battu en janvier et j’étais à 24 heures de me battre une deuxième fois au mois de mars quand le gala au Casino de Montréal a été annulé. D’ailleurs, ce gala a été un des premiers événements sportifs à être annulés en raison de la COVID.»

En attendant, Dyczka tente de garder la forme comme il le peut.

«Je m’entraîne avec mon entraîneur Dimitri Waardenburg, mais la motivation n’est pas toujours au top, c’est certain. On ne peut pas faire des miracles présentement.»