David Savard a perdu 50 livres depuis qu’il a débuté le triathlon. Il rêve de participer à l’Ironman d’Hawaii.

À l’entraînement ou en compétition: des semaines occupées pour les membres du Vo2

Que ce soit à l’entraînement ou en compétition, les prochaines semaines seront passablement occupées pour les membres de l’équipe de triathlon Vo2. Les trois Saguenéens David Savard, Marc-Antoine Simard et Jonathan Tremblay ont des visées différentes.

La formation est complétée par le Rimouskois Samuel Lavoie. « On est tous du même calibre aussi. On peut se comparer, s’aider et s’entraider. On a le sentiment d’appartenance aussi avec la boutique », fait valoir Jonathan Tremblay, notant qu’il est possible de partager ses connaissances notamment sur la technique, l’équipement ou l’alimentation. Lors de la rencontre, mercredi, ils se préparaient d’ailleurs à une sortie à vélo.

Marc-Antoine Simard montre une progression fulgurante à sa troisième saison de triathlon.

Doyen du groupe, David Savard a ciblé l’Ironman de Tremblant à la mi-août comme l’événement principal de sa saison estivale. L’an dernier, à cette même épreuve, tout se déroulait bien jusqu’à la course à pied où il a « cassé », ce qui l’a empêché d’atteindre son objectif. « L’année dernière, j’ai participé au Championnat du monde longue distance au Danemark en début de saison. Je l’ai enlevé du programme pour me concentrer sur Tremblant », de mentionner David Savard qui avait également été ralenti par une blessure au dos. « Ça va super bien. Tout est en place. Reste à souhaiter que ça ne reparte pas », indique-t-il.

Pour sa part, Marc-Antoine Simard se prépare activement pour le Triathlon Esprit de Montréal, au début septembre, reconnu pour son niveau très élevé. Le Jonquiérois montre une progression très intéressante après avoir débuté le triathlon il y a trois ans à peine. L’an dernier, à son deuxième triathlon olympique à vie (1500 m de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied), il a rallié l’arrivée en moins de 2h30 pour prendre la septième place de sa catégorie. Il a prouvé que ce n’était pas de la chance lors des Championnats québécois, remportant le bronze.

Jonathan Tremblay est passé du duathlon au triathlon il y a quelques années. Il est également bien connu dans le monde du ski de fond.

Nouveau papa, Jonathan Tremblay a deux compétitions à son horaire, mais ne se concentre pas sur les résultats. Le demi-Ironman de Magog (1,9 km nage, 90 km de vélo, 21 km de course) représentera avant tout pour lui un entraînement de distance. Il prendra part ensuite, en fin de saison, au Défi du Parc de Shawinigan, qui se termine avec de la course en sentier. Il évalue présentement ses options pour une troisième épreuve, possiblement le Triathlon Esprit.

« En ce moment, je n’ai pas la forme de mes beaux jours. Je vais prendre du temps cet été pour monter le volume pour être prêt en fin de saison. J’ai toujours un pic de forme à la fin août début septembre », confie Jonathan Tremblay, également bien connu dans le milieu du ski de fond. Il estime que les deux sports se complètent très bien. Après la saison de ski de fond, il s’est accordé un mois complet de congé avant de reprendre l’entraînement. « J’aime mieux avoir un petit répit au printemps et monter ma forme progressivement pendant l’été », de noter Jonathan Tremblay, soulignant que le triathlon représente une très belle manière de profiter de l’été.

Jonathan Tremblay, David Savard et Marc-Antoine Simard seront occupés avec le triathlon lors des prochaines semaines. Les trois membres de l’équipe Vo2 sont accompagnés par le copropriétaire Dominic Piché.

+ QUAND LE HASARD MÈNE À L'ENTRAINEMENT

Il y a à peine cinq ans, David Savard était plus du type sédentaire. L’idée de compléter un triathlon ne lui aurait jamais traversé l’esprit, encore moins un Ironman. 

Il a débuté le triathlon un peu en raison d’un concours de circonstances. « Je cherchais quelque chose à faire pendant l’été. Je me suis acheté un vélo vraiment par hasard. Je suis allé dans une boutique et j’ai pogné la piqûre. Ç’a été l’élément déclencheur. Au début, je faisais plus du vélo. J’ai rencontré Frédéric Bouchard qui est devenu un ami, qui m’a initié au triathlon », raconte David Savard qui, à l’époque, ne faisait pratiquement pas de sport et fumait à l’occasion. À l’aube de la quarantaine, il a depuis perdu une cinquantaine de livres et ne manque pas d’ambition à sa sixième année dans la discipline, lui qui consacre entre 25 et 30 heures à l’entraînement chaque semaine. 

« Entre 40 et 50 ans, on dirait que l’Ironman, c’est là que ça se passe. Je veux me qualifier pour aller à Hawaii. C’est mon objectif ultime, mais j’ai encore des croûtes à manger », convient l’éducateur spécialisé au Cégep de Jonquière qui a déjà participé à deux demi-Ironman lors de Championnats du monde, à Pentincton en Colombie-Britannique, et l’an dernier, au Danemark. « C’est une autre ligue, vraiment », annonce David Savard, soulignant également la grande qualité des athlètes dans la catégorie des 40 ans et leur sérieux. 

Marc-Antoine Simard a également débuté le triathlon un peu par hasard... et également un peu forcé par un ami, lui qui n’avait jamais nagé sérieusement auparavant. « Je voulais plus faire du vélo que de la natation », admet l’athlète de 28 ans, un employé de Rio Tinto. Il s’est acheté un premier vélo, puis un autre l’année suivante et ne cesse de progresser depuis. « Le triathlon, il faut être patient. Ça fait juste trois ans que j’en fais », met-il en contexte. 

Avant de se lancer dans le triathlon, il y a environ cinq ans, Jonathan Tremblay s’illustrait en duathlon, qui regroupe seulement la course à pied et le vélo, mais qui était plus difficile sur son corps. « J’adore le triathlon. C’est l’fun de sortir frais pour le vélo après la natation. Dans un duathlon, quand tu embarques sur le vélo, tu as fait dix kilomètres de course. Tu as les jambes déjà attaquées », raconte l’enseignant en biologie au Cégep de Chicoutimi.