Le président du Centre d’escalade Beta Crux, Louis-Philippe Pineault, est entouré par les entraîneurs des nouvelles équipes de compétition, Laure Mathieu et Giovanni Vizcardo.

700 000 $ et des équipes de compétition pour Beta Crux

Le Centre d’escalade Beta Crux a le vent dans les voiles. En plus de présenter le résultat d’un investissement de 700 000 $, mercredi, les dirigeants ont également annoncé la formation d’équipes de compétition.

Avec l’entrée en scène de l’escalade aux prochains Jeux olympiques, en 2020 à Tokyo, au Japon, la discipline gagne des adeptes d’années en année, ce qui se fait ressentir au Saguenay. Depuis son ouverture en décembre 2017, le Beta Crux a accueilli 30 000 personnes avec un bassin de 1300 abonnés. Ces résultats ont convaincu le président Louis-Philippe Pineault d’aller de l’avant avec la phase 2 du projet après l’acquisition de l’église Christ-Roy et sa conversion en centre d’escalade.

La deuxième phase du Centre d’escalade Beta Crux a nécessité un investissement de 700 000$.

Au cours des dernières semaines, l’aire d’entraînement a été augmentée de 2500 pieds avec l’aménagement de la mezzanine ainsi que l’ajout d’une structure d’escalade sur corde de 46 pieds qui va permettre de développer une nouvelle clientèle, selon lui.

« On a fait les ajouts un peu plus tôt que prévu », annonce Louis-Philippe Pineault, qui fait de l’escalade depuis 2006. Diplômé en droit notarial à l’Université de Sherbrooke, il a décidé de démarrer le projet après un voyage.

« C’est pour offrir des installations complètes et avoir un centre d’envergure dans la région », indique-t-il, précisant que les investissements permettent de solidifier les huit emplois, dont trois à temps plein. Maintenant, il désire mettre en place un programme sport-études.

La structure d’escalade sur corde de 46 pieds permet de faire 14 cordées simultanément.

Compétition

Le Centre d’escalade Beta Crux a maintenant ses équipes de compétition, tant chez les adultes que les plus jeunes. En fin de semaine dernière, sous la supervision des entraîneurs Giovanni Vizcardo et Laure Mathieu, trois équipes ont été formées, deux pour les adultes, une de compétition de huit personnes et une autre de précompétition, ainsi qu’une autre de jeunes. Les deux équipes officielles participeront au cours des prochains mois au circuit de compétitions de la Coupe Québec de la Fédération québécoise de montagne et d’escalade.

« Il y a encore de la place pour qu’elles puissent prendre de l’expansion. L’objectif est d’avoir des équipes plus grandes et même une troisième équipe de compétition », mentionne Giovanni Vizcardo, en invitant les personnes intéressées à venir tenter leur chance.

« Éventuellement, on espère que ça va grossir et que les jeunes vont prendre plus de place. À cet âge, c’est là que les mouvements moteurs commencent à se développer et qu’ils ont un avantage par rapport aux adultes, fait-il valoir, mentionnant qu’il est possible de débuter aussitôt qu’à l’âge de 5 ans. L’entraîneur a alors une plus grande responsabilité de ne pas donner cette mentalité de compétition. Le sport reste un sport. »

Les deux entraîneurs sont tous les deux ouvreurs de voies et de blocs au centre chicoutimien. Ils ont également tous les deux un parcours particulier. Né au Pérou, Giovanni Vizcardo a débuté aux États-Unis comme entraîneur d’escalade de roche avant de revenir à Montréal. Pour sa part, Laure Mathieu, originaire de la France, a débuté la compétition à 7 ans. Depuis son arrivée, elle a également travaillé dans une salle à Montréal.

« Ça part de la base. Tout reste à développer, aussi bien l’événementiel que le côté compétition ou récréatif », raconte Laure Mathieu, au sujet de sa décision de venir au Saguenay chez Beta Crux, se réjouissant que l’escalade soit maintenant un sport olympique.

« C’est une bonne nouvelle. Ça va permettre de développer et de médiatiser encore plus l’escalade pour que de plus en plus de gens pratiquent le sport. On le voit depuis quelques années. Ça pousse le sport avec une popularité qui va grandir encore et encore », exprime-t-elle.