L'athlète olympique Antoine Bouchard avec Roger Tremblay, directeur technique du club Judokas Jonquière, lors de son retour après les Jeux olympiques de Rio.

50e de Judo Québec: un développement important au Québec

Le mois de décembre coïncide avec le 50e anniversaire de Judo Québec et des intervenants régionaux ont contribué à l'essor du sport, dont le directeur technique du club Judokas Jonquière, Roger Tremblay.
En décembre 1966, le président fondateur de la fédération provinciale, Raymond Damblant, faisait du même coup du judo un sport organisé, rappelle-t-on dans un communiqué pour souligner l'anniversaire. Tout était à faire, se souvient l'un des administrateurs des premières heures, Gérard Blanchet. « On se réunissait tous les jeudis, se rappelle-t-il. Il n'y avait pas de conseil d'administration encore. Quand je vois les progrès qui ont été faits depuis, c'est inimaginable. S'ils font les mêmes progrès dans les 50 prochaines années, ça va être quelque chose. »
Lors des débuts de la fédération, le Québec ne comptait aucun champion canadien. Cinquante ans plus tard, le Centre national est basé à Montréal et cinq des sept judokas canadiens lors des derniers Jeux olympiques étaient originaires du Québec, dont le Jonquiérois Antoine Bouchard qui a réalisé le meilleur résultat canadien avec une 5e position.
Nicolas Gill, avec le bronze en 1992 suivi de l'argent en 2000, ainsi qu'Antoine Valois-Fortier, avec le bronze en 2012, ont décroché des médailles olympiques, sans compter plusieurs athlètes qui ont obtenu des résultats notables sur la scène internationale. La province a également accueilli plusieurs compétitions d'importance au fil des ans. « Celui qui m'a vraiment donné envie de participer à des Jeux olympiques est Nicolas Gill, quand je l'ai vu en action à Sydney », avance Antoine Bouchard. 
« Je pense que c'est la structure mise en place par Judo Québec, avec les centres d'entraînement régionaux, qui force les athlètes à aller s'y entraîner pour augmenter leur niveau. Ils atteignent ensuite l'équipe nationale et la scène internationale », de noter l'athlète olympique.
Roger Tremblay a également constaté des changements énormes dans la structure. Pour lui, c'est maintenant le Québec qui mène le bal au pays. « C'est sûr que le niveau du judo a augmenté beaucoup. Et les Québécois, nous ne sommes pas en arrière de la ligne, nous sommes en avant de la ligne. Sans vouloir vanter la province, on est la meilleure au pays », d'insister l'entraîneur de longue date, soulignant l'importance de l'ajout des U14 dans le circuit de compétition. 
Lorsqu'il était athlète, Roger Tremblay se souvient très bien de la domination de ses adversaires de l'ouest du Canada. « Je me rappelle que la Colombie-Britannique avait beaucoup, beaucoup de bons judokas dans le temps. D'ailleurs, nous allions nous entraîner là-bas. Maintenant, c'est le Québec qui tire tout le monde. Le programme de l'équipe du Québec, c'est fantastique. Ça met un petit peu plus de visibilité sur nos bons Québécois qui éventuellement vont percer au niveau national et plus », signale Roger Tremblay.