Isabelle Tremblay, Isabelle Bergeron et Stéphanie Poirier

47 «filles actives» à Charles-Gravel

Quarante-sept étudiantes de l'école secondaire Charles-Gravel ont pris part à la 10e édition de Fillactive tenue mardi, dans de superbes conditions à Québec. Cette participation vient couronner les efforts mis de l'avant depuis le début mars, dans le cadre du FitClubm, dans le but de participer à la course de 5 km de cet événement entièrement féminin.
Des 82 participantes qui ont participé au mouvement Fillactive offert à l'école secondaire Charles-Gravel, 47 ont pris par à la course de 5 km tenue mardi à Québec, dans de magnifiques conditions.
Instigatrice du mouvement Fillactive à la polyvalente Charles-Gravel, Isabelle Tremblay, éducatrice spécialisée constate que l'engouement prend de l'ampleur. Lorsqu'elle a démarré le projet il y a quatre ans, sept élèves avaient répondu à l'invitation. Puis, en fouillant sur l'Internet, elle a découvert le mouvement Fillactive. « On s'est inscrites l'année suivante. On part toujours avec environ 40 élèves, mais cette année, c'est notre plus grosse cohorte avec 47 », concède Mme Tremblay.
« L'an passé, nous avions 60 inscrites, mais on en perd toujours quelques-unes en cours de route. Cette année, nous en avons eu 82 et nous sommes partis avec 47 », ajoute-t-elle. Certaines participantes y ont vraiment pris goût puisqu'il y en avait qui en était à leur 3e participation.
Le bouche-à-oreille fait aussi son oeuvre et de plus en plus de jeunes décident d'embarquer dans le projet. « Depuis deux ans, les 6e années viennent passer une journée en mai pour visiter l'école et la direction trouve important que l'on présente Fillactive. L'an passé, cinq jeunes filles qui ont participé à un entraînement et cette année, on en a eu 18. Ça commence à se parler beaucoup », constate Isabelle Tremblay avec enthousiasme.
Dépassement de soi
Lorsqu'elle a initié le projet, Isabelle Tremblay avait constaté que, pour diverses raisons, plusieurs jeunes filles ne voulaient pas participer aux cours d'éducation physique. « Moi-même je ne suis pas top ''shape'', mais j'aime bouger et faire du sport dans le but d'avoir du plaisir », explique-t-elle. C'est ce plaisir de bouger et d'être active qui lui a donné l'idée de réunir des jeunes filles deux fois par semaine, le midi, à raison d'une demi-heure chaque et de leur proposer plusieurs sports à découvrir, « Au début de l'année, ce sont des filles moins actives qui viennent parce qu'on leur fait découvrir plein de sports. Puis, quand on fait le lancement du FitClub, une athlète vient témoigner et les motiver. Cette année, c'est Manon Bordeleau qui a été conférencière. Athlète polyvalente, Manon Bordeleau, qui doit composer avec l'épilepsie, ne s'est jamais empêchée de faire du sport pour autant.
Le FitClub est lancé en mars, dans la semaine suivante la relâche, et propose de l'entraînement musculaire et cardio en vue de préparer les jeunes filles à une course de 5 ou de 10 km. « Le fait que ce soit juste des filles aide énormément. Elles ne sont pas évaluées. On ne les pousse pas. Ce sont vraiment elles qui décident de dépasser leurs limites. Et pour la course, il n'y a pas de chronomètres. Tu commences et tu finis. (Mardi), certaines ont même fait un peu plus que 5 km parce que le parcours pouvait être mêlant. »
Lors de l'événement tenu à Québec, au moins 3500 filles se sont pointées à la base plein air de Sainte-Foy. Pour Isabelle Tremblay et ses deux complices, Isabelle Bergeron, infirmière de l'école qui est de l'aventure depuis le début, et Stéphanie Poirier, enseignant en sciences, en 3e secondaire qui s'est jointe à elles cette année, le financement reste leur talon d'Achille. Car en plus du coût d'inscription de 12 $ pour la course, les participantes d'ici doivent prévoir un montant additionnel pour le transport. Il y a deux ans, les organisatrices avaient reçu une aide financière du CLSC qu'elles avaient répartie. Mais cette année, elles n'ont pas eu de subvention et le temps leur manque pour se dénicher un commanditaire.