Le surfski est une des épreuves en sauvetage sportif.

45 athlètes régionaux compétitionneront aux Championnat québécois de sauvetage sportif

À mi-chemin entre le surf, la nage, le kayak et la course, le sauvetage sportif gagne en popularité au Lac-Saint-Jean alors que 45 athlètes de la région se préparent pour participer aux Championnats québécois qui auront lieu à Gaspé du 3 au 5 août.

Une dizaine d’enfants de 8 à 12 ans sont couchés sur la plage en bordure de la rivière Ashuapmushuan quand un coup de sifflet retentit pour signaler le départ de la course. D’un trait, les jeunes se lèvent pour être les premiers à attraper l’une des tiges plantées dans le sol à 25 mètres de leur point de départ. Comme à la chaise musicale, le dernier arrivé est éliminé et on recommence jusqu’à ce qu’un seul participant l’emporte.

Cette épreuve, appelée beach flag, fait partie de l’entraînement d’un sport qui gagne en popularité au Lac-Saint-Jean et partout dans la province : le sauvetage sportif. Mais il ne suffit pas de savoir courir pour pratiquer le sport; il faut savoir aussi nager, pagayer et remorquer des mannequins comme le font les sauveteurs.

« Le beach flag est mon épreuve préférée parce qu’il faut être rapide », note Félix Antoine Simard, 11 ans, de Saint-Félicien, qui a découvert le sauvetage sportif il y a deux ans en venant voir son frère pratiquer ce sport.

Aurélie Perron, 11 ans, de La Doré, est devenue une adepte il y a trois ans quand son coach du club de natation lui a parlé du Club de sauvetage sportif le Narval. Ce club a vu son nombre d’adeptes exploser depuis quatre ans, alors qu’une nouvelle section a vu le jour à Saint-Félicien, après la création du club, il y a 13 ans à Alma.

L’entraîneuse Stéphanie Labelle se réjouit de voir le sport prendre de l’essor dans le nord du Lac-Saint-Jean.

Sport populaire 
Pour pratiquer le sport, il faut bien sûr des entraîneurs qualifiés, surtout quand le sport est méconnu. C’est donc sous l’impulsion de Stéphanie Labelle, une Félicinoise qui pratique le sauvetage sportif depuis plusieurs années, que le sport s’est implanté dans le nord du Lac-Saint-Jean, voyant le nombre d’adeptes passer de 8 à 49 en quatre ans !

« C’est un sport qui gagne en popularité, surtout depuis qu’on a classé des gens sur l’équipe nationale », lance l’entraîneuse. Car le club le Narval ne fait pas qu’enseigner le sport: ses membres performent aussi dans les compétitions locales, nationales et internationales (voir encadré).

Sur le lot, il y a Michaël Simard, 16 ans, de Saint-Félicien, qui fait partie du club depuis quatre ans. « Quand une affaire me tanne, je décroche. En sauvetage sportif, il y a une grande diversité d’épreuves et j’aime ça », dit-il.

En terme de diversité, les adeptes sont servis avec des compétitions de nage en piscine, des compétitions de sauvetage technique, comme le remorquage de mannequins. Et une multitude d’épreuves sur la plage. Par exemple, les athlètes doivent maîtriser l’aquaplane (une planche de surf sur laquelle on nage sur le ventre ou à genoux, avec parfois deux personnes sur la même planche), le surfski (similaire au kayak), faire des courses de 2 km, des sprints sur 90 m, des relais, des lancers de cordes et différentes combinaisons de nage, de course et d’embarcation.

L’ambiance magique qu’apporte la plage fait aussi partie des facteurs de succès du sport, estime Coralie Dion, 16 ans, qui est devenue entraîneuse l’an dernier. « Je n’ai pas besoin de me forcer pour venir m’entraîner », dit-elle heureuse de fouler le sable et de nager dans les eaux de la rivière Ashuapmushuan.

Âgés de 7 à 43 ans, les 49 athlètes de Saint-Félicien s’entraînent deux fois par semaine sur la pointe Saint-Méthode. À Alma, une trentaine d’athlètes, dont plusieurs jeunes sauveteurs, s’entraînent pour leur part quatre fois par semaine.

Avec la section d’Alma, le club fondé par David Comeau en 2005 compte désormais près de 90 membres, dont 45 participeront aux Championnats du Québec à Gaspé du 3 au 5 août, avant de compétitionner aux Championnats canadiens au Lac-Simon, en Outaouais, à la fin août.