Le jeune Jacob Gagnon est déjà un passionné du vélo et il ne compte pas s’arrêter au tour du lac Saint-Jean.
Le jeune Jacob Gagnon est déjà un passionné du vélo et il ne compte pas s’arrêter au tour du lac Saint-Jean.

296 km en 5 jours pour Jacob Gagnon

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Pour la première fois de sa vie, Jacob Gagnon a fait le tour du lac Saint-Jean, à 8 ans, et il ne l’a pas fait en voiture. Avec son père Dominic, il s’est promené autour du lac pendant cinq jours, pour un total de 296 kilomètres.

C’est Jacob lui-même, un jeune mordu du vélo, qui a demandé à son père de faire ce périple. « Depuis l’année dernière, c’est lui qui me demandait de faire le tour du lac. Je lui ai dit qu’il fallait s’entraîner et se préparer. Alors, cette année, c’est ce qu’on a fait. On y est allés progressivement, mais quand j’ai vu qu’il était capable de faire des sorties de 50 km sans être trop fatigué, je me suis dit : “OK, on va s’essayer ! ” », raconte Dominic Gagnon.

La paire n’a pas chômé en pédalant près de 60 km par jour, tout en prenant le temps de faire un peu de tourisme. « On a joint l’utile à l’agréable. On s’est promenés, on est allés au Zoo sauvage de Saint-Félicien, à Val-Jalbert et encore plus. On s’est gâtés. Il fallait que ce ne soit pas que du pédalage », explique le paternel.

Fier de son garçon, Dominic a été grandement impressionné par son fils. « Il m’a surpris. Autant par son endurance que pas son rythme. La dernière journée, il roulait à 25 km/h et il était en avant, dans le vent. Je lui ai dit de prendre son rythme et sérieusement, il était impressionnant », avoue celui qui s’adonne au vélo de route depuis de nombreuses années.

Pour lui, c’est une occasion privilégiée de passer du temps avec son fils. « C’est tellement une belle activité. Je veux continuer à en faire et j’espère lui transmettre cette passion-là. En famille, c’est merveilleux. On peut aussi y aller avec les amis », souligne M. Gagnon.

Le plaisir avant tout

Depuis deux ans, Jacob est membre du club Acidose Lactique. Il avait commencé les compétitions l’année dernière, mais en vélo de montagne, puisque sa taille ne lui permettait pas de grimper sur un vélo de route.

« J’ai commencé par un petit vélo, pas de vitesse. Ensuite, j’ai eu un vélo de montagne, mais je faisais de la route avec. Donc, j’ai demandé à mon père d’avoir un vélo de route, parce que ça n’allait pas trop vite, surtout dans les courses. C’était plus difficile », raconte le garçon.

Le petit Jacob ne compte pas arrêter le vélo de route de sitôt. « J’aimerais ça faire de la compétition jusqu’à mon adolescence, et peut-être même quand je vais être adulte », avoue Jacob, qui reste très actif l’hiver en prévision de sa saison de vélo.

« S’il a le goût, on va l’aider à continuer, à son rythme, mais il faut s’amuser en premier », poursuit son père.

Sur le plan touristique, le duo aimerait poursuivre sa découverte du Saguenay-Lac-Saint-Jean, une région que le petit Jacob qualifie de « très belle ». « Il faut y aller étape par étape, mais l’année prochaine, peut-être qu’on ferait le tour du Saguenay sur plusieurs jours. De La Baie à Saint-Siméon, Tadoussac, et on revient à Saguenay. C’est un peu plus dur, mais il grimpe bien. Alors, on va voir ! », mentionne M. Gagnon.