Pierre-Yves Gagné, du Bleu et Or de Jonquière, Dave McMullen et Benoit Vallières, du Noir et Or de Chicoutimi, ont pris la relève du Tournoi provincial de basketball du Saguenay et ils souhaitent redonner un nouveau souffle à cet événement très couru qui en sera à sa 16e édition .

16e édition du tournoi de basketball: un vent de renouveau

Un vent de nouveautés soufflera sur la 16e édition du Tournoi provincial de basketball du Saguenay, qui aura lieu du 2 au 4 mars, sur les plateaux des établissements scolaires de Jonquière et Chicoutimi. De plus, la nouvelle organisation qui a pris la relève voit grand et espère attirer une centaine d’équipes en ouvrant la porte aux calibres mini à senior.

Membre du trio fondateur du tournoi, Dave McMullen a accepté de reprendre du service après que le Séminaire de Chicoutimi lui ait proposé de prendre la relève. « C’est un tournoi que j’avais initié à l’époque avec Steeve Bouchard et Sébastien Rousseau. Mon cheminement professionnel m’a amené à délaisser le tournoi, ce qui était correct puisque l’organisation était capable de voler de ses propres ailes. » Les organisateurs du Séminaire de Chicoutimi étaient essoufflés et ils lui ont tendu une perche pour qu’il prenne l’événement en main, en lui offrant de lui donner un coup de main au besoin.

« Je me suis viré de bord et j’ai fait mes vérifications, car un tournoi de cette ampleur commande une implication importante », raconte Dave McMullen qui a décidé de plonger dans l’aventure en raison des nombreux avantages et des retombées positives que le tournoi génère. « C’est une belle machine qui répond à un besoin pour nos équipes de la région qui n’ont pas les moyens d’aller dans les gros tournois de Québec et de Montréal. Ici, on a un calibre correct, mais de sortir, ce n’est pas évident. Une participation à un tournoi à l’extérieur peut représenter des dépenses de 2000 $ à 5000 $ », rappelle-t-il.

En organisant un tournoi dans la région, non seulement les coûts sont grandement diminués, mais ça se traduit par des retombées économiques pour la région (hôtels et restaurants) et les organisations partenaires du projet. « Et le timing de l’événement est excellent parce que ça tombe la première fin de semaine de la relâche ! »

Objectif : 100 équipes 

« Quand j’ai décidé d’accepter de reprendre le tournoi, je me suis assuré que les clubs de basketball du Bleu et Or d’Arvida et du Noir et Or de Chicoutimi allaient embarquer avec moi », poursuit Dave McMullen qui a pu tirer profit de l’excellente collaboration entre les organisations de la région et la proximité des plateaux et infrastructures requises.

Il s’est allié à l’expertise de Simon-Pierre Ouelllet et Pierre-Yves Gagné, du Bleu & Or d’Arvida, et de Benoit Vallières du Noir et Or de Chicoutimi, pour former son comité organisateur. En plus du coup de main du Séminaire de Chicoutimi, le grand manitou du tournoi s’est aussi assuré de la participation des deux clubs. « Sans eux, c’est infaisable avec les objectifs qu’on a fixés. Ils ont la main-d’oeuvre et l’expertise », assure-t-il, en soulignant que les organisations de basketball des Gaillards du Cégep de Jonquière et des Couguars du Cégep de Chicoutimi seront aussi mises à contribution.

Dave McMullen s’est ensuite assuré la collaboration des Commissions scolaires Rives-du-Saguenay et De La Jonquière pour utiliser les infrastructures et services. « C’est hyper intéressant pour recevoir un événement de cette envergure qui requiert une dizaine de plateaux. L’an passé, l’organisation avait accueilli un peu plus de 75 équipes, mais dans les grosses années, on avait déjà accueilli jusqu’à 130 équipes. Cette année, on vise à recevoir plus de 100 équipes. »

Pour y parvenir, les organisateurs ont décidé d’ouvrir les inscriptions au minibasket, en offrant un volet compétition et participation. « On a aussi ajouté la classe ouverte, masculine et féminine. Donc, tous ceux et celles qui veulent se former une équipe, que ce soit du collégial universitaire ou senior, peuvent s’inscrire », explique Dave McMullen.

Pour rendre le défi encore plus attrayant pour les classes ouvertes, les organisateurs remettront une bourse de 1000 $ à l’équipe gagnante, tant chez les hommes que chez les femmes. « Cette nouveauté a été rendue possible grâce à la contribution de la Voie maltée qui est l’un de nos bons partenaires. Sans les partenaires, c’est impossible de tenir un tel événement qui requiert un budget d’environ 75 000 $. »

« La majeure partie des dépenses sont des frais de conciergerie et d’arbitrage. Il devrait y avoir de 150 à 200 parties qui seront disputées durant la fin de semaine. Et si tout va bien, on attend entre 1500 et 2000 participants, ce qui n’inclut pas les accompagnateurs, les parents qui vont suivre leur jeune. »

Pour les organisations hôtes, un tel achalandage générera de belles retombées avec l’installation entre autres de cantines.

Inscription

Les équipes intéressées ont jusqu’au 26 janvier pour s’inscrire à « tournoidusaguenay@hotmail.com » ou encore sur le site de Basketball Québec (www.basketball.qc.ca) sous l’onglet « Événements ».


Je me suis viré de bord et j’ai fait mes vérifications, car un tournoi de cette ampleur commande une implication importante.
Dave McMullen

Le défi: attirer une centaine d’équipes

Le nouveau comité organisateur du Tournoi provincial de basketball du Saguenay nourrit l’objectif ambitieux d’attirer une centaine d’équipes pour la 16e édition du début mars.

Outre la notoriété du tournoi, le comité organisateur mise sur l’accueil chaleureux qui a toujours fait la réputation des événements présentés dans la région. 

« À l’instar de la région, notre tournoi a toujours été réputé pour offrir un petit quelque chose de particulier. Entre autres, c’est l’un des seuls tournois qui n’a pas de misère à avoir des arbitres, font valoir les organisateurs Dave McMullen, Pierre-Yves Gagné (Bleu et Or Avida) et Benoit Vallières (Noir et Or Chicoutimi). Et les équipes qui viennent sont chouchoutées. On a de beaux plateaux et il y aura toujours quelqu’un de l’organisation pour les accueillir. Sans vouloir dénigrer les autres tournois, ce n’est pas toujours comme ça. »

« Il y a les plus petits tournois qui offrent un aspect chaleureux et les gros tournois qui sont un peu impersonnels. Notre défi, c’est d’offrir un gros tournoi tout en gardant la réputation d’accueil chaleureux », ajoutent-ils. 

« Notre gros défi d’attirer des équipes de partout et pas seulement de quelques écoles, parce qu’on ne veut pas que les équipes aient l’impression de jouer dans leur ligue habituelle. On veut attirer des équipes de Québec, de Trois-Rivières, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et même de l’Abitibi. »