1300 Pichous à l'oeuvre

Malgré la présence d'athlètes de haut niveau à la 47e édition de la course des Pichous, les records de Phil Laheurte (44mn21) et d'Hélène Rochefort (49mn59) tiennent toujours. Même le vainqueur de l'épreuve, Anthony Larouche de Québec n'a pas réussi à créer le suspense. Il a négocié les 15 kilomètres en 49mn16.
Il faut dire que les quelque 1300 coureurs de la présente cohorte avaient un obstacle additionnel avec la présence d'un vent de face sur la majeure partie du parcours, un phénomène plutôt rare puisqu'habituellement, Éole souffle de dos ou de biais.
Membre du club civil du Rouge et Or de l'Université Laval, Anthony Larouche et son coéquipier Maxime Lapierre (49mn59), en étaient à leur première participation à la course des Pichous. «C'est une belle course, vraiment rapide. On est contents, même si on espérait qu'il fasse un peu plus chaud», a expliqué le jeune homme qui est en terrain connu dans la région. Son père, Pierre Larouche, est de Chicoutimi, sa mère, Claudette Tremblay, est de Jonquière, et sa belle-famille est d'Alma.
«En ce moment, on est en retour d'une pause. On savait que ce ne serait pas optimal, mais je m'attendais à faire plus autour de 47mn30 et je pense avoir fait 49mn. C'est en dessous de mes attentes», explique le vainqueur qui songe à être de retour l'an prochain. Lui et Maxime Lapierre sont inscrits au Circuit provincial de Sports experts Intersport et la course des Pichous était le dernier événement disponible.
Le Chicoutimien Alexandre Boulé a été le premier athlète de la région et le 3e au total à franchir l'arrivée (50mn51). Ce dernier, qui est un habitué de la course des Pichous, était satisfait même si ce ne fut pas son meilleur résultat. «Je suis content de ma course, malgré que j'étais tout seul tout au long du parcours, avec le vent de face.
Son partenaire d'entraînement, Félix Deschênes, était tout feu tout flamme après avoir franchi le fil d'arrivée. Le jeune homme était fier d'avoir battu le temps établi par son paternel, Alain Deschênes, ancien gestionnaire des Saguenéens de Chicoutimi. «J'ai battu le temps que mon père avait fait en 1982. Il avait fait 53mn18, j'ai fait 52mn35!», s'est-il exclamé, ravi.
Lynda Gingras première
La 2e fois aura été la bonne pour Lynda Gingras, qui a enlevé les honneurs chez les dames en 56mn22. La toute menue athlète, qui domine sur le circuit de course, avait signé un temps de 1h14 il y a deux ans. «Cette fois-ci, je voulais faire mieux et ç'a vraiment bien été. C'est au-delà de mes espérances les plus folles», a commenté l'athlète de Chicoutimi, fière d'avoir réussi à bien gérer sa course.
«D'habitude, je pars toujours trop vite et je manque d'énergie à la fin, surtout sur une distance comme le 15 km. Mais là, j'ai bien géré mon énergie et je suis plus reposée. Je n'ai pas couru beaucoup cette année, car je n'ai pas le temps de m'entraîner comme je l'aurais voulu.» Elle a devancé Mélissa Chénard de Québec (56mn31) et Lynda Desmeules de Shipshaw (1h10)
Marche rapide
Dans le volet marche, Mark Claveau a conservé sa couronne de multiples champions des dernières années en étant le premier à franchir l'arrivée en 1h35mn45. Et contrairement à l'an dernier, aucun tricheur n'a pu se faufiler en raison de la présence d'officiels le long du parcours. Jacques Bouchard de Lac-Kénogami et Aurélien Perron de Jonquière ont fini ex aequo à 1h46mn37. Chez les dames, Josée Duchemin n'a pas hésité à effectuer le trajet de La Tuque à Saguenay pour prendre part au rendez-vous de Saguenay. «J'ai commencé l'entraînement à la marche il y a deux ans. Avant, je ne faisais rien et moi, courir ça ne me tente pas. Alors, j'ai continué à marcher», raconte celle qui n'avait même pas l'air fatigué de longue randonnée. Mme Duchemin a réussi son meilleur temps cette année, soit 1h42mn24, éclipsant de quatre minutes son temps de l'an dernier. Elle a réalisé le 2e meilleur temps au général et a devancé Ariane Roy de Chicoutimi (1h48mn25)) et Justine Leduc de Jonquière (1h48mn49).
Cette dernière déplore la rareté des événements de marche comme celui des Pichous. «Il n'y en a vraiment pas beaucoup. Surtout des événements où il y a des officiels qui surveillent pour s'assurer qu'il n'y ait pas de participants qui courent. Ça, c'est rare», a-t-elle conclu.
Une mention spéciale à Michel Dufour d'Arvida, bientôt 60 ans, qui a fait la course des portageurs pendant 30 ans et qui effectuait un retour à la marche où il a pris le 5e rang en 1h47mn57.