Pascal Bilodeau a parcouru plus de 1000 kilomètres en vélo au profit de l’Association pulmonaire du Québec.

1000km en 3 jours avec plusieurs embûches, mais un pari réussi

Mission accomplie pour Pascal Bilodeau. Le cycliste est arrivé à Jonquière dans la nuit de mardi à mercredi après avoir roulé plus de 1000 kilomètres en moins de trois jours au profit de l’Association pulmonaire du Québec.

Pascal Bilodeau a fait son arrivée au Cégep de Jonquière, son point de départ, à 1h30 mercredi matin. Son périple a été parsemé d’imprévus et de bris, mais le cycliste est heureux d’avoir atteint son objectif, tout en récoltant plus de 1200$ en dons, soit plus du double de l’an dernier.

Après quelques heures de repos, il était exténué, mais fier.

«Mes jambes sont des enclumes, mais ce n’était pas mon premier, je savais à quoi m’en tenir, a-t-il affirmé quelques heures après son retour. Je suis heureux de l’avoir fait. Ça s’est bien passé, mais j’ai été obligé de changer l’itinéraire. Lorsque j’ai eu des pépins, je me suis demandé pourquoi j’avais fait ça. Je me demandais à quoi j’avais pensé. Mais une fois reposé, ce n’était pas si pire et là, je pense à l’an prochain», assure celui qui s’est accordé neuf heures de sommeil en trois jours.

Pascal Bilodeau a parcouru plus de 1000 kilomètres en vélo au profit de l’Association pulmonaire du Québec.

Les conditions routières ont causé quelques ennuis à celui qui s’est rendu jusqu’à Trois-Rivières et La Malbaie. «Sur la 138 à La Malbaie, il y avait des travaux. Je n’ai pas pu faire le parc de la Mauricie, mais j’ai roulé une distance équivalente pour compenser, explique-t-il. En Mauricie, rouler la nuit, ce n’était pas facile. Je ne voyais rien et il y avait des trous dans la chaussée.»

L’accueil réservé au cycliste dans certains coins a aussi été difficile. «J’ai été frôlé par des voitures. Dans certains coins, les automobilistes ne respectent pas les cyclistes. Ailleurs, il n’y avait pas de problème.»

Ce qu’il a trouvé le plus ardu, toutefois, a été de composer avec du matériel inadéquat. «J’ai été coupé de toute communication parce que mon chargeur ne fonctionnait pas. Mon sac a aussi brisé. Ma lampe frontale n’était pas idéale. Le bris de matériel a été catastrophique. Tout ça m’a ralenti.»

Le cycliste avait relevé un défi similaire l’an dernier, mais il était suivi d’un véhicule. «C’était l’fun, mais en autonomie, c’est plus dur. L’an dernier, je ne traînais pas de sac et la voiture pouvait aller devant lors d’un changement d’itinéraire.»

L’an prochain, il entend bien amasser un montant encore plus important. Son itinéraire subira toutefois quelques modifications. Il compte aussi rouler davantage lorsqu’il fait jour.

«J’ai eu tellement d’imprévus. Je suis heureux du résultat. J’ai des choses à changer et ce sera fait pour l’an prochain», conclut-il.