Jacob Dallaire, Jérémy Dionne, Bryan Coulombe et Noah Proulx ont rencontré Marc Griffin.

« Il faut aller au bout de ce que tu peux faire » - Marc Griffin

« Je sais que je suis chanceux, je gagne encore ma vie avec le baseball. C’est tellement naturel de redonner, d’en parler, de partager mon expérience. »

Ancien espoir des Dodgers de Los Angeles et des Expos de Montréal, maintenant analyste à RDS, Marc Griffin était de passage, jeudi soir, pour prononcer une conférence à l’hôtel Le Montagnais au profit de la nouvelle équipe régionale pee-wee AA, ainsi que le Tournoi moustique de Jonquière et le Tournoi atome-bantam de Saint-Honoré. Dans son allocution, il reprend essentiellement le même propos que dans son livre, Griffin 26, publié aux Éditions de Mortagne.

« Je n’invente rien. Je raconte mon passage de petit gars de la région de Québec qui jouait au hockey l’hiver et au baseball l’été, comme la majorité des p’tits gars, mais qui a réussi à atteindre des niveaux que je ne pensais jamais atteindre moi-même », a-t-il indiqué lors d’une entrevue avant de monter sur scène.

Marc Griffin a prononcé une conférence sur sa carrière, jeudi soir, au profit de la nouvelle équipe régionale pee-wee AA, ainsi que le Tournoi moustique de Jonquière et le Tournoi atome-bantam de Saint-Honoré. Il avait été invité par le président de l’Association de Saint-Honoré, Billy Bilodeau, et le président régional, Éric Bégin.

Marc Griffin a effectivement touché aux majeures de 1988 à 1994, sans jamais disputer un match officiel de saison régulière. Signé en 1988 par les Dodgers, le joueur de champ extérieur a passé trois saisons dans l’organisation californienne avant d’être échangé aux défunts Expos de Montréal, avec lesquels il a atteint le niveau AA avant d’accrocher ses crampons en 1994 non sans avoir disputé un match préparatoire au Stade olympique. Il n’a aucun regret ni amertume sur cette carrière.

« C’est un peu le message que je dis dans le livre. Il faut aller au bout de ce que tu peux faire, et ce n’est pas nécessairement ce que l’autre à côté peut faire. Dans le fond de moi, je sais que j’avais ce qu’il fallait pour me rendre. Je ne me suis pas rendu comme je l’aurais souhaité. Ça ne me dérange pas ce que les autres pensent ; moi, je sais que je pouvais jouer là-dedans. Ça me satisfait pleinement parce que j’ai donné tout ce que je pouvais donner pour réussir. Je suis fier de ce que j’ai fait », d’exprimer Marc Griffin, estimant que les joueurs québécois sont maintenant mieux outillés pour réussir, ce que les statistiques prouvent avec une soixantaine de joueurs d’ici dans les collèges américains et quelques-uns dans les filiales du baseball majeur.

« Quand j’ai écrit le livre, je repensais à tout ça et je me disais que je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais. Je suis parti et je ne savais pas c’était quoi le baseball professionnel. Je me disais que c’était du baseball, que ça devait se ressembler », de raconter celui qui est intronisé au Temple de la renommée du baseball québécois.

« Ce que j’aime, les bons athlètes de l’époque, quand ils avaient le choix entre le baseball et le hockey, ils choisissaient le hockey, inévitablement. Il y avait des débouchés. Maintenant, les bons athlètes ont de belles options pour choisir le baseball », avance-t-il.

+

LE MONDE DU BASEBALL EN SANTÉ AU QUÉBEC

Marc Griffin demeure très impliqué dans le monde du baseball. Membre du conseil d’administration de Baseball Québec, il peut témoigner de la santé du sport partout dans la province. 

« Ça va vraiment bien. Ça fait plusieurs années qu’on voit des augmentations. On a vécu des moments difficiles. Après le départ des Expos en 2004, les étés 2005 et 2006 ont été très difficiles pour le baseball au Québec. On est tombés à un maximum de 14 000 ou 15 000. Dans les années 80 et 90, on voyait jusqu’à 48 000 jeunes joueurs de baseball. Cette année, si on se fie à ce qui s’est passé l’année dernière, on va peut-être aller chercher 36 000 ou 37 000. C’est vraiment une augmentation extraordinaire », signale Marc Griffin. 

« On commence même à être victimes du fait qu’on a moins de terrains dans plusieurs régions. On a défait beaucoup de terrains de baseball pour en faire des terrains de soccer. À quelque part, c’est correct parce qu’on veut que les jeunes fassent du sport. Là, les jeunes choisissent beaucoup le baseball. On espère que les municipalités vont emboîter le pas, parce que c’est plate de dire à un jeune qu’il s’est inscrit trop tard et qu’il n’y a plus de place », de convenir Marc Griffin, qui essaie autant que possible d’accepter toutes les invitations pour parler de baseball ou aider à en faire la promotion.