Canadien

Nouveau contrat d'un an pour Niemi

MONTRÉAL — Malgré les déboires de l’équipe, Antti Niemi a suffisamment aimé son expérience à Montréal en 2017-2018 pour vouloir y passer au moins une autre année.

Après avoir relancé sa saison dans l’uniforme du Canadien, le vétéran gardien finlandais a paraphé une entente d’un an avec le Tricolore, mardi.

Niemi, qui aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet, touchera un salaire de 950 000 $ US l’an prochain.

Après avoir affiché une moyenne de 6,75 en cinq matchs avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride pendant le premier mois de la saison, Niemi a bénéficié d’une troisième chance de faire amende honorable avec la troupe de Claude Julien, à compter de la mi-novembre. Il ne l’a pas loupée.

En 19 sorties avec le Canadien, dont 17 à titre de partant, l’athlète de 34 ans a présenté une fiche de 7-5-4, une moyenne de 2,46 et un taux d’arrêts de ,929. Il a également signé un jeu blanc.

Ce rendement lui a valu d’être nommé à titre de représentant de l’équipe pour l’obtention du trophée Bill-Masterton, un honneur qui vient récompenser l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

«La principale raison qui m’a incité à signer avec le Canadien, c’est la façon dont la saison s’est déroulée l’an dernier et comment j’ai pu rebondir, a précisé Niemi lors d’une téléconférence alors qu’il se trouvait à sa résidence de Dallas.

«À cause de la façon dont j’ai joué à Montréal, et parce que je me suis senti très confiant, je ne voyais pas le besoin de changer. Ce n’était pas une question d’aller chercher le plus d’argent [possible]», a ajouté Niemi, qui s’est également dit satisfait d’avoir paraphé un entente d’un an.

Lutte à prévoir

Le retour de Niemi tend à indiquer que le jeune Charlie Lindgren amorcera la prochaine saison avec le Rocket de Laval, le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine. Toutefois, rien n’est nécessairement coulé dans le béton et un camp d’entraînement peut être le théâtre de rebondissements totalement inattendus.

Quoiqu’il en soit, Niemi a repris un discours qu’il a maintes fois prononcé pendant la dernière saison, lorsque questionné sur une lutte possible avec Lindgren au poste d’adjoint à Carey Price.

«En ce qui a trait avec ce qui va se passer au camp d’entraînement et pendant la saison, je veux faire mon travail du mieux possible jour après jour, me concentrer sur les bonnes choses sans trop penser au résultat.»

En revenant avec le Canadien, Niemi continuera de travailler avec Stéphane Waite avec lequel la complicité semble grande. Par contre, il retrouve aussi une formation qui a connu l’une de ses pires saisons depuis longtemps et qui n’est pas assurée de rebondir en 2018-2019.

À ce sujet, Niemi s’est dit confiant.

«Nous avons connu une saison difficile l’an dernier, mais l’année d’avant, l’équipe avait été bonne. Je pense que nous avons le talent nécessaire. Je crois que nous avons une bonne équipe.»

Originaire de Vantaa, Niemi a disputé 447 matchs dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago, les Sharks de San Jose, les Stars de Dallas, les Penguins, les Panthers et le Canadien. Son palmarès s’établit à 234-134-55, avec une moyenne de 2,52 buts et un pourcentage de ,913. Il compte également 36 blanchissages.

Il a remporté la Coupe Stanley avec les Blackhawks en 2010.

Jamais repêché, Niemi a été réclamé au ballottage par le Canadien, le 14 novembre dernier.

Le Canadien a également annoncé la nomination de Paul Wilson à titre de vice-président principal, affaires publiques et communications du Groupe CH. Il assumera la gestion de l’ensemble des affaires publiques et des communications de l’entreprise et siégera au sein du comité de direction. Il entrera officiellement en poste le 6 août.

Voyageurs

Honneurs partagés sur la route pour les Voyageurs

Les Voyageurs de Saguenay ont divisé les honneurs du programme double contre les Orioles de Montréal, dimanche, à leurs tout premiers matchs officiels cette saison dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) dimanche.

Dans un premier temps, les hommes de Martin Pouliot ont doublé leurs hôtes 8-4 avant de s’incliner 5-2 dans le second match disputé au Stade Gary-Carter.

De ces premiers matchs de la saison, l’entraîneur-chef retient « plus de positif que de négatif », dit-il en rappelant que « contrairement aux autres équipes, on n’avait pas beaucoup de préparation ». Cette première sortie a été difficile pour le personnel de lanceurs, notamment pour le vétéran Yan-Éric Tremblay. Si ce dernier s’est distingué à l’attaque avec deux doubles au premier match, ce fut un tout autre visage qu’il a montré au monticule durant la deuxième partie. L’artilleur s’est effondré en troisième manche. Il a enchaîné les buts sur balles en plus d’atteindre deux frappeurs sur des lancers, pavant ainsi la voie aux cinq points qui ont procuré la victoire aux Orioles.

« Dans le premier match, on a bien frappé et ç’a été un baptême (du feu) pour certains lanceurs recrues dans cette ligue. Yan-Éric a deux doubles dans le premier match et Frédéric Girard, deux buts sur balles et un coup sûr », mentionne Martin Pouliot. De fait, les Voyageurs ont pris les devants 3-0 dès la manche initiale. Toutefois, Jonathan Martin a frappé un circuit sur une offrande de Jean-Michel Tremblay avec deux coureurs sur les sentiers.

Les Voyageurs ont rebondi en troisième manche avec une poussée de quatre points, tandis que Jean-Michel Tremblay a été en mesure de limiter l’adversaire à un seul point lorsque les Orioles se sont présentés au bâton. Après quatre manches de travail, Jean-Michel Tremblay a cédé sa place aux releveurs et la victoire a été portée à sa fiche. Les Jonquiérois ont marqué leur huitième point en quatrième manche, lorsque Mathieu Tremblay a été atteint par un tir alors que les buts étaient remplis. 

Le vent a tourné dans le second match, même si, dans la défaite, Raphaël John Leblanc a frappé son premier circuit de la saison en 6e manche. « C’était un match à notre portée, mais Yan-Éric a eu de petits problèmes de contrôle (de ses lancers) et il leur a ouvert la porte pendant une manche. Il a accordé sept buts sur balles en trois manches et deux frappeurs ont été atteints par l’un de ses tirs. »

Pour le pilote de la formation jonquiéroise, le jeune lanceur de 18 ans, Alexis Lefrançois, a offert la meilleure performance des sept lanceurs qu’il a utilisés durant les deux rencontres. Cela dit, il souhaite une meilleure tenue de ses artilleurs. « Le point vraiment négatif (de dimanche), c’est qu’en 13 manches lancées, on a donné 17 buts sur balles. »

Soulignons enfin que les Voyageurs disputeront leurs premiers matchs à domicile en fin de semaine, avec un programme triple contre la formation U16. Samedi, les matchs au Stade Richard-Desmeules sont programmés pour 16 h et 19 h, tandis que celui de dimanche est prévu à 14 h.

Sports

Les sports en bref

RÉBECCA BEAUMONT

L’Almatoise Rébecca Beaumont, qui a troqué le vélo de montagne pour le vélo de route au cours des deux dernières semaines, a trouvé l’expérience fort positive. La jeune femme s’était greffée à l’équipe américaine Illuminate pour la classique internationale Panorama Guizhou en Chine, puis pour le Tour de Californie. À la dernière étape en Californie, Beaumont a terminé dans le peloton principal, en 37e place, au terme de l’épreuve de 70 kilomètres ainsi qu’au classement général. En Chine, elle avait conclu au 22e rang. Son rôle visait surtout à « aider ses jeunes coéquipières à offrir le meilleur d’elles-mêmes, écrit-elle sur Facebook. Je suis très fière de ce qu’elles ont pu accomplir, alors que j’ai appris à courir en équipe, tout en montrant ma constance dans les différentes sphères du cyclisme sur route avec une 36e position à la dernière étape, et des 37es positions aux étapes 1 et 2, ainsi qu’au classement général. » L’Almatoise a pu tirer parti de sa polyvalence, elle qui ne s’estime pas être une « sprinteuse pure ni une grimpeuse pure ». Elle sera de retour en vélo de montagne en fin de semaine prochaine dans le cadre de la Coupe Canada présentée à Mont-Tremblant.

Phil Desgagné

Les astres alignés pour Roberval

CHRONIQUE / Est-ce utopique de penser que Roberval pourrait obtenir une franchise dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) ? Avec les informations que j’ai pu obtenir au cours des derniers jours, il y a de fortes possibilités que Roberval soit représentée dès l’an prochain.

Tout d’abord, au niveau financement, on me dit que deux hommes d’affaires de l’endroit sont prêts à investir l’argent nécessaire pour obtenir une équipe. De plus, les élus municipaux sont également prêts à donner des conditions tout à fait exceptionnelles à ces gens afin qu’ils réussissent leur début dans la LNAH.

Par contre, parmi les points d’interrogation pour l’organisation avant d’annoncer qu’ils sont prêts à investir, il y a la nomination du nouveau commissaire. Pour eux, c’est important de savoir avec qui ils vont traiter. Depuis le début, ils ont travaillé avec Richard Martel, mais ils ont maintenant hâte de savoir qui sera le nouveau commissaire.

Autre point — et sans doute le plus important pour eux —, ce sont les conditions dans lesquelles se déroulera le repêchage ? Ils veulent absolument que les autres équipes leur donnent des conditions exceptionnelles, un peu comme l’a fait la Ligue nationale de hockey (LNH) avec Las Vegas et on voit les résultats. Il faudrait que l’équipe de Roberval soit compétitive dès ses débuts dans le circuit de la LNAH.

En ce qui concerne les assistances, à mon avis, il n’y a pas beaucoup de problèmes à ce niveau quand je regarde les concessions de Thetford, de Rivière-du-Loup, de Sorel et autres. Ils jouent devant quelque 1000 spectateurs en moyenne en saison régulière. Roberval pourrait obtenir à peu près les mêmes chiffres. La seule différence, c’est vraiment lors des séries de fin de saison, alors que les autres clubs peuvent attirer entre 2000 et 2500 spectateurs. Malheureusement, Roberval n’a pas cette possibilité.

Quant à la question de l’éloignement, ce n’est pas vraiment une problématique majeure de convaincre des joueurs de venir jouer à Roberval. Jonquière et Rivière-du-Loup ont prouvé, dans les dernières années, qu’il est possible de convaincre des joueurs et de mettre en place de très bonnes formations qui font très bien. Un avantage que pourraient trouver les autres clubs, avec l’arrivée de Roberval, c’est le programme double que les équipes pourraient disputer, soit le vendredi soir à Jonquière et le lendemain à Roberval ou en sens inverse. Ça réduirait des coûts en terme de transport pour la majorité des équipes de l’extérieur.

Quand j’y regarde d’un peu plus près, les chances de Roberval de faire partie de la LNAH sont très bonnes, même si Roberval est considéré comme un petit marché. Mais la grande question, seuls les propriétaires des équipes actuelles en connaissent la réponse : sont-ils prêts à sacrifier de très bons éléments pour aider Roberval à performer ? Toute la question est là.

Encan de la LHJMQ

C’est le 2 juin qu’aura lieu le repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et je suis convaincu que les Saguenéens de Chicoutimi n’échangeront pas leur premier choix. Ils vont repêcher au premier rang comme prévu. On me dit que le premier choix des Saguenéens est presque déterminé, mais je n’en connais pas le nom. 

Ce sera également le jour où l’on connaîtra enfin les dessous de la fameuse transaction avec Acadie-Bathurst. Pour ceux qui pensent que le super défenseur #53 du Titan, Noah Dobson, pourrait se retrouver à Chicoutimi, oubliez ça. À mon avis, il y aura un autre joueur de Bathurst, mais ce ne sera pas Dobson. Ce dernier aurait valu à lui seul les deux joueurs que les Saguenéens ont donnés, soit German Rubtsov et Olivier Galipeau.

Plus je regarde ce qui se passe dans la LHJMQ, plus j’ai l’impression que Yanick Jean sera très actif dès la première ronde du repêchage, car les Sags se retrouveront avec trois choix en première ronde. Toujours concernant Dobson, je persiste à penser que ce dernier, avec les performances qu’il offre avec le Titan d’Acadie-Bathurst, aurait d’excellentes chances de se retrouver avec la formation du Canadien de Montréal qui choisira au troisième rang lors du repêchage de la LNH, le 22 juin, à Dallas.

Coupe Memorial

Cette semaine, c’est la Coupe Memorial, mais plus particulièrement, c’est le 100e anniversaire du championnat junior canadien. C’est la participation ultime pour les clubs juniors, mais aussi pour les joueurs qui y participent. C’est un moment charnière de leur carrière de hockey dans les rangs du junior majeur.

Quand je regarde cette grande compétition, ça me rappelle de très très beaux souvenirs. J’ai en effet eu l’occasion de participer à ce fameux tournoi en 1982, à Gatineau.

Même si j’ai eu l’occasion d’arbitrer trois matchs d’étoiles, la Coupe Memorial demeure le moment ultime de toute ma carrière en tant qu’arbitre et je suis convaincu que, tant pour les joueurs que pour les entraîneurs, la Coupe Memorial demeure le moment ultime de leur carrière junior.

Sports

L'Allemagne ne sourit pas aux régionaux

Le parcours boueux d’Albstadt, en Allemagne, n’a pas souri aux trois vététistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui ont pris le départ de l’épreuve cross-country de vélo de montagne en Coupe du monde, dimanche, dans les catégories Élite et U23.

Victime d’un accrochage dès le début de l’épreuve de la classe Élite, l’Almatois Léandre Bouchard n’a pas été en mesure de réaliser son exploit de l’an dernier. 

« J’avais obtenu la 16e place l’an passé à cet endroit, alors je sais que je peux performer. Ça s’est moins bien passé aujourd’hui (dimanche), alors que j’ai eu un accrochage dans la première minute de course », a commenté Léandre Bouchard à Sportcom. 

Le porte-couleurs de l’équipe KMC-Ekoi-SR Suntour a conclu au 34e rang parmi les 140 compétiteurs qui ont pris le départ, à 6mn21 du vainqueur, le Suisse et champion du monde en titre Nino Schurter (Scott-SRAM).

« J’ai été un peu trop gourmand en essayant de dépasser à l’intérieur et le coureur devant moi a perdu l’équilibre. J’ai dû ralentir et ‘‘déclipser’’ un pied d’une pédale. J’ai sauvé les meubles, mais c’était assez pour me faire dépasser par une vingtaine de gars. J’ai passé le premier tour au 55e rang. Ceci étant dit, techniquement, je n’ai fait aucune erreur majeure. J’ai adoré les conditions glissantes », a-t-il conclu, heureux d’avoir bataillé jusqu’à la fin et d’avoir réussi à remonter sur ce parcours technique. 

L’Ontarien Peter Disera (Norco Factory) a été le meilleur Canadien de l’épreuve avec une 28e place.

« C’est correct comme prestation même si on en veut plus. Il est constant et il a quand même démontré de belles choses », a indiqué son entraîneur au Québec, Jude Dufour.

Fleury et Tremblay déçues

Chez les femmes, en catégorie Élite, Catherine Fleury (Saint-Gédéon) a fini au 64e rang. Chez les U23, rien n’allait non plus pour la Chicoutimienne Anne-Julie Tremblay qui a conclu au 48e rang. L’an dernier, Tremblay avait surpris en prenant la 16e position sur ce même parcours. 

« Chez les filles, ç’a été un peu catastrophique au niveau de la gestion des parcours. Rien n’a fonctionné. C’est un parcours hyper boueux, car il avait plu une partie de la semaine. Je pense qu’on a manqué un peu de préparation technique pour ce type de conditions extrêmes. Ça ne reflète pas du tout leur niveau de forme », assure leur entraîneur, Jude Dufour, du club Cyclone d’Alma.

En classe Élite, la moitié des 75 participantes n’ont pas terminé l’épreuve ou ont été « lappées ». Même chose chez les U23 où seulement 23 des 68 partantes ont conclu dans les délais et 14 n’ont tout simplement pas terminé la course.

Pour Jude Dufour, ses protégées, qui font toutes deux parties de l’équipe nationale, doivent rapidement tourner la page sur cette contre-performance pour maintenant se concentrer et se préparer pour la prochaine étape du circuit de la Coupe du monde, en fin de semaine prochaine, à Novo Mesto en République tchèque. 

Judo

Des doublés aux Championnats canadiens de judo

Plusieurs athlètes de la région ont brillé de tous leurs feux aux Championnats canadiens de judo tenus à Calgary, plusieurs étant montés sur le podium dans deux catégories différentes.

Déjà médaillé d’or chez les moins de 18 ans, Arno Blacquière du club Judokas Jonquière a fait coup double en raflant l’or également chez les moins de 21 ans. En finale, il a vaincu un autre Québécois, Justin Tremblay, du club Seikidokan de Trois-Rivières, un résultat plutôt impressionnant pour un athlète qui est âgé de seulement 16 ans.

« J’ai toujours de l’énergie pour ça et c’est plaisant ! Je me suis entraîné fort pour ce tournoi, pris part à quelques camps préparatoires en plus de faire des compétitions en Europe. Tout cela fait en sorte que je me suis beaucoup amélioré. J’ai combattu au meilleur de mes capacités », a-t-il déclaré à Judo Québec. 

Cette victoire lui assure une participation aux Championnats panaméricains des moins de 18 ans et de moins de 21 ans qui auront lieu en Argentine au début juillet. 

Toujours chez les U21, François Gauthier-Drapeau (Seiko Alma) a été sacré champion canadien junior des 81 kg. Lui aussi a répété son exploit le lendemain en remportant l’or chez les seniors pour le doublé. 

Olivier Gagnon (Judokas Jonquière) a remporté l’or chez les U16, sa vraie catégorie d’âge.  

Chez les U21, mais du côté féminin, la Dolmissoise Marie Besson (-52 kg) a été la seule Québécoise à remporter l’or en vainquant sa principale adversaire, l’Albertaine Taeya Koliaska. 

Le dimanche, chez les seniors cette fois, Besson a aussi réussi à récolter une deuxième médaille d’or en ayant à nouveau le meilleur face à Koliaska. 

L’Almatoise Anne Martin (Seïko) s’est également retrouvée à deux reprises sur le podium. Chez les U21, elle a remporté la médaille de bronze chez les 63 kilos, pour ensuite remporter l’argent chez les seniors.

Autres médaillés

D’autres judokas de la région se sont distingués. Ainsi, chez les U16, Mathilde Simard-Lejeune (Alma) a remporté la médaille d’argent chez les moins 48 kilos. Marc-Alexandre Guérin (-46 kilos) et Victor Dessureault (-60 kilos), tous deux des Judokas Jonquière, ont remporté le bronze. Félix Côté (Albatros de Dolbeau-Mistassini) a remporté le bronze chez les +73 kilos.

Enfin, chez les seniors, Roxanne Émond (Ju Shin Kan de Laterrière) a remporté la médaille de bronze chez les 63 kilos.

Sports

Guillaume Bolduc domine le 3e édition de 6-12 heures de St-Ho

Guillaume Bolduc a remporté la troisième édition du 6-12 heures de St-Ho. Une douzaine de cyclistes ont participé, samedi, à cet événement unique en vélo de route au Québec.

La victoire est plus que savoureuse pour l’athlète qui a terminé dernier en 2017 en raison d’un pépin de santé. Samedi, il a complété 15 tours avec une moyenne de 30 km/h incluant les arrêts. 

« Il a terminé premier haut la main. C’était impressionnant de le voir aller. Il avait le couteau entre les dents », raconte Sylvain Grenier, qui porte plusieurs chapeaux au sein du RUQ, dont celui de fondateur. 

Vincent Nadon de Montréal se retrouve en deuxième position. Le champion de 2017, Sylvain St-Gelais, est monté à nouveau sur le podium, cette fois-ci en troisième position. La troisième édition aura été le théâtre de seulement deux abandons hâtifs.

Seulement deux participants provenaient du Saguenay. La dizaine d’autres athlètes habitent le Lac-Saint-Jean, Québec et Montréal. 

Sylvain Grenier est bien fier de l’impact de cette compétition qui est encore toute jeune et qui se déroule sans grande campagne publicitaire. 

« Nous pourrions faire les courses à Québec ou ailleurs. Les retombées de celles-ci sont bénéfiques pour l’économie locale. C’est intéressant pour la communauté », ajoute-t-il. 

Concept unique

La course créée par le Regroupement d’ultracyclisme du Québec (RUQ) se déroule sur une boucle de 25 kilomètres. Le vainqueur est celui qui effectue le plus grand nombre de tours après 12 heures de compétition. Contrairement aux courses traditionnelles, les participants se retrouvent à affronter le temps et non les autres. Au final, les tours qui doivent être effectués en moins d’une heure sont l’unique statistique comptabilisée. 

L’événement de samedi est le premier de la saison du RUQ qui est derrière plusieurs autres épreuves longue distance. 

Le prochain rendez-vous est prévu le 1er juillet alors qu’aura lieu la troisième édition du tour Extrême. Les cyclistes doivent faire le tour du Lac-Saint-Jean le plus rapidement possible en solo ou en équipe.

Sports

200 jeunes relèvent le défi de 255 km

Quelque 200 jeunes de 3e, 4e et 5e secondaires de la région et de l’extérieur prennent part à la 8e édition du Tour des jeunes Desjardins qui se termine mardi, vers midi, au centre de villégiature de la Dam-en-Terre à Alma.

Cette randonnée de trois jours sur le magnifique parcours de la Véloroute s’est amorcée dimanche, première journée d’un tour du lac Saint-Jean à vélo. Toutefois, même s’ils avaient suivi un programme d’entraînement, les participants ont trimé dur pour parcourir les 92 kilomètres de la première portion entre la Dam-en-Terre et la l’École polyvalente Jean-Dolbeau en raison de forts vents de face. Mais heureusement, ils ont sans doute pu mettre à profit les conseils et les encouragements de Roger Filion, président d’honneur de l’événement et grand manitou du vélo dans la région, pour faire face à l’adversité.

De fait, lundi, juste retour des choses, l’étape de 90 kilomètres entre Dolbeau et la Cité étudiante de Roberval a été beaucoup plus facile parce que les cyclistes ont profité d’un vent de dos ! Aujourd’hui, les participants boucleront la boucle sur un trajet de 73 kilomètres entre Roberval et la Dam-en-Terre. 

Parmi les équipes participantes, la majorité provient du Lac-Saint-Jean. Trois équipes sont du Saguenay, soit une équipe de l’École secondaire Charles-Gravel de Chicoutimi-Nord, une de la l’École polyvalente Kénogami et l’équipe des Crinqués du Centre jeunesses de Chicoutimi composée de 11 garçons et filles âgées de 12 à 17 ans. On retrouve également une équipe de Shawinigan et une du Séminaire Saint-François de Québec. À noter qu’un volet identique se déroule dans le Bas-Saint-Laurent.

Passer le flambeau

Instigateur du tour, François Carrier prend part à sa dernière édition. Enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour d’Alma, et depuis novembre conseiller municipal à Alma, M. Carrier souhaite maintenant passer le flambeau, faute de temps pour s’en occuper comme il souhaiterait. Bien sûr, les candidats à sa succession ne se bousculent pas aux portes, mais il a confiance de dénicher la perle rare d’ici la prochaine édition. 

À l’époque, il avait créé l’événement parce qu’il trouvait qu’il y avait peu d’activités offertes aux jeunes du secondaire pour les inciter à bouger. Pour ce dernier tour sous sa houlette, il aurait aimé atteindre le maximum de participants, soit 300.

Mentionnons que l’événement est organisé par le Pavillon Wilbrod-Dufour d’Alma (Commission scolaire du Lac-Saint-Jean) et que cette activité demeure à coût accessible pour les participants grâce à l’appui de généreux commanditaires. Ces derniers contribuent pour la moitié du budget total de 100 000 $. En plus de relever le défi physique, les jeunes assistent à des spectacles après leur journée d’efforts (dont trois humoristes à Dolbeau-Mistassini) et ils peuvent aussi gagner des prix de présence.

LNH

L'impossible se poursuit à Las Vegas

LAS VEGAS — «Bienvenue dans l’impossible».

Voilà les mots qui étaient projetés au centre de la patinoire du T-Mobile Arena avant chaque affrontement des séries éliminatoires, ce printemps. Malgré les nombreuses critiques et les doutes qui entouraient la venue d’une équipe de hockey professionnelle à Sin City, les Golden Knights de Las Vegas ont tourné l’impossible en possible.

À sa première campagne au sein du circuit Bettman, l’équipe a réussi son pari avec brio en se taillant une place en finale de la Coupe Stanley, après avoir éliminé les Jets de Winnipeg en cinq matchs grâce à un gain de 2-1, dimanche.

«Je me rappelle, il y a huit mois, lorsque nous avions gagné un match contre les Stars [lors du match d’ouverture de la saison], nous avions ressenti quelque chose d’incroyable, a raconté le centre Pierre-Édouard Bellemare. Je ne crois pas que nous sommes complètement satisfaits, par contre. C’est agréable de savoir que les gars sont excités pour la prochaine ronde.»

Les Golden Knights sont la troisième organisation de l’histoire de la LNH à atteindre la finale de la Coupe Stanley lors de sa saison inaugurale, après les Arenas de Toronto, en 1918, et les Blues de St. Louis, en 1968, lorsque six clubs d’expansions avaient été ajoutés aux équipes originales. La formule adoptée pour les séries faisait toutefois en sorte que l’une des nouvelles équipes allait prendre inévitablement part à la grande finale.

Las Vegas se mesurera au Lightning ou aux Capitals en finale. «Dans tous les cas, nous ne serons pas les favoris, mais ça nous convient parfaitement. Nous le vivons depuis le début de la saison. Nous allons continuer d’aller de l’avant», a soutenu Jonathan Marchessault, qui mène son équipe avec une récolte de 18 points en séries. 

500 contre 1

Personne n’aurait pu écrire un meilleur scénario pour les Golden Knights, qui, après que les preneurs aux livres eurent établi leurs chances de remporter les grands honneurs à 500 contre 1 en début de saison, ont fait tomber la deuxième meilleure équipe en saison régulière en finale de l’Ouest. Les Jets en avaient également surpris plusieurs après avoir éliminé les finalistes de la Coupe Stanley, les Predators de Nashville, en sept matchs, au deuxième tour.

«Tous les joueurs dans cette équipe ont quelque chose à prouver», a reconnu Ryan Reaves, natif de Winnipeg, qui a inscrit le but vainqueur face aux Jets dimanche, dans sa ville natale. «Nous nous appelons les ‘’opprimés en or’’ (‘‘Golden Misfits’’) pour une raison. Nous faisons un bon travail pour prouver à tout le monde qu’ils avaient tort.»

Comme ils l’ont fait au cours de la saison, les hommes de Gerard Gallant vivent dans le moment présent. Alors que leur formation ne comptait que deux joueurs sous contrat à ce temps-ci l’an dernier, les Golden Knights amorceront la finale de la Coupe Stanley avec un dossier de 12-3 en séries, après avoir dominé 42-27 au chapitre des buts marqués.

Le crédit revient en grande partie à la philosophie de l’entraîneur-chef, qui a bâti un groupe de joueurs bien conditionnés, confiants, qui sont capables de bien travailler ensemble tout en misant sur de courtes présences efficaces sur la patinoire et un jeu en profondeur.

L’attaque n’a pas été des plus prolifiques (trois buts ou moins en 12 occasions), mais la défensive a fait un travail exceptionnel. Les Knights ont permis le moins de buts parmi les équipes ayant disputé plus de 10 matchs lors du bal printanier.

«Tout le monde a élevé son jeu d’un cran à un moment ou un autre cette saison», a raconté le gardien Marc-André Fleury, qui a signé quatre jeux blancs en séries, avec une moyenne de 1,68. «C’est l’une des raisons pourquoi nous avons été constants tout au long de l’année.»

En finale pour gagner

On ne peut nier que Fleury a joué un rôle clé. Son apport à la formation lui a permis également d’atteindre des sommets personnels. Le gardien originaire de Sorel-Tracy a accordé deux buts ou moins dans 10 de ses 15 départs en séries et il se dirige en finale pour une troisième année consécutive. Et même s’il ne l’admettra pas publiquement, le Québécois souffre toujours du fait de ne pas avoir été protégé par les Penguins de Pittsburgh l’été dernier, après y avoir passé ses 13 premières saisons dans la LNH.

Gallant a clairement précisé que son équipe n’avait toutefois pas encore atteint son objectif. «Ça été une aventure formidable jusqu’à présent», a fait savoir l’entraîneur-chef, qui avait été traité de façon cavalière par les Panthers de la Floride l’an dernier, lorsque ceux-ci l’ont laissé seul avec ses bagages devant le PNC Arena, après l’avoir limogé. «Nous allons en finale de la Coupe Stanley, mais encore là, ce n’est pas ce que nous voulons. Nous voulons gagner.»

Aussi invraisemblable que cela ait pu paraître il y a quelques mois.

Boxe

Stevenson conserve son titre WBC devant Jack

TORONTO - Pour une neuvième fois d’affilée, Adonis Stevenson a défendu son titre des poids mi-lourds de la World Boxing Council (WBC) en vertu d’un verdict nul majoritaire devant Badou Jack, samedi soir, au Air Canada Centre de Toronto.

Deux juges ont remis des cartes de 114-114, tandis que le troisième a plutôt montré un score de 115-113 en faveur de Jack (22-1-3, 13 K.-O.).

Avec cette victoire, Stevenson (29-1-1, 24 K.-O.) a égalé le record de Lucian Bute, qui avait lui aussi défendu sa ceinture des super-moyens de l’IBF à neuf reprises avant de se faire détrôner par Carl Froch.

Si les amateurs de boxe voulaient un combat, ils auront été plus que servis par les deux pugilistes, qui se sont livré une véritable bagarre de rue. Contre toute attente, Jack s’est montré comme étant un adversaire coriace et du moins l’un des meilleurs adversaires de Stevenson depuis longtemps.

Stevenson, qui disputait un premier duel depuis qu’il a battu Andrzej Fonfara par K.-O. en juin dernier, a rapidement pris les devants, alors que la foule scandait «Superman, Superman, Superman».

Le Québécois a réussi à bien contrôler son adversaire, jusqu’à ce qu’il montre des signes de fatigue au sixième round. Ce relâchement a permis au Suédois d’origine gambienne d’ébranler le champion en le rouant de coups au visage au septième round.

Voyant que le temps pressait, Stevenson n’a toutefois pas baissé les bras et a repris du poil de la bête en enchaînant quelques combinaisons à la fin du 10e et au 11e round.

Les deux boxeurs ont montré de quoi ils étaient capables au tout dernier round.

Après avoir atteint Stevenson plusieurs fois alors qu’il se trouvait dans les câbles, Jack a levé les bras au ciel, croyant en avoir fait assez pour détrôner le champion. «Superman» s’en est cependant tiré avec un verdict nul, en raison de l’avance qu’il avait prise dans les premiers rounds du combat.