Vélo de montagne

Léandre Bouchard revient encouragé

L’altitude a été bénéfique pour l’Almatois Léandre Bouchard. Après avoir traversé un creux de vague d’énergie, le porte-couleurs de l’équipe KMC-Ekoï-SR Suntour a été le meilleur Canadien de l’étape de la Coupe du monde de vélo de montagne (cross-country) sur le parcours de Valnord, dans la Principauté d’Andorre, en concluant avec une satisfaisante 34e position.

« C’est encourageant, et ça fait du bien, car j’avais eu un peu plus de difficulté dernièrement avec mes performances, a indiqué Bouchard, à Sportcom. C’était très serré dans mon groupe, et il y a 10 places en moins d’une minute devant moi. J’ai vraiment fait une belle gestion de course en altitude et où il faisait chaud, en étant constant chaque tour. Ç’a été une course très difficile, mais c’est aussi très encourageant pour les Championnats canadiens de la semaine prochaine à Canmore. »

Baseball

Tournoi moustique: les Royals champions

Les Royals de Jonquière ont remporté la finale à saveur saguenéenne de la 37e édition du Tournoi provincial de baseball moustique A et B de Jonquière, dimanche, à l’issue d’une victoire de 5-3 sur les Phillies de Chicoutimi. Maîtres chez eux, les Jonquiérois ont pu soulever le nouveau trophée de la division A, la coupe Donald Bérubé, devant une belle foule réunie au stade Arvida.

La victoire des Royals a aussi signifié le retour de la couronne des champions pour une équipe de la région, un fait d’armes qui n’avait pu être réussi au cours des trois dernières éditions. « Cette année, les équipes régionales ont mieux performé qu’on pensait. Dans les deux catégories, seulement une équipe de l’extérieur a réussi à se qualifier en demi-finale. Il n’y en a eu aucune dans le A», a souligné Frédéric Truchon, responsable du tournoi.

Baseball

Les Voyageurs torpillent le Rocket

Profitant d’un temps magnifique pour le baseball, les Voyageurs de Saguenay (15-10) ont fait plaisir à leurs partisans en infligeant deux dégelées, de 10-0 et de 12-1, au Rocket de Coaticook (6-26), dimanche, au stade Richard-Desmeules.

Les nouvelles acquisitions, Maxime Dumas, Félix Castilloux et Jean-Philippe Chagnon, ont fait une entrée en scène remarquée, qui a ravi les amateurs sur place, en plus de satisfaire pleinement les attentes du DG et entraîneur-chef Martin Pouliot.

Soccer

L’occasion d’une vie pour Benoit Lavoie

En 1998, Benoit Lavoie avait pu vivre la frénésie française sur les Champs-Élysées, en France, alors que les Bleus avaient remporté leur première Coupe du monde de soccer avec, en tête, le monstre sacré Zinédine Zidane. Vingt ans plus tard, c’est l’inverse, mais tout aussi grandiose pour « Benito », qui, en compagnie de son compagnon de voyage Pierre Vincent, a pu vivre en direct la deuxième étoile décrochée par la France, dans une victoire de 4-2, contre la Croatie.

Arborant fièrement son chandail des champions de 1998, avec Zidane au dos, le Jeannois a aussitôt partagé ses émotions sur sa page Facebook : « La France championne du monde... Moment de vie... Incroyable ! ... Merci la vie ! ... Merci à mon compagnon de voyage Pivalolou Vincent ! »

Canadien

Danault s'entend pour trois ans avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal s’est entendu sur les modalités d’un contrat de trois ans avec son joueur de centre Phillip Danault, dimanche.

L’équipe a confirmé l’entente par voie de communiqué et l’attaquant de 25 ans empochera 3,083 millions $US par saison.

Danault n’a disputé que 52 matchs avec le Canadien la saison dernière, amassant huit buts et 17 mentions d’assistance. 

Il a raté plusieurs semaines d’activités en raison d’une blessure subie contre les Bruins de Boston, le 13 janvier, lorsqu’il a reçu un lancer frappé du défenseur Zdeno Chara à la tête.

Le joueur de centre originaire de Victoriaville a été acquis dans une transaction avec les Blackhawks de Chicago, en février 2016. Il a pris part à 155 matchs dans l’uniforme du Canadien, récoltant 24 buts et 46 aides et montrant un différentiel de plus-3. Danault a connu la meilleure saison de sa carrière en 2016-17, quand il a inscrit 13 buts et 40 points en 82 parties.

Danault a été sélectionné au premier tour (26e au total) par les Blackhawks lors du repêchage de 2011.

Coupe du monde 2018

Les Bleus mettent fin à une disette de 20 ans

MOSCOU — Vingt ans plus tard, les Bleus sont de nouveau les champions de la Coupe du monde. La France a battu la Croatie 4-2 au Stade Luzhniki, dimanche, remportant ainsi la 21e présentation du Mondial.

Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Paul Pogba ont marqué les buts de l’Hexagone, qui a aussi profité d’un but contre son camp (Mario Mandzukic).

Mandzukic et Ivan Perisic ont riposté pour les Croates, qui disputaient la finale pour la première fois de leur histoire.

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La France a aussi été titrée en 1998, à la maison. Le pays a été battu par l’Italie en finale de la Coupe du monde de 2006, en Allemagne.

«Je ne le réalise pas encore. C’est la Coupe du monde. C’est énorme, a souligné Griezmann. Je suis extrêmement fier de cette équipe.»

Dimanche, ce qui se dessinait comme un match serré, à 1-1 après 30 minutes de jeu, s’est transformé en fiesta pour les Français.

Les Bleus ont pris l’avance 2-1 à la 38e minute, gracieuseté d’un penalty de Griezmann. Il a fait mouche du côté droit, trompant Danijel Subasic. La sanction est venue après que les arbitres aient consulté la reprise vidéo pour vérifier une main de Perisic en sautant, sur un corner.

Le groupe de Didier Deschamps s’est emparé d’une priorité de 3-1 15 minutes après le début de la deuxième demie. Mbappé a mis de la pression sur le flanc droit. Il a été freiné, mais Griezmann a pu glisser le ballon à Pogba et celui-ci a converti son deuxième tir, le premier étant stoppé par un défenseur.

À la 65e minute, Mbappé a porté le score à 4-1 d’un tir de loin à la droite de Subasic, après du beau travail de Lucas Hernandez.

Une jeunesse!

Mbappé a 19 ans. Le seul autre joueur aussi jeune à avoir marqué en finale de la Coupe du monde: nul autre que Pelé, à 17 ans lors du gain de 5-2 du Brésil contre la Suède, en 1958.

Mandzukic a réduit l’avance à 4-2 à la 69e minute. Il a capitalisé en profitant du jeu mou du gardien Hugo Lloris, qui lambinait après avoir stoppé une passe arrière.

La Croatie avait nivelé la marque à la 28e minute. Luka Modric a pris un coup franc d’une bonne distance et après deux têtes et une passe arrière des Croates, Perisic s’est créé de l’espace pour un fulgurant tir du pied gauche, battant Lloris à sa gauche.

Triste record

La France a pris les devants 1-0 à la 18e minute, sur un coup franc où Mandzukic a marqué de la tête contre son camp, voulant mettre hors de danger la frappe de qualité de Griezmann.

C’était le 12e but contre son camp de ce Mondial, un record de la Coupe du monde.

Perisic a mené des charges sur le flanc gauche lors des quatrième et 15e minutes, sans parvenir à tirer. La deuxième occasion était plus menaçante; près du but il a voulu passer au centre à Ante Rebic, sans succès.

«Après le quatrième but de la France, j’ai commencé à me dire que ce serait difficile de venir de l’arrière, a déclaré l’entraîneur-chef de la Croatie, Zlatko Dalic. Après le but de Mandzukic, j’ai retrouvé espoir, mais c’est très difficile de remonter la pente contre une formation comme la France.»

Deschamps faisait partie de la brigade championne il y a 20 ans. Il n’est que le troisième à avoir remporté le Mondial comme joueur et comme entraîneur. Les autres sont l’Allemand Franz Beckenbauer et le Brésilien Mario Zagallo.

En quatre apparitions au Mondial la Croatie, nation de quatre millions de personnes, avait eu comme meilleur résultat une troisième place, en 1998.

Modric a été nommé le Joueur par excellence du tournoi. Il a marqué deux fois et a joué un rôle crucial lors de trois gains par remontées, au-delà de la phase de groupe. Après avoir reçu l’honneur, il a donné l’accolade à la présidente de la Croatie, Kolinda Grabar-Kitarovic.

Avant le match, le président russe Vladimir Poutine a fait le relais au Qatar en vue du Mondial de 2022. Il a remis un ballon à l’émir du Qatar, qui sera la première nation arabe à accueillir le tournoi.

Coupe du Monde 2018

«La cause» de l'entraîneur français Didier Deschamps

MOSCOU — Ses cheveux grisonnent, mais l’homme n’a guère changé depuis 1998: Didier Deschamps, l’ancien champion du monde devenu sélectionneur de l’équipe de France, s’avance vers la finale 2018 avec les mêmes principes, le culte de la gagne et du collectif avant tout.

D’une Coupe du monde à l’autre... «DD» a l’opportunité dimanche contre la Croatie de devenir la troisième personnalité à décrocher le Mondial comme joueur puis sélectionneur, dans les pas du Brésilien Mario Zagallo et de l’Allemand Franz Beckenbauer.

Sa philosophie reste la même, proche de celle de son sélectionneur et mentor de 1998, Aimé Jacquet: solidité défensive et respect de la vie de groupe, avant les ego et les états d’âme. Que ceux qui ne veulent pas rentrer dans le moule passent leur tour...

Rien de surprenant, Deschamps était le capitaine de Jacquet en 1998 et son relais dans le vestiaire.

Emmanuel Petit, qui n’est pas forcément le plus grand partisan du style de jeu de son ancien compère de 98, lui reconnaît ses qualités de meneur d’hommes.

«Didier a toujours été pragmatique, a toujours pris des décisions pour favoriser la cohésion du groupe. Le cas Benzema en est le parfait exemple. Il n’a jamais pris des joueurs qui pouvaient remettre en question la cohésion du groupe ainsi que son autorité», racontait l’ancien champion du monde à l’AFP, il y a quelques mois.

«La cause» 

«Didier place la cause au-dessus des ambitions personnelles», abonde Patrick Vieira, dans les colonnes du Times samedi.

Après le Mondial-98, «il y avait beaucoup de discussions dans les médias pour savoir si je le remplacerais au milieu de terrain pour l’Euro 2000. Didier m’a pris à part et m’a dit que nous ne devions pas laisser toutes les spéculations interférer entre nous, ou affecter la préparation, mais simplement donner le meilleur de nous-mêmes. Cela vous dit tout ce que vous devez savoir sur ce qu’il est», poursuit Pat’.

Pur pragmatique, Deschamps se soucie moins du style de jeu que du résultat. Et jusqu’ici, cela a presque toujours payé, en dépit des critiques récurrentes sur ses équipes sans flamboyance.

Milieu de terrain de devoir, il a tout remporté sur le terrain, le plus souvent avec le brassard de capitaine: la seule Ligue des champions d’un club français à Marseille en 1993, une autre C1 avec la Juventus Turin (1996), et un titre de champion du monde (1998) et d’Europe (2000) avec les Bleus.

Ses trophées ont relégué au second plan ses quelques zones d’ombre: les soupçons de dopage planant sur la Juve, ou l’affaire de corruption de Marseille avec Valenciennes en 1993, pour lesquels Deschamps n’a jamais été mis en cause.

Redresser la maison bleue

Entraîneur, il a continué à empiler les résultats: il a hissé Monaco jusqu’à une inattendue finale (perdue contre Porto 3-0) de Ligue des champions en 2004 et porté Marseille vers le titre de champion de France en 2010, et trois Coupes de la Ligue consécutives, après 17 ans sans le moindre titre notable.

En 2012, il a pris l’équipe de France pour la sortir de l’ornière et remettre debout une maison bleue ébranlée par la Coupe du monde 2010 et le scandale de Knysna, la fameuse grève des Bleus de Raymond Domenech en Afrique du Sud.

Depuis son arrivée, la progression est constante: un quart de finale au Mondial-2014, la finale de l’Euro-2016 perdue en prolongation contre le Portugal 1-0, et ce grand rendez-vous de Moscou dimanche en finale contre la Croatie.

Tout un symbole, vingt ans après. Deschamps a «un truc que peu de coaches ont. Il a gagné avec la France, il a été un grand joueur, un capitaine, déjà un leader. Il connaît les joueurs, il sait parler aux joueurs, s’approcher des joueurs un peu timides. Il arrive à donner le message qu’il veut donner», loue Paul Pogba.

Très proche du président de la Fédération Noël le Graët et sous contrat jusqu’en 2020, on dit le sélectionneur très investi au sein de la FFF et extrêmement méticuleux pour tout ce qui concerne de près ou de loin l’équipe de France.

À 49 ans, il peut l’amener sur le toit du monde pour la deuxième fois de sa carrière. S’il y parvient, ses derniers détracteurs auront un mal fou à se faire entendre.

Sports

Traversée du Lac-à-Jim: Xavier Desharnais, au sprint final

Après un sprint final endiablé, c’est Xavier Desharnais qui a été le premier à toucher la plaque d’arrivée, moins d’une seconde devant les nageurs Édouard Lehoux et Nicolas Masse-Savard, dans la course de 15 km disputée au Lac-à-Jim samedi. Plus de cent nageurs ont participé aux différentes épreuves à la 7e édition de l’événement.

Il aura fallu attendre à la toute dernière seconde pour départager les nageurs lors du marathon de 15 km devant près d’une centaine de spectateurs. « C’est le genre de situation que l’on voit de plus en plus, a commenté Xavier Desharnais, le champion de la course en 2 :55,36. Il n’y a plus assez de différence et les nageurs profitent de la vague pour rester dans la course et ça donne de bons sprints finaux ».

Ce dernier et Édouard Lehoux participeront également à la traversée du Lac-Saint-Jean, de 32 km, dans deux semaines, alors que Nicolas Masse-Savard, qui a pris la troisième position, participera au 10 km de la coupe du monde.

« Ça permet de voir ou on se situe à deux semaines de la traversée », a noté Xavier Desharnais, qui se remet d’une opération à l’épaule en avril dernier, et qui en sera à sa septième participation. « C’est un bon entrainement pour tester l’endurance », a renchéri Nicolas Masse-Savard.

Au total ce sont 107 nageurs qui ont participé aux épreuves de 1, 5, 10 et 15 km, en plus de l’épreuve de 10 km en équipe. « On est vraiment content de la participation, a mentionné Gabrielle Trottier, coresponsable du Marathon du Lac-à-Jim. C’est un super événement qui permet aux jeunes de s’initier aux courses de longues distances tout en permettant aux nageurs d’expérience de se préparer pour la traversée du lac Saint-Jean. »

Au 10 km en équipe, c’est Stéphanie Labelle et son conjoint Frédéric Fortin qui ont remporté l’épreuve pour une quatrième fois. « C’est un bel événement qui permet de nager dans de l’eau chaude [71°F], sans vague dans un circuit très sécuritaire », a-t-elle mentionné.

Et ce sont ces conditions qui permettent aux jeunes de faire une première course en eau libre ou encore de se préparer pour les jeux du Québec, a remarqué Germain Girard, entraineur au Club de natation de Saint-Félicien. « La compétition est reconnue au niveau provincial, qui nous aide à former la relève », a mentionné l’homme qui était très fier de ses athlètes.

Tennis

Kerber domine Williams à Wimbledon

WIMBLEDON — Dix mois après un accouchement compliqué, Serena Williams avait rendez-vous avec l’histoire du tennis samedi à Wimbledon. Mais l’Allemande Angelique Kerber l’a privée d’un 24e trophée majeur record en s’offrant son premier sacre à Londres.

Son jeu de jambes de feu et sa défense tout-terrain ont eu raison en à peine plus d’une heure (6-3, 6-3) de la puissance de l’Américaine qui disputait sa première finale depuis son retour de maternité en mars.

La grande vedette du tennis aurait pu égaler le record de titres majeurs de l’Australienne Margaret Court, légendaire championne des années 60-70.

Mais sous les yeux de la Duchesse de Sussex, son amie Meghan Markle, elle a moins bien servi que d’habitude (4 aces seulement) et a commis trop de fautes directes (24), alors que Kerber a su bien la manoeuvrer dans les échanges.

Fidèle à sa stratégie, elle a fait courir l’Américaine de 36 ans de gauche à droite en s’efforçant de limiter les erreurs (5 directes) et a tenu le choc sur son service, qu’elle n’a lâché qu’une fois. «Il fallait que je joue mon meilleur tennis», a souligné Kerber qui à 30 ans a su saisir cette «deuxième chance».

En 2016, elle avait perdu sa première finale à Londres face à l’Américaine (7-5, 6-3). Avec cette belle revanche, elle est devenue la première Allemande à soulever le Venus Rosewater Dish — l’assiette en argent remise à la lauréate — depuis le sacre de Steffi Graf en 1996.

«Je crois que je suis la suivante après Steffi. C’est incroyable», a ajouté Kerber qui s’est adjugé son troisième trophée majeur, après l’Open d’Australie (en battant Serena en finale) et l’US Open remportés tous deux en 2016.

Kerber sera 4e mondiale lundi

À New York, l’intrépide «Angie» avait par la même occasion détrôné la cadette des soeurs Williams de la première place mondiale. Mais l’année 2017, celle dite de la confirmation, avait été difficile pour l’Allemande d’origine polonaise, tombée de la première à la 21e place après plusieurs contre-performances, dont une élimination dès son entrée en lice à Londres.

Cette victoire autoritaire scelle son retour au plus haut niveau. Classée 10e mondiale à son arrivée au All England Club, elle grimpera à la 4e place lundi.

«C’est forcément décevant, mais je ne peux pas être déçue après ce que j’ai réussi, a affirmé Serena Williams, qui avait donné naissance à son premier enfant, une petite fille prénommée Olympia, en septembre non sans rencontrer des complications.

Cicatrice de césarienne rouverte, caillots de sang découverts dans les poumons, hématome à l’abdomen... La Floridienne de presque 37 ans (le 26 septembre) avait failli y laissé sa peau et avait dû demeurer alitée pendant six semaines.

«À toutes les mamans présentes aujourd’hui, j’ai joué pour vous! J’ai essayé [de gagner], mais Angelique a vraiment très bien joué aujourd’hui, à en perdre la tête», a affirmé l’ancienne numéro 1 mondiale qui aurait pu imiter l’Australienne Evonne Goolagong, dernière mère de famille titrée à Londres en 1980.

«J’ai le sentiment d’avancer dans la bonne direction et j’ai fait un pas de géant à Wimbledon. Cela ne fait que commencer», a assuré Serena Williams qui ne disputait que son quatrième tournoi cette saison et espère bien briller à l’US Open en septembre.

Coupe du monde 2018

La Belgique termine 3e en défaisant l’Angleterre

Saint-Pétersbourg — Une meilleure performance en Coupe du monde pour terminer... La Belgique a dominé l’Angleterre (2-0), samedi à Saint-Pétersbourg, et termine à la troisième place du Mondial-2018, son meilleur résultat en treize participations.

La «génération dorée» menée par Eden Hazard, buteur, et Kevin de Bruyne a surmonté la déception de la demi-finale perdue contre la France mardi (1-0) pour enfin monter sur le podium d’une grande compétition, après plusieurs années de résultats en deçà de son énorme potentiel.

Les Diables concluent sur une bonne note un Mondial historique pour eux: meilleur classement après la 4e place de 1986, records de buts marqués (16), de victoires (6) et un exploit contre le Brésil en quarts (2-1) qui a surpris le monde...

Surtout, les hommes de Roberto Martinez ont pris rendez-vous avec l’avenir. Ils quittent la Russie avec la conviction de pouvoir viser plus haut à l’Euro-2020, leur prochain grand objectif.

«Nous sommes toujours tristes d’avoir perdu la demi-finale, mais nous avons été bons trois jours après pour gagner ce match. Maintenant, la chose la plus importante est de regarder le futur», a expliqué Hazard. «Et j’espère que le futur sera meilleur qu’aujourd’hui.»

L’Angleterre, aussi, a marqué les esprits de Saint-Pétersbourg à Londres, où ses partisans se sont pris de passion pour leur jeune sélection, totalement revigorée après la défaite humiliante de l’Euro-2016 contre l’Islande en huitièmes de finales.

Le sélectionneur Gareth Southgate a aussi pu mesurer ce qu’il manque aux Trois lions pour jouer avec les plus grands: notamment une meilleure efficacité offensive. Harry Kane, pourtant meilleur buteur du mondial au moins jusqu’à dimanche jour de la finale (6 buts), est resté muet lors des trois derniers matches.

Kane discret

Comme pour les Belges, les Anglais se tournent désormais avec appétit vers l’Euro à venir, d’autant qu’ils accueilleront à Wembley les demi-finales et la finale. «Nous sommes déçus de ne pas avoir gagné, mais c’est un moyen d’apprendre, de progresser. Il y a de la place pour progresser», a expliqué la vedette de Tottenham.

La marge est en effet grande. Samedi, les occasions n’ont pas manqué pour les Anglais, mais ils ont trop péché dans leur concrétisation. Kane, discret, a raté sa seule tentative, sur une demi-volée croisée (23).

C’est d’ailleurs... un défenseur, Eric Dier, qui s’est montré le plus dangereux. En duel face à Thibaut Courtois, il a effacé d’un tir piqué le portier, mais Toby Alderweireld est venu sauver sur sa ligne le but tout fait (70).

Face au manque de réussite anglais, la Belgique n’a pas eu à forcer son talent, opérant en contres, plus ou moins sentis, plutôt que d’offrir un jeu léché.

Meunier va trop vite

Thomas Meunier a offert un avantage rapide aux Diables (4), en reprenant comme un avant-centre un centre de Nacer Chadli. Le joueur du PSG est devenu le 10e buteur belge du tournoi - un record sur une Coupe du monde, partagé avec la France 1982 et l’Italie 2006, selon le statisticien Opta.

De Bruyne, sur une frappe déviée (11), Alderweireld (35) ou Meunier (80) auraient pu plier plus rapidement le match, mais l’honneur est finalement revenu au capitaine, Eden Hazard, l’un des grands bonshommes du tournoi et sûrement l’un des grands agitateurs du marché des transferts à partir de lundi.

Le N.10 de Chelsea, servi par De Bruyne, déposait Phil Jones pour ensuite tromper Jordan Pickford du droit (82).

Hazard clamait après la défaite contre la France que la Belgique «était la plus belle équipe» de la Coupe du monde. Faute de mieux, avec sa troisième place, la «génération dorée» offre à son pays le meilleur classement de son histoire.

«C’est toujours chouette d’aller en vacances avec une médaille», se consolait Thibaut Courtois. «Naturellement, tout le monde veut être sur la plus haute marche du podium. Mais être troisième, c’est +joli+.»