À moins de conclure une transaction, le directeur général des Saguenéens, Yanick Jean, ne parlera pas avant la quatrième ronde au repêchage de demain. Les Assises 2017 de la LHJMQ se tiennent à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Yanick Jean actif

CHRONIQUE / Les Saguenéens se présentaient au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec dans une position peu avantageuse. En raison des transactions au cours de la période des Fêtes, Yanick Jean avait considérablement épuisé sa banque de choix, du moins dans les trois premières rondes.
Le directeur général des Sags, comme c'est le cas depuis qu'il est à la barre de l'équipe, s'est rapidement mis en mode action. En arrivant à Saint-Jean, il ne parlait qu'au quatrième tour, même s'il détenait dans les faits une sélection de deuxième ronde. Ce choix devait aller au Cap-Breton, comme dernière compensation de l'échange qui avait fait passer Alexandre Ranger aux Screaming Eagles. Ce dernier avait finalement joué chez les professionnels.
Lors d'une discussion jeudi après-midi dans le lobby de l'hôtel Hilton de Saint-Jean, Yanick Jean avait indiqué qu'il serait moins agressif que lors des deux précédents repêchages. Force est d'admettre qu'il ne disait pas tout à fait la vérité! Ne t'en fais pas Yanick, sans rancune. Samedi, il a officialisé deux transactions qui lui permettraient d'avoir la chance de parler en rondes deux et trois. Il a envoyé Keenan MacIsaac au Titan d'Acadie-Bathurst, avant d'expédier Julien Carignan à l'Océanic de Rimouski.
Les Saguenéens se retrouvaient donc avec les choix 32 et 36 de la deuxième ronde. Le 36e a été envoyé au Cap-Breton, après que Michael Pellerin ait été sélectionné par les Sags à la 32e place. Pour le moment, difficile de dire si Yanick Jean a réalisé un coup fumant avec le jeune défenseur, mais le dg était très satisfait d'avoir pu repêcher Pellerin. «On était content qu'il soit encore disponible lorsque c'est venu le tour de parler», a indiqué Jean.
La formation chicoutimienne a enchaîné avec un autre défenseur à la troisième ronde, 45e au total, en la personne de Thomas Ferland. Avec les départs de MacIsaac et de Carignan, en plus de David Noël, rendu à Val-d'Or dans l'échange qui a amené Olivier Galipeau à Chicoutimi, les Sags voulaient renflouer leur brigade défensive. D'ailleurs, des 18 joueurs réclamés par l'équipe, six sont des arrières, en plus des dix attaquants et des deux gardiens de but.
Fraîcheur régionale
C'est à partir de la quatrième ronde que les choses sont devenues un peu plus intéressantes, du moins pour les journalistes! Les Saguenéens ont réclamé Mikisiw Awashish, un fougueux attaquant des Élites de Jonquière. «Je viens de la communauté autochtone de Mashteuiatsh et j'en suis très fier», a lancé le sympathique jeune homme au journaliste du Quotidien lorsqu'il lui a demandé de se présenter. Ses yeux brillants ne faisaient aucun doute; il serait difficile de trouver un joueur plus fier de porter le chandail des Sags qu'Awashish.
C'était jusqu'à tant que Yanick Jean et son équipe appellent Charles Tremblay, en septième ronde. Lui aussi un produit des Élites, le Félicinois ne tenait plus en place devant la table des Saguenéens, son équipe d'enfance. Ce qui est encore mieux dans cette histoire, c'est que Jean n'a pas choisi Awashish et Tremblay uniquement pour leur faire plaisir. Il tenait vraiment à eux. «Il n'était aucunement question qu'on reparte sans Mikisiw Awashish et Charles Tremblay», a assuré le directeur général dans une déclaration qui voulait dire beaucoup.
Constat d'échec?
Il y a toutefois une situation qui mérite d'être questionnée. Lors de l'encan 2015, les Saguenéens avaient parlé trois fois en première ronde. Les défenseurs Alexander Krief (16), Jérémy Groleau (17) et Keenan MacIsaac (19) étaient devenus des Bleus, suivi de David Noël (34) en deuxième ronde. Aujourd'hui, Groleau est le seul à faire toujours partie de l'organisation saguenéenne. Les trois autres ont tous été sacrifiés et honnêtement, Noël est le seul qui semble être en voie de s'implanter comme un défenseur solide dans la LHJMQ.
À partir de maintenant, l'avenir nous dira si ce nouveau départ donnera raison à Yanick Jean et son équipe de recrutement.