Alexandre Cloutier a rencontré des résidants de la Maison Jean-Eudes-Bergeron de passage à Québec afin de sensibiliser le gouvernement à leur cause.

Courage et ténacité

Maison Jean-Eudes Bergeron: Que penser de ce dossier qui dépasse les frontières de la région ? Patrick Savard, directeur général de la Coopérative de services à domicile Lac-Saint-Jean-Est, et Marc Asselin, maire d'Alma, se prononcent sur le sujet.
TRIBUNE / Depuis les dernières semaines, nous assistons au combat d'un homme qui lutte pour garder sa maison et sa famille réunie. En fait de batailles éprouvantes, cet homme courageux en a mené plus d'une puisqu'il est atteint de la dystrophie musculaire qui l'oblige à vivre avec de lourds handicaps physiques. M. Gino Lebel s'est fait le porte-parole des 20 résidants qui se battent ensemble non seulement pour conserver leur foyer, mais également pour leur dignité et leur désir d'avoir un milieu de vie adéquat correspondant à leur état physique et psychologique. Je tiens à saluer publiquement leur courage à tous et leur volonté inébranlable de réussir et de garder leur grande famille unie.Pour les assister dans ce vaste défi, ils ont su trouver un allié de taille en la personne du député Alexandre Cloutier. M. Cloutier et son équipe travaillent sans relâche afin d'ouvrir les portes des ministères détenant les pouvoirs nécessaires pour régler définitivement le problème de financement de la Maison Jean-Eudes-Bergeron. Déjà, le travail commun des résidants, de M. Cloutier et de la Coopérative de services à domicile Lac-Saint-Jean-Est a permis d'amener à l'Assemblée nationale et dans l'espace médiatique provincial cette situation hors du commun vécue par ces 20 citoyennes et citoyens d'Alma. Une victoire non négligeable dont les retombées se sont déjà concrétisées.
Suite aux représentations effectuées dans les derniers jours, un sursis de deux mois et une aide financière de 50 000 $ ont été accordés par Mme la ministre Charlebois. Ce délai devra permettre de trouver une solution à long terme pour s'assurer que la Coopérative de services à domicile Lac-Saint-Jean-Est soit en mesure de continuer d'opérer la Maison Jean-Eudes-Bergeron. Les pistes de solution sont toutefois peu nombreuses et passent obligatoirement par les dédales des ministères et des programmes gouvernementaux. J'en appelle donc à la volonté politique des ministres Charlebois et Coiteux pour qu'ils prennent à coeur la situation de ces 20 citoyens dont le foyer est aujourd'hui menacé et qu'ils jouent de leur influence au sein de leur ministère respectif afin d'accélérer le traitement des demandes qui seront déposées dans les prochaines semaines par la Coopérative. 
En 2012, les élus de la Ville d'Alma ont accepté d'agir à titre de partenaires de la Coopérative de services à domicile Lac-Saint-Jean-Est lors de la construction de la Maison Jean-Eudes Bergeron en accordant à la Coopérative un congé de taxes municipales pour une période de 20 ans. Cette décision était basée entre autres sur la pertinence de disposer sur le territoire de la Ville d'Alma d'une ressource offrant des services de qualité à des citoyens vulnérables, dans un environnement sécuritaire qui favorise la participation sociale des résidants et brise leur isolement. Le congé de taxes foncières est l'outil dont dispose la municipalité pour intervenir dans un domaine qui ne relève toutefois pas de sa compétence comme les soins de santé.
De plus, lorsque nous avons été interpellés par les responsables de la Coopérative afin de trouver une solution alternative au financement de la Maison par l'implication du CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean et du programme Accès-logis de la Société d'habitation du Québec, j'ai naturellement donné mon accord pour que cette piste de solution soit étudiée de très près par le biais de l'Office municipal d'habitation d'Alma. Les analyses sont débutées et nous attendons la suite des événements en gardant espoir qu'une solution financièrement viable pour l'ensemble des partenaires impliqués soit trouvée afin que M. Lebel et les résidants de la Maison Jean-Eudes-Bergeron demeurent tous dans leur milieu de vie. 
Une société civilisée se doit de prendre soin de ses plus démunis. Je suis convaincu que la population almatoise restera mobilisée dans les mois à venir derrière les résidants de la Maison Jean-Eudes-Bergeron et la Coopérative de services à domicile Lac-Saint-Jean-Est. Bien du travail reste à faire, mais un vent d'espoir souffle maintenant en direction de la rue Desmeules.
Marc Asselin, maire d'Alma