Hélène David, ministre responsable de l’Enseignement supérieur, lors de la cérémonie d'ouverture de l'ACFAS.

Place aux nouvelles idées

CHRONIQUE / Quelle belle occasion que ce 86e congrès de l’ACFAS pour faire l’éloge d’une institution dorénavant inscrite dans l’ADN du Québec moderne ! Fondée il y a 95 ans sous le nom de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, l’ACFAS a pour mission première la promotion de la recherche et de l’innovation francophones. Près d’un siècle plus tard, j’ai le plaisir de saluer le travail titanesque accompli par ce véritable fleuron de la communauté scientifique francophone, qui a donné naissance entre autres à ce qui est aujourd’hui le plus important événement scientifique multidisciplinaire de la francophonie. Au croisement des disciplines, des générations et des expériences, l’ACFAS offre une vitrine unique à la fois aux chercheurs de renommée internationale et aux jeunes talents prometteurs. Ainsi, en tant que ministre de l’Enseignement supérieur, je ne peux qu’exprimer ma reconnaissance envers cette institution pour laquelle j’ai développé une profonde admiration au cours de ma carrière universitaire.

Le congrès annuel de l’ACFAS constitue une occasion sans égal de décloisonner la science dans un esprit de collaboration, de dialogue et d’interdisciplinarité. Durant une semaine, tous les regards sont tournés vers les découvertes qui façonneront le monde de demain. Certaines entraîneront des changements sociaux ; d’autres laisseront une trace indélébile sur nos perceptions et nos certitudes. Quoi qu’il en soit, chacun des travaux de recherche présentés cette semaine enrichit notre culture collective. Depuis toujours, la science contribue à éveiller les esprits, à stimuler la créativité et à favoriser l’innovation. Par son rôle phare dans la promotion de la recherche, l’ACFAS est un acteur de premier plan dans le développement d’un Québec moderne et agile. En ces temps tumultueux sur les plans social, humain et technologique, notre avenir passe invariablement par l’éducation et par la recherche scientifique. L’une et l’autre sont ni plus ni moins les bougies d’allumage de l’humanité. Elles permettent d’innover, de repousser les limites du savoir et de briser les consensus. Moteurs de développement intellectuel, social et économique, elles constituent un miroir de notre société et de nos préoccupations actuelles. Nous avons la chance, au Québec, de côtoyer des chercheurs dont la réputation dépasse largement nos frontières. Nos universités abritent des chaires de recherche et des laboratoires où foisonnent des idées novatrices et des projets emballants, portés par des étudiants brillants, passionnés et ambitieux.

Il est indéniable que la plus grande richesse du Québec est sa population : ses aspirations, ses rêves, ses attentes et ses ambitions. En tant que gouvernement, nous avons le devoir et le privilège de nous montrer à la hauteur des espoirs qui sont placés en nous. Je suis fière d’affirmer que l’éducation et la recherche figurent au sommet de nos priorités.

Nous nous sommes donné les moyens de répondre à trois grandes priorités : l’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur, l’adaptation de la formation aux réalités familiales, géographiques et technologiques que vivent les étudiants, et la révision des modèles de financement des cégeps et des universités. Certes, le travail n’est pas terminé ; or, cela ne doit pas occulter nos réalisations collectives des dernières années, dont plusieurs ont été inspirées par les travaux de chercheurs et d’étudiants présents aujourd’hui à l’ACFAS.

L’histoire de l’enseignement supérieur québécois est jeune, mais elle est incroyablement riche. Le savoir que nous avons accumulé n’est pas un bien périssable. Il nous permet de déterminer, en toute liberté, les idéaux vers lesquels se dirigera la société québécoise de demain. Nous avons choisi, collectivement, d’investir dans l’avenir de nos jeunes : dans leur éducation, mais aussi dans la création d’un monde qu’ils seront fiers d’enrichir de leurs idées.

Cette semaine, faisons place aux nouvelles idées ! Bon congrès !

L'auteure de cette chronique, Hélène David, est ministre responsable de l’Enseignement supérieur.