Les mauvaises odeurs importunent particulièrement notre chroniqueuse.

Palmarès des manques de politesse

Quand la politesse est passée, certains faisaient la file avec une passoire. Inspirée par mes contacts Facebook, voici un top-10 des moments de malaise. Certains, comme cet homme qui a ressenti une colère innommable parce que le gars de la voiture d’à côté léchait son dentier, ont été très drôles. Voici donc mon palmarès.

10 — Les colons de la route
Un matin, j’ai compté treize voitures alors que je voulais traverser la rue avec ma petite-fille que je tenais par la main. Treize ! Cela est sans compter ceux qui ne ralentissent pas quand il pleut. Il faut croire qu’il y a beaucoup de gens irrespectueux dans notre région et que les freins semblent être en option sur leur voiture.

9 — Les gestes et bruits nauséeux 
Certains, comme s’ils étaient seuls dans leur maison, rotent, pètent, fument, se coupent les ongles. Or, à mes yeux, les pires sont ceux qui reniflent profondément, se mouchent et crachent à tout vent. Ça arrache ! Ces sons de gorges et de nez, qui s’aspirent jusqu’au cerveau, lèvent carrément le coeur.

8 — Les coupe-gorges 
Dans un commerce, je suis indisposée quand l’employé me sert en médisant. Dans une boutique, une dame m’a déjà vendu une jupe ainsi : « J’ai vendu la même à Bip-Bip. Ça lui donnait tout un cul ! » Le problème, c’est que Bip-Bip était une de mes grandes amies.

7 — Une voiture est un endroit public
Certains textent ou parlent avec le téléphone en main. D’autres se maquillent ou mangent, mais plusieurs oublient, en plus du fait que la rue n’est pas une poubelle, qu’une voiture, sur une route publique, est un lieu public. Pendant qu’il se décrottait allégrement le nez au volant, un homme s’est défoncé les fosses nasales alors qu’un camion a embouti sa rutilante décapotable. N’eût été cette fouille nasale fortuite, hormis le bumper arrière, le décrotteur n’aurait rien eu. C’est bon !

6 — Il y a des lits pour ça !
Il est toujours incommodant, dans un parc, une école, un restaurant ou ailleurs, d’être témoin de « frencheux » ou de « pognasseux » qui ont oublié qu’ils ne sont pas dans une chambre à coucher…

5 — Les craques de plombier
Malheureusement, cette épouvantable mode perdure et inspire la lâcheté. Leurs pantalons sont parfois si bas que les jeunes hommes ont de la difficulté et marchent comme des canards obèses éclopés. On perçoit quelquefois leurs bobettes élimées, qui montrent des traces louches…

4 — D'étranges parents
À la plage, elle hurlait : « Ne mouille pas tes souliers, sinon, tu vas voir… » Tous les arguments fusaient pour menacer le p’tit loup, qui avait juste envie de toucher à l’eau. Un autre a frappé sa fillette parce qu’elle était excitée devant tant de sortes de crème glacée. Écoutez, Madame, Monsieur, si vous ne voulez pas qu’il se mouille ou qu’elle demande de la crème glacée, n’allez ni à la plage ni à la crèmerie.

3 — Les «texteux»
Surtout dans les restaurants… Ils sont deux ! Ils mangent. Ils auraient les plus beaux mots d’amour du monde à se confier, mais ils textent !

2 — Odeurs dégoûtantes
Comme j’ai le nez fin à l’extrême, les odeurs de sueur, de pet, de mauvaise haleine et de parfum à 5 $ du gallon m’indisposent au plus haut point, et j’ai parfois envie de vomir.

1 — Haut-parleurs humains
Mon numéro 1 revient aux « ceuzes » qui conversent à tue-tête dans les lieux publics. Ils racontent leur vie, parlent des autres, de la température, de leurs quatre-roues. Peu importe les sujets, je les compare à des téléviseurs dont le son est au maximum.