On a tellement mis d’efforts!

OPINION / C’est fameux ! En France, les soignants et les autres employés d’ÉHPAD, l’équivalent de nos CHSLD, se sont confinés avec leurs propres clientèles. L’idée fera-t-elle son chemin ici ? « Corona, sale faucheuse, tu veux notre peau, alors, viens nous chercher tous ensemble, si t’en es capable. »

En CHSLD privés, où les nombreux décès suscitent un questionnement nécessitant des réponses urgentes, des coquins ont, tels des virus particulièrement virulents, pris possession de résidences pour personnes âgées vulnérables pour faire de l’argent avec. Sont-ce des cas isolés... ou ? On ne le sait pas trop. Mais ce qu’on sait, les chiffres le démontrent, c’est que ces résidences à faire du profit pullulent au Québec. À ce titre, les chiffres présentés par Louise Boivin, professeur à l’UQO, dans Le Devoir du 15 avril 2020, sont pour moi une révélation qui me laisse songeur.

En effet, je ne croyais pas que les résidences privées pour les aînés pullulaient à ce point au Québec. Cent CHSLD privés (conventionnés ou non), 950 ressources intermédiaires à but lucratif, 1580 résidences privées pour personnes âgées à but lucratif. Cela, sur un total de 3150 établissements. Le Québec apparaît être un Klondike pour les investisseurs désirant faire la piastre avec le bien-être des aînés.

Par ailleurs, ici, au Québec, des régions entières sont isolées afin de casser la dynamique de la propagation virale dans le but d’aplanir la fameuse courbe d’infection virale. Le procédé de lutte à la pandémie est un modèle à suivre partout dans le monde. Les CHSLD privés mis à part, bien sûr. Bien que la belle province n’a rien inventé, elle imite à ce jour, autant que possible, la Corée du Sud, Hong Kong et d’autres pays asiatiques qui semblent s’en sortir très bien. À ce titre, le gouvernement Legault mérite la confiance des Québécois.

En revanche, il se passe des affaires ahurissantes dans notre pays à construire avec les autres. En effet, d’inqualifiables individus, imprégnés de xénophobie et de racisme aveuglant, repliés sur eux-mêmes, qui ne supportent pas de voir sur leur territoire « chéri » d’autres humains que des blancs, insultent et font preuve d’agressivité insistante auprès de concitoyens d’origine asiatique pour qu’ils retournent dans leur pays.

Nul doute que ces imbéciles ignorent que bon nombre d’entre eux, des Tibétains d’origine notamment, sont ici depuis des générations. Se pourrait-il que l’infâme et discriminatoire loi 21 sur la laïcité ait fait émerger quelques idées noires chez des individus autrement réfrénés ? Il ne faut pas oublier que l’ignorance est la mère de l’intolérance, elle-même génératrice d’une ségrégation raciale exacerbée, en temps de crise.

Malgré tout ce qui peut être contenu à l’interne, il existe, pour notre plus grand malheur, un gros bémol provenant de l’extérieur. En effet, un démagogue insensé à, l’ego frisant la folie, narcissique et imprévisible, dirige le pays d’à côté. Il vient, c’est renversant, par pur égoïsme et sinistre calcul électoral, de couper les vivres des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé.

Cet égocentrique ignorant « goupillonne » ses dogmes antiscientifiques et répand sa téléréalité fictionnelle qu’endossent de manière ahurissante un grand nombre d’Américains du nord obnubilés. À ce titre, un dernier sondage Gallup indique qu’ils sont plus de 45 % d’Américains à appuyer le plus incompétent président que les États-Unis aient connu.

Le danger voulant que lorsque les Américains toussent le Canada ait le rhume est toujours d’actualité. Un rhume, c’est déjà trop.

Marcel Lapointe

Jonquière

+

POUR LE JOUR DE LA TERRE, LONGUE VIE À L'EAU

Le Québec, à pareille date l’an dernier, a été touché de plein fouet par des inondations printanières. Cette année, la situation est moins alarmante, semble-t-il, mais la pluie du printemps peut encore nous jouer des surprises.

Ailleurs dans le monde, les inondations sévissent chaque année et, semble-t-il, sont causées de plus en plus par les changements climatiques. L’Inde est souvent touchée d’ailleurs.

Devant l’ampleur de nos catastrophes naturelles, c’est donc souvent l’eau qui est en cause ; l’eau de pluie, l’eau de nos rivières, l’eau encore si abondante malgré tout sur notre Terre qui porte encore si bien son nom de Planète bleue.

Ah, cette source de vie si vitale ! Cette eau souvent si salvatrice. Cette eau qui, un jour, qu’on le veuille ou non, déclarera forfait sur notre Terre qu’on célèbre d’ailleurs le 22 avril de chaque année.

Malgré le fait que l’eau nous transporte souvent par l’élan de sa force et qu’elle bouleverse nos vies en emportant même dans son sillon des vies si chères, elle demeure toujours ce symbole de vie si essentielle à la biodiversité de la vie sur Terre. Voilà donc une belle ambiguïté pour celle que l’on peut encore goûter librement. Cette eau si présente dans notre quotidien. Celle dont ne peut se passer. Longue vie à l’eau !

Yvan Giguère

Saguenay