Mobiliser ou interdire

OPINION / Dans le secteur des activités de la construction et de la production, ne serait-il pas plus pertinent de mobiliser les travailleurs, les syndicats et les entreprises pour organiser les conditions pour respecter les contraintes de distanciation sociale plutôt que de fermer les entreprises? 

Il faudra au moins le faire pour pouvoir les ouvrir après trois semaines.

Gilles Bergeron, économiste

Saguenay

EXAMENS MINISTÉRIELS ANNULÉS: UN PEU DE DÉCENCE!

En réponse à la lettre des professeurs de l’UQAC Stéphane Allaire et Nicole Monney publiée le mardi 24 mars et intitulée Les fameux examens du ministère!

Alors que la planète vit au rythme macabre d’une pandémie et que bien des Québécois sont inquiets pour leur santé, ne voilà-t-il pas que deux universitaires en éducation trouvent fort à propos de nous entretenir du manque de pertinence des examens ministériels de fin d’année.

Au nom d’une vision progressiste de l’apprentissage, ils expliquent que l’annulation de ces examens est sans conséquence. En fait, ces idéologues opportunistes en temps de crise en profitent surtout pour faire avancer leur agenda personnel. S’ils avancent des points intéressants, ils ne semblent pas avoir remarqué que notre société vit actuellement une crise majeure.

Qu’on conteste la validité de ces examens, soit. Mais en ces temps troublés, c’est légèrement indécent! Les jeunes, que vous dites défendre contre une évaluation abusive, auraient besoin de chevaliers qui pensent plus loin que leur cause personnelle.

Luc Papineau

Enseignant, L’Assomption

LE TRANSPORT COLLECTIF

La crise actuelle du coronavirus illustre bien, s’il était nécessaire d’en faire encore la démonstration, l’incapacité chronique des gestionnaires de la Société de transports du Saguenay à adapter l’offre de service à la réalité régionale.

Devant la baisse de fréquentation, on a décidé d’interrompre à 20h30 le service en soirée. Or, même en temps normal, après 18h, il passe plus d’autobus dans ma rue que d’automobiles. Au moment même où on demande à tous de rester chez soi, où on ordonne aux entreprises de fermer leurs portes, circule toutes les demi-heures, devant chez moi, un autobus de 40 places absolument vide. Pourquoi ne pas limiter les passages aux heures ou ne conserver que les lignes essentielles? Les autobus seraient toujours vides, mais à tout le moins cela permettrait de limiter les dépenses et de réduire la pollution.

Parlant pollution, bon an mal an, la STS affiche un déficit de près de 20 millions. Ceci peut être vu comme un indicateur d’un gaspillage des ressources. On parle du transport collectif comme moyen de réduire les émissions de GES. Il serait pertinent de demander à la STS de rendre publiques les données à ce sujet. Voilà une question à laquelle nos environnementalistes convaincus seraient en droit d’exiger une réponse. L’étendue du territoire, de même que la faible densité de la population, rendent questionnable à Saguenay le paradigme écologique du transport collectif applicable dans une ville comme Montréal.

Pourquoi les administrateurs de la STS ne font-ils pas preuve de créativité et d’audace en expérimentant dans les arrondissements où cela pourrait être applicable un système de taxibus. Voilà une belle occasion de transformer un problème en opportunité.

Les services de taxi privés ne peuvent être mis à profit en raison de la présence de la STS. On a interdit l’accès au territoire saguenéen à UBER et régulièrement, les administrateurs de la STS demandent aux élus municipaux du financement supplémentaire.

La situation de monopole largement subventionné dont bénéficie la STS pourrait-elle expliquer son manque d’efficience, d’efficacité et de sensibilité à la réalité régionale?

Laval Lévesque

La Baie