Merci, M. Cloutier !

OPINION / Mon histoire avec le Parti québécois débuta sur les bancs d’école, au début des années 1970. C’est à mes débuts comme électeur que j’ai compris que le seul avenir pour le Québec était de se désenclaver des provinces anglaises qui l’entouraient et qui étouffaient les cris du cœur que nos politiciens de l’époque adressaient à Ottawa.

Ce qui était intéressant à l’époque, pour nous les jeunes, c’est qu’on pouvait s’appuyer sur des gens qui avaient des convictions, des idéologies et que la politicaillerie ne minimisait pas, comme aujourd’hui, leur franc parlé. Ces politiciens qualifiés et qui étaient souvent nos professeurs nous présentaient quelque chose de nouveau en politique au Québec. Ils nous faisaient sentir capable de se réinventer collectivement en se démarquant de la normalité. Ils nous proposaient à nous, jeunes citoyens, de décider de notre avenir en adhérant à ce nouveau parti politique nationaliste social-démocrate. 

Malheureusement avec le temps, et surtout après les départs des principaux ténors de cette aventure, le parti n’a plus jamais été le même. Il s’est individualisé, son idéologie s’est amoindrie et ses représentants sont partis à la chasse aux trophées personnels. Rapidement, la partisanerie a pris le dessus et elle repoussa aux oubliettes la vraie raison de leur présence. 

Nonobstant toutes les tourmentes, les déchirures et les controverses des dernières années, il restait au sein de ce parti une personne qui voulait vraiment travailler pour améliorer le sort des Québécois. Cette personne, c’était vous, M. Cloutier, et je vous en remercie.

Votre départ me marque et marquera l’histoire de ce parti. Les militants de haut niveau s’apercevront rapidement du vide causé par votre départ et ils se demanderont sincèrement si ce parti peut continuer à être dirigé par un Trump québécois.

Je vous dis donc encore une fois merci pour votre implication et à bientôt. 

Raynald Lapointe

Alma

Litiges impliquant l’industrie forestière

Visée par plusieurs recours intentés par des entreprises américaines auprès du Département du commerce des États-Unis (DOC), l’industrie forestière québécoise traverse présentement une période d’incertitude. 

Nous estimons que ces plaintes, qui concernent notamment le papier surcalandré, le bois d’œuvre résineux et le papier non couché, sont non fondées et abusives. Par ailleurs, comme nos entreprises ont déjà fait l’objet de plaintes similaires par le passé, le gouvernement du Québec a su développer l’expertise nécessaire pour composer avec ce genre de situation. Nous prenons donc, encore une fois, les mesures qui s’imposent pour protéger à la fois les entreprises, les travailleurs et les communautés susceptibles d’être affectés par les litiges actuels.

Nous réitérons que notre gouvernement effectue toutes les démarches nécessaires sur le plan juridique, et il continuera à le faire. 

Nous prendrons, par exemple, les mesures légales essentielles à la protection de notre industrie forestière et veillerons à ce que les décisions prises par le DOC respectent à la fois les lois américaines et les engagements commerciaux internationaux contractés par les États-Unis. 

Le Québec agit aussi sur le plan diplomatique en collaborant avec le gouvernement canadien et en sensibilisant les décideurs américains à l’importance du dossier. Nous allons continuer de faire valoir aux autorités fédérales que certains enjeux et risques sont spécifiques au Québec. 

Nous veillons aussi à ce que les litiges actuels figurent constamment à l’ordre du jour des entretiens entre les représentants du Québec et les élus américains.

Enfin, le Québec s’assurera que tous les intervenants concernés par les recours américains bénéficient du soutien qui leur permettra de passer à travers la situation actuelle.

Notre expérience passée nous a appris que les litiges commerciaux peuvent être intenses et difficiles lors de leur lancement. Ne nous décourageons pas, car nos efforts acharnés ont déjà porté fruit, comme en témoigne notre succès dans le cadre de la crise du papier surcalandré. Le DOC avait imposé des droits de douane de près de 18 % à l’industrie forestière québécoise. Or, il a récemment réduit ce taux à environ 2 %. 

Nous vous assurons que le gouvernement du Québec ne ménagera aucun effort aussi longtemps que ces droits n’auront pas été éliminés ou largement diminués, et qu’il continuera son travail pour défendre les intérêts des entreprises, des travailleurs et des communautés concernés par les litiges actuels.

Dominique Anglade

Vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique

Luc Blanchette

Ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, ministre responsable de la région de l’Abitibi‑Témiscamingue et ministre responsable de la région du Nord-du-Québec