Jean-François Lisée

Lettre à un homme mésestimé

Monsieur Jean-François Lisée,

Toute partisanerie mise à part (je suis d’abord un homme d’idées et de conviction), vous proposiez le meilleur programme, l’équipe la plus solide et le véritable changement vivement réclamé — pourtant — par le plus grand nombre.

Mais également par vos qualités propres d’abord, votre sens incontestable des intérêts supérieurs de la Nation ensuite, et votre solide connaissance, enfin, des dossiers fondamentaux relevant de l’État du Québec (et ce, aussi bien sur le vecteur du temps long que de celui, plus rapproché, du temps de la concrétisation des projets souhaitables à court et moyen terme, au bénéfice de l’ensemble des citoyens), vous incarniez l’homme le plus susceptible de mener à bien le grand Chantier vers... l’honneur et l’enthousiasme retrouvés (valeurs, on le sait, puissamment discréditées, voire sapées avec la dernières énergie, sur l’horizon des 15 dernières années).

J’en suis convaincu.

Après ce scrutin du 1er octobre — mes pensées douloureuses s’envolent, simultanément, vers Pauline Julien et Charles Aznavour, qui se seront réunis comme en osmose ce Jour-là même, à vingt ans d’intervalle — comme à sa veille.

Mon souhait aujourd’hui, frère de combat des René Lévesque et des Jacques Parizeau: que vous continuiez obstinément, par les voies de votre choix, à apporter votre écot, nécessaire, à la noble et magnifique entreprise de tout Peuple digne de ce nom.

À savoir, la réalisation de son indépendance dans la pleine et entière jouissance de sa liberté.

Et de sa francité.

Merci à vous pour le labeur, franchement extraordinaire, accompli depuis le 7 octobre 2016.

Je vous dis bon vent dans l’azur du Pays-toujours-à-naître, monsieur Lisée.

Jean-Luc Gouin
Québec